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> Annie Hamel (Traducteur)

ISBN : 2253117951
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 1243 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Yoroido: un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mourir. Le père est si ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon, le 07 juillet 2013

    darkmoon
    C'est une plongée fascinante et intemporelle dans le Japon des années 30, celui où les geishas ensorcelaient les hommes les plus puissants avec leurs nombreux dons. D'une élégance rare, d'une beauté renversante et d'une distinction discrète, les geishas étaient prisonnières de leur condition. Elles pouvaient séduire, mais pas aimer. Et le mystère qui se cachaient derrière leurs yeux expressifs restait entier...
    Plusieurs années avant la seconde guerre mondiale, Chiyo-chan alors âgée de 9 ans est prise à sa famille pour être vendue comme servante dans une maison de geisha. Au fil des années cette petite fille se métamorphose en une jeune femme d'une beauté fatale. Elle s'attire la sympathie de Mameha ; une célèbre geisha qui la sort de sa condition d'esclave et décide de faire d'elle la geisha la plus convoitée du Japon. Et malgré les souffrances de son enfance, c'est la force de l'amour qui la guidera jusqu'au bout. Pour une si jeune esclave, devenir une telle convoitise, c'est forcément la détermination et la bravoure qui ont fait de ce roman un long et beau chemin de vie...
    Arthur Golden réalise ici un roman qui parle d'un pays, des femmes, des traditions, des mentalités et enfin un roman qui dans son fond est une superbe histoire d'amour. Une histoire d'amour que Golden a très bien su traiter avec pudeur et respect. J'ai trouvé cette histoire très éducative, j'ai découvert un univers très poétique et artistique. le scénario est excellent, Golden s'attarde à décrire et dresser un magnifique portrait de femmes. Il y a beaucoup de respect, de rivalité et de solitude. Il nous expose les règles de vie de ces femmes, leurs engagements envers ce à quoi elles dédient leurs vies, leurs croyances et leurs forces de caractère. Son scénario est riche, il est fourni, il croustille de détails, de trouvailles. Son histoire est passionnante, ça avance lentement, mais c'est toujours captivant. Je ne me suis pas du tout ennuyée, bien au contraire.
    Le roman est si beau qu'on se sent enfoui et oublié dans ce monde impalpable. Il m'a touché par sa vérité. A commencer par le symbole élémentaire et répété de l'eau : le trait de beauté le plus saisissant de l'héroïne Chiyo, chez l'enfant et comme chez la geisha accomplie, sont ses yeux « couleur d'eau ». Chiyo, en formation, dit aussi d'elle-même qu'elle est comme l'eau, qui surmonte les obstacles à force de patience, en occupant tout l'espace qui lui est donné, puis en franchissant sans effort le barrage par son point le plus faible. L'eau ne redoute rien et ne craint pas les plus hautes chutes. Rien ne peut lui faire perdre la véritable nature. le destin de la geisha est résumé ainsi par Chiyo, devenue Nitta Sayuri de son nom d'artiste accomplie.
    Un roman poignant sur la dure réalité d'un monde très peu connu jusqu'alors.
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    • Livres 4.00/5
    Par KATE92, le 22 octobre 2012

    KATE92
    La vie des Geishas : véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.
    Le parcours initiatique assez classique de l'héroïne vendue petite fille par son père et son devenir de grande Geisha malgré les embuches et rivales.
    Relecture très appréciée.
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 24 avril 2012

    aaahhh
    Quel pur plaisir que de suivre les aventures de la petite Chiyo et son initiation à la vie de Geisha!
    Ce roman est une vraie réussite à tous les points de vue : Les personnages sont très attachants, surtout notre jeune héroïne, à laquelle on n'a aucun mal à s'identifier puisqu'on découvre en même temps qu'elle la vie au japon pendant la première moitié du vingtième siècle ainsi que les privilèges et les devoirs d'une Geisha.
    L'intrigue est très très prenante et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas lire le roman d'une traite mais je me suis forcée à faire des pauses car c'est l'un de ces ouvrages dans lesquels on se sent si bien qu'il est bon de faire durer le plaisir!
    Arthur Golden, sans doute aidé par son expérience d'historien, parvient vraiment à nous faire entrer dans l'ambiance de ce japon très particulier et à plusieurs reprises, au cours de ma lecture, j'ai été surprise et un peu troublée en levant la tête de mon livre et en découvrant que j'étais dans le métro ou dans une salle de cours, tant je me sentais à ce moment là plongée dans les méandres de rivalités et d'amours de l'okyia de Mameha...
    A lire absolument !
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    • Livres 4.00/5
    Par basileusa, le 25 septembre 2013

    basileusa
    J'ai adoré entrer dans l'univers si particulier des geishas . C'est très bien écrit et documenté et vraiment passionnant ! On est vraiment immiscé dans l'intimité des geishas et on découvre des choses surprenantes ,drôles, cruelles et touchantes à travers l'histoire de Chiyo.
    Je le recommande !
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    • Livres 5.00/5
    Par amandine_koko, le 22 mars 2014

