> Annie Hamel (Traducteur)

ISBN : 2253117951
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 552 notes) Ajouter à mes livres
Yoroido : un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mo... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (65)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 24 avril 2012

    aaahhh
    Quel pur plaisir que de suivre les aventures de la petite Chiyo et son initiation à la vie de Geisha!
    Ce roman est une vraie réussite à tous les points de vue : Les personnages sont très attachants, surtout notre jeune héroïne, à laquelle on n'a aucun mal à s'identifier puisqu'on découvre en même temps qu'elle la vie au japon pendant la première moitié du vingtième siècle ainsi que les privilèges et les devoirs d'une Geisha.
    L'intrigue est très très prenante et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas lire le roman d'une traite mais je me suis forcée à faire des pauses car c'est l'un de ces ouvrages dans lesquels on se sent si bien qu'il est bon de faire durer le plaisir!
    Arthur Golden, sans doute aidé par son expérience d'historien, parvient vraiment à nous faire entrer dans l'ambiance de ce japon très particulier et à plusieurs reprises, au cours de ma lecture, j'ai été surprise et un peu troublée en levant la tête de mon livre et en découvrant que j'étais dans le métro ou dans une salle de cours, tant je me sentais à ce moment là plongée dans les méandres de rivalités et d'amours de l'okyia de Mameha...
    A lire absolument !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Memories of a Geisha
    Traduction : Annie Hamel
    Ce qui étonne, et même stupéfie, dans "Geisha", c'est qu'un homme ait pu se placer avec tant de facilité à la place d'une femme, à plus forte raison d'une femme d'une génération et d'une civilisation fondamentalement différentes des siennes.
    Le roman d'Arthur Golden conte en effet l'histoire d'une petite Japonaise aux yeux gris - couleur rarissime au Japon - Chiyo qui, née dans un obscur village de pêcheurs, à Yoroido, au début du XXème siècle, deviendra l'une des Geishas les plus en vue de Gion avant de s'installer aux Etats-Unis après la Seconde guerre mondiale et de monter à New-York, avec l'aide de son protecteur (= danna en japonais) une petite maison de thé très cotée.
    Chiyo, dont la mère est mourante, est tout d'abord remarqué par un notable de son village, M. Tanaka, lequel a eu une enfance malheureuse et se dit que, élevée décemment, cette enfant aux yeux si beaux et si étranges devrait finir par accéder à un bon niveau de vie. A cette époque, pour une fillette, il n'y a pas trente-six moyens de réussir : Tanaka convainc le père de l'enfant de les vendre, elle et sa soeur, à une okya (=maison de Geishas) de Gion, à Kyoto, tenue par Mme Nitta.
    Tandis que sa soeur, bien moins jolie, prend le chemin d'un bordel banal, Chiyo commence le dur apprentissage de Geisha dans une maison où elle s'attire tout de suite la haine de la Geisha en titre, Yatsumomo. Elle rêvera longtemps de s'échapper, tentera même de le faire jusqu'au moment où sa rencontre avec "le président" dans une rue de Gion, alors qu'elle n'a que 14 ans, lui donnera les motivations qui lui manquaient.
    "Coachée" si l'on peut dire par Mameha, l'une des plus célèbres courtisanes de l'époque qui est aussi la grande ennemie de Yatsumomo, elle passe du statut de simple servante à celui, tant enviée, d'apprenti-Geisha, suivant sa "grande soeur" (on nommait ainsi les Geishas confirmées qui se chargeaient d'enseigner leur art aux apprenties) dans les maisons de thé où elle apprend à charmer et à plaire. Enfin, elle devient elle-même Geisha et prend alors le nom de Sayuri.
    Mais ses aventures ne sont pas finies et je gâcherais votre plaisir en vous les dévoilant.
    A la différence du "Miroir des Courtisanes" de la Japonaise Sawako Ariyoshi, "Geisha" a une fin relativement clémente. Toutefois, au même degré que le "Miroir ...", ce roman décrit avec minutie l'univers des Geishas où le moins que l'on puisse dire, c'est que tout n'est pas toujours rose. C'est aussi un regard assez pénétrant posé sur les coutumes sexuelles de ce que les Chinois appellent "le monde des Fleurs" et une excellente peinture de moeurs. C'est enfin un livre qui se lit vite et avec grand plaisir et qui ne laisse jamais le lecteur sur sa faim - sauf peut-être en ce qui concerne le retournement du personnage de Nobu, qui m'a paru, je l'avoue, très peu crédible. Mais enfin, la "happy end" à l'américaine exigeait, je suppose, son éviction.
    Si vous ne connaissez rien de la tradition nipponne des Geishas - lesquelles ne sont pas de banales prostituées - ce livre constitue un bon début pour vous y intéresser. Il ne faudrait pas cependant en rester là. le roman de Sawako Arioshi est aussi à lire et il existe même un curieux récit, d'une Anglaise ou d'une Américaine qui, dans les années 70, s'acharna à devenir elle-même Geisha. Si j'en retrouve le titre, je le noterai.
    Bonne lecture ! ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 17 février 2012

