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Annie Hamel (Traducteur)
ISBN : 2253117951
Éditeur : Le Livre de Poche (17/05/2006)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 1963 notes)
Résumé :
Yoroido: un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mourir. Le père est si vieux et déjà si perdu qu'il accepte la proposition de M. Tanaka. Les deux jeunes filles partent bientôt pour Kyoto, parmi d'autres enfants vendus. Chiyo-chan est si belle avec ses yeux d'eau "comme s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (238) Voir plus Ajouter une critique
darkmoon
07 juillet 2013
  • 4/ 5
C'est une plongée fascinante et intemporelle dans le Japon des années 30, celui où les geishas ensorcelaient les hommes les plus puissants avec leurs nombreux dons. D'une élégance rare, d'une beauté renversante et d'une distinction discrète, les geishas étaient prisonnières de leur condition. Elles pouvaient séduire, mais pas aimer. Et le mystère qui se cachaient derrière leurs yeux expressifs restait entier...
Plusieurs années avant la seconde guerre mondiale, Chiyo-chan alors âgée de 9 ans est prise à sa famille pour être vendue comme servante dans une maison de geisha. Au fil des années cette petite fille se métamorphose en une jeune femme d'une beauté fatale. Elle s'attire la sympathie de Mameha ; une célèbre geisha qui la sort de sa condition d'esclave et décide de faire d'elle la Geisha la plus convoitée du Japon. Et malgré les souffrances de son enfance, c'est la force de l'amour qui la guidera jusqu'au bout. Pour une si jeune esclave, devenir une telle convoitise, c'est forcément la détermination et la bravoure qui ont fait de ce roman un long et beau chemin de vie...
Arthur Golden réalise ici un roman qui parle d'un pays, des femmes, des traditions, des mentalités et enfin un roman qui dans son fond est une superbe histoire d'amour. Une histoire d'amour que Golden a très bien su traiter avec pudeur et respect. J'ai trouvé cette histoire très éducative, j'ai découvert un univers très poétique et artistique. le scénario est excellent, Golden s'attarde à décrire et dresser un magnifique portrait de femmes. Il y a beaucoup de respect, de rivalité et de solitude. Il nous expose les règles de vie de ces femmes, leurs engagements envers ce à quoi elles dédient leurs vies, leurs croyances et leurs forces de caractère. Son scénario est riche, il est fourni, il croustille de détails, de trouvailles. Son histoire est passionnante, ça avance lentement, mais c'est toujours captivant. Je ne me suis pas du tout ennuyée, bien au contraire.
Le roman est si beau qu'on se sent enfoui et oublié dans ce monde impalpable. Il m'a touché par sa vérité. A commencer par le symbole élémentaire et répété de l'eau : le trait de beauté le plus saisissant de l'héroïne Chiyo, chez l'enfant et comme chez la geisha accomplie, sont ses yeux « couleur d'eau ». Chiyo, en formation, dit aussi d'elle-même qu'elle est comme l'eau, qui surmonte les obstacles à force de patience, en occupant tout l'espace qui lui est donné, puis en franchissant sans effort le barrage par son point le plus faible. L'eau ne redoute rien et ne craint pas les plus hautes chutes. Rien ne peut lui faire perdre la véritable nature. le destin de la Geisha est résumé ainsi par Chiyo, devenue Nitta Sayuri de son nom d'artiste accomplie.
Un roman poignant sur la dure réalité d'un monde très peu connu jusqu'alors.
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KATE92
22 octobre 2012
  • 4/ 5
La vie des geishas : véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.
Le parcours initiatique assez classique de l'héroïne vendue petite fille par son père et son devenir de grande geisha malgré les embuches et rivales.
Relecture très appréciée.
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aaahhh
24 avril 2012
  • 5/ 5
Quel pur plaisir que de suivre les aventures de la petite Chiyo et son initiation à la vie de geisha!
Ce roman est une vraie réussite à tous les points de vue : Les personnages sont très attachants, surtout notre jeune héroïne, à laquelle on n'a aucun mal à s'identifier puisqu'on découvre en même temps qu'elle la vie au japon pendant la première moitié du vingtième siècle ainsi que les privilèges et les devoirs d'une geisha.
L'intrigue est très très prenante et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas lire le roman d'une traite mais je me suis forcée à faire des pauses car c'est l'un de ces ouvrages dans lesquels on se sent si bien qu'il est bon de faire durer le plaisir!
Arthur Golden, sans doute aidé par son expérience d'historien, parvient vraiment à nous faire entrer dans l'ambiance de ce japon très particulier et à plusieurs reprises, au cours de ma lecture, j'ai été surprise et un peu troublée en levant la tête de mon livre et en découvrant que j'étais dans le métro ou dans une salle de cours, tant je me sentais à ce moment là plongée dans les méandres de rivalités et d'amours de l'okyia de Mameha...
A lire absolument !
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basileusa
25 septembre 2013
  • 4/ 5
J'ai adoré entrer dans l'univers si particulier des geishas . C'est très bien écrit et documenté et vraiment passionnant ! On est vraiment immiscé dans l'intimité des geishas et on découvre des choses surprenantes ,drôles, cruelles et touchantes à travers l'histoire de Chiyo.
Je le recommande !
