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ISBN : 2266235257
Éditeur : Pocket (2013)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 164 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Traduit par Marie de Prémonville.
C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises — l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent.
Charlie y tomba deu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lolokili, le 29 novembre 2013

    Lolokili
    Une cité de Virginie à la fin des années quarante. Un nouvel arrivant. Une femme fatale.
    Chronique d’un drame annoncé.
    Robert Goolrick y dessine avec finesse l’existence d’une bourgade ordinaire, son rythme paisible et les discrets états d’âme de ses habitants, se focalisant en parallèle sur l’inexorable progression d’une histoire qui bouleversera irrémédiablement l'équilibre si parfait de ce tout petit monde.
    Ce roman ressemble à la vie : âpre et doux, simple et complexe, et Goolrick utilise à merveille ces puissants paradoxes pour en peindre un tableau somptueusement fort et envoûtant.
    Avec en intro ces quelques paroles du Boss qui résument tout...
    “ It wasn’t the cold river bottom I felt rushing over me
    It wasn’t the bitterness of a dream that didn’t come true
    It wasn’t the wind in the gray fields I felt rushing thought my arms
    No no baby, baby it was you ”
    (Ce n’était pas le lit froid de la rivière qui m’emportait
    Ce n’était pas la saveur amère d’un rêve jamais réalisé
    Ce n’était pas le vent dans les champs qui me cinglait les bras
    Non, non, c’était toi)
    ... impossible de résister à ce vagabond là.


    Lien : http://www.youtube.com/watch?v=NhFrj092j3o
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 31 mars 2013

    canel
    - - - pépite !
    Etats-Unis, 1948. Brownsburg est une bourgade paisible et modeste de Virginie, avec ses Blancs et ses Noirs qui ne se mélangent pas mais se côtoient sans heurts. La petite ville est peuplée de gens "sans histoires" : la famille sympathique du boucher, une couturière aux doigts de fée, aussi douée pour rendre les femmes lumineuses que les marraines de Peau-d'Âne et de Cendrillon. Et puis "arrive un vagabond", Charlie. Homme sage et doux, il est vite adopté, mais perturbe involontairement cette harmonie en tombant amoureux.
    Les protagonistes et leurs interactions sont brillamment dépeints, exprimant les passions et les paradoxes humains. Rêver ou vivre, vouloir plus au détriment d'un équilibre précaire mais confortable, limites de ce qu'on peut montrer et demander à un enfant, menace de l'Enfer brandie par les prêtres lorsque les événements les dépassent... Autant de sujets intéressants que l'auteur expose avec talent et finesse.
    Superbe histoire d'une passion ravageuse, destructrice, d'une grande tristesse. Dit ainsi, cela semble annoncer un roman à l'eau de rose. Pensez plutôt à 'Seul le silence', pour la beauté de la plume, l'atmosphère, les personnages et la subtilité, mais aussi à 'Portrait de l'artiste en hors la loi', 'Emma Bovary'...
    Intense, douloureux, magnifique.
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 23 décembre 2012

    caro64
    Robert Goolrick nous livre une histoire qui dès les premières pages nous tient en haleine. On commence à lire et, on ne peut plus s'arrêter. On sent une tension qui ira crescendo tout au long du livre jusqu'à devenir déchirante et bouleversante.
    Brownsburg est une petite ville Américaine typique de Virginie des années 1950 avec ses codes bien établis. Il y règne l'ordre et la tranquillité. C'est là que décide de s'installer Charlie Beale, jeune homme blanc qui voyage avec pour tout bagage, quelques vêtements, ses couteaux de boucher et beaucoup d'argent. Il est boucher… On ne sait rien d'autre de lui. Très proche de la nature, il tombe sous le charme du lieu et décide d'y acheter de la terre. Travailleur et sérieux, il se fait embaucher chez Will Haislett qui tient la boucherie de la ville. Il se lie aussitôt d'amitié avec Sam, le fils de son patron, un petit garçon joyeux qui l'accompagne partout... Mais un jour une créature somptueuse pousse la porte de la boucherie, c'est Sylvan Glass, jeune femme magnifique habillée comme une star d'Hollywood. Pour Charlie c'est le coup de foudre, une attirance passionnelle et immédiate. Mais Sylvan est mariée à Boaty Glass, l'homme le plus riche du pays. Désormais et irrémédiablement la tragédie est en marche, inexorablement elle va modifier tous les codes mis en place jusque là, ces codes qui faisaient de Brownsburg une ville tranquille qui n'avait jamais connu de crimes.

