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Lola Tranec-Dubled (Autre)
ISBN : 2070374807
Éditeur : Gallimard (1983)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 1380 notes)
Résumé :
Soit un groupe d'enfants, de six à treize ans, que l'on isole sur une île déserte. Qu'advient-il d'eux après quelques mois? William Golding tente l'expérience. Après les excitantes excursions et parties de baignade, il faut s'organiser pour survivre. C'est au moins la réflexion de Ralph, celui qui fut élu chef au temps heureux des commencements, et du fidèle Piggy. Mais c'est ce que refusent de comprendre Jack, le second aspirant au "trône", et les siens. Cette prem... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (151) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
15 septembre 2012
  • 4/ 5
Un avion s'écrase sur une île déserte. Les seuls survivants sont des enfants, tous les adultes ont disparus. Ils parviennent à se regrouper, et à s'organiser. Trois personnalités émergent chez les plus grands : Ralph, le plus charismatique, élu rapidement chef de la bande ; « Porcinet », intellectuel et le plus sensé de la bande, mais ridiculisé par tout le monde à cause de son obésité, de son asthme et de sa myopie ; et Jack, autoritaire et dominateur, qui cherche à être élu chef, mais doit se soumettre, difficilement, à l'autorité de Ralph.
La petite société tient la route au début : on s'organise pour entretenir le feu qui doit alerter les secours, l'agressivité de Jack est canalisée en lui donnant la responsabilité de la chasse. Puis tout se craquelle : entretenir le feu est moins marrant que de parcourir l'île avec les chasseurs, des rumeurs courent sur une mystérieuse « bête » qui terrorise les plus petits, et qui donnent un prétexte à Jack et à ses chasseurs pour obtenir encore plus de pouvoir.
Comme beaucoup, je suis surpris que ce livre soit classé en littérature jeunesse. Je l'ai lu vers 10/11 ans, et j'ai été profondément marqué par la violence contenue dans le récit. J'ai considéré longtemps « Sa majesté des mouches » comme un chef-d'oeuvre des livres d'horreur.
En le relisant vers 18 ans, on y découvre un tout autre sens : que la civilisation est fragile, et que le retour à la barbarie n'est jamais très loin. Un livre pas très optimiste, mais qui restera gravé dans ma mémoire.
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Ellane92
02 mai 2016
  • 4/ 5
Suite à un accident d'avion, une vingtaines de jeunes garçons anglais, scolarisés et bien élevés, se retrouvent livrés à eux-même sur une ile perdue. Dès le départ, l'un de ces jeunes, un peu plus dégourdi ou un peu plus chanceux que les autres, trouve une conque, dans laquelle il souffle, sonnant ainsi le regroupement autour de lui de tous les rescapés. Assez rapidement, élu démocratiquement, il devient leur chef, et commence, à l'aide d'autres garçons dont il est proche, à organiser la vie sur l'ile : les priorités vont à la construction de cabanes pour protéger du froid les plus jeunes, au roulement de "gardiens" pour entretenir le grand feu allumé pour attirer l'attention d'éventuels secours, au ravitaillement en fruits comestibles dont l'île ne manque pas, etc...
Mais suivre un règlement, prendre soin des plus jeunes, garder le feu... tout cela ne plait pas forcément à tous les enfants, et un autre "grand", qui n'aime pas obéir, bientôt rejoint par de nombreux autres, crée un autre camp, régi par aucune loi, excepté l'obéissance exclusive et immédiate à son chef sous peine de sanction expéditive et punitive. Mais une fois les limites levées, la folie furieuse et vengeresse s'installent sur l'ile...
Sa majesté des mouches est un classique de la littérature anglaise, cité en référence dans de nombreux livres, et que j'avais envie de lire depuis pas mal de temps.
J'ai été un peu déçue par la première partie du livre, assez "plan plan" il faut le dire, avec son écriture un peu "vieillote" et un contenu très axé "littérature jeunesse". Cette première partie ne tient pas de la "robinsonnade" : ce n'est pas la survie de ces jeunes livrés à eux-mêmes qui est en jeu, on n'a pas vraiment l'impression qu'ils sont en danger, ou qu'ils pourraient mourir de faim sur cette île somme toute accueillante. Cette première partie laisse la part belle aux relations qui se tissent entre les jeunes, à leurs réflexions, à leurs actions, mais aussi à leurs frustrations. Passé la première centaine de pages, le livre prend une toute autre dimension, et l'on se met à craindre pour ces jeunes (ou en tout cas, une partie d'entre eux), non pas tant des dangers liés à leur situation, mais de celui que représente la force brute et sauvage que chacun porte en soi libérée des contraintes sociales. Et l'auteur n'hésite pas à ébranler le lecteur en poussant à son paroxysme la barbarie infantile !
