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Arthur Adamov (Traducteur)Pierre Cahné (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070429288
Éditeur : Gallimard (2007)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 204 notes)
Résumé :
Tolstoï adorait le roman de Gontacharov, "Oblomov". Il trouvait que l'auteur avait su créer par le biais de son personnage un type de caractère nouveau. Ainsi Oblomov entra dans l'histoire de la littérature et de la vie courante au même titre qu'un Tartuffe ou qu'une Madame Bovary. Oblomov est un propriétaire terrien vivant à Saint-Pétersbourg à qui rien n'arrive tant notre héros est mou, flemmard à un point jamais atteint, pathologiquement paresseux. Rien n'arrive ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Ecrits-slaves
Ecrits-slaves29 juin 2008
  • Livres 5.00/5
Livre culte en russie, quasiment inconnu dans nos contrées ... Quelle erreur !!
Pour le petit résumé :Jeune aristocrate, Oblomov, réussirait très certainement sa vie, s'il n'avait pas un vice : sa couette ... Lent, mou, désinvolte, raté par excellence, incapable d'activité ou d'envie, il se morfond et se prélasse. le culte de la paresse. Entre mélancolie et et critique acerbe de la société et de son aristocratie, Gontcharov livre là un chef d'oeuvre.
C'est une alliance remarquable entre l'humour (notamment avec le vieux domestique Zakhar qui est le symbole de tous les domestiques de la littérature russe, orgueilleux, raleur et paresseux) et le frisson d'horreur devant une vie inexploitée. La ruine guette, l'amour se fane, la poussière s'accumule, mais Oblomov garde sa robe de chambre et fait l'autruche. le style magnifique de l'auteur montre bien comment on peut de son plein gré se rendre inapte à la vie. Une grande réflexion s'emparera de ceux qui pourraient éventuellement se reconnaitre dans le personnage...Personnellement je l'ai lu d'une traite (malgré les quelques passages longuets) et je dois avouer ne pas être sortie indemne de la dernière page tournée.
On peut souvent lire : "L'inertie du héros est moins une abdication que le refus farouche de tout divertissement. L'humour et la poèsie sont au service d'une question que Gontcharov laisse ouverte : et si la paresse, après tout, était moins un vice qu'une forme de sagesse ?" ... Personnellement je ne l'ai pas lu sous cet angle et les ratés de la vie du héros m'ont laissé amère ... A l'occasion je le relirai pour voir si l'identification à Oblomov est toujours d'actualité ...
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soleil
soleil23 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Je ne sais plus quel blog ou quel site m'a fait découvrir "Oblomov" d'Ivan Gontcharov mais la littérature russe me plaisant déjà beaucoup, je sentis que j'allais être conquise. D'ailleurs la couverture encore une fois m'a attirée vers ce roman car en l'empruntant à la médiathèque, je n'ai pas cherché à lire la quatrième de couverture. La nationalité de l'écrivain, l'image et l'appréciation ont oeuvré pour que j'aille vers lui.
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L'histoire : Oblomov qui est un propriétaire terrien vit en ville, ou plutôt vit sur son canapé, alangui, toute la journée. Il reçoit ses amis qui sollicitent sa présence pour aller au théâtre, au restaurant, mais il préfère végéter sur son divan. Zakhar son fidèle serviteur le bouscule parfois, l'enjoignant à se lever, à se laver, à régler les problèmes matériels mais le maître n'en a cure. Il se complait dans sa léthargie et l'on sent toute la peine qu'il a à passer à l'action, à passer de la position couchée à assise puis assise à debout. le seul dynamisme dont il fait preuve est de parler de façon acerbe à Zakhar, de l'invectiver en permanence et de trouver mille et une ruses pour échapper à toute proposition de sortie faite par ses amis. L'amour viendra le chercher mais saura-t-il le garder ? Et sa procrastination n'engendrera-t-elle pas sa perte financière voire sa perte tout court ?

Mon avis : il s'agit d'un roman dont la première partie comporte plus de dialogues qu'escomptés et qui est théâtral. En effet, les amis vont, viennent, le serviteur entre, sort, le médecin passe, s'en va. Si Oblomov est immobile, les autres tournent autour de lui ce qui donne de l'allant, une dynamique. On ne reste donc pas englué avec Oblomov mais on est spectateur des agissements de ses amis, lesquels sont comme des planètes qui tourneraient autour d'un astre. Dès qu'Oblomov se lève enfin, on se dit : "ouf" ! Or c'est sans compter qu'Oblomov est capable de mettre sa mollesse au service de bien d'autres choses encore.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman très agréable à lire, les personnages et leur histoire. Ils sont touchants, différents et si j'ai eu parfois envie d'invectiver Oblomov ou s'il m'a agacée au début du roman, il a su me conquérir par sa sympathie.
