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> Arthur Adamov (Traducteur)
> Pierre Cahné (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070429288
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 4.37/5 (sur 169 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tolstoï adorait le roman de Gontacharov, "Oblomov". Il trouvait que l'auteur avait su créer par le biais de son personnage un type de caractère nouveau. Ainsi Oblomov entra dans l'histoire de la littérature et de la vie courante au même titre qu'un Tartuffe ou qu'une Ma... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ecrits-slaves, le 29 juin 2008

    Ecrits-slaves
    Livre culte en russie, quasiment inconnu dans nos contrées ... Quelle erreur !!
    Pour le petit résumé :Jeune aristocrate, Oblomov, réussirait très certainement sa vie, s'il n'avait pas un vice : sa couette ... Lent, mou, désinvolte, raté par excellence, incapable d'activité ou d'envie, il se morfond et se prélasse. le culte de la paresse. Entre mélancolie et et critique acerbe de la société et de son aristocratie, Gontcharov livre là un chef d'oeuvre.
    C'est une alliance remarquable entre l'humour (notamment avec le vieux domestique Zakhar qui est le symbole de tous les domestiques de la littérature russe, orgueilleux, raleur et paresseux) et le frisson d'horreur devant une vie inexploitée. La ruine guette, l'amour se fane, la poussière s'accumule, mais Oblomov garde sa robe de chambre et fait l'autruche. le style magnifique de l'auteur montre bien comment on peut de son plein gré se rendre inapte à la vie. Une grande réflexion s'emparera de ceux qui pourraient éventuellement se reconnaitre dans le personnage...Personnellement je l'ai lu d'une traite (malgré les quelques passages longuets) et je dois avouer ne pas être sortie indemne de la dernière page tournée.
    On peut souvent lire : "L'inertie du héros est moins une abdication que le refus farouche de tout divertissement. L'humour et la poèsie sont au service d'une question que Gontcharov laisse ouverte : et si la paresse, après tout, était moins un vice qu'une forme de sagesse ?" ... Personnellement je ne l'ai pas lu sous cet angle et les ratés de la vie du héros m'ont laissé amère ... A l'occasion je le relirai pour voir si l'identification à Oblomov est toujours d'actualité ...
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    • Livres 4.00/5
    Par soleil, le 23 décembre 2014

    soleil
    Je ne sais plus quel blog ou quel site m'a fait découvrir "Oblomov" d'Ivan Gontcharov mais la littérature russe me plaisant déjà beaucoup, je sentis que j'allais être conquise. D'ailleurs la couverture encore une fois m'a attirée vers ce roman car en l'empruntant à la médiathèque, je n'ai pas cherché à lire la quatrième de couverture. La nationalité de l'écrivain, l'image et l'appréciation ont oeuvré pour que j'aille vers lui.
    ---------------------------
    L'histoire : Oblomov qui est un propriétaire terrien vit en ville, ou plutôt vit sur son canapé, alangui, toute la journée. Il reçoit ses amis qui sollicitent sa présence pour aller au théâtre, au restaurant, mais il préfère végéter sur son divan. Zakhar son fidèle serviteur le bouscule parfois, l'enjoignant à se lever, à se laver, à régler les problèmes matériels mais le maître n'en a cure. Il se complait dans sa léthargie et l'on sent toute la peine qu'il a à passer à l'action, à passer de la position couchée à assise puis assise à debout. le seul dynamisme dont il fait preuve est de parler de façon acerbe à Zakhar, de l'invectiver en permanence et de trouver mille et une ruses pour échapper à toute proposition de sortie faite par ses amis. L'amour viendra le chercher mais saura-t-il le garder ? Et sa procrastination n'engendrera-t-elle pas sa perte financière voire sa perte tout court ?

