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Gustave Aucouturier (Éditeur scientifique)Henri Mongault (Traducteur)Vladimir Pozner (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070364259
Éditeur : Gallimard (12/07/1973)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 480 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture

« Et que voulez-vous faire de cet état ?» s'enquit alors Manilov.
Cette question parut embarrasser le visiteur; il rougit et sembla faire effort pour chercher ses mots. De fait, il était réservé à Manilov d'entendre des choses extraordinaires, comme jamais encore oreille humaine n'en avait ouï. « Vous désirez savoir ce que j'en veux faire ? Voici : je désire-acheter des paysans... prononça enfin Tchitchikov qui s'arrêta ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
24 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Pour aborder ce très grand classique du patrimoine littéraire russe, je disposais de deux traductions : celle de 1859 d'Ernest Charrière et celle de 2009 de Marc Séménoff (pour Garnier Flammarion). Entre les deux, plus de 300 pages de différence ! Intriguée, j'ai commencé par lire successivement un chapitre de l'une et un chapitre de l'autre. Constat : je ne pensais pas avoir un jour des reproches à adresser à Garnier Flammarion mais c'est un fait, leur traduction des "Âmes mortes" est si terriblement appauvrie, synthétisée et tronquée que j'en ai été choquée. Dès lors, mon parti a été vite pris et je me suis concentrée sur l'édition contemporaine de Gogol.
Pavel Ivanovitch Tchitchikof est un petit escroc, ancien fonctionnaire qui sillonne les contrées provinciales russes pour faire l'acquisition "d'âmes mortes". Avant l'abolition du servage en Russie, une âme désignait un serf mâle et les barines (nobles propriétaires fonciers) payaient l'impôt à l'Empereur sur le nombre d'âmes de leurs domaines. Notre héros Tchitchikof entreprend une tournée des propriétés pour racheter les âmes mortes, c'est-à-dire les moujiks morts entre deux recensements administratifs (qui survenaient environ tous les cinq ans) mais encore inscrits dans les rôles, ceci dans le but secret et obscur de s'enrichir illégalement.
A travers les pérégrinations - ou peut parler d'odyssée ! - de Tchitchikof, c'est un grand tableau social et moral de la Russie de l'époque qui se dresse verste après verste devant le lecteur qui se retrouve plongé jusqu'au cou dans un contexte unique, un voyage dans le temps époustouflant qui, s'il souffre de vraies longueurs, n'en brille pas moins par le génie de son auteur dont l'humour et le don pour la caricature servent à merveille ce qu'il définit lui-même comme un grand poème épique, masquant une très réelle satire sociale et politique.
Difficile de faire bref quand on aborde un tel roman, dont le thème fut inspiré à Gogol par le grand Pouchkine et dont le corps fut livré sans merci aux censeurs. Dans cette oeuvre colossale - dont le second tome fut publié à titre posthume -, le propos de Gogol est de présenter non pas une âme morte mais au contraire une âme bien vivante, celle de la Russie éternelle. Pour avoir voyagé en Russie et y compter plusieurs amis, en ville ou à la campagne, j'ai été frappée tout au long de ma lecture par l'actualité de l'argument et par la justesse des portraits qui sont faits des différents types sociaux qui composent le peuple russe et font l'identité de ce qu'on nomme avec romantisme "l'âme russe".
D'état d'escroc, Tchitchikof va finalement, par ruse et procédés illégaux, se hisser jusqu'aux fonctions les plus élevées et terminera sa carrière en qualité de maréchal de gouvernement - c'est-à-dire maréchal de la noblesse de son district. A ses yeux, la fin justifie les moyens et Gogol le conforte dans cette vue, son dessein d'auteur étant de montrer plus que de dénoncer la corruption éhontée de l'administration, la crasse et l'ignorance de la paysannerie et l'oisiveté des nobles et des nantis.
