> Michel Aucouturier (Traducteur)

ISBN : 2070383830
Éditeur : Gallimard (1991)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle. Le vieux Taras Boulba, cosaque des temps héroïques, après avoir initié à la guerre ses deux fils, perd l'aîné sous les coups de l'ennemi et tue de ses propres mains le cad... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par guillermo, le 23 juin 2008

    guillermo
    Je dois avouer qu'avant de plonger dans cette lecture, le nom de Tarass boulba ne m'était connu que parce que je l'avais entendu résonner quelques fois autour de moi. Mais à vrai dire, un peu comme quand on assiste à une discussion sans rien y comprendre, ce nom ne m'envoutait guère.
    Il y a un an, j'avais la chance de partager la scène d'un thèâtre avec de vrais comédiens (contrairement à moi), dans une pièce "remix" si je puis dire, de quelques textes de Gogol, grand auteur Russe.
    Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque je me rendis compte que Gogol est en fait l'auteur de Tarass boulba...
    Mais venons en à l'oeuvre.

    L'histoire est trés simple, il s'agit de l'éternelle rivalité entre cosaques et polonais. Un vieux cosaque, Tarass boulba, enseigne à ses fils l'art de la guerre (voir l'art de la haine) et se prend à rêver d'un grand combat initiatique. Ce grand combat arrive, et l'on s'attend à ce que le vieil homme comprenne alors l'absurdité de la guerre, et sa dangerosité, les siens tombant comme des mouches. Mais le personnage est plus sordide encore, et même l'amour de ses fils ne lui ferait pas renoncer à ce bonheur de se battre, et d'affirmer l'honneur des cosaques.

    Pour la critique personnelle, je dirais que ce roman est assez différent de ce que je connaissais de Gogol, mais les personnages sont toujours aussi forts, toujours autant emplis de rêves et d'espoir. Et comme souvent dans Gogol, la fin n'est pas des plus heureuses. C'est une description que je pense assez fidèle de la condition de vie de l'époque, et des réalités qui entouraient l'homme.
    Je dois ajouter, que j'ai réussi à être plonger dans l'action malgré des combats assez bordéliques, il faut le dire, et j'ai découvert une façon d'entrer dans ces passages...
    Attention, je dévoile mon secret du moment....

    Et bien voilà, lorsque les passages devenaient trop compliqués parce que trop détaillés entre des personnages aux noms imprononçables et un champs de bataille semblable à un jeu de billard, lorsque les boules vont dans tous les côtés et qu'on ne comprends pas pourquoi celles qui rentrent dans les trous ne sont jamais les bonnes, et bien à ce moment là, je me suis mis à lire à haute voix. Un peu comme si je me racontais cette histoire à moi-même, et, oh miracle, j'ai marché.

    Donc je conseille vivement ce livre qui au delà de son histoire fait quand même parti des grands livres de notre humanité.
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 12 novembre 2008

    chartel
    "Taras Boulba" fait partie des premiers écrits de Gogol, à un moment où il se passionnait pour l'histoire russe et ukrainienne. Logiquement, le sujet aborde l'histoire du peuple cosaque au XVe siècle. Mais ce conte sera réécrit quelques années plus tard, alors que Gogol bascule dans le mysticisme et le prêche religieux. C'est cette dernière tendance sectaire qui m'empêche de m'enthousiasmer pour cette œuvre. Bien que quelques passages soient remarquables par leur construction, notamment les scènes de combat où les Cosaques zaporogues font le siège d'une ville polonaise, combats en plans rapprochés où l'on chemine soldat après soldat, agonie après agonie dans une longue séquence (digne du plus grand cinéma), le ton patriotique et exalté de Gogol peut agacer et même irriter. Les non-cosaques, les non-orthodoxes sont des sortes de traîtres cupides et affreux qu'il faut à tout prix exterminer et opprimer pour honorer la très Sainte Russie. Turcs et Tatars musulmans, Polonais catholiques et Juifs s'apparentent donc au mal absolu, ennemis de la patrie. L'intérêt de Taras Boulba se situe plutôt dans ce folklore ukrainien, dans ce mythe des Cosaques, caste guerrière des bords du Dniepr, formidablement peinte par Gogol, où le respect des règles de camaraderie primait sur les liens du sang, et où faire la guerre, se saouler et piller c'était vivre.
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    • Livres 4.00/5
    Par yann-frat, le 14 septembre 2010

    yann-frat
    Magie du style et de la littérature...
    Sur la papier, l'histoire de ce cosaque pur sucre, a la virilité traditionnelle pour le moins triomphante (disons le mot, les thèses développées par le personnage sont carrément ultra nationalistes et fascistes)... m'a totalement fasciné alors que ces thèses là sont loin d'être les miennes (pour le moins)...
    Gogol est pour moi un des plus grand stylistes de l'histoire et je pense qu'il pourrait raconter le botin en étant passionnant...
    J'en finis même parfois par me demander jusqu'à quel point son hagiographie de la folie cosaque ne frise pas discrètement avec le second degrés... (Mais c'est surement une interprétation totalement personnelle ;))
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 31 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture... en suivant l'éphéméride...
    31 mars 1809 naissance de Nicolas Gogol,
    *
    Tarass boulba est un cosaque ukrainien fort et belliqueux. Ses deux fils, Andreï et Ostap, rentrant de Kiev, après avoir fini leurs études, sont très vite conduits à la setch, le campement militaire cosaque. Une rumeur circulant dans le camp constitue un motif suffisant pour entrer en guerre contre les Polonais, au nom de la défense de la foi orthodoxe.
    La campagne féroce est marquée par le passage à l'ennemi d'Andreï, pour retrouver la fille du gouverneur.
    Pour sauver cette fille, Andreï devra apporter de la nourriture à la ville assiégée.
    Au court du combat, Tarass découvre son fils dans l'uniforme polonais. Tarass, humilié, le tue lui-même d'une balle dans la tête.
    Après l'arrivée de renforts polonais, la déroute des troupes cosaques est inévitable.
    Tarass boulba finit par être capturé, puis est brûlé vif.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par Penelope, le 05 mars 2008

    Croyez-vous qu’il y ait au monde une chose qui fasse peur à un Cosaque ? Attendez un peu, le temps viendra bientôt où vous apprendrez ce que c’est que la religion russe orthodoxe. Dès à présent les peuples voisins et lointains les pressentent : un tsar s’élèvera de la terre russe, et il n’y aura pas dans le monde de puissance qui ne se soumette à lui !...
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  • Par chartel, le 12 novembre 2008

    Qui a dit que l’Ukraine était ma patrie ? Qui m’en a fait une patrie ? La patrie, c’est ce que recherche notre âme, ce qu’elle a de plus cher au monde. Ma patrie, c’est toi ! Voilà ma patrie ! Et cette patrie, je la porterai jusqu’à la fin de mes jours, et nous verrons s’il se trouvera un Cosaque pour l’arracher de là !
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  • Par chartel, le 12 novembre 2008

    S’apparenter par le cœur, et non par le sang, voilà ce dont l’homme seul est capable.
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LES AMES MORTES. NICOLAS GOGOL / ANTON KOUZNETSOV. D'après NICOLAS GOGOL Traduction ANDRE MARKOWICZ Mise en scène ANTON KOUZNETSOV avec HERVÉ BRIAUX, VERA ERMAKOVA, LAURENT MANZONI 4 > 29 JUIN 2010 Salle Christian Bourgois - MC93 Bobigny











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