    amandine_koko
    J'ai longtemps repoussé cette lecture. Moi, l'amoureuse du Japon, qui y ai même passé mon voyage de noces, j'avais tellement peur d'être déçue par un roman américain, par un style ne se prêtant pas à la délicatesse du "monde des fleurs et des saules". Mais quand j'ai finalement sauté le pas, j'ai été tout simplement transportée à Gion. Je suis devenue Chiyo, timide mais déterminée, j'ai détesté Hatsumomo avec elle, j'ai angoissé face à Mère et Granny, j'ai prié pour croiser le "Chairman" au détour d'une rue... Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce roman ! Je ne me suis ennuyée à aucun moment, au contraire, arriver au boulot le matin était devenu un vrai supplice dans la mesure où cela signifiait devoir fermer mon livre pour au moins 4h (oui j'ai même profité de mes pauses déjeuner pour avancer !!!)
    Arthur Golden nous offre un récit étonnant de détails sur la vie des Geishas, sur leurs codes et leurs traditions, mais aussi sur le Japon des années 30 et 40. Avec nos yeux d'européens, quel contraste de vivre la seconde guerre mondiale du côté des ennemis ! Ce contraste m'a d'ailleurs un peu fait penser à "Autant en emporte le vent", on pourrait même retrouver un (tout petit) peu de Scarlett dans la détermination de Sayrui ! Mais la comparaison s'arrête ici !
    Pour faire simple, ce roman m'a offert exactement ce que j'attendais de lui. De l'émotion, de la poésie, dans un style presque japonnais. Des descriptions si précises que j'ai vu les kimonos flamboyer devant mes yeux. Un moment de bonheur que je recommande sans hésiter !
    J'ai tout de même 2 points négatifs à souligner :
    1/ La traduction en VF.
    J'ai lu ce livre en anglais. Je lis autant que possible les romans anglophones en VO, mais j'avoue que parfois je perds un peu de nuances donc quand j'en ai la possibilité, je relis en français les quelques passages qui m'ont déroutée. Mais ici j'ai été terriblement déçue par la VF, je l'ai trouvée très fade, sans finesse ni nuances, et pour un livre traitant de "personnes pratiquant les arts" c'est quand même désolant ! En bref, j'ai eu l'impression de lire des extraits de la rédaction d'un enfant de 12 ans (je parle uniquement du style bien sûr). Finalement, je suis sûre que je n'aurais pas autant apprécié l’œuvre si je l'avais lue en VF.
    2/ Le film !
    Autant j'ai aimé le roman, autant le film, que je viens de regarder, m'a fait bondir. Il aurait pu s'intituler "Comment dénaturer un chef-d’œuvre en 1 leçon" tellement je n'y ai pas retrouvé l'esprit du livre. La première moitié encore est à peu près fidèle au scénario, mais la seconde est tellement Hollywoodienne, tellement loin du récit original tout en finesse nipponne que j'ai vraiment du me forcer pour aller au bout. Un film à oublier !
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Citations et extraits

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  • Par comtesseoboulof, le 27 janvier 2012

    Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
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  • Par tamara29, le 10 novembre 2012

    Depuis que je vis à New York, j'ai compris ce que les occidentaux entendent par geisha. De temps à autre, dans des réceptions chics, on me présente une jeune femme vêtue avec élégance et portant des bijoux. Quand elle apprend que j'ai été geisha à Kyoto, elle m'adresse un sourire contraint. Elle ne sait plus quoi dire ! [...] car la femme pense : "Mon Dieu, je parle à une prostituée !" Quelques minutes plus tard arrive son cavalier, un homme riche, de trente ou quarante ans son aîné. Souvent je m'interroge : comment peut-elle ainsi se voiler la face ? C'est une femme entretenue. Comme moi dans le passé.
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  • Par KATE92, le 22 octobre 2012

    Depuis que j’avais quitté Yoroido, je n’avais cessé de m’inquiéter de l’avenir, comme si chaque tour de roue du destin allait mettre un nouvel obstacle devant moi. Cependant, c’était ce combat quotidien, ces soucis, qui avait donné une telle consistance à ma vie. Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière.

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  • Par KATE92, le 22 octobre 2012

    Mameha n'avait pas le choix : elle dut suivre la suggestion du Baron. Elle réussit même à lui faire croire qu'elle approuvait son idée. Lorsque la servante et moi eûmes accroché le dessin, puis roulé la calligraphie, Mameha me demanda de servir le thé. Vus d'en haut, nous formions un triangle : Mameha, le Baron, et moi. Mais c'étaient Mameha et le Baron qui faisaient la conversation. J'étais seulement assise avec eux. Je me sentais aussi peu à ma place qu'un pigeon dans un nid de faucons. Pourtant, je m'étais crue capable de divertir les clients de Mameha - de grands aristocrates, comme le Baron, mais aussi le président. Quant au directeur du théâtre, dans cette fête, il m'avait à peine regardée. Je n'irais pas jusqu'à prétendre que j'étais digne de la compagnie du Baron. Mais encore une fois, l'évidence s'imposait à moi : je n'étais qu'une ignorante sortie d'un village de pêcheurs.
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  • Par ilea, le 18 octobre 2007

    « Dans mon adolescence je pensais que ma vie eut été plus facile si Mr Tanaka ne m'avait pas arraché à ma petite maison ivre. Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan quelles que soient nos luttes nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier. »
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