    Mon avis : il s'agit d'un roman dont la première partie comporte plus de dialogues qu'escomptés et qui est théâtral. En effet, les amis vont, viennent, le serviteur entre, sort, le médecin passe, s'en va. Si Oblomov est immobile, les autres tournent autour de lui ce qui donne de l'allant, une dynamique. On ne reste donc pas englué avec Oblomov mais on est spectateur des agissements de ses amis, lesquels sont comme des planètes qui tourneraient autour d'un astre. Dès qu'Oblomov se lève enfin, on se dit : "ouf" ! Or c'est sans compter qu'Oblomov est capable de mettre sa mollesse au service de bien d'autres choses encore.
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman très agréable à lire, les personnages et leur histoire. Ils sont touchants, différents et si j'ai eu parfois envie d'invectiver Oblomov ou s'il m'a agacée au début du roman, il a su me conquérir par sa sympathie.
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    • Livres 4.00/5
    Par oblo, le 13 mai 2015

    oblo
    Oblomov est un aboulique : il est sans volonté. Issu d'une famille aristocratique, oisif sans vergogne, il se contente de ses revenus, reçoit peu mais a un ami : Stolz, qui l'oblige à sortir. Durant l'une de leurs sorties, Oblomov croise Olga, à qui il fait une cour discrète et longue cependant que Stolz, son ami, retenu à l'étranger, éprouve aussi quelque attirance pour Olga. La paresse, toujours la paresse, oblige Oblomov à rompe : c'est le début de la déchéance. Oblomov vit dans les faubourgs de Pétersbourg, chez les Tarantiev qui l'escroquent. Entre temps, Oblomov s'est épris d'Agafia, la sœur de Tarantiev, femme simple avec laquelle il imagine une vie de bonheur entre les enfants, dans le domaine familial. le mode de vie d'Oblomov le condamne à une mort prématurée d'une tristesse absolue.
    Le roman de Gontcharov a nourri la langue russe, qui dépeint la paresse et la souffrance qui en est issue par le mot Oblomovtchina. Dans ce monde qui s'agite, qui s'abreuve des nouvelles et des affaires qui sont conclues, Oblomov est comme à contre-courant : il voit l'inutilité de cette course à la vie, il perçoit les hypocrisies érigées en norme et rêve, pour sa part, d'une vie sans peine, sans travail, mais pleine d'affection. Lui qui ne peut être déjà lui-même ne veut pas être les autres. En cela, peut-être, Oblomov est un modèle de sagesse, remettant en cause la notion même de but, et de sens de la vie. Oblomov n'attend rien de la vie : il se laisse dominer par elle et ne se rebelle pas : n'y a-t-il pas là la voie d'un bonheur, même simple ?
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    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui, le 12 août 2012

    laurentgui
    Un roman russe mettant en scène un homme dont le principal signe distinctif apparent est l'oisiveté, sa propension à rechercher à tout moment la position allongée, pour le sommeil ou bien des songeries, en tout cas l'inaction, le tout dans la solitude et le calme. Au fil des chapitres, on découvre son enfance, puis le développement de sa vie entière. Extrêmement bien ficelé et écrit, ce récit s'avère bien moins soporifique que le sujet ne pourrait le laisser présager. En filigrane se confrontent sans s'opposer forcément des philosophies de vie, des personnalités différentes. J'ai beaucoup aimé et recommande cette œuvre aux amateurs de littérature russe notamment. Je recommande aux lecteurs de ne pas commencer par la préface, de la lire plutôt à la fin, car elle dévoile absolument tout le contenu et les enjeux, et c'est un peu dommage.
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    • Livres 5.00/5
    Par Pseudonyme, le 05 septembre 2014

    Pseudonyme
    Pour Oblomov la fainéantise est plus qu'un état d'esprit, c'est un art de vivre qu'il cultive parfaitement. Oblomov est donc un aristocrate paresseux qui passe ses journées à dormir et qui peine à se lever même pour recevoir ses amis. Son divan est d'ailleurs son meilleur ami ! Mais Oblomov n'est pas seulement un homme inactif, c'est aussi un homme naïf et bon, mais déconnecté de la société qui l'entoure. Comment vivre au ralenti dans un monde qui en demande toujours plus ? Vous l'aurez deviné, ce livre est aussi considéré comme une satire d'une certaine caste russe : la noblesse. Toutefois, la question que pose ce roman et que j'ai essayé de retranscrire avec mes mots et très actuelle. Très bien écrit, le ton est mordant et incisif, Oblomov est un classique de la littérature russe et est d'ailleurs encensée à l'époque par Tolstoï et Dostoïevski. Publié en 1859, ce roman d'Ivan Gontacharov a donné naissance au terme d'Oblomovisme. Si vous vous décidez à lire ce livre, privilégiez l'édition de poche plutôt que folio, car elle est controversée comme nous l'apprend Wikipédia…
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Citations et extraits

