> Hélène Châtelain (Traducteur)
> Denis Dabbadie (Traducteur)
> Caroline Bérenger (Traducteur)

ISBN : 2864324431
Éditeur : Verdier (2008)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
L'île polaire de Kolgouev est le cœur du récit. C'est en lui donnant une dimension imaginaire que Golovanov parvient à décrire avec le plus de fidélité cet espace géographique et mental. Il raconte ses expéditions en mêlant à ses impressions, ses propres sensations, des... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par gigi55, le 10 avril 2010

    gigi55
    Vassili Golovanov prend très au sérieux le récit de ses voyages vers l'île de Kolgouev, toute proche de la Nouvelle Zemble dans l'Océan Arctique russe. Ce récit à la première personne nous introduit au monde à la fois très pur et complètement décadent de Kolgouev où les Nenets éleveurs de rennes survivent de plus en plus difficilement aux ravages de l'alcoolisme causé par l'extinction progressive de leur mode de vie nomade traditionnel. L'auteur retrace avec sincérité l'évolution de ses états d'âme entre l'extase devant la nuit arctique somptueuse et la souffrance provoquée par de longues marches à travers la toundra détrempée.
    On n'oubliera pas quelques beaux personnages comme le fier Nikita, dernier des héros.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alienor, le 02 février 2010

    Alienor
    C'est le titre de ce livre qui avait en tout premier lieu attiré mon attention. Un titre qui laissait présager qu'il ne s'agissait pas d'un simple récit de voyage. Et je n'ai pas été déçue car c'est effectivement bien plus que ça.
    Ce périple dans le grand Nord effectué par l'auteur, un journaliste russe plutôt désabusé qui a longtemps porté en lui cette expédition avant de la concrétiser, est une initiation. Initiation pour lui bien sûr, mais aussi pour le lecteur, qui découvre l'île de Kolgouev, polaire et presque désertique. Et avec elle sa flore, sa faune, et surtout ses habitants peu nombreux : les Nenets.
    Les faits, les impressions, les sentiments divers et opposés ressentis, les contes et légendes liés à cette île ; tout se mêle en une prose lyrique qui fait de ce livre une œuvre assez magique et totalement inclassable.
    Ma préférence va aux deux premières parties des quatre qui composent l'ensemble. Intitulées le livre du rêve et le livre de la fuite, elles sont pour moi les plus belles et les plus poétiques. Car elles font la part belle à l'imaginaire de cet homme qui a tant rêvé de cette île. Une île fantasmée et idéalisée (« C'est l'idée de l'île que j'ai aimée, bien avant d'y mettre le pied »). Les deux suivantes, le livre de l'expédition et le livre des destins, sont le journal de l'aventure puis de son achèvement et fourmillent de détails sur les écrits d'autres explorateurs qui ont avant lui fait l'expérience de la vie sur ce territoire perdu au bout du bout du monde. Un territoire vu comme une quête du Graal qui donnera sens à sa vie…à la vie.
    Et la conclusion de ce récit montre que cette quête n'aura pas été vaine, même si la conquête fut coriace.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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Citations et extraits

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  • Par gigi55, le 05 avril 2010

    Avoir la foi ou non, c'est le problème des hommes. Les dieux s'en moquent. Leur rôle est de créer. En langue nenets, les quatre éléments sont désignés par des mots simples, mélodieux comme des notes de musique : i — l'eau ; ia — la terre ; tou — le feu; noum — le ciel. Les sons premiers, fondateurs. Ce jour-là, il n'y avait autour de nous que cette pulsation originelle, rien d'autre. Peut-être les dieux avaient-ils décidé de détruire ou d'effacer de la face de la terre cette île, éphémère et inutile, qui avait épuisé tout sens et toute histoire. Peut-être jouaient-ils simplement à créer des formes, puis d'autres. Quelle importance ? Mais leur présence et leur force gigantesque étaient là, bien là; leur génie s'exprimait dans chaque trace que le flux et le reflux des vagues dessinaient sur le sable.
    p. 263
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  • Par Alienor, le 03 février 2010

    La liberté, comme l'amour, se passe de définition. Tout comme lui, elle porte en elle son propre sens.
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