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> Arthur Adamov (Traducteur)
> Pierre Cahné (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070429288
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 4.42/5 (sur 120 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tolstoï adorait le roman de Gontacharov, Oblomov. Il trouvait que l'auteur avait su créer par le biais de son personnage un type de caractère nouveau. Ainsi Oblomov entra dans l'histoire de la littérature et de la vie courante au même titre qu'u... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ecrits-slaves, le 29 juin 2008

    Ecrits-slaves
    Livre culte en russie, quasiment inconnu dans nos contrées ... Quelle erreur !!
    Pour le petit résumé :Jeune aristocrate, Oblomov, réussirait très certainement sa vie, s'il n'avait pas un vice : sa couette ... Lent, mou, désinvolte, raté par excellence, incapable d'activité ou d'envie, il se morfond et se prélasse. le culte de la paresse. Entre mélancolie et et critique acerbe de la société et de son aristocratie, Gontcharov livre là un chef d'oeuvre.
    C'est une alliance remarquable entre l'humour (notamment avec le vieux domestique Zakhar qui est le symbole de tous les domestiques de la littérature russe, orgueilleux, raleur et paresseux) et le frisson d'horreur devant une vie inexploitée. La ruine guette, l'amour se fane, la poussière s'accumule, mais Oblomov garde sa robe de chambre et fait l'autruche. le style magnifique de l'auteur montre bien comment on peut de son plein gré se rendre inapte à la vie. Une grande réflexion s'emparera de ceux qui pourraient éventuellement se reconnaitre dans le personnage...Personnellement je l'ai lu d'une traite (malgré les quelques passages longuets) et je dois avouer ne pas être sortie indemne de la dernière page tournée.
    On peut souvent lire : "L'inertie du héros est moins une abdication que le refus farouche de tout divertissement. L'humour et la poèsie sont au service d'une question que Gontcharov laisse ouverte : et si la paresse, après tout, était moins un vice qu'une forme de sagesse ?" ... Personnellement je ne l'ai pas lu sous cet angle et les ratés de la vie du héros m'ont laissé amère ... A l'occasion je le relirai pour voir si l'identification à Oblomov est toujours d'actualité ...
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    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui, le 12 août 2012

    laurentgui
    Un roman russe mettant en scène un homme dont le principal signe distinctif apparent est l'oisiveté, sa propension à rechercher à tout moment la position allongée, pour le sommeil ou bien des songeries, en tout cas l'inaction, le tout dans la solitude et le calme. Au fil des chapitres, on découvre son enfance, puis le développement de sa vie entière. Extrêmement bien ficelé et écrit, ce récit s'avère bien moins soporifique que le sujet ne pourrait le laisser présager. En filigrane se confrontent sans s'opposer forcément des philosophies de vie, des personnalités différentes. J'ai beaucoup aimé et recommande cette œuvre aux amateurs de littérature russe notamment. Je recommande aux lecteurs de ne pas commencer par la préface, de la lire plutôt à la fin, car elle dévoile absolument tout le contenu et les enjeux, et c'est un peu dommage.
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  • Par systool, le 12 février 2011

    systool
    Dans The Big Lebowski, on suit The Dude, un parangon de la glande qui passe ses journées à fumer des joints et jouer au bowling. Ce film culte n'est certainement pas la première oeuvre traitant de la procrastination intempestive. En effet, on peut volontiers citer l'essai le Droit à la Paresse de Lafargue (1880) ou l'Eloge de l'Oisiveté de Russell (1932) ou encore (un mix des deux) L'Eloge de la paresse affinée de Vaneigem paru il y a une dizaine d'années. Mais les joies de l'un des sept péchés capitaux étaient déjà abordées dans un roman bien particulier de l'âge d'or de la littérature russe : Oblomov d'Ivan Gontcharov. Celui-ci relate dans sa première partie une journée d'Ilia Ilitch Oblomov, lascif propriétaire terrien vivant à St-Pétersbourg. C'est bien simple, le garçon passera les deux cent premières pages du récit allongé dans son lit, incapable de prendre la moindre décision. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par Zakhar, l'archétype du serviteur russe, râleur et tire-au-flanc, qui se contente de balayer un coin de la pièce et piquer dans le porte-monnaie de son maître. Les différents visiteurs, dont le truculent Tarantiev, ne se gênent pas pour déblatérer leurs conseils et se servir également dans la caisse.