"Politique, diplomatie, administration intérieure, justice, hommes, choses, défauts, préjugés, vices, abus nombreux, variés, universels, il acceptait, il protégeait, il adorait tout, tout ce qui était en Russie, tout ce qui était russe, parce que c'était russe, parce que cela existait au profit de la noblesse dans son pays, parce que, à travers tout cela, le Russe habile, en dirigeant bien la barque de ses convoitises, pouvait, même sans talents particuliers, sans génie, sans services illustres, arriver à la noblesse, à la fortune, aux honneurs, et rêver même les plus grandes dignités ; et que les vices, les torts, les crimes, les anomalies et les fréquentes contradictions d'un état de choses où tout le monde croit au mal et personne à la loi, avaient à ses yeux leurs bons côtés pour les ambitieux, et, en tout cas, le droit de prescription. Que trente millions de familles, serfs et bourgeois, restassent immolées aux jouissances douteuses, à l'existence de luxe barbare et de fantaisies insensées souvent sauvages, de trois cent mille satrapes, appuyés sur un million de hobereaux corrompus et flanqués de trois ou quatre mille nababs juifs, grecs ou mongols, il n'y voyait pas d'inconvénient pour la patrie." (Chant XX)
Les Russes adorent "Les âmes mortes" malgré tout ce que l'oeuvre dénonce de leur état d'esprit et de leurs manières ; et il n'y a pas à s'étonner de cet engouement car le paradoxe est viscéralement au coeur de "l'âme russe". Avec "Les âmes mortes", on peut dire que si Gogol doit beaucoup à Pouchkine, la Russie doit beaucoup à Gogol.

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Challenge Petit Bac 2016 - 2017
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aouatef79
03 juin 2015
★★★★★
★★★★★
Tout écrivain porte en lui un livre essentiel , l 'oeuvre où il doit "tout dire ". du jour où
il l 'a entrevu , où il a commencé à en prendre conscience ,se pensée ,sa vision du
monde et la conception de sa propre vie gravitent autour de ce pôle ; l 'oeuvre
devient le symbole de l 'homme , son message .
"Les Ames Mortes "est l 'oeuvre majeure de Gogol ( avec un autre livre :Le Manteau
de quoi s 'agit-il dans "Les Ames Mortes " ? IL s 'agit d un 'escroc ,Pavel Ivanovitch
TCHITCHIKOF .Ce dernier a une extraordinaire idée pour faire fortune : il va
racheter des âmes mortes .
Dans l 'ancienne Russie ,les paysans ( les âmes mortes ,comme l 'on disait ) étaient considéres comme une valeur mobilière : on les vendait ,on les achetait ,et le
propriétaire payait un impôt par tête de serf mâle et adulte . le recensement avait
tous les dix ans ,si bien qu 'entre temps il continuait de payer l 'impôt sur tous les
serfs décédés de sa propriété .L 'idée géniale et magistrale de TCHITCHICOF
consistait à racheter en bonne et due forme les âmes mortes depuis le dernier
recensement : le propriétaire serait bien heureux de céder un bien fictif et de se
libérer d 'un impôt réel et tout le monde y trouvera son compte : rien d 'illégal dans
cette transaction ; et lorsque l 'acquéreur possèderait quelques milliers de serfs ,
il porteait ses contrats à une banque de Moscou ou de St-Pétersbourg et
emprunterait sur ces titres une forte somme .IL serait riche et en état d 'acheter
des paysans de chair et d 'os !
En conclusion ce livre de Gogol est une satire de la médiocrité humaine et une
critique virulente et impitoyable de la Russie tsariste .
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Erveine
25 juillet 2016
★★★★★
★★★★★
Si tant bien portraiturés qu'aussitôt je m'encanaille à les fréquenter, les personnages des Âmes mortes qui rejaillissent sous la plume de l'auteur, puis sous le trait accentué de Marc Chagall, (édition du Cherche Midi) lequel force à souhait, la rondeur, des figures aux caractères, ou brossant le crin de quelque animal. Comme il est plaisant de s'en aller fureter et d'antres se repaître, entre les pages illustrées jalonnant la campagne russophone de Nikolaï Gogol. Chacun reflétant un unique aspect, le très bon Appatov, la mièvre dame Kassolette, ce bandit de Nasov, l'ours grosse pogne Kabotievitch et sa longiligne Théodulie, ainsi que le rustre et avare Pluchkine. Et en avant la troïka : « Allez, mes gaillards » dit Sélifane le cocher, ici, tout vit, du bai, du truité et de l'alezan, l'animal n'est pas en reste, qui des chevaux aux gens de peu ou l'inverse, il n'y a pas d'avant après.
―La clochette sonne à tout va, mélodieuse, l'air déchiré gronde et se fait tempête, tout, tout ce qui est au monde défile vers l'arrière, cependant que, lui jetant des regards obliques, États et nations se rangent pour lui livrer passage…
Ainsi s'achemine une histoire qui n'a pas de fin, telle est la consonance du poème de Gogol qui perdure dans le temps tandis que s'élèvent les âmes et se figent les desseins dans l'imaginaire destination d'un Tchitchikov volant.