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amandine_koko
22 mars 2014
  • 5/ 5
J'ai longtemps repoussé cette lecture. Moi, l'amoureuse du Japon, qui y ai même passé mon voyage de noces, j'avais tellement peur d'être déçue par un roman américain, par un style ne se prêtant pas à la délicatesse du "monde des fleurs et des saules". Mais quand j'ai finalement sauté le pas, j'ai été tout simplement transportée à Gion. Je suis devenue Chiyo, timide mais déterminée, j'ai détesté Hatsumomo avec elle, j'ai angoissé face à Mère et Granny, j'ai prié pour croiser le "Chairman" au détour d'une rue... Vous l'aurez compris, j'ai aimé ce roman ! Je ne me suis ennuyée à aucun moment, au contraire, arriver au boulot le matin était devenu un vrai supplice dans la mesure où cela signifiait devoir fermer mon livre pour au moins 4h (oui j'ai même profité de mes pauses déjeuner pour avancer !!!)
Arthur Golden nous offre un récit étonnant de détails sur la vie des geishas, sur leurs codes et leurs traditions, mais aussi sur le Japon des années 30 et 40. Avec nos yeux d'européens, quel contraste de vivre la seconde guerre mondiale du côté des ennemis ! Ce contraste m'a d'ailleurs un peu fait penser à "Autant en emporte le vent", on pourrait même retrouver un (tout petit) peu de Scarlett dans la détermination de Sayrui ! Mais la comparaison s'arrête ici !
Pour faire simple, ce roman m'a offert exactement ce que j'attendais de lui. de l'émotion, de la poésie, dans un style presque japonnais. Des descriptions si précises que j'ai vu les kimonos flamboyer devant mes yeux. Un moment de bonheur que je recommande sans hésiter !
J'ai tout de même 2 points négatifs à souligner :
1/ La traduction en VF.
J'ai lu ce livre en anglais. Je lis autant que possible les romans anglophones en VO, mais j'avoue que parfois je perds un peu de nuances donc quand j'en ai la possibilité, je relis en français les quelques passages qui m'ont déroutée. Mais ici j'ai été terriblement déçue par la VF, je l'ai trouvée très fade, sans finesse ni nuances, et pour un livre traitant de "personnes pratiquant les arts" c'est quand même désolant ! En bref, j'ai eu l'impression de lire des extraits de la rédaction d'un enfant de 12 ans (je parle uniquement du style bien sûr). Finalement, je suis sûre que je n'aurais pas autant apprécié l'oeuvre si je l'avais lue en VF.
2/ le film !
Autant j'ai aimé le roman, autant le film, que je viens de regarder, m'a fait bondir. Il aurait pu s'intituler "Comment dénaturer un chef-d'oeuvre en 1 leçon" tellement je n'y ai pas retrouvé l'esprit du livre. La première moitié encore est à peu près fidèle au scénario, mais la seconde est tellement Hollywoodienne, tellement loin du récit original tout en finesse nipponne que j'ai vraiment du me forcer pour aller au bout. Un film à oublier !
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Citations & extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
ErrantErrant15 janvier 2017
Mon existence changea après que le président fut devenu mon danna. Un peu comme si j’étais un arbre dont les racines s’implantaient enfin dans un sol fertile. Pour la première fois de ma vie je me sentais privilégiée par le sort. Après plusieurs mois d’une vie heureuse et comblée, je pus me tourner vers le passé et admettre combien j’avais souffert. C’est la raison pour laquelle j’ai pu raconter mon histoire. On parle bien de la souffrance seulement quand on l’a dépassée.
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ErrantErrant15 janvier 2017
Nous savons qu’un paysage d’hiver, avec des arbres couverts de neige, sera méconnaissable au printemps. Toutefois, je n’avais jamais pensé qu’il pouvait en être de même pour nous, humains. Quand j’appris que mes parents étaient morts, ce fut comme si j’avais été ensevelie sous une grosse couche de neige. Mais avec le temps, la neige avait fondu. À la place apparaissait un paysage que je n’avais jamais vu, ni même imaginé. À la veille de mes débuts, j’étais comme un jardin où de jeunes pousses commençaient à percer. On ne savait pas encore à quoi elles allaient ressembler. Je débordais d’excitation. Au milieu de mon jardin imaginaire se dressait une statue : celle de la geisha que je désirais devenir.
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ErrantErrant15 janvier 2017
La douleur est une chose étrange. Nous ne pouvons rien contre elle. Pour moi, elle évoque une fenêtre qui s’ouvre à son gré. La pièce se refroidit, on ne peut que frissonner. Mais la fenêtre s’ouvre un peu moins chaque fois. Et un jour, la douleur s’est envolée.
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ErrantErrant15 janvier 2017
Quand votre pays perd une guerre et qu’une armée ennemie l’envahit, vous avez le sentiment qu’on vous emmène au poteau d’exécution, les mains dans le dos, vous avez l’impression d’attendre, à genoux, que le sabre vous tranche la tête. Pendant un an, je n’entendis pas un seul rire – hormis ceux du petit Juntaro. Et quand il riait, son grand-père le réprimandait. J’ai remarqué une chose : les enfants de la guerre ont souvent un côté sérieux – ils ont grandi à une époque sinistre.
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comtesseoboulofcomtesseoboulof27 janvier 2012
Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
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Memoirs of a Geisha" ending
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