Sa majesté des mouches est un superbe roman d'atmosphère : Golding n'a eu aucune peine à m'immerger dans cette île, à m'effrayer avec des histoires de monstres qui respirent, la nuit, ou à sentir la folie furieuse sur le point de déborder, la violence ou l'angoisse ! le récit, la barbarie, l'angoisse, vont crescendo, et on se demande sans cesse jusqu'où il faudra aller pour que tout ceci cesse ! du coup, j'ai moins apprécié le deus ex machina de la fin, qui m'a laissée sur ma faim, justement.
Dans la description des rapports humains et leur dégradation, Sa majesté des mouches m'a parfois fait penser à L'île, de Robert Merle, pour la question fondamentale à laquelle semble répondre ces livres : est-ce dans la nature humaine de trouver toujours, dans tous les groupes, un tyran, un bouc émissaire... ? Tout le monde porte-t-il en lui un monstre qui ne demande qu'à prendre le dessus si les conditions le permettent ? La réponse de Golding est oui, et ça, ça fait froid dans le dos !
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Gwen21
26 juin 2013
  • 3/ 5
« On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ». Cet adage célèbre, William Golding l'avait peut-être à l'esprit lorsqu'il préfaça lui-même son roman « Sa Majesté des Mouches » d'une note autobiographique dans laquelle il annonce d'emblée la couleur d'un esprit résolument indépendant par ces mots : « le salut de l'humanité réside en chacun de nous, non pas dans un système, une croyance, ou à l'intérieur d'une frontière donnée. L'ennemi n'est pas au-dehors, mais en dedans ».
Le système, les croyances, les frontières, William Golding, prix Nobel de littérature 1983, va s'ingénier à les mettre à bas dans ce court roman intense. Faisant s'échouer sur une île déserte du Pacifique une vingtaine de collégiens britanniques d'âges différents mais de culture et d'éducation communes, l'auteur nous propose un récit qui n'a, à mon sens, vraiment rien à voir avec les oeuvres de Defoë ou de Tournier ayant elles aussi une île déserte pour décor. Dans « Sa Majesté des Mouches », les secours et l'organisation sociale priment sur la problématique de la survie.
Cette relecture dans le cadre du challenge NOBEL 2013/2014 m'a permis, non pas comme pour Steinbeck de me réconcilier avec une oeuvre dont la lecture m'avait été imposée au collège, mais d'appréhender de façon plus mature un roman qui, pour ne pas m'avoir plus séduite qu'à douze ans, m'a davantage interpellée.
S'il faut parler vrai, je me demande même comment on peut inclure cette oeuvre dans un programme de lectures niveau « collège ». Ce roman est juste super violent et terrifiant. le sentiment de solitude, le désarroi des rescapés, la montée des antagonismes sont très bien rendus et je ne remets pas en question le talent de l'auteur, je ne me le permettrais pas, pauvre petit scarabée obscure et insignifiant que je suis mais, comment dire, nous sommes dans ce livre à un cheveu du cannibalisme !
Toute la première partie du livre m'a ennuyée mais arrivée à la moitié, ce fut comme si j'avais franchi un point de non-retour. La robinsonnade virait brusquement au huis clos ; les rescapés, lâchés dans la jungle à la poursuite des cochons sauvages ou de leurs « camarades », étaient devenus des billes de flipper incontrôlables ! La sauvagerie prend alors le dessus sur la civilisation ; la barbarie est omniprésente, sous-jacente, tapie derrière les lianes, prête à bondir à la gorge du lecteur…
***ALERT SPOILER***
Je n'ai jamais été à l'aise avec les récits d'îles désertes. Peut-être faut-il être insulaire comme Golding pour projeter l'action d'un roman dans ce cadre oppressant et s'y sentir à l'aise ? Je reconnais la marque du génie littéraire dans le crescendo émotionnel créé par l'auteur via une narration épurée et précise. La jeunesse n'est pas si innocente que cela et dans des circonstances qui ramènent les êtres humains à un état de vie primitif, les enfants et les adolescents ne sont pas exclus de cette escalade de violence que semble dicter l'instinct de conservation. Ici, la survie passe par un schéma de luttes de pouvoir, de violences et de conflits qui déshumanise ces graines de gentlemen, aussi sûrement que la marée entraîne le sable dans ses vagues et creuse la plage. On est loin, très loin, du philosophique « mythe du bon sauvage ». La ruse, la vanité, l'envie, la peur, l'orgueil et le désespoir mènent tout droit aux excès, aux humiliations et… aux meurtres ! L'espoir, de plus en plus ténu, comme une foi qui se perd, un feu qu'on n'entretient pas, est condamné à être dominé par le doute et la peur.
La rémission, quant à elle, viendra finalement « des grandes personnes » qui, bien qu'indésirables, « savent tout, [comme] dit Porcinet ; [et qui] n'ont pas peur du noir. Ici, elles se réuniraient, prendraient le thé ensemble et discuteraient la situation. Et tout s'arrangerait... »