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  • Par Jooh, le 04 octobre 2014

    A l’école de la vie, elle avait suivi un cours intensif. Chaque heure d’expérience, même la plus insignifiante, à peine perceptible, chaque évènement qui, tel un oiseau, passerait inaperçu aux yeux d’un homme sont saisis par une jeune fille avec une rapidité inexplicable : la courbe, décrite au loin par ce vol, laisse dans sa mémoire une empreinte ineffaçable, sert de repère et de leçon. Là où un homme a besoin d’un poteau indicateur, elle se contente d’un bruissement de vent, d’un tremblement d’air à peine audible. Pour quelle raison le visage d’une insouciante jeune fille dont la naïveté faisait rire une semaine auparavant exprime-t-il soudain une pensée grave ? Quelle est donc cette pensée ? Elle semble contenir à elle seule toute la logique, toute la philosophie des hommes, spéculative, comme empirique, bref, tout un système de vie !
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  • Par Jooh, le 20 septembre 2014

    A l’école de la vie, elle avait suivi un cours intensif. Chaque heure d’expérience, même la plus insignifiante, à peine perceptible, chaque évènement qui, tel un oiseau, passerait inaperçu aux yeux d’un homme sont saisis par une jeune fille avec une rapidité inexplicable : la courbe, décrite au loin par ce vol, laisse dans sa mémoire une empreinte ineffaçable, sert de repère et de leçon. Là où un homme a besoin d’un poteau indicateur, elle se contente d’un bruissement de vent, d’un tremblement d’air à peine audible. Pour quelle raison le visage d’une insouciante jeune fille dont la naïveté faisait rire une semaine auparavant exprime-t-il soudain une pensée grave ? Quelle est donc cette pensée ? Elle semble contenir à elle seule toute la logique, toute la philosophie des hommes, spéculative, comme empirique, bref, tout un système de vie !
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  • Par Jooh, le 13 septembre 2014

    Si ces lois et ces raisons ont été peu étudiées jusqu’à maintenant, c’est parce qu’un homme atteint d’amour à mieux à faire que de suivre d’un œil savant les impressions qui se glissent dans son âme, les sentiments qui le figent comme dans un sommeil, les yeux qui deviennent aveugles ; que de remarquer à partir de quel moment le pouls, puis le cœur commencent à battre plus fort, comment du jour au lendemain naît un dévouement jusqu’au tombeau, le goût du sacrifice, comment petit à petit le moi disparaît pour passer en lui ou elle, comment l’intelligence s’émousse ou s’affine d’une façon extraordinaire, comment la volonté s’adonne à la volonté de l’autre, comment la tête se penche, les genoux se mettent à trembler, comment viennent les larmes, la fièvre…
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  • Par Jooh, le 11 septembre 2014

    Jamais dans ma vie n’a brûlé aucun feu, salutaire ou destructeur. Elle n’a jamais ressemblé à une matinée que le soleil levant colore petit à petit, puis embrase, et qui enfin devient jour, comme chez les autres, pour flamboyer et répandre la chaleur, et où ensuite, tout bouillent, tout bouge dans un après-midi torride, pour s’adoucir de plus en plus, s’estomper et enfin s’éteindre progressivement, de manière naturelle, vers le soir. Ma vie à moi a commencé par s’éteindre, aussi étrange que cela puisse paraître. Depuis la première minute où j’ai eu conscience de moi-même, je me suis senti m’éteindre.
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  • Par Jooh, le 22 septembre 2014

    Non, ta tristesse, ton vague à l’âme, si c’est bien ce que je pense, sont plutôt un signe de force… Les recherches d’un esprit vif et excité tendent parfois à dépasser les limites de l’existence, et, bien sûr, ne trouvent pas de réponses. C’est alors que vient la tristesse… ce mécontentement provisoire de la vie… C’est la tristesse de l’âme qui questionne la vie sur son mystère…

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La chronique de Gérard Collard - Oblomov
Oblomov de Ivan Gontcharov, Pierre Cahné et Arthur Adamov aux éditions du Livre de Poche Oblomov ? D'abord un mythe littéraire aussi vivant et emblématique en Russie que Don Juan, Don...











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