> Annie Hamel (Traducteur)

ISBN : 2253117951
Éditeur : Hachette diffuseur (2006)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 475 notes) Ajouter à mes livres
Yoroido : un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Memories of a Geisha
    Traduction : Annie Hamel
    Ce qui étonne, et même stupéfie, dans "Geisha", c'est qu'un homme ait pu se placer avec tant de facilité à la place d'une femme, à plus forte raison d'une femme d'une génération et d'une civilisation fondamentalement différentes des siennes.
    Le roman d'Arthur Golden conte en effet l'histoire d'une petite Japonaise aux yeux gris - couleur rarissime au Japon - Chiyo qui, née dans un obscur village de pêcheurs, à Yoroido, au début du XXème siècle, deviendra l'une des Geishas les plus en vue de Gion avant de s'installer aux Etats-Unis après la Seconde guerre mondiale et de monter à New-York, avec l'aide de son protecteur (= danna en japonais) une petite maison de thé très cotée.
    Chiyo, dont la mère est mourante, est tout d'abord remarqué par un notable de son village, M. Tanaka, lequel a eu une enfance malheureuse et se dit que, élevée décemment, cette enfant aux yeux si beaux et si étranges devrait finir par accéder à un bon niveau de vie. A cette époque, pour une fillette, il n'y a pas trente-six moyens de réussir : Tanaka convainc le père de l'enfant de les vendre, elle et sa soeur, à une okya (=maison de Geishas) de Gion, à Kyoto, tenue par Mme Nitta.
    Tandis que sa soeur, bien moins jolie, prend le chemin d'un bordel banal, Chiyo commence le dur apprentissage de Geisha dans une maison où elle s'attire tout de suite la haine de la Geisha en titre, Yatsumomo. Elle rêvera longtemps de s'échapper, tentera même de le faire jusqu'au moment où sa rencontre avec "le président" dans une rue de Gion, alors qu'elle n'a que 14 ans, lui donnera les motivations qui lui manquaient.
    "Coachée" si l'on peut dire par Mameha, l'une des plus célèbres courtisanes de l'époque qui est aussi la grande ennemie de Yatsumomo, elle passe du statut de simple servante à celui, tant enviée, d'apprenti-Geisha, suivant sa "grande soeur" (on nommait ainsi les Geishas confirmées qui se chargeaient d'enseigner leur art aux apprenties) dans les maisons de thé où elle apprend à charmer et à plaire. Enfin, elle devient elle-même Geisha et prend alors le nom de Sayuri.
    Mais ses aventures ne sont pas finies et je gâcherais votre plaisir en vous les dévoilant.
    A la différence du "Miroir des Courtisanes" de la Japonaise Sawako Ariyoshi, "Geisha" a une fin relativement clémente. Toutefois, au même degré que le "Miroir ...", ce roman décrit avec minutie l'univers des Geishas où le moins que l'on puisse dire, c'est que tout n'est pas toujours rose. C'est aussi un regard assez pénétrant posé sur les coutumes sexuelles de ce que les Chinois appellent "le monde des Fleurs" et une excellente peinture de moeurs. C'est enfin un livre qui se lit vite et avec grand plaisir et qui ne laisse jamais le lecteur sur sa faim - sauf peut-être en ce qui concerne le retournement du personnage de Nobu, qui m'a paru, je l'avoue, très peu crédible. Mais enfin, la "happy end" à l'américaine exigeait, je suppose, son éviction.
    Si vous ne connaissez rien de la tradition nipponne des Geishas - lesquelles ne sont pas de banales prostituées - ce livre constitue un bon début pour vous y intéresser. Il ne faudrait pas cependant en rester là. le roman de Sawako Arioshi est aussi à lire et il existe même un curieux récit, d'une Anglaise ou d'une Américaine qui, dans les années 70, s'acharna à devenir elle-même Geisha. Si j'en retrouve le titre, je le noterai.
    Bonne lecture ! ;o)
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 14 décembre 2011