    Lien : http://www.gueusif.com/article-i-gontcharov-oblomov-66583622.html
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    • Livres 5.00/5
    Par jazz_woman, le 12 juin 2013

    jazz_woman
    Que peut-on dire de plus que ce qui n'a déjà été comenté? Très agréable à lire, il fait partie des trésors de la littérature russe et est pourtant tellement peu connu chez nous ! A découvrir absolument, par ce qu'en chacun de nous, je suis certaine, réside quelque part un Oblomov...
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    • Livres 5.00/5
    Par Jeemroc, le 08 juillet 2012

    Jeemroc
    Ce livre est certainement un des chef d'œuvre de la littérature mondiale.
    Un bonheur de lecture absolu.
    Attention, n'achetez surtout PAS la version de Gallimard en Folio.
    Le texte est incomplet et la traduction a terriblement vieilli.
    On trouve par contre chez L'Âge d'Homme la sublime traduction de Luba Jurgenson :
    http://www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=2-8251-0148-6&type=1&code_lg=lg_fr&num=0
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Citations et extraits

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  • Par kristolikid, le 07 janvier 2014

    - Ce qui est maladie pour un être obscur, faible, insuffisamment préparé, ne l'est pas pour un autre.
    - Si tu savais comme j'ai soif de vivre ! Alors pourquoi cette amertume, soudain ?
    - C'est la rançon du feu de Prométhée. Et il ne suffit pas que tu endures cette tristesse, cette souffrance, il faut encore que tu les aimes, et que tu les respectes tes questions, que tu respectes tes doutes. Ils surviennent, vois-tu, aux sommets de la vie, quand les désirs grossiers disparaissent. La plupart des gens s'agitent sans connaître le brouillard des doutes, l'angoisse des questions. Mais pour qui les rencontre à l'heure juste, ils ne sont pas des bourreaux, mais de précieux visiteurs.
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  • Par Passionlectures, le 23 octobre 2011

    Chez lui, Oblomov ne portait jamais ni cravate ni gilet ; il aimait être à l’aise, se sentir libre. Ses pantoufles étaient longues, moelleuses et larges. Quand, assis sur son lit, il laissait pendre ses jambes, immanquablement, sans qu’il eût même à regarder, ses pieds s’y glissaient tout seuls.

    La position allongée n’était pour Ilia Ilitch ni nécessaire, comme pour un malade ou pour un homme qui veut dormir, ni accidentelle, comme pour une personne fatiguée, ni voluptueuse comme chez le fainéant ; c’était son état normal. Quand il était à la maison – et il y était presque toujours – il demeurait couché, et toujours dans cette chambre où nous l’avons trouvé, qui lui servait de chambre à coucher, de cabinet et de salon. Il était rare qu’il mît les pieds dans les trois autres pièces.
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  • Par Nikoz, le 22 août 2013

    La position allongée n’était pour Ilia Ilitch ni nécessaire, comme pour un malade ou pour un homme qui veut dormir, ni accidentelle, comme pour une personne fatiguée, ni voluptueuse comme chez le fainéant ; c’était son état normal. Quand il était à la maison – et il y était presque toujours – il demeurait couché, et toujours dans cette chambre où nous l’avons trouvé, qui lui servait de chambre à coucher, de cabinet et de salon. Il était rare qu’il mît les pieds dans les trois autres pièces.
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  • Par Scrap-girl, le 26 septembre 2010

    Tendez la main à un homme déchu pour le relever ou pleurez sur lui à chaudes larmes, mais ne le bafouez pas. Aimez-le, reconnaissez-vous en lui et traitez-le comme vous-même, alors je vous lirais et je m'inclinerais devant vous.[...] On peint un voleur, une femme déchue, disait-il, mais on oublie l'Homme, ou on ne sait pas le peindre.

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  • Par laurentgui, le 26 juillet 2012

    "[...] A quoi bon tous ces cahiers dévorant toute cette encre, tout ce papier ? A quoi bon les manuels ? A quoi bon ces cinq ou six années de claustration ? Et toutes ces sévérités, ces pensums, ces défenses de courir, de jouer, de s'amuser, sous prétexte que ce n'était pas le moment, qu'il fallait encore travailler !
    Quand donc prendre le temps de vivre ?" se disait-il sans arrêt.
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La chronique de Gérard Collard - Oblomov
Oblomov de Ivan Gontcharov, Pierre Cahné et Arthur Adamov aux éditions du Livre de Poche Oblomov ? D'abord un mythe littéraire aussi vivant et emblématique en Russie que Don Juan, Don...











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