Challenge NOBEL 2013 - 2014
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lecassin
06 mars 2014
  • 3/ 5
William Golding : un auteur anglais nobélisé en 1983 et que je découvre à ce moment là…
« Sa majesté des mouches », mon premier roman de Golding, évidemment, devrais-je dire tant le sujet est accrocheur. Imaginez donc : un avion s'écrase sur une île déserte alors qu'il transporte en Australie des garçons issus de la classe privilégiée anglaise. Ils seront tous rescapés, quand l'équipage et les adultes accompagnants mourront tous…
Une société s'organise autour des valeurs qui leur ont été inculquées avant le crash : un régime « démocratique » dont Ralph est immédiatement reconnu comme le chef et qui se fera aider par Porcinet, le plus intelligent de la bande, mais aussi le plus moqué du fait de son obésité et sa myopie. de son asthme, aussi...
Tout semble fonctionner pour le mieux, avec le secret espoir de voir un bateau stopper pour les secourir. Ils décident d'entretenir jour et nuit un grand feu, visible du large. C'est compter sans l'ambition démesurée de Jack Merridew, autoritaire et agressif, de s'emparer du pouvoir… C'est le conflit, il y aura des morts dans cette société qui peu à peu retourne à une organisation primitive, quasi sauvage… le totem de Jack Merridew n'est il pas une tête de cochon sauvage au bout d'une pique ? Sa Majesté des mouches, comme il l'appelle…
Un livre, paru en 1954 et qui est souvent rangé au rayon de la littérature jeunesse. Il n'en est rien : c'est un livre dur et perturbant pour qui le lirait au premier degré, n'entrant que dans la forme…
Un livre néanmoins à lire dans le sens où William Golding nous met en garde contre la pensée qui consiste à prétendre que ce qui est acquis en matière d'organisation humaine l'est pour toujours. Alors qu'ici on voit bien que le retour à la barbarie n'est pas à exclure, quand les circonstances s'y prêtent… et ce, malgré une excellente éducation comme c'est le cas de ces collégiens anglais, so british, au départ…
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ibon
16 avril 2016
  • 4/ 5
Hélas oui! Il suffit de créer les conditions particulières pour que la sauvagerie réapparaisse même chez des enfants!
Alors bien sûr, pour se rassurer, on dira que ces conditions sont extrêmes et improbables: Golding imagine le crash d'un avion sur une île déserte du Pacifique d'où ne ressortent vivants et entiers que des enfants!
Garder à l'esprit qu'il pourrait s'agir d'un conte peut faire passer l'invraisemblable pour crédible.
Parce qu'après, tout nous est rendu justement crédible par la suite, et l'on sent poindre alors un doute , un effroi.
Au départ ces enfants se regroupent, quelques tiraillements puis un vote pour élire un chef, une microsociété qui s'organise avec des cueilleurs et des chasseurs comme aux temps primitifs, des écoliers qui ont retenu justement la leçon: l'on ne peut se comprendre si l'on parle tous en même temps alors un objet, une conque, va leur donner autorité pour prendre la parole devant le groupe!
Tous semble donc s'organiser dans le meilleur des mondes et on prend aussi du bon temps sur cette île paradisiaque. Mais la discorde va monter à cause d'un feu mal entretenu. Ce feu qui doit signaler leur présence aux secours partis sans doute à leur recherche.
Devenue un classique de la littérature de jeunesse; à partir de 12 ans, l'âge des protagonistes, cette robinsonnade ne s'oublie pas. La réflexion sur la naissance de la violence conviendra certainement aux plus âgés.