    A travers ce roman tragique Robert Goolrick fait revivre sous nos yeux une communauté typique des Etats du Sud de l'Amérique, avec ces clivages raciaux, la place du religieux, la douceur de vivre aussi, au coeur d'une nature généreuse. Il prouve une fois de plus qu'il est un conteur extraordinaire, il m'avait bouleversée avec " Féroces", roman autobiographique, il récidive avec "Arrive un vagabond ".
 On y retrouve à peu près les mêmes thèmes . Il y est question de secret et d'innocence perdue, de l'enfance trahie, blessée involontairement par les turpitudes des adultes ... et aussi de la vie qui continue. Cette chronique d'une passion destructrice et d'un désastre annoncé est portée par un style clair quasi cinématographique. C'est à la fois poétique, et d'une cruauté terrifiante dans les détails, mais toujours remarquablement écrit. Goolrick n'a pas son pareil pour donner vie à ses personnages et les rendre attachants. Un roman superbe et très poignant.
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    • Livres 4.00/5
    Par paroles, le 06 mars 2014

    paroles
    Dès les premières lignes, j'ai su... J'ai su que je ne lâcherai pas ce livre avant la fin.
    On ne sait rien de lui et pourtant on l'admire, on l'aime. C'est un homme simple, épris de liberté, en phase avec la nature. On sait seulement qu'il est boucher et qu' il fait son métier proprement.
    Son arrivée ne dérange pas Brownsburg (Virginie) mais la trouble un peu cependant. La nouveauté n'a pas lieu ici. Les habitants se connaissent tous, vont à la messe tous les dimanches, les Noirs vivent séparés des Blancs. Bref, une petite ville americaine ordinaire en cette année 1948. Alors quand Charlie Beale arrive dans son vieux pick up, c'est un souffle nouveau qui se répand sur la ville. D'autant plus qu'il va bientôt tomber amoureux de Sylvan Glass, l'épouse de Boaty Glass.
    Brownsburg, petite ville tranquille va alors connaître un avenir moins serein...
    Au fur et à mesure que le narrateur se remémore cette année là, la tension monte et on sent inexorablement le drame arriver. On est pris au piège du récit et on ne s'en libérera qu'en apprenant le nom de celui-ci.
    Un brillant exercice de style, des personnages hauts en couleurs, une description précise de la vie américaine dans une petite ville de Virginie, une histoire d'amour dévastatrice... Que demander de plus ? Pour moi, le menu était parfait. Je ne peux que vous souhaitez bon appêtit !
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    • Livres 5.00/5
    Par isabelleisapure, le 04 août 2013

    isabelleisapure
    Dans les années 50 on tendait naturellement à penser qu'aux fins fonds de la campagne américaine ou les communautés Noire et Blanche vivaient en bonne intelligence, chacun chez soi cependant, la vie se passait sereinement au rythme du temps sans grand événement.
    C'était souvent vrai jusqu'au jour où, comme à Brownsburg , petite ville tranquille de Virginie, le trouble surgit de l'extérieur pour en bouleverser la quiétude.
    Il aura les apparences de Charlie, ses airs de vagabond en quête d'un job avec ses deux valises au contenu pour le moins bizarre …
    Faisant des pieds et des mains, Charlie sera embauché par le boucher local chez lequel par son professionnalisme il fera sensation tant auprès de son patron qu'auprès des clients, sans compter Sam son très jeune fils qui va lui vouer une admiration et une fidélité sans faille.
    Mais voilà, il y aura aussi … la belle Sylvan obnibulée par ses rêves Hollywoodiens qui seront à l'origine d'une liaison dangereuse!
    Voilà le cadre d'une histoire d'un genre assez sordide dans lequel les bonnes âmes survivent rarement.
    Le style éblouissant de Robert Goolrick nous entraine dans une atmosphère de sensualité, de violence et de confrontation du monde de l'enfance à celui des adultes.
    A lire absolument.
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Critiques presse (3)


  • Culturebox , le 01 juillet 2013
    "Arrive un vagabond", est le récit d'une passion dévastatrice entre un homme venu de nulle part et une femme fatale enfermée dans ses rêves hollywoodiens. Amour fou auquel se trouve mêlé malgré lui un enfant de 7 ans, et tragédie qui va bouleverser à jamais une petite ville tranquille de Virginie.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Bibliobs , le 06 juin 2013
    Le puritanisme, la ségrégation et la condition féminine dans l'Amérique des années 1950 constituent la trame sociale de cette tragédie. Un grand roman sur l'enfance et la perte de l'innocence.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Liberation , le 03 décembre 2012
    [L'auteur] dit que, dans ses livres, il revient à son enfance «afin d’essayer de préserver du mal l’enfant que j’étais». En même temps que la littérature l’aide à la surmonter, il lui faut chaque fois accepter la ruine du paradis de l’innocence.
    Lire la critique sur le site : Liberation