    Ellcrys
    J'avais ce roman depuis un peu plus d'un an dans ma pile à lire, mais celle-ci est tellement énormément monstrueuse que ce livre est resté longtemps enfoui sous la pile, malheureusement. Quand Laety a bien voulu partager cette lecture avec moi, j'en ai été ravie et me voilà donc partie dans une lecture fantastique et très prenante.
    Chiyo est une jeune enfant quand avec sa soeur Satsu, elle est arraché à sa famille. Sa mère est mourante et son père accepte de les "donner" à une homme afin qu'il les emmène à Kyoto. Chiyo arrive dans une Okiya (une maison de Geisha) l'équivalent de nos maisons closes, mais version luxe ! Sa nouvelle vie va commencer. Partager entre douleur et bonheur, joie et peine. Elle se retrouvera dans une ville, une maison qu'elle ne connait pas, sans sœur, entourée de personnes qui lui sont étrangères et qui pourtant vont partager sa vie et la transformé. Car Chiyo sera bientôt Sayuri, une des plus grande et belle Geisha.
    C'est cette histoire, ce destin hors norme que nous conte l'auteur. La narratrice est Sayuri, elle-même.
    Avec elle, nous entrons dans l'univers très secret, très fermé des Geisha...
    Que dire de cette lecture à part qu'elle m'a scotchée ! J'ai vraiment adoré l'univers des Geisha. Ce roman m'a fasciné du début à la fin et je peux vous dire, que j'ai d'ors et déjà envie d'en savoir plus, d'en connaitre plus, sur cet univers là ! Avec Sayuri nous apprenons l'art du port du kimono, du maquillage, de la danse et du chant, mais aussi la célèbre cérémonie du thé et du saké afin de satisfaire les riches clients des salons de thé. Avec exotisme et beaucoup de raffinement, Arthur Golden nous entraîne sur les pas des Geisha (une véritable institution au Japon).
    Je me suis énormément attachée à Chiyo/Sayuri dès les premières pages. J'ai suivi sa route, semé d'obstacle, d'embûches, de déception et de trahison mais aussi de bonheur, de joie. J'ai haïe, dès sa première apparition dans le texte, Hatsumomo qui est la Geisha de l'Okiya au moment au Chiyo est vendue à cette maison close. Elle n'aura de cesse de détester Chiyo/Sayuri.
    Être Geisha se n'est pas que du beau : il n'y a pas que les beaux atours, il y a aussi des moments plus difficiles et surtout plus dégradant. Comme lorsque la Geisha vend sa virginité au plus offrant. Celui qui aura fait la plus grosse enchère aura l'honneur de devenir le "danna" de la Geisha et d'être le premier homme dans son lit !
    J'ai énormément aimé découvrir ce Japon d'avant guerre, ses traditions. Mais aussi la condition des Japonnais pendant et après la guerre. Nous le découvrons avec un œil neuf, différents des témoignages d'alors. Pendant la guerre, les salons de thé étaient fermés et les Geisha étaient contraintes de travailler dans les usines, en travail à la chaîne, dans des conditions difficiles.
    Tout m'a plus dans ce roman. Dès les premières lignes, j'ai été embarquée. Je me suis retrouvé projetée dans ce pays, à une autre époque... Je n'ai vraiment pas lâché ce roman, il se lit très vite et avec passion.
    Même la fin m'a énormément plu.
    L'auteur, Arthur Golden, a beaucoup de talent. L'histoire est brillamment construite et présenté aux lecteurs. Les descriptions m'ont complètement permis de m'intégrer à l'histoire.
    Il m'a permis de plonger dans un monde d'une grande richesse.
    Vous l'aurez donc compris, j'ai passé un excellent moment avec ce roman et, maintenant je n'ai qu'une envie voir le film (qui est dans ma Dvdthèque) et aussi, lire d'autres ouvrages sur les Geisha.
    Merci à Laety pour avoir partagé cette lecture avec moi. Je sais qu'elle a également beaucoup aimé. Vous pouvez d'ailleurs trouver son avis ici.

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2011/12/geisha.html
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par comtesseoboulof, le 27 janvier 2012

    comtesseoboulof
    Ce livre, même si Sayuri est un personnage de fiction, est un vrai documentaire sur la vie des geishas, et sur la vision de l'amour des japonais dans la première moitié du xxeme siècle. Quelle vie pour ces femmes destinées aux plaisirs des hommes, des années d'apprentissage laborieux. Tout est étudié, elles apprennent la danse, la musique, une gestuelle retenue mais suggestive, une apparence codée.
    Elles passent leur vie dans des maisons de thé, à divertir les hommes de leur présence, à leur servir à boire, à les chausser. Esclaves des temps modernes leur virginité est l'enjeu d'enchères, leurs revenus gérés par une "mère", qu'on pourrait nommer maquerelle. Elles sont l'image du désir, le fantasme des riches japonais qu'elles servent, en renoncant à vivre leur propre sentiment. Un vrai témoignage sur ce japon loin de notre culture occidentale.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Amindara, le 27 octobre 2011