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Apoapo
Apoapo12 février 2016
  • Livres 5.00/5
Tout au long de cette lecture longue et extraordinaire, je me suis posé ces questions : le caractère d'engagement social de l'auteur – sa critique d'un certain « esprit russe » ou simplement de la petite noblesse de son époque et de l'éducation qu'elle réservait à la jeunesse – primait-il sur la fiction et l'aspiration au réalisme complexe du personnage ; et même, émettait-il seulement un jugement de valeur sur Oblomov, comparé et opposé à Stolz, l'Allemand, ou sur l'oblomovisme ? Je n'ai pas la réponse. Il me semble possible que l'auteur ait changé d'avis au cours de l'oeuvre, et peut-être même de conception de l'oblomovisme.
En effet le récit est clairement scandé en parties très différentes, dans le style, le temps de l'action, et justement le rapport au héros et à son apathie paralysante. Ces parties ne correspondent pas aux quatre « parties », que j'appellerais plutôt « livres », visibles dans le texte.
Ce que je qualifie de première partie présente Oblomov par contraste avec une ribambelle de visiteurs qui se présentent chez lui au cours d'une journée. Véritables types ou caractères à la La Bruyère, ils partagent tous avec Oblomov, sous la plume de Gontcharov, des traits ridicules ; l'effet comique est renforcé par l'abondance des dialogues, dans une théâtralité prémonitoire de l'absurde d'un Beckett ou d'un Ionesco, surtout dans les tirades entre Ilia Ilitch et son valet Zakhar. Oblomov qui a la flemme de faire sa toilette provoque l'hilarité.
Mais cette « Première partie » contient le célèbre « Songe d'Oblomov », (pp. 139-199) : une vraie nouvelle aux tons idylliques sur la nostalgie de l'enfance bucolique du héros. Ici déjà l'auteur montre de l'indulgence envers l'oblomovisme, presque de l'approbation :
« Ils n'ont jamais entendu parler de la vie dite laborieuse, de gens dont le coeur est tourmenté par des soucis et qui s'agitent on ne sait pourquoi, parcourant la surface du globe de pays en pays ou consacrant sans fin leur vie à une oeuvre impérissable.
De même les oblomoviens croient difficilement aux soucis de l'âme ; ils sont loin d'identifier la vie à une circulation d'aspirations incessantes vers un lieu, vers un but. Ils craignent la flamme des passions pire que la peste. Si l'éruption d'un volcan intérieur dans l'âme de certains consume aussi leur corps, l'âme des oblomoviens, elle, se prélasse paisiblement, sans la moindre entrave, dans leur corps ramolli. » (p. 170).
La « Deuxième partie » s'ouvre avec l'apparition de Stolz. L'opposition s'installe. Mais n'oublions pas qu'Oblomov accepte d'accompagner son ami partout, dans la frénésie de son activité mondaine ; et là, on aperçoit pour la première fois la grandeur d'âme d'Ilia Ilitch :
« - Qu'est-ce qui te déplaît donc tant ici ?
- Tout. Cette course perpétuelle, cet éternel jeu de vilaines petites passions, l'avarice surtout, ces crocs-en-jambe qu'on se fait l'un à l'autre, ces commérages, ces ragots, ces mauvais coups, cette façon de vous toiser. […] Ces gens aux visages si dignes, si intelligents à première vue, ne savent dire que : "On a donné tant à un tel, tel autre a reçu un fermage." […] Tout cela n'est qu'ennui ! Où est l'homme dans tout cela ? Où est son intégrité ? Où est-il passé, comment s'est-il éparpillé en futilités ? » (p. 240).
Bientôt apparaît Olga, l'amour d'Oblomov, dont se composent l'intégralité de la « Deuxième partie » et de la « Troisième partie », qui se déroulent au cours d'un été et jusqu'au printemps successif, jusqu'à la p. 507, formant donc le récit le plus long de l'ouvrage. L'oblomovisme empêche l'éclosion de la relation amoureuse, rend les deux personnages principaux irréversiblement malheureux ; de nouveau, l'oblomovisme, sous les traits d'une sorte d'immaturité, de couardise et de procrastination asphyxiantes, semble dérisoire, mais non ridicule. Pourtant à un second degré, je ne peux m'empêcher de penser que c'est toute une conception des relations amoureuses, et de leur représentation littéraire de l'époque que l'auteur vise de sa plume acérée. Cette histoire nous tient en haleine mais ne m'inspire pas d'amertume pour le dénouement inaccompli... Surtout compte tenu des jugements rapportés dans les deux cit. précédentes. Oblomovisme poltron, contre sentimentalité d'Olga fleur bleue.
