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> Annie Hamel (Traducteur)

ISBN : 2253117951
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 904 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Yoroido : un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par KATE92, le 22 octobre 2012

    KATE92
    La vie des Geishas : véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.
    Le parcours initiatique assez classique de l'héroïne vendue petite fille par son père et son devenir de grande Geisha malgré les embuches et rivales.
    Relecture très appréciée.
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 24 avril 2012

    aaahhh
    Quel pur plaisir que de suivre les aventures de la petite Chiyo et son initiation à la vie de Geisha!
    Ce roman est une vraie réussite à tous les points de vue : Les personnages sont très attachants, surtout notre jeune héroïne, à laquelle on n'a aucun mal à s'identifier puisqu'on découvre en même temps qu'elle la vie au japon pendant la première moitié du vingtième siècle ainsi que les privilèges et les devoirs d'une Geisha.
    L'intrigue est très très prenante et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas lire le roman d'une traite mais je me suis forcée à faire des pauses car c'est l'un de ces ouvrages dans lesquels on se sent si bien qu'il est bon de faire durer le plaisir!
    Arthur Golden, sans doute aidé par son expérience d'historien, parvient vraiment à nous faire entrer dans l'ambiance de ce japon très particulier et à plusieurs reprises, au cours de ma lecture, j'ai été surprise et un peu troublée en levant la tête de mon livre et en découvrant que j'étais dans le métro ou dans une salle de cours, tant je me sentais à ce moment là plongée dans les méandres de rivalités et d'amours de l'okyia de Mameha...
    A lire absolument !
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Memories of a Geisha
    Traduction : Annie Hamel
    Ce qui étonne, et même stupéfie, dans "Geisha", c'est qu'un homme ait pu se placer avec tant de facilité à la place d'une femme, à plus forte raison d'une femme d'une génération et d'une civilisation fondamentalement différentes des siennes.
    Le roman d'Arthur Golden conte en effet l'histoire d'une petite Japonaise aux yeux gris - couleur rarissime au Japon - Chiyo qui, née dans un obscur village de pêcheurs, à Yoroido, au début du XXème siècle, deviendra l'une des Geishas les plus en vue de Gion avant de s'installer aux Etats-Unis après la Seconde guerre mondiale et de monter à New-York, avec l'aide de son protecteur (= danna en japonais) une petite maison de thé très cotée.
    Chiyo, dont la mère est mourante, est tout d'abord remarqué par un notable de son village, M. Tanaka, lequel a eu une enfance malheureuse et se dit que, élevée décemment, cette enfant aux yeux si beaux et si étranges devrait finir par accéder à un bon niveau de vie. A cette époque, pour une fillette, il n'y a pas trente-six moyens de réussir : Tanaka convainc le père de l'enfant de les vendre, elle et sa soeur, à une okya (=maison de Geishas) de Gion, à Kyoto, tenue par Mme Nitta.
    Tandis que sa soeur, bien moins jolie, prend le chemin d'un bordel banal, Chiyo commence le dur apprentissage de Geisha dans une maison où elle s'attire tout de suite la haine de la Geisha en titre, Yatsumomo. Elle rêvera longtemps de s'échapper, tentera même de le faire jusqu'au moment où sa rencontre avec "le président" dans une rue de Gion, alors qu'elle n'a que 14 ans, lui donnera les motivations qui lui manquaient.
    "Coachée" si l'on peut dire par Mameha, l'une des plus célèbres courtisanes de l'époque qui est aussi la grande ennemie de Yatsumomo, elle passe du statut de simple servante à celui, tant enviée, d'apprenti-Geisha, suivant sa "grande soeur" (on nommait ainsi les Geishas confirmées qui se chargeaient d'enseigner leur art aux apprenties) dans les maisons de thé où elle apprend à charmer et à plaire. Enfin, elle devient elle-même Geisha et prend alors le nom de Sayuri.
    Mais ses aventures ne sont pas finies et je gâcherais votre plaisir en vous les dévoilant.
    A la différence du "Miroir des Courtisanes" de la Japonaise Sawako Ariyoshi, "Geisha" a une fin relativement clémente. Toutefois, au même degré que le "Miroir ...", ce roman décrit avec minutie l'univers des Geishas où le moins que l'on puisse dire, c'est que tout n'est pas toujours rose. C'est aussi un regard assez pénétrant posé sur les coutumes sexuelles de ce que les Chinois appellent "le monde des Fleurs" et une excellente peinture de moeurs. C'est enfin un livre qui se lit vite et avec grand plaisir et qui ne laisse jamais le lecteur sur sa faim - sauf peut-être en ce qui concerne le retournement du personnage de Nobu, qui m'a paru, je l'avoue, très peu crédible. Mais enfin, la "happy end" à l'américaine exigeait, je suppose, son éviction.
    Si vous ne connaissez rien de la tradition nipponne des Geishas - lesquelles ne sont pas de banales prostituées - ce livre constitue un bon début pour vous y intéresser. Il ne faudrait pas cependant en rester là. le roman de Sawako Arioshi est aussi à lire et il existe même un curieux récit, d'une Anglaise ou d'une Américaine qui, dans les années 70, s'acharna à devenir elle-même Geisha. Si j'en retrouve le titre, je le noterai.
    Bonne lecture ! ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 03 août 2012

