ISBN : 2290339814
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Très court texte (30 pages), cette nouvelle est l'une des plus célèbres de la littérature russe. L'oeuvre de Nicolas Gogol, Le journal d'un fou est un conte absurde dans lequel les personnages étranges laissent peu à peu place à l... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Mamzelle, le 20 juin 2008

    Mamzelle
    En 1999, en plein cours d'histoire de prépa, je suis tombée amoureuse de la Russie.
    Là où mes camarades de classe ne voyaient que barbarie je voyais des destins fantastiques, là où ils ne faisaient que subir les cours d'histoire géopolitique assommants, je me repaissais des tsars, de l'empire soviétique, de mots à la sonorité trébuchante tels que Politburo, Perestroika ou Glasnost, là où ils assimilaient les Russes à des baudruches emplies de vodka appartenant tous à la mafia, j'imaginais des histoires merveilleuses sur fond de températures glaciaires, de chapka, de balades en calèche autour de la Place Rouge.

    Combinez mon amour naissant pour la Russie et mon amour naturel pour la littérature et vous comprendrez aisément que je me suis plongée avec délectation dans les livres de Fédor Dostoïevski, Léon Tolstoï, Ivan Tourgueniev et Alexandre Pouchkine.
    Il y en a un par contre que je n'ai jamais ouvert, plus par manque d'occasion que par goût, c'est Gogol.
    Les puristes me répondront que Gogol n'était pas russe.
    Effectivement, Nicolas Vassilievitch Gogol est né urkrainien mais est considéré par ses pairs comme un écrivain d'expression russe. N'a-t-il d'ailleurs pas eu comme maître l'illustre Pouchkine et son recueil de Nouvelles le plus connu ne s'intitule-t-il pas "Nouvelles de Petersbourg"?
    Ce trou dans ma culture littéraire russe est donc en train d'être comblé on m'a offert récemment "Le portrait" de Gogol, nouvelle issue du recueil dont je vous parlais un peu plus haut.
    Ce Faust à la soviétique n'est pas sans rappeler l'excellent "Portrait de dorian gray" d'Oscar Wilde, écrit pourtant quelques 50 ans plus tard.
    Si des similitudes apparaissent bien évidemment entre ces deux histoires (le destin d'un jeune homme lié à celui d'un portrait, le fantastique qui en découle, la relation existant entre la nature, l'art et L'âme humaine, la noirceur des sentiments et la perte de la raison), l'oeuvre de Gogol est beaucoup plus noire, beaucoup plus fantastique que peut être celle de Wilde.
    Gogol croyait intimement à l'existence du diable et le fait qu'il le faisse ainsi prendre vie dans son oeuvre illustre bien les tourments dont il a pu être l'objet durant toute sa vie. En effet, Gogol, de son vivant, était plus connu pour ses crises morales et mystiques que pour la qualité de ses écrits.
    C'est un destin épique que celui de Gogol et de sa relation à ses propres manuscrits, manuscrits qu'il tentera plusieurs fois de détruire par les flammes ("Hanz Küchelgarten" en 1829 ou "Les Ames mortes" en 1852).
    Le peintre du Portrait ne serait donc qu'un reflet de l'auteur, tentative d'exorcisme de la part d'un esprit exalté...
    Car c'est en faisant s'incarner l'Antéchrist dans un portrait poussiereux déniché par un peintre modeste des faubourgs de Petersbourg que Gogol nous renvoie à l'histoire séculaire de la tentation du diable et de son commerce d'âmes humaines.
    J'ai conscience de vous parler ici avec les mots d'une fanatique de la littérature et de l'histoire de la Russie, je me contenterais donc pour conclure de vous apprendre que "Le portrait" est une nouvelle d'une trentaine de pages qui se dévore en un trajet de métro, je vous conseille sincèrement de vous y intéresser et promis, il n'est même pas obligatoire d'embrayer sur "Crime et châtiment" pour pouvoir l'apprécier :)
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    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 26 novembre 2011