    le_Bison
    Le « gei » de Geisha signifie « arts », le mot Geisha artisan ou artiste.
    Il faut donc partir de cette définition pour comprendre le monde des Geishas. Loin de l'image véhiculée par quelques occidentaux (des mâles pervers ou des femelles jalouses), la Geisha n'a pas pour vocation de devenir une vulgaire prostituée (les moins bonnes et les moins demandées le deviennent par nécessité).
    Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse, de l'amour et des hommes : un interminable apprentissage est nécessaire pour parvenir à ce respectable et noble métier. le chemin de la crédibilité et de la considération est long, sinueux et semé d'embuches pour une apprentie Geisha, face à la perversité des hommes, à la jalousie des femmes et à la rivalité des aspirantes et autres courtisanes.
    Geisha ou plus justement les mémoires d'une Geisha raconte, dans le Japon d'avant guerre, le parcours initiatique de Sayuri, petite fille de pécheur vendue par son père à une de ces maisons de plaisir, pour en faire son éducation ou pour s'en débarrasser alors que sa mère est mourante. Sayuri ne devra son salut qu'à la beauté sublime de ces yeux, d'un bleu si transparent…
    J'ai beau chercher sur Internet, il me semble que cela soit le seul roman d'Arthur Golden connu et répertorié. En a-t-il composé d'autres ?
    A sa décharge, écrire un tel « roman » doit accaparer pas mal de temps et d'énergie. Geisha, j'aurai tendance à dire que c'est un peu plus qu'un roman. On ne sait jamais si on se trouve dans le domaine de la fiction ou dans celui du documentaire. Tout semble vrai, tout semble vécu. Un travail de recherche important a donc été mis à profit pour nous faire découvrir de l'intérieur le monde de ces Geishas. La trame est inventée mais elle est basée sur des faits avérés et l'on imagine Arthur Golden brillant ethnologue plutôt que « simple » écrivain de fictions.
    Vous voulez mon avis ? C'est remarquable de bout en bout. Je craignais que le roman soit trop long, trop académique ou trop fleur bleue. Mais j'y ai surtout trouvé de la passion et de la poésie. Par moment, au gré des pages, je me faisais les réflexions suivantes : Pourquoi les Geishas n'existent pas dans mon monde à moi ? Pourquoi je vis ici et pas à Kyoto ? Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas d'okiya au coin de ma rue ? Pourquoi est-ce que je ne trouve pas de bon saké ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 14 décembre 2011

    Ellcrys
    J'avais ce roman depuis un peu plus d'un an dans ma pile à lire, mais celle-ci est tellement énormément monstrueuse que ce livre est resté longtemps enfoui sous la pile, malheureusement. Quand Laety a bien voulu partager cette lecture avec moi, j'en ai été ravie et me voilà donc partie dans une lecture fantastique et très prenante.
    Chiyo est une jeune enfant quand avec sa soeur Satsu, elle est arraché à sa famille. Sa mère est mourante et son père accepte de les "donner" à une homme afin qu'il les emmène à Kyoto. Chiyo arrive dans une Okiya (une maison de Geisha) l'équivalent de nos maisons closes, mais version luxe ! Sa nouvelle vie va commencer. Partager entre douleur et bonheur, joie et peine. Elle se retrouvera dans une ville, une maison qu'elle ne connait pas, sans sœur, entourée de personnes qui lui sont étrangères et qui pourtant vont partager sa vie et la transformé. Car Chiyo sera bientôt Sayuri, une des plus grande et belle Geisha.
    C'est cette histoire, ce destin hors norme que nous conte l'auteur. La narratrice est Sayuri, elle-même.
    Avec elle, nous entrons dans l'univers très secret, très fermé des Geisha...
    Que dire de cette lecture à part qu'elle m'a scotchée ! J'ai vraiment adoré l'univers des Geisha. Ce roman m'a fasciné du début à la fin et je peux vous dire, que j'ai d'ors et déjà envie d'en savoir plus, d'en connaitre plus, sur cet univers là ! Avec Sayuri nous apprenons l'art du port du kimono, du maquillage, de la danse et du chant, mais aussi la célèbre cérémonie du thé et du saké afin de satisfaire les riches clients des salons de thé. Avec exotisme et beaucoup de raffinement, Arthur Golden nous entraîne sur les pas des Geisha (une véritable institution au Japon).
    Je me suis énormément attachée à Chiyo/Sayuri dès les premières pages. J'ai suivi sa route, semé d'obstacle, d'embûches, de déception et de trahison mais aussi de bonheur, de joie. J'ai haïe, dès sa première apparition dans le texte, Hatsumomo qui est la Geisha de l'Okiya au moment au Chiyo est vendue à cette maison close. Elle n'aura de cesse de détester Chiyo/Sayuri.
    Être Geisha se n'est pas que du beau : il n'y a pas que les beaux atours, il y a aussi des moments plus difficiles et surtout plus dégradant. Comme lorsque la Geisha vend sa virginité au plus offrant. Celui qui aura fait la plus grosse enchère aura l'honneur de devenir le "danna" de la Geisha et d'être le premier homme dans son lit !
    J'ai énormément aimé découvrir ce Japon d'avant guerre, ses traditions. Mais aussi la condition des Japonnais pendant et après la guerre. Nous le découvrons avec un œil neuf, différents des témoignages d'alors. Pendant la guerre, les salons de thé étaient fermés et les Geisha étaient contraintes de travailler dans les usines, en travail à la chaîne, dans des conditions difficiles.
    Tout m'a plus dans ce roman. Dès les premières lignes, j'ai été embarquée. Je me suis retrouvé projetée dans ce pays, à une autre époque... Je n'ai vraiment pas lâché ce roman, il se lit très vite et avec passion.
    Même la fin m'a énormément plu.
    L'auteur, Arthur Golden, a beaucoup de talent. L'histoire est brillamment construite et présenté aux lecteurs. Les descriptions m'ont complètement permis de m'intégrer à l'histoire.
    Il m'a permis de plonger dans un monde d'une grande richesse.
    Vous l'aurez donc compris, j'ai passé un excellent moment avec ce roman et, maintenant je n'ai qu'une envie voir le film (qui est dans ma Dvdthèque) et aussi, lire d'autres ouvrages sur les Geisha.
    Merci à Laety pour avoir partagé cette lecture avec moi. Je sais qu'elle a également beaucoup aimé. Vous pouvez d'ailleurs trouver son avis ici.