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Citations & extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland16 février 2016
[...] ... Roger resta à regarder les petits. Il n'avait pas beaucoup bruni mais la masse de cheveux noirs qui couvraient sa nuque et son front convenait à son visage renfrogné et changeait en impression inquiétante ce qui n'avait été qu'un air insociable. Comme les larmes avaiient chassé le sable, Percival cessa de pleurnicher et retourna à ses jeux. Johnny fixait sur lui un regard de porcelaine bleue ; tout à coup, il lui lança du sable en quantité et Percival se remit à gémir.

Quand Henry en eut assez de son jeu, il s'éloigna sur la plage et Roger le suivit d'un air indifférent, sans quitter l'ombre des arbres. Henry ne recherchait pas l'ombre parce qu'il était trop petit pour penser à se protéger du soleil. Il descendit au bord de l'eau et commença à s'amuser. Sous la puissante impulsion de la marée montante, l'eau calme du lagon s'enflait et gagnait quelques centimètres sur la plage à intervalles réguliers. Dans ce petit réduit du Pacifique, s'agitaient des créatures vivantes, des corpuscules transparents que l'eau transportait sur le sable chaud et sec. Leurs organes sensoriels invisibles exploraient ce nouveau champ de recherches. Peut-être trouvaient-ils à se nourrir dans un endroit où leur dernière incursion était restée inutile : des fientes d'oiseaux, ou des insectes, ou des débris éparpillés provenant des créatures terrestres. Semblables à une myriade de minuscules dents de scie, ces organismes procédaient au nettoyage de la plage.

Henry trouvait leur activité passionnante. Il agitait l'eau du bout d'un bâton usé et blanchi par les vagues et il essayait de diriger les mouvements des corpuscules. Il creusait de petits fossés que la marie remplissait et cherchait à les peupler de cette vie grouillante. Il éprouvait un bonheur extraordinaire à diriger ainsi des existences. Il parlait à ses bêtes, les encourageait, leur donnait des ordres. Au fur et à mesure qu'il reculait devant la marée, ses pas laissaient des empreintes dans lesquelles l'eau s'engouffrait et retenait les bêtes prisonnières. Henry en tirait une sensation de toute puissance. Il s'accoupit au bord de l'eau et se pencha tant que ses cheveux lui tombèrent dans les yeux. Le soleil à son zénith déversait sur lui ses flèches invisibles.

Roger attendait. Il avait commencé par se cacher derrière un gros palmier mais Henry était tellement absorbé qu'il ne risquait rien à se montrer. Il inspecta la plage. Percival s'éloignait en pleurant et Johnny régnait seul et triomphant sur ses châteauX, Il chantonnait à mi-voix et continuait à jeter du sable à un Pervical imaginaire. Derrière lui, Roger apercevait le plateau et des gerbes d'éclaboussures brillantes qui marquaient les plongeons de Ralph, Simon Porcinet et Maurice dans la piscine. Il tendait l'oreille, mais entendait à peine leurs cris.

Une brise soudaine agita les feston de palmes, puis secoua les frondaisons. Près de deux mètres au-dessus de Roger, un bouquet de noix de coco - de grosses boules fibreuses de la taille d'un ballon de rugby - furent arrachées à leurs tiges. Elles tombèrent autour de lui avec un bruit sourd, mais sans le toucher. Roger ne pensa même pas qu'il venait de l'échapper belle et son regard resta posé sur Henry pour revenir ensuite aux noix de coco. ... [...]
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WolandWoland16 février 2016
[...] ... - "Il faut que tu partes, Ralph. Tout de suite ..."

Il brandit son javelot dans un essai d'intimidation.

- "Allez, file. Compris ?"

Erik l'approuva d'un signe de tête et pourfendit l'air de son arme. Ralph ne bougeait pas, appuyé sur ses avant-bras.