    Amindara
    C'est la troisième fois que je lis, mais j'ai éprouvé autant de plaisir que la première fois. L'histoire est passionnante, on suit la petite Chiyo qui se retrouve subitement plongée dans l'univers des geishas. La douleur qu'elle éprouve suite à la séparation d'avec ses parents d'abord, puis d'avec sa sœur ensuite.
    L'écriture à la première personne sous forme de mémoire donne une certaine véracité au récit à tel point qu'on est presque déçu de savoir que ce n'est qu'un roman et que les personnages qu'on a appris à apprécié n'ont pas existés.
    En plus d'une histoire très intéressante, l'auteur nous fait découvrir le monde réel des geishas, qui est bien loin de tous nos préjugés européens (qui disent que les geishas sont des prostitués, alors que ce sont avant tout des artistes qui divertissent les hommes surtout par leur conversation, la musique et la danse). Et c'est peut-être ça qui fait que ce livre est si exceptionnel.
    Et quand on tourne la dernière page, on est presque déçu que ce soit déjà terminé bien qu'il fasse déjà 600 pages.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par wawou, le 26 janvier 2011

    wawou
    Je vient de terminé ce roman et une chose et sur, il va figuré parmis mes préférer!
    Je ne connaisé absolument rien des Geisha avant d'ouvrir ce livre, à présent j'en suis fan et admiratrice....
    Tout au long de l'histoire ont suit la vie et les aventures d'une petite fille nomée Chiyo vivant avec ses parents et sa soeur ainé dans un village de pécheur. La mère tombant malade, le père n'a pas d'autre choix que de vendre ses filles, et c'est ainsi que Chiyo ce retrouve à Gion quartier des Geisha où elle deviendra la grande Sayuri.
    Ont aprend tous du monde des Geisha, de leur vie, leur finances, leur rituel, leur pratique, leur aprentissage, leur lutte.... à traver Chiyo qui narre sa vie.
    Ont s'attache trés vite elle, ont rit pour elle, ont pleur pour elle, ont à peur, ont à le coeur qui bat parfoit trés vite, ont déteste pour elle, ont aime pour elle, ont éspére pour elle.... ont vie pour elle jusqu'à la dérniere page.
    C'est stupéfiant de concevoir q'un homme Américian est pus aussi précisément entré dans la peau d'une femme et nous faire délicieusement découvrir ce monde de courtisanne, d'art, de jalousie, de beauté, de coup bas, de rituel, de croyance, d'amour, de haine... ce monde de Geishas.
    Je conseille ce roman à toutes personne qui désire découvrir ou en savoir un peut plus sur cet univers, sur l'art d'être une Geisha....
    Je vous assure que vous ne serais pas deçu.
    EC
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 08 février 2012

    Après le petit déjeuner, j'accompagnai Crab à la porte de l'auberge, je l'aidai à mettre ses chaussures. Juste avant de partir, il me remercia pour cette soirée, et me donna un petit paquet. Était-ce un joyau, ou un morceau de la serviette sanglante ? Je retournai dans la chambre, rassemblai tout mon courage pour l'ouvrir. C'était un paquet de plantes médicinales chinoises. Je n'en vis pas l'utilité. J'en parlai à M. Bekku. Il me dit de préparer une tisane avec, tous les jours, pour éviter d'être enceinte. «Fais attention de ne pas gâcher les plantes, dit-il, elles coûtent très cher. Mais ne fais pas trop attention. Elles coûtent tout de même moins cher qu'un avortement.»
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  • Par comtesseoboulof, le 27 janvier 2012

    Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
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  • Par Rikikye, le 02 juin 2010

    Et c'eût été plus simple pour moi ! Je n'aurais pas langui *de lui* toutes les nuits. Je ne me serais pas arrêtée dans les boutiques de cosmétiques pour humer le talc, qui me rappelait l'odeur de sa peau. Je n'aurais pas fantasmé, nous imaginant ensemble dans divers lieux. Si vous me demandiez pourquoi je désirais cet homme, je vous répondrais : pourquoi le kaki mûr est-il si délicieux ? Pourquoi le bois sent-il la fumée quand il brûle ?

    Pourquoi ne pouvais-je pas cesser de penser *à lui* ?
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  • Par Nadael, le 23 avril 2010

    Nous savons qu'un paysage d'hiver, avec des arbres couverts de neige, sera méconnaissable au printemps. Toutefois, je n'avais jamais pensé qu'il pouvait en être de même pour nous, humains. Quand j'appris que mes parents étaient morts, ce fut comme si j'avais été ensevelie sous une grosse couche de neige. Mais avec le temps, la neige avait fondu. A la place apparaissait un paysage que je n'avais jamais vu, ni même imaginé. A la veille de mes débuts, j'étais comme un jardin où de jeunes pousses commençaient à percer. On ne savait pas encore à quoi elles allaient ressembler. Je débordais d'excitation. Au milieu de mon jardin imaginaire se dressait une statue : celle de la geisha que je désirais devenir.
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  • Par ilea, le 18 octobre 2007

    « Dans mon adolescence je pensais que ma vie eut été plus facile si Mr Tanaka ne m'avait pas arraché à ma petite maison ivre. Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan quelles que soient nos luttes nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier. »
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