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2011/12/geisha.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 10 février 2012

    Luniver
    L'histoire débute sur l'enfance de Chiyo, qui vit dans un petit village du Japon. Son père est un vieux pêcheur, sa mère est gravement malade et est sur le point de mourir, l'avenir de la petite fille ne parait pas radieux. Un notable du village repère Chiyo et sa sœur et parvient à convaincre le père de les emmener avec lui en échange d'une somme d'argent à Kyoto. Chiyo atterrira dans un Okiya, une maison de Geishas, sa sœur sera par contre emmenée dans un bordel.
    La vie de la petite fille n'est pas simple, entre l'acharnement de Hatsumomo, seule Geisha en activité de l'Okiya qui ne supporte pas la concurrence, la nostalgie du village, l'envie de retrouver sa sœur, et les professeurs peu amènes. Elle finira par faire un faux pas en essayant de s'enfuir avec sa sœur, tentative qui échoue. Les directrices de l'okiya décident alors d'arrêter tout investissement sur Chiyo, et ne lui font plus faire que des tâches de domestique. Les mois passent sans espoir de changement, jusqu'à ce que Mameha, grande rivale d'Hatsumomo, décide de prendre Chiyo sous son aile pour en faire une des Geishas les plus en vue de Gion.
    L'immersion dans le monde des Geishas est très réussie, on ne repose pas le livre avant de l'avoir terminer. L'auteur est américain, mais on sent qu'il s'est bien documenté sur le sujet. le seul petit bémol est le happy end à l'américaine qui détone avec le reste du récit, mais c'est un détail que je pardonne facilement.
    Difficile d'avoir un avis tranché sur ce que vivent ces jeunes filles. D'un côté, elles semblent vivre dans une bulle confortable faite de luxe, d'art et de raffinement. D'un autre côté, la frontière entre la maison de thé et la maison close semble bien mince : on met leur virginité aux enchères, elles ne vivent correctement que si un riche protecteur s'intéresse à elles. Peut-être ont-elles du mal à juger leur situation elles-mêmes. Comme l'a dit Sayuri : "L'après-midi où j'ai rencontré M. Tanaka à été à la fois le plus beau et le pire de ma vie."
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cindy_bouh, le 20 mai 2012

    Les jeunes filles imaginent des choses insensées ! Les espérances, c'est comme les ornements que l'on porte dans les cheveux. Les filles en ont trop. Un fois vieilles, il suffit qu'elles mettent ne serait-ce qu'un seul pour se rendre ridicules.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Cindy_bouh, le 20 mai 2012

    La vie n'est parfois qu'un long combat au quotidien.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par comtesseoboulof, le 27 janvier 2012

    Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Nadael, le 23 avril 2010

    Nous savons qu'un paysage d'hiver, avec des arbres couverts de neige, sera méconnaissable au printemps. Toutefois, je n'avais jamais pensé qu'il pouvait en être de même pour nous, humains. Quand j'appris que mes parents étaient morts, ce fut comme si j'avais été ensevelie sous une grosse couche de neige. Mais avec le temps, la neige avait fondu. A la place apparaissait un paysage que je n'avais jamais vu, ni même imaginé. A la veille de mes débuts, j'étais comme un jardin où de jeunes pousses commençaient à percer. On ne savait pas encore à quoi elles allaient ressembler. Je débordais d'excitation. Au milieu de mon jardin imaginaire se dressait une statue : celle de la geisha que je désirais devenir.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par ilea, le 18 octobre 2007

    « Dans mon adolescence je pensais que ma vie eut été plus facile si Mr Tanaka ne m'avait pas arraché à ma petite maison ivre. Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan quelles que soient nos luttes nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Geisha par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (976)

> voir plus

Quiz