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LAULAULA
04 mai 2014
★★★★★
★★★★★
Lorsque j'ai refermé ce livre, il y a longtemps, j'ai pensé: ce Gogol est un génie ! Les âmes mortes, les aventures de Tchitchikov est tout simplement un chef d'oeuvre. La trame de cette histoire est née d'un grand esprit ; les personnages sont réels et absurdes à la fois à tel point que l'humour, mordant et précis, est présent à chaque page. Et que dire des descriptions de la Russie qui nous font aimer ce pays et ses habitants, malgré tout ?
C'est le récit d'une gigantesque escroquerie, réalisée par un héros fin stratège. Quant aux personnages secondaires, ils sont impitoyablement caricaturés par l'auteur : exemplaires uniques d'une humanité moralement monstrueuse. le tout transporté par une écriture d'une pureté intemporelle.
Bref... Un très grand livre, à la fois en dehors du temps et terriblement actuel.
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Zebra
19 août 2012
★★★★★
★★★★★
C'est en 1837 que Gogol poursuit, à Rome, l'écriture de son oeuvre capitale, les "Aventures de Tchitchikov ou les Âmes Mortes", oeuvre dont il avait déjà esquissé le début à Pétersbourg puis à Paris. La 1ère partie de ce roman, intitulé poème fut publiée en 1841; la seconde partie ne devait jamais voir le jour, Gogol ayant jeté au feu tous ses brouillons par une nuit de janvier 1852, quelques semaines avant sa mort.
Gogol ne se consacra définitivement à la littérature que parce qu'elle était à ses yeux un "service social"; c'est probablement ce qui explique ses descriptions au scalpel de la société russe de son temps. Car l'art de Gogol est spontané, gratuit, comme un jeu auquel il se livre pour son propre plaisir, mais un jeu basé sur l'observation singulièrement aiguë de la réalité. le ton est tout à tour enjoué, sérieux, raisonneur mais jamais ennuyeux.
On a reproché à Gogol d'avoir observé et rapporté les travers d'une société composée d'être nuls et plats : les personnages des Âmes Mortes réunissent en fait des traits de gens qui se considèrent meilleurs que les autres. Cocasses ou pitoyables, grotesques ou ridicules, jamais ternes ou conventionnels, les personnages des Âmes Mortes sont de tous les temps, de tous les pays. Quant aux descriptions du paysage russe d'alors, elles relèvent d'une minutie quasi photographique. Bref, un vrai documentaire sur la Russie du milieu du 19ème siècle.
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Citations & extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
PenelopePenelope19 juillet 2010
Un autre sort attend l'écrivain qui ose remuer l'horrible vase des bassesses où s'enlise notre vie, plonger dans l'abîme des natures froides, mesquines, vulgaires – que nous rencontrons à chaque pas au cours de notre pèlerinage terrestre, parfois si pénible, si amer, - et d'un burin impitoyable met en relief ce que nos yeux indifférents se refusent à voir ! Il ne connaîtra pas les applaudissements populaires, les larmes de reconnaissance, les élans d'un enthousiasme unanime ; il ne suscitera nulle passion héroïque dans les coeurs de seize ans, ne subira pas la fascination de ses propres accents ; il n'évitera pas enfin le jugement de ses hypocrites et insensibles contemporains, qui traiteront ses chers créations d'écrits misérables et extravagants, qui lui attribueront les vices de ses héros, lui dénieront tout cœur, toute âme et la flamme divine du talent. Car les contemporains se refusent à admettre que les verres destinés à scruter les mouvements d'insectes imperceptibles valent ceux qui permettent d'observer le soleil ; ils nient qu'une grande puissance de pénétration soit nécessaire pour illuminer un tableau emprunté à la vie abjecte et le hausser à la beauté d'un joyau de création ; ils nient qu'un puissant éclat de rire vaille un beau mouvement lyrique et qu'un abîme le sépare de la grimace des historions ! Niant tout cela, les détracteurs tourneront en dérision les mérites de l'écrivain inconnu ; nulle voix ne répondra à la sienne : il demeurera isolé au beau milieu du chemin. Austère est sa carrière, amère sa solitude.
