> Delphine Valentin (Traducteur)

ISBN : 2355360448
Éditeur : Carnets Nord (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
J. et Elena décident de quitter Medellín et les excès de la ville pour vivre sur une île, dans une ferme, face à la mer. Anarchiste, hippie et bohème, J. - il n’est désigné que par cette initiale - pense opérer là un « retour à la vraie vie ». Mais J. et Elena, aussi bi... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par vdujardin, le 26 avril 2012

    vdujardin
    ce livre est écrit dans un style très particulier, avec une sorte de distanciation au personnage principal, qui n'est jamais désigné que par J alors que sa femme et les autres personnages sont désignés par leur prénom pour les plus proches, leur nom pour les plus lointains (le cousin, certains habitants du village). La lente dérive du couple, le rêve de départ, mais aussi la progression des deux personnages sont fascinants. Elena, qui semble ne communiquer que dans le conflit, hurlant sur le chauffeur de la compagnie de bus, la femme qui s'occupe de la maison, les villageois qui la regardent sur la plage. J, qui fuit on ne sait quoi, mais surtout ses responsabilités, complètement à côté des réalités du monde et plongé dans ses livres et son journal intime, qui se réfugie de plus en plus dans l'alcool. Les villageois, qui a la fois ont du mal à les accepter, profitent de l'épicerie, craignent Elena mais accueillent J tout en exploitant ses faiblesses.. le batelier qui assure le transport régulièrement... Des portraits par petites touches, assez fascinants.

    Lien : http://vdujardin.over-blog.com/article-au-commencement-etait-la-mer-..
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    • Livres 4.00/5
    Par ECaminade, le 29 septembre 2010

    ECaminade
    L'intrigue est simple : un intellectuel citadin et sa femme, lassés de la société bourgeoise et de l'agitation  urbaine, vont rejoindre une île sauvage du nord de la Colombie pour y entamer une  vie nouvelle. Mais ce doux rêve se heurte à la réalité et se mue en tragédie .
    L'auteur introduit une grande distanciation dans la narration et développe un style visuel, quasi cinématographique pour décrire un monde sordide, hostile et  inhumain qui semble refléter l'histoire de la Colombie, sa violence contre les hommes et contre l'environnement . Une violence qui semble s'affirmer aussi au travers des femmes .
    C'est une histoire, sombre , dure, révélatrice d'une situation préexistante . La défaite était programmée car l'illusion ne résidait pas dans l'utopie du retour à la nature  mais dans l'absence, le refus, de lucidité des héros sur eux-même , dans le mensonge d'un couple. Et dans ce monde sauvage , quelles que soient les apparences qu'il se donne, la seule pulsion vitale semble résider dans la satisfaction des instincts.

    Lien : http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/art..
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