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 31 mars 2013

    Charlie n'avait jamais été très sensible au charme des enfants. Lorsqu'il rêvait d'un petit à lui, il pensait que c'était plus pour la continuité que pour sa compagnie. Charlie avait été un de ces gamins pour qui l'enfance est une prison dans laquelle il attendait impatiemment d'être adulte, d'être un homme, mais Sam [5 ans] commençait à le faire changer d'avis. Prisonnier de son passé d'enfant, Charlie n'avait jamais vraiment cessé d'en être un. Avec Sam, la conversation lui était naturelle, et Charlie lui racontait les endroits où il était allé et des gens qu'il avait connus, car il savait que Sam ne répéterait rien. Il lui expliquait bien que tout ce qu'il lui disait était privé, juste entre eux, en s'assurant que le petit comprenait le sens du terme. (p. 124-125)
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  • Par canel, le 25 mars 2013

    [Etats-Unis, 1948]
    Déjà à l'époque, il y avait des gens lassés de la vie à la campagne, au milieu d'objets qui avaient traversé les générations. Après la guerre, on voulait faire table rase. On aspirait au neuf, au moderne, et on sentait émerger un certain mépris pour ces existences passées dans la foi et la solitude, où pères et fils travaillaient la même terre, gravissaient les marches raides qu'avant eux leurs aïeux avaient gravies, parfois construites de leurs mains. (p. 107)
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  • Par pattypp7, le 26 décembre 2013

    Je vais vous raconter une histoire... C'est ma mère qui me l'a transmise, elle remonte à la Grande Dépression. L'ivrogne du village est assis sur les marches du tribunal. Cela se passe dans une petite ville comme les autres, comme celle-ci.
    Arrive un vagabond. Il s'arrête devant l'ivrogne et lui demande : "C'est quel genre de ville ici ?". L'ivrogne hausse les épaules et lui répond : "Oh, une ville affreuse.
    Remplie de menteurs et de tricheurs, qui ne vivent que pour être méchants". Alors le vagabond le remercie et poursuit son chemin, espérant trouver mieux ailleurs. Un peu plus tard, un autre vagabond se présente. "Quel genre de ville c'est ?" demande-t-il à son tour. Cette fois, le vieil ivrogne répond :"C'est une ville merveilleuse. Les gens y sont bons et généreux, ils accueillent les étrangers à bras ouverts et élèvent leurs enfants dans le droit chemin." Alors le vagabond décide de rester un peu, il trouve des petits boulots, puis, assez vite, un vrai travail, et les choses s'arrangent pour lui. Il finit par avoir une femme, une petite maison et des enfants à lui. Et, comme le reste de la ville, il les élève dans le droit chemin.
    .... Charlie se tourna vers elle. "cette histoire ... c'est l'histoire de la ville, de l'ivrogne ou du vagabond ,
    C'est celle d'un homme qui trouve ce qu'il s'attend à trouver.
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  • Par paroles, le 06 mars 2014

    Tout souvenir est une fiction, gardez bien ça à l'esprit. Bien sûr, il y a des événements dont on est certain qu'ils ont eu lieu, sur lesquels on peut sans hésiter mettre une date et une heure, à la minute près, mais, si on y réfléchit, ça concerne surtout ce qui arrive aux autres.

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  • Par Lolokili, le 05 décembre 2013

    (Remerciements)
    Pour finir, à tous mes amis et collègues qui tiennent des librairies indépendantes dans mon pays, grosses ou petites, en ville ou en pleine campagne, vous êtes pour moi des héros. Je rends ici hommage à votre intelligence et à votre courage.

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Vidéo de Robert Goolrick

Robert Goolrick - La chute des princes .
Robert Goolrick vous présente son ouvrage "La chute des princes" aux éditions Anne Carrière. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville. Remerciements au Château Haut-Bailly pour son accueil et pour la visite des stèles de Li Chevalier. Robert Goolrick est filmé devant un tableau de Jeannette Leroy. http://www.mollat.com/livres/goolrick-robert-chute-des-princes-9782843377372.html Notes de musique : Chris Zabriskie/I Am a Man Who Will Fight for Your Honor/07 I Am a Man Who Will Fight for Your Honor. Free Music Archive.








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