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Gwen21Gwen2118 janvier 2017
Sans doute Nozdref était un hâbleur et un affronteur ; personne n’ignorait que de sa bouche il ne pouvait guère sortir que des rafales de choses impertinentes et folles ; mais un homme, un homme quelconque, énonçant, n’importe en quel état, une idée nouvelle, ne manquera jamais de l’inoculer à un autre homme qui en sera fortement saisi, lors même qu’en la rapportant à son voisin, il aura employé cette précaution oratoire : "Voyez un peu quelles bêtises on colporte !…"
Et le voisin y sera pris de même manière, bien qu’il dise : "Oui, oui, ce sont des bourdes, et on ne s’arrête pas à de tels propos." Il s’arrête si peu, quant à lui, qu’il court à l’instant conter la chose à son compère et à une bonne dame qui se trouve là par hasard, et le trio de s’écrier : "Des folies, des folies ! ce n’est pas à nous qu’on fera croire…" Et le trio se sépare pour aller communiquer la nouveauté absurde, sans songer qu’elle a déjà fait bien du chemin avec sa formule obligée : "Je vous demande un peu quelle bêtise !" L’idée nouvelle fait ainsi deux ou trois fois le tour de la ville, des faubourgs et de la banlieue, quoique indigne d’aucune attention et ne méritant nullement qu’on en daigne parler aux gens de bon sens.
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Gwen21Gwen2111 janvier 2017
Et la bonne éducation est donnée, comme on sait, dans des pensionnats. Et dans les pensionnats, comme on sait, il est enseigné qu’il y a trois choses qui constituent la base des vertus humaines : le français, indispensable au bonheur de la vie de famille ; le piano, pour charmer les moments de loisir du mari ; et enfin, la partie du ménage proprement dit, qui consiste à tricoter des bourses et à préparer de jolies petites surprises. Pourtant il y a des raffinements, des perfectionnements dans les méthodes, surtout dans ces derniers temps ; tout ceci dépend de l’esprit et des moyens de la maîtresse de pension. Il est d’autres pensions où c’est la musique qui est en avant, puis le français et enfin la partie du ménage. Et quelquefois il arrive que, dans le programme, la première chose est la science du ménage, ou les ouvrages de mains pour surprises, puis le français et enfin la musique. Il y a méthodes et méthodes, programmes et programmes.
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Gwen21Gwen2113 janvier 2017
- Charmante petite créature… charmante ! dit Tchitchikof [...]. Ce qui est bien certain, c’est qu’évidemment elle vient de sortir de son pensionnat ou de quelque institut impérial ; c’est qu’il n’y a rien dans sa personne des manières de la femme, c’est-à-dire de ce qui, dans la femme, nous choque et nous déplaît, même à notre insu, et quand nous faisons montre du contraire. Elle est, jusqu’à ce jour, comme un enfant ; tout en elle est encore assez près de la nature ; elle dit ce qu’elle pense ; elle rit là où elle se sent en disposition de rire. On peut encore faire d’elle tout ce que l’on veut : elle peut devenir une merveille, une femme modèle ; elle peut aussi tourner à rien, et il y a mille pour un à parier qu’elle tournera à rien qui vaille : les mamans et les tantes vont se mettre cordialement à leur besogne traditionnelle, qui consiste à former l’enfant à leur image et ressemblance, croyant, de très bonne foi, non pas dénaturer l’image de Dieu, mais achever, perfectionner l’œuvre du créateur.
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Gwen21Gwen2119 janvier 2017
{NB de l'auteur à la fin du tome I}

N. B. Tout ce qui précède est adressé par l’auteur à son public de 1843. Du train dont la littérature russe y va maintenant, il est bon, pour la gloire de Gogol, de fixer cette date ; en fait de hardiesse, il se trouve aujourd’hui bien distancé par son école. Une Revue de Pétersbourg vient de nous apprendre, en 1859, qu’il y a des Kitha Makiévitch même dans l’armée russe, et elle a pu signaler les nombreux abus d’une institution réputée jusqu’à présent l’arche sainte, et à ce titre restée inviolable pour la critique. Une vive discussion s’est engagée publiquement sur un sujet si chatouilleux pour l’honneur militaire, en prouvant une fois de plus toute la liberté dont jouit la presse en Russie.
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Que l'on m'apporte mon ..........?............. Les soirées sont fraîches à Saint Petersbourg, et voyez- vous... d’ailleurs... selon moi... je le crois encore bon... sauf un peu de poussière... Eh ! sans doute il a l’air un peu vieux... mais il est encore tout neuf... seulement un peu de frottement... là dans le dos...

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