> Michel Aucouturier (Traducteur)

ISBN : 2070381250
Éditeur : Gallimard (1989)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
C'est en 1831 que paraissent à Saint-Pétersbourg Les Soirées du hameau, publiées par Panko le Rouge, éleveur d'abeilles. Derrière ce sobriquet se dissimule un écrivain de vingt-deux ans, qui utilise ses souvenirs d'enfance et le folklore de l'Ukraine. Gogol devient auss... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 29 septembre 2009

    chartel
    C'est le roman qui rendit son auteur célèbre. "Les soirées du hameau" sont en effet le point de départ d'une étonnante destinée littéraire, celle de Nicolas Gogol. S'appuyant sur les récits de son enfance et les contes populaires ukrainiens, Gogol compose un recueil de nouvelles savoureuses, riches en couleurs et en personnages typiques et atypiques. Mais le maître incontesté des lieux est ici le diable, cherchant constamment quelques âmes en peine pour assouvir ses instincts les plus vils. Ces récits faustiens ont pour décor les sombres nuits des steppes des bords du Dniepr, lieux propices à toutes les visions, à toutes les hallucinations.
    Ces récits, enfin, nous sont présentés par un narrateur volubile, digne des autres œuvres de Gogol, souvent ironique, ne cherchant pas à se cacher, bien au contraire, faisant partager à ses lecteurs son goût pour les mots, pour les histoires, pour la littérature.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Penelope, le 19 juillet 2010

    "La Terrible vengeance"
    Merveilleux encore est le Dniepr par une chaude nuit d'été, lorsque tout est endormi : homme, bête et oiseau; quand Dieu seul majestueusement contemple le ciel et la terre et secoue son manteau, d'où tombent les étoiles; les étoiles étincellent et brillent sur le monde, et toutes se reflètent dans le Dniepr. Il les reçoit toutes dans son sombre sein ; et aucune ne lui échappe - à moins de s'éteindre dans le ciel. Une forêt noire aux corneilles assoupies, des montagnes jadis éboulées, en surplomb, s'efforcent de le couvrir de leur ombre longue - c'est en vain ! Rien au monde ne peut couvrir le Dniepr! Son flot bleu coule, toujours bleu, au milieu de la nuit comme en plein jour; on le distingue d'aussi loin que peut porter l'oeil humain. Se dorlotant et se resserrant plus près des rives à cause du froid de la nuit, il a parfois un flot argenté qui brille comme les raies d'un sabre damasquiné; mais il se rassoupit de nouveau, toujours bleu. Merveilleux alors est le Dniepr, et nulle rivière ne lui est comparable au monde!
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Penelope, le 19 juillet 2010

    "La Terrible vengeance"
    Merveilleux est le Dniepr, quand, dans un jour paisible, ses ondes coulent en liberté et sans bruit à travers les bois et les monts. Nulle agitation, nul tapage. On regarde, et on ne sait si marche ou ne marche pas sa majestueuse masse ; et on s'étonne, car il semble couler sous un miroir, et son ruban vert bleu, à la largeur sans mesure, à la longueur sans fin, s'avance et ondule à travers la verdure. Le soleil brûlant aime à s'y mirer du haut du ciel et à plonger ses rayons dans la fraîcheur des eaux de cristal, et à y refléter clairement les bois qui couvrent les rives. Les buissons verdoyants s'empressent pêle-mêle avec les fleurs des champs sur le bord des eaux, et, s'inclinant, y regardent, non pour se voir et se flatter de leur aspect fleuri, mais pour sourire au fleuve et le complimenter. Ils n'osent regarder au milieu même du Dniepr; personne, sauf le soleil et le ciel bleu, ne l'examine; l'oiseau vole rarement jusqu'au milieu du Dniepr! Il est splendide; aucune rivière au monde ne peut se comparer à lui.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par chartel, le 29 septembre 2009

    Le tumulte, les rires, les chansons allaient décroissant. L’archet se mourait, affaibli, et laissait des sons confus se perdre dans le vide. On entendait encore, çà et là, un lourd piétinement, un murmure semblable au grondement lointain de la mer, et bientôt ce fut le désert et le silence.
    N’est-ce pas ainsi que la joie, cette belle, cette inconstante visiteuse, s’éloigne de nous à tire-d’aile, et c’est en vain qu’un son solitaire veut en exprimer la gaieté ? Dans son propre écho il n’entend plus déjà que tristesse et désolation, et il l’écoute sans le reconnaître. N’est-ce pas de la sorte que les joyeux compagnons d’une jeunesse tumultueuse et libre s’en vont un à un et disparaissent l’un après l’autre à travers le monde, et finissent par laisser seul leur frère de jadis ? Que la solitude lui pèse, à l’abandonné ! Il en a le cœur lourd et rempli de chagrin, et il n’est rien au monde qui puisse lui venir en aide.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (13)

Videos de Nikolai Gogol

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Nikolai Gogol

LES AMES MORTES. NICOLAS GOGOL / ANTON KOUZNETSOV. D'après NICOLAS GOGOL Traduction ANDRE MARKOWICZ Mise en scène ANTON KOUZNETSOV avec HERVÉ BRIAUX, VERA ERMAKOVA, LAURENT MANZONI 4 > 29 JUIN 2010 Salle Christian Bourgois - MC93 Bobigny











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les soirées du hameau par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (22)

> voir plus

Quiz