Enfin, la « Quatrième partie » qui s'étend sur environ une décennie, prend les tons des romans réalistes du XIXe s. : l'oblomovisme est encore présent mais presque en arrière-plan par rapport à la trame qui voit Oblomov en victime misérable d'abord, en homme comblé ensuite ; la vraie dialectique ici est celle entre la valeur morale du héros, provoquant la fidélité de Stolz et d'Olga ainsi que le dévouement d'Agafia Matvéevna d'une part, contre l'abjection des profiteurs.
« Et Oblomov lui-même ? […] il finit par décider qu'il n'avait pas à aller plus loin, qu'il n'avait plus rien à chercher, que l'idéal de sa vie s'était réalisé, bien qu'il fût sans poésie, sans ces couleurs avec lesquelles son imagination lui avait jadis dépeint la vie seigneuriale large et insouciante dans sa campagne natale, parmi les paysans et la domesticité.
[…]
Il triomphait intérieurement d'avoir fui ces exigences et ces menaces qui le tourmentaient et l'importunaient, d'avoir perdu de vue ces horizons où brillent les éclairs des grandes joies, mais où retentit soudain le tonnerre des grands malheurs, où miroitent des espoirs mensongers et de magnifiques fantômes du bonheur, où l'homme est rongé, consumé par sa propre pensée et tué par la passion ; où l'intelligence succombe ou triomphe, où l'homme mène un combat permanent et ne quitte le champ de bataille qu'exténué, mais toujours aussi insatisfait et insatiable. Lui qui sans avoir éprouvé de voluptés gagnées au combat y avait renoncé, ne se sentait calme que dans un coin oublié, étranger au mouvement, à la lutte, à la vie. » (pp. 642-643).
La chute même de ce grand roman est on ne peut plus ouverte. le piège de la mièvrerie, ou du tragique grandiose, et la tentation du nihilisme sont également écartés. Et la grandeur de l'oeuvre, en conclusion, provient sans doute surtout de cette ouverture.
PS : Wikipedia recommande d'éviter l'édition Gallimard – Folio, et de lui préférer celle-ci, L'Âge d'Homme – Livre de poche, pour cause de coupures dans la traduction.
PPS : Un ami russophone m'assure de l'importance du nom du héros. Ilia (Ilitch) frappe pour sa banalité, Oblomov indique une "coupure", une "cassure", une "scission". Retour sur la lecture "sociologique" ?
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nath45
nath4508 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Je viens de passer une semaine en très bonne compagnie, avec Oblomov, un personnage mythique de la littérature russe. Il tend à la rêverie, il est incapable de prendre des décisions et il a une aversion profonde pour toute forme d’effort, oui mais comme le définit très bien son ami Stolz "Oblomov à cette qualité plus précieuse que la plus fine intelligence : son cœur honnête et fidèle ! Ce trésor qu'il a sauvegardé tout au long de la vie. A chaque coup encaissé il tombait, se refroidissait, s'endormait, enfin, abattu et désenchanté, il a perdu les forces vitales, mais non son honnêteté et sa fidélité. Son cœur n'a pas émis une seule fausse note, il ne s'est pas couvert de boue...Son âme demeurera toujours aussi pure, limpide, et honnête... C'est une âme transparente, cristalline ; des gens comme ça se rencontrent rarement, ils sont des perles dans la foule ! On ne saurait acheter son cœur" je vous l'avais bien dit que c'était un être exceptionnel.
C'est aussi un roman qui n'est pas dépourvu d'humour surtout entre Oblomov et son domestique Zakhar.
C'est un roman qui nous fait réfléchir sur l'idée du bonheur, de la vie, de la place du travail, de l'oisiveté, sur qui a été heureux, malheureux ....
C'est un grand roman de la littérature qui a pour vocation de nous interroger, de nous faire rêver, et j'ose, rire parfois, alors n'hésitez plus, lisez ce roman.