    Ellen-R
    Le personnage de Nitta Sayuri nous emmène pour un long voyage (le livre est plutôt épais), dans les méandres de sa mémoire. Elle sera notre guide de bout en bout. Son existence pleine de péripéties est romanesque à souhait.
    J'ai vraiment été fascinée par cet univers. On ne s'ennuie pas une seule seconde et le roman se lit donc très rapidement . de plus, l'auteur a su nous plonger sans aucune difficulté dans le monde plus que secret des Geishas. Un monde qu'on ne connaît finalement que très peu, même lorsqu'on est japonnais...
    La petite Chiho (personnage principal) vendue par son père ignore alors qu'elle deviendra l'une des Geishas les plus prisées de son pays. Mais elle devra aussi en payer le prix.
    Sayuri (son nouveau prénom après avoir intégré cet univers) aura à affronter un monde où les apparences sont primordiales et les manigances sont continuelles. Car derrière le maquillage minutieux de la Geisha, réside un monde mystérieux, fait de cérémonies et de masques, de rudes conventions et de déchirements du coeur et de l'âme. Elle devra tout d'abord suivre un apprentissage long et fastidieux, apprendre à jouer de la musique, à danser, à converser, à se tenir comme il faut. Son but est de plaire et les Geishas se définissent avant tout comme des artistes.
    Mais en se pliant à ces rituels sans fin , qui n'ont de but que d'attirer l'attention des hommes les plus influents, Sayuri restera fidèle à son coeur.
    Le titre original du best-seller d'Arthur Golden est "Memoirs of a Geisha". Mais les mémoires de la jeune femme sont bel et bien fictives. Surprenant pour une histoire qui semble réaliste. Néanmoins, c'est auprès d'une véritable Geisha, du nom de Mineko Iwasaki, qu'il puisera son inspiration.
    Les personnages et situations nous paraissent si authentiques qu'on est instantanément plongé dans l'histoire qui nous est contée. Arthur Golden a la plume allègre, son personnage a un esprit charmant et piquant, et la peinture des évènements est faite avec un grand talent. Notre imagination s'y donne donc à coeur joie.
    C'est un univers dépaysant, très bien décrit et écrit, j'ai vraiment apprécié. Je le conseille vivement.
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 17 février 2012