- "Je suis venu vous voir, vous deux."

Il parlait d'une voix épaisse et sa gorge lui faisait mal, bien qu'elle n'eût reçu aucun blessure.

- "C'est vous deux que je suis venu voir ..."

Les mots ne suffisaient pas pour exprimer sa peine profonde. Il se tut, tandis que les étoiles brillantes paraissaient toutes ensembles dans le ciel et dansaient en tous sens.

Sam s'agita, mal à l'aise.

- "Je t'assure, Ralph, tu ferais mieux de partir."

Ralph leva la tête.

- "Vous ne portez aucun bariolage vous deux. Comment pouvez-vous ... S'il faisait jour ..."

S'il faisait jour, la honte les brûlerait en reconnaissant certaines choses. Mais il faisait noir. Erik reprit la parole et les jumeaux recommencèrent leur antienne.

- "Il faut que tu partes, parce que c'est dangereux ...

- ... ils nous on forcés. Ils nous ont fait mal ...

- Qui ? Jack ?

- Oh ! non ..."

Ils se penchèrent vers lui et baissèrent la voix.

- "File d'ici, Ralph ...

- ... c'est une tribu ...


- ... ils nous ont forcés ...

- ... on n'a pas pu résister ..."

Quand Ralph reprit la parole, ce fut d'une voix basse, oppressée.

- "Qu'est-ce que j'ai fait ? ... Je l'aimais bien ... et je voulais organiser notre sauvetage ..."

De nouveau, les étoiles dansèrent dans le ciel. Erik secoua gravement la tête.

- "Ecoute, Ralph. Ne cherche pas la logique. Ca n'existe plus ...

- Ne pense plus à qui est le chef ...

- ... pour ton propre bien, il faut que tu files ...

- Le chef et Roger ...

- Oui, Roger ...

- Ils te détestent, Ralph. Ils veulent ta peau.

- Demain, ils feront une battue pour t'avoir.

- Mais pourquoi ?" (...) [...]
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cicou45cicou4521 novembre 2014
PIGGY : Qu'est-ce qui vaut mieux ? Des lois pour être sauvés, ou bien la chasse pou être détruits ? Avoir des règles et les respecter, ou chasser et tuer comme une bande de sauvages ?

RAPPH : Cochonou ?

PIGGY : Vous pensez que vous faites quoi là , hein ? Avec vos lances et vos pierres ? Ça, ça veut dire que vous devez m'écouter, vous m'entendez ? Ça, ça veut dire que nous avons quelque chose à quoi nous raccrocher pour ne pas oublier qui nous sommes. Vous comprenez ? Moi je n'ai pas oublié, je n'ai pas oublié tout ce que j'ai appris.
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goodgarngoodgarn12 mai 2012
- Oui, c'était comme ça au début, répliqua Ralph, avant que les choses...
Il s'interrompit.
- Au début, on s'entendait...
L'officier l'encouragea du menton.
- Oui, je comprends. La belle aventure. Les Robinsons...
Ralph fixa sur lui des yeux vides. Il se remémora dans un éclair l'éclat prestigieux qui avait autrefois baigné cette plage. Mais l'île n'était plus qu'un amas de bois mort, calciné. Simon était mort... et Jack avait... Les larmes lui jaillirent des yeux et des sanglots le secouérent. Pour la premiére fois depuis leur arrivée dans l'île, il s'abandonnait au chagrin et des spasmes déchirants le secouaient des pieds à la tête. Il exhalait son désarroi sous la nappe de fumée noire qui recouvrait les ruines fumantes de l'île. Pris de contagion, les autres petits garçons commencèrent à trembler et à sangloter. Au milieu d'eux, couvert de crasse, la chevelure emmêlée et le nez sale, Ralph pleurait sur la fin de l'innocence, la noirceur du coeur humain et la chute dans l'espace de cet ami fidéle et avisé qu'on appelait Porcinet.
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Gwen21Gwen2125 juin 2013
Note bibliographique sur William Golding (par lui-même)

Le salut de l'humanité réside en chacun de nous, non pas dans un système, une croyance, ou à l'intérieur d'une frontière donnée. L'ennemi n'est pas au-dehors, mais en dedans.
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Video de William Golding (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Golding
Bande-annonce du DVD Sa majesté des mouches
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