    Alcapone
    Ces trois Nouvelles (Le Journal d'un fou, Le portrait et La perspective Nevsky), toutes extraites du recueil Arabesques, inspirent un sentiment étrange. le lecteur est rapidement absorbé dans des dimensions troublantes où la frontière entre réalité et imaginaire s'efface. Cette ingéniosité avec laquelle Nicolas Gogol envisage la folie, a fait de lui, l'un des maîtres de la littérature fantastique russe. A lire sa biographie, on est évidemment tenté de se demander si ce talent ne lui est pas inspiré par les troubles psychologiques dont il souffre lui-même ? Toujours est-il qu'il sonde à merveille l'esprit humain et les parts sombres qu'il recèle. Les personnages qui animent ces récits, souvent attachants mais néanmoins névrosés, révèlent ce que nous cachons tous un peu en nous. Et Gogol sait si bien le mettre en scène, qu'il s'en dégage une ambiance inquiétante digne des plus remarquables plumes de la littérature fantastique telles que celle d'Allan Edgar Poe, Prosper Mérimée ou encore Théophile Gauthier. C'est un peu comme si Gogol étalait au grand jour, la part de folie et de pensées absurdes qui ne manquent pas parfois, de traverser nos esprits (en tous cas, le mien). Cette acuité avec laquelle il le fait, me fait dire qu'il n'y a pas de fous. Seuls existent les malades... ou les génies.
    Lire la suite sur Livres à 100 à l'heure

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/11/le-journal-d..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Le Journal d'un fou: plutôt décevant, bien que réussi. le titre me plaisait beaucoup et me semblait prometteur, mais le récit ne fut pas à la hauteur de mes attentes. La forme du journal était une bonne idée pour aborder le thème de la folie, mais certaines parties ne correspondaient pas à ce genre selon moi: les lettres du chien par exemple étaient retranscrites, ce qu'on ne fait généralement pas dans un journal selon moi. Bien que pas très bien exploitée, l'idée était bonne et montrait vraiment la folie qui gagnait lentement (quoiqu'un peu trop rapidement tout de même) le narrateur, à travers ses propres yeux.
    Le portrait: contrairement au Journal d'un fou, j'ai beaucoup apprécié ce récit-ci. le personnage principal est un peintre qui sombrera lui aussi lentement dans la folie, suite à un changement de vie radical après l'achat d'un portrait assez particulier et effrayant. Gogol semble bien connaître le milieu artistique de la peinture en Russie: l'évolution sociale et esthétique du personnage est très bien décrite et amenée, dans un ambiance à tendance fantastique.
    La perspective Nevski: l'histoire commence avec une description de la rue nommée "perspective Nevski" et surtout de son ambiance, puis se divise en deux parties mettant en scène chacune un personnage avec sa folie particulière. J'ai personnellement préféré le premier, mais le second détend l'atmosphère et fait dériver le récit dans le comique. Gogol conclut ensuite son récit par une adresse au lecteur en lui conseillant de se méfier de cette rue trompeuse où tout n'est qu'apparences et illusions. Très agréable à lire, autant que Le portrait.
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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 23 août 2010

    sentinelle
    Observateur critique de la nature humaine et de la société pétersbourgeoise fortement hiérarchisée, Nicolas Gogol nous conte des histoires aussi étranges que singulières, la fantasmagorie n'étant jamais en reste et s'inscrivant sans peine dans le réel. Ces nouvelles n'auraient pu être qu'amusantes si elles ne révélaient les obsessions et les angoisses conduisant à la folie des hommes, conférant à l'ensemble un climat plus oppressant que burlesque. Trois nouvelles intéressantes et à propos desquelles il y a matière à discuter longuement tant les thèmes abordés y sont nombreux. A découvrir si cela n'est déjà fait !
    Critique plus complète sur mon blog :

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-le-journal-d-un-fo..
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    • Livres 4.00/5
    Par marcanciel, le 17 mai 2010

    marcanciel
    Je neeeeeeeeeee suis qu'un fouuuuuuuuuuuuuu, un fouuuuuuuuuuuu d'aaaaaaaaaaaamouuuuuuuuuuuuuur... Voilà la chanson que j'ai dans la tête depuis que j'ai commencé ce bouquin. Et pas la version originale, hein? la version Johnny/Lara Fabian. C'est dire si je suis content d'en finir!

    Lien : http://marcanciel.over-blog.fr/article-le-journal-d-un-fou-de-nicola..
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LES AMES MORTES. NICOLAS GOGOL / ANTON KOUZNETSOV. D'après NICOLAS GOGOL Traduction ANDRE MARKOWICZ Mise en scène ANTON KOUZNETSOV avec HERVÉ BRIAUX, VERA ERMAKOVA, LAURENT MANZONI 4 > 29 JUIN 2010 Salle Christian Bourgois - MC93 Bobigny











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