> Francesco M. Cataluccio (Préfacier, etc.)

ISBN : 2869309864
Éditeur : Payot et Rivages (1995)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Un itinéraire désacralisant à travers les interprétations de l'homme et du monde qui ont fondé l'Occident moderne. De Kant à Hegel, de Schopenhauer à Kierkegard, de Sartre à Heidegger, l'excentrique leçon de philosophie du plus grand écrivain polonais de ce siècle. En s... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par hupomnemata, le 28 juillet 2011

    Selon le marxisme, nous nous trouvons devant une humanité déformée. C'est l'exploitation qui est la source de la force. C'est notre conscience qui est déformée, parce qu'elle s'est adaptée à un système d'exploitation qu'elle ne veut pas avouer.
    Le marxisme est une tentative de démystification.
    En un sens philosophique, le marxisme ne pose pas une idée précise du monde, mais seulement une libération de la conscience pour qu'elle puisse réagir d'une façon authentique et non déformée devant le monde et l'homme.
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  • Par hupomnemata, le 28 juillet 2011

    Et pourtant, après une profonde analyse du problème, posé dans l'oeuvre de Descartes, Kant, de Husserl, Sartre se voit obligé d'admettre que pour un raisonnement strictement philosophique l'existence de l'autre est formellement inacceptable. Pourquoi? Parce que, dans mon essence absolue, je suis, comme on l'a vu, une conscience pure, un sujet... Et si j'admettais qu'un autre homme est également une conscience, alors pour cette conscience-là, étrangère, je deviens à l'instant même un objet, donc une chose. Or, pour un raisonnement strict, il ne saurait y avoir deux sujets, un sujet excluant forcément l'autre.
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  • Par hupomnemata, le 28 juillet 2011

    L'art nous montre le jeu de la nature et de ses forces, c'est-à-dire la volonté de vivre. Shopenhauer est concret dans cette matière. Il demande: pourquoi la façade d'une cathédrale nous enchante, tandis qu'un mur tout simple ne nous intéresse pas? C'est parce que la volonté de vivre de la matière s'exprime dans la pesanteur et dans la résistance. Or, un mur ne met pas en évidence le jeu de ses forces, puisque chaque particule du mur résiste et pèse à la fois. Tandis que la façade de la cathédrale montre ces forces-là en action, puisque les colonnes résistent et les chapiteaux pèsent. On voit la lutte entre la pesanteur et la résistance. Il nous explique aussi pourquoi une colonne tordue (courbe) ne nous satisfait pas assez. De même, une colonne ronde est meilleure qu'une colonne carrée.
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  • Par hupomnemata, le 28 juillet 2011

    Voulez-vous retrouver ces deux-là, subjectivisme et objectivisme, dans le domaine des arts? Voyez! La Renaissance n'est-elle pas objectivisme, l'art baroque subjectivisme? En musique, Beethoven est subjectif, Bach objectif. Et de grand esprits, des artistes, des penseurs tels qu'un Montaigne ou un Nietzsche, ne se sont-ils pas réclamés du subjectivisme? Voulez-vous vous rendre compte à quel point cette déchirure dualiste continue à saigner? Veuillez lire les pages dramatiques que, dans LÊtre et le Néant, Sartre consacre à une bien étrange question: existe-t-il, à part moi, d'autre hommes?
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  • Par brigetoun, le 01 mai 2010

    La praxis, c'est l'action pratique consciente. Selon Marx, la pensée doit se matérialiser dans l'action. L'idée doit se transformer en une force historique.
    La contemplation va au diable.
    Le marxisme déclare l'impossibilité de toute théorie non matérialisée.
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