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Les envoûtés » est un roman gothique et d'épouvante. Nous y retrouvons tous lieux communs du genre : un château lugubre surgit du brouillard et de la forêt, des dédales et des souterrains pour y parvenir, des phénomènes de possession, la présence d'un esprit malin, …
Mais il y a aussi d'autres éléments moins habituels comme l' analyse psychologique qui conduit
Witold Gombrowicz à s'interroger sur la notion d'identité. L'analyse sociologique n'est pas en reste : nous sommes en présence d'une société constituée de classes cloisonnées qui ont bien du mal à se côtoyer tels que la grande et moyenne noblesse déclinante, les demi-mondains arrogants et les milieux populaires, société où l'ambition sociale joue un rôle de première importance quels que soient les moyens utilisés.
L'auteur a tout de même bien du mal à aller jusqu'au bout du genre fantastique, le dénouement faisant appel à une rationalité de bon aloi.
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Les envoûtés » n'est donc pas une oeuvre majeure de l'auteur (quelque longueurs, l'ensemble un peu décousu, quelques invraisemblances) mais il m'a donnée envie d'en savoir plus sur
Witold Gombrowicz, à suivre donc !
A noter que ce n'est que quelques jours avant sa mort, en juillet 1969, que
Gombrowicz revendiqua l'œuvre dans sa biographie : « Je suis néanmoins porté à croire que cette idée de "mauvais roman" fut l'apogée de ma carrière littéraire - jamais, ni avant ni après, je n'ai conçu d'idée plus créatrice. »