    le_Bison
    Le « gei » de Geisha signifie « arts », le mot Geisha artisan ou artiste.
    Il faut donc partir de cette définition pour comprendre le monde des Geishas. Loin de l'image véhiculée par quelques occidentaux (des mâles pervers ou des femelles jalouses), la Geisha n'a pas pour vocation de devenir une vulgaire prostituée (les moins bonnes et les moins demandées le deviennent par nécessité).
    Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse, de l'amour et des hommes : un interminable apprentissage est nécessaire pour parvenir à ce respectable et noble métier. le chemin de la crédibilité et de la considération est long, sinueux et semé d'embuches pour une apprentie Geisha, face à la perversité des hommes, à la jalousie des femmes et à la rivalité des aspirantes et autres courtisanes.
    Geisha ou plus justement les mémoires d'une Geisha raconte, dans le Japon d'avant guerre, le parcours initiatique de Sayuri, petite fille de pécheur vendue par son père à une de ces maisons de plaisir, pour en faire son éducation ou pour s'en débarrasser alors que sa mère est mourante. Sayuri ne devra son salut qu'à la beauté sublime de ces yeux, d'un bleu si transparent…
    J'ai beau chercher sur Internet, il me semble que cela soit le seul roman d'Arthur Golden connu et répertorié. En a-t-il composé d'autres ?
    A sa décharge, écrire un tel « roman » doit accaparer pas mal de temps et d'énergie. Geisha, j'aurai tendance à dire que c'est un peu plus qu'un roman. On ne sait jamais si on se trouve dans le domaine de la fiction ou dans celui du documentaire. Tout semble vrai, tout semble vécu. Un travail de recherche important a donc été mis à profit pour nous faire découvrir de l'intérieur le monde de ces Geishas. La trame est inventée mais elle est basée sur des faits avérés et l'on imagine Arthur Golden brillant ethnologue plutôt que « simple » écrivain de fictions.
    Vous voulez mon avis ? C'est remarquable de bout en bout. Je craignais que le roman soit trop long, trop académique ou trop fleur bleue. Mais j'y ai surtout trouvé de la passion et de la poésie. Par moment, au gré des pages, je me faisais les réflexions suivantes : Pourquoi les Geishas n'existent pas dans mon monde à moi ? Pourquoi je vis ici et pas à Kyoto ? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas d'okiya au coin de ma rue ? Pourquoi est-ce que je ne trouve pas de bon saké ?
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Citations et extraits

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  • Par comtesseoboulof, le 27 janvier 2012

    Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
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  • Par tamara29, le 10 novembre 2012

    Depuis que je vis à New York, j'ai compris ce que les occidentaux entendent par geisha. De temps à autre, dans des réceptions chics, on me présente une jeune femme vêtue avec élégance et portant des bijoux. Quand elle apprend que j'ai été geisha à Kyoto, elle m'adresse un sourire contraint. Elle ne sait plus quoi dire ! [...] car la femme pense : "Mon Dieu, je parle à une prostituée !" Quelques minutes plus tard arrive son cavalier, un homme riche, de trente ou quarante ans son aîné. Souvent je m'interroge : comment peut-elle ainsi se voiler la face ? C'est une femme entretenue. Comme moi dans le passé.
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  • Par KATE92, le 22 octobre 2012

    Depuis que j’avais quitté Yoroido, je n’avais cessé de m’inquiéter de l’avenir, comme si chaque tour de roue du destin allait mettre un nouvel obstacle devant moi. Cependant, c’était ce combat quotidien, ces soucis, qui avait donné une telle consistance à ma vie. Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière.

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  • Par ilea, le 18 octobre 2007

    « Dans mon adolescence je pensais que ma vie eut été plus facile si Mr Tanaka ne m'avait pas arraché à ma petite maison ivre. Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan quelles que soient nos luttes nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier. »
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  • Par KATE92, le 22 octobre 2012

    Mameha n'avait pas le choix : elle dut suivre la suggestion du Baron. Elle réussit même à lui faire croire qu'elle approuvait son idée. Lorsque la servante et moi eûmes accroché le dessin, puis roulé la calligraphie, Mameha me demanda de servir le thé. Vus d'en haut, nous formions un triangle : Mameha, le Baron, et moi. Mais c'étaient Mameha et le Baron qui faisaient la conversation. J'étais seulement assise avec eux. Je me sentais aussi peu à ma place qu'un pigeon dans un nid de faucons. Pourtant, je m'étais crue capable de divertir les clients de Mameha - de grands aristocrates, comme le Baron, mais aussi le président. Quant au directeur du théâtre, dans cette fête, il m'avait à peine regardée. Je n'irais pas jusqu'à prétendre que j'étais digne de la compagnie du Baron. Mais encore une fois, l'évidence s'imposait à moi : je n'étais qu'une ignorante sortie d'un village de pêcheurs.
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