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oblo
oblo13 mai 2015
  • Livres 4.00/5
Oblomov est un aboulique : il est sans volonté. Issu d'une famille aristocratique, oisif sans vergogne, il se contente de ses revenus, reçoit peu mais a un ami : Stolz, qui l'oblige à sortir. Durant l'une de leurs sorties, Oblomov croise Olga, à qui il fait une cour discrète et longue cependant que Stolz, son ami, retenu à l'étranger, éprouve aussi quelque attirance pour Olga. La paresse, toujours la paresse, oblige Oblomov à rompe : c'est le début de la déchéance. Oblomov vit dans les faubourgs de Pétersbourg, chez les Tarantiev qui l'escroquent. Entre temps, Oblomov s'est épris d'Agafia, la soeur de Tarantiev, femme simple avec laquelle il imagine une vie de bonheur entre les enfants, dans le domaine familial. le mode de vie d'Oblomov le condamne à une mort prématurée d'une tristesse absolue.
Le roman de Gontcharov a nourri la langue russe, qui dépeint la paresse et la souffrance qui en est issue par le mot oblomovtchina. Dans ce monde qui s'agite, qui s'abreuve des nouvelles et des affaires qui sont conclues, Oblomov est comme à contre-courant : il voit l'inutilité de cette course à la vie, il perçoit les hypocrisies érigées en norme et rêve, pour sa part, d'une vie sans peine, sans travail, mais pleine d'affection. Lui qui ne peut être déjà lui-même ne veut pas être les autres. En cela, peut-être, Oblomov est un modèle de sagesse, remettant en cause la notion même de but, et de sens de la vie. Oblomov n'attend rien de la vie : il se laisse dominer par elle et ne se rebelle pas : n'y a-t-il pas là la voie d'un bonheur, même simple ?
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Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh04 octobre 2014
A l’école de la vie, elle avait suivi un cours intensif. Chaque heure d’expérience, même la plus insignifiante, à peine perceptible, chaque évènement qui, tel un oiseau, passerait inaperçu aux yeux d’un homme sont saisis par une jeune fille avec une rapidité inexplicable : la courbe, décrite au loin par ce vol, laisse dans sa mémoire une empreinte ineffaçable, sert de repère et de leçon. Là où un homme a besoin d’un poteau indicateur, elle se contente d’un bruissement de vent, d’un tremblement d’air à peine audible. Pour quelle raison le visage d’une insouciante jeune fille dont la naïveté faisait rire une semaine auparavant exprime-t-il soudain une pensée grave ? Quelle est donc cette pensée ? Elle semble contenir à elle seule toute la logique, toute la philosophie des hommes, spéculative, comme empirique, bref, tout un système de vie !
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JoohJooh13 septembre 2014
Si ces lois et ces raisons ont été peu étudiées jusqu’à maintenant, c’est parce qu’un homme atteint d’amour à mieux à faire que de suivre d’un œil savant les impressions qui se glissent dans son âme, les sentiments qui le figent comme dans un sommeil, les yeux qui deviennent aveugles ; que de remarquer à partir de quel moment le pouls, puis le cœur commencent à battre plus fort, comment du jour au lendemain naît un dévouement jusqu’au tombeau, le goût du sacrifice, comment petit à petit le moi disparaît pour passer en lui ou elle, comment l’intelligence s’émousse ou s’affine d’une façon extraordinaire, comment la volonté s’adonne à la volonté de l’autre, comment la tête se penche, les genoux se mettent à trembler, comment viennent les larmes, la fièvre…
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JoohJooh11 septembre 2014
Jamais dans ma vie n’a brûlé aucun feu, salutaire ou destructeur. Elle n’a jamais ressemblé à une matinée que le soleil levant colore petit à petit, puis embrase, et qui enfin devient jour, comme chez les autres, pour flamboyer et répandre la chaleur, et où ensuite, tout bouillent, tout bouge dans un après-midi torride, pour s’adoucir de plus en plus, s’estomper et enfin s’éteindre progressivement, de manière naturelle, vers le soir. Ma vie à moi a commencé par s’éteindre, aussi étrange que cela puisse paraître. Depuis la première minute où j’ai eu conscience de moi-même, je me suis senti m’éteindre.
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JoohJooh22 septembre 2014
Non, ta tristesse, ton vague à l’âme, si c’est bien ce que je pense, sont plutôt un signe de force… Les recherches d’un esprit vif et excité tendent parfois à dépasser les limites de l’existence, et, bien sûr, ne trouvent pas de réponses. C’est alors que vient la tristesse… ce mécontentement provisoire de la vie… C’est la tristesse de l’âme qui questionne la vie sur son mystère…
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JoohJooh11 octobre 2014
Ces deux heures et les trois ou quatre jours suivants – moins d’une semaine – eurent sur elle une action profonde, la firent avancer à grand pas. Seules les femmes sont capables d’une si grande rapidité d’épanouissement de leurs forces et de développement des facultés de l’âme.
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