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ISBN : 2266235257
Éditeur : Pocket (2013)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 190 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Traduit par Marie de Prémonville.
C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises — l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent.
Charlie y tomba deu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lolokili, le 29 novembre 2013

    Lolokili
    Une cité de Virginie à la fin des années quarante. Un nouvel arrivant. Une femme fatale.
    Chronique d’un drame annoncé.
    Robert Goolrick y dessine avec finesse l’existence d’une bourgade ordinaire, son rythme paisible et les discrets états d’âme de ses habitants, se focalisant en parallèle sur l’inexorable progression d’une histoire qui bouleversera irrémédiablement l'équilibre si parfait de ce tout petit monde.
    Ce roman ressemble à la vie : âpre et doux, simple et complexe, et Goolrick utilise à merveille ces puissants paradoxes pour en peindre un tableau somptueusement fort et envoûtant.
    Avec en intro ces quelques paroles du Boss qui résument tout...
    “ It wasn’t the cold river bottom I felt rushing over me
    It wasn’t the bitterness of a dream that didn’t come true
    It wasn’t the wind in the gray fields I felt rushing thought my arms
    No no baby, baby it was you ”
    (Ce n’était pas le lit froid de la rivière qui m’emportait
    Ce n’était pas la saveur amère d’un rêve jamais réalisé
    Ce n’était pas le vent dans les champs qui me cinglait les bras
    Non, non, c’était toi)
    ... impossible de résister à ce vagabond là.


    Lien : http://www.youtube.com/watch?v=NhFrj092j3o
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 31 mars 2013

    canel
    - - - pépite !
    Etats-Unis, 1948. Brownsburg est une bourgade paisible et modeste de Virginie, avec ses Blancs et ses Noirs qui ne se mélangent pas mais se côtoient sans heurts. La petite ville est peuplée de gens "sans histoires" : la famille sympathique du boucher, une couturière aux doigts de fée, aussi douée pour rendre les femmes lumineuses que les marraines de Peau-d'Âne et de Cendrillon. Et puis "arrive un vagabond", Charlie. Homme sage et doux, il est vite adopté, mais perturbe involontairement cette harmonie en tombant amoureux.
    Les protagonistes et leurs interactions sont brillamment dépeints, exprimant les passions et les paradoxes humains. Rêver ou vivre, vouloir plus au détriment d'un équilibre précaire mais confortable, limites de ce qu'on peut montrer et demander à un enfant, menace de l'Enfer brandie par les prêtres lorsque les événements les dépassent... Autant de sujets intéressants que l'auteur expose avec talent et finesse.
    Superbe histoire d'une passion ravageuse, destructrice, d'une grande tristesse. Dit ainsi, cela semble annoncer un roman à l'eau de rose. Pensez plutôt à 'Seul le silence', pour la beauté de la plume, l'atmosphère, les personnages et la subtilité, mais aussi à 'Portrait de l'artiste en hors la loi', 'Emma Bovary'...
    Intense, douloureux, magnifique.
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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 23 décembre 2012

    caro64
    Robert Goolrick nous livre une histoire qui dès les premières pages nous tient en haleine. On commence à lire et, on ne peut plus s'arrêter. On sent une tension qui ira crescendo tout au long du livre jusqu'à devenir déchirante et bouleversante.
    Brownsburg est une petite ville Américaine typique de Virginie des années 1950 avec ses codes bien établis. Il y règne l'ordre et la tranquillité. C'est là que décide de s'installer Charlie Beale, jeune homme blanc qui voyage avec pour tout bagage, quelques vêtements, ses couteaux de boucher et beaucoup d'argent. Il est boucher… On ne sait rien d'autre de lui. Très proche de la nature, il tombe sous le charme du lieu et décide d'y acheter de la terre. Travailleur et sérieux, il se fait embaucher chez Will Haislett qui tient la boucherie de la ville. Il se lie aussitôt d'amitié avec Sam, le fils de son patron, un petit garçon joyeux qui l'accompagne partout... Mais un jour une créature somptueuse pousse la porte de la boucherie, c'est Sylvan Glass, jeune femme magnifique habillée comme une star d'Hollywood. Pour Charlie c'est le coup de foudre, une attirance passionnelle et immédiate. Mais Sylvan est mariée à Boaty Glass, l'homme le plus riche du pays. Désormais et irrémédiablement la tragédie est en marche, inexorablement elle va modifier tous les codes mis en place jusque là, ces codes qui faisaient de Brownsburg une ville tranquille qui n'avait jamais connu de crimes.

    A travers ce roman tragique Robert Goolrick fait revivre sous nos yeux une communauté typique des Etats du Sud de l'Amérique, avec ces clivages raciaux, la place du religieux, la douceur de vivre aussi, au coeur d'une nature généreuse. Il prouve une fois de plus qu'il est un conteur extraordinaire, il m'avait bouleversée avec " Féroces", roman autobiographique, il récidive avec "Arrive un vagabond ".
 On y retrouve à peu près les mêmes thèmes . Il y est question de secret et d'innocence perdue, de l'enfance trahie, blessée involontairement par les turpitudes des adultes ... et aussi de la vie qui continue. Cette chronique d'une passion destructrice et d'un désastre annoncé est portée par un style clair quasi cinématographique. C'est à la fois poétique, et d'une cruauté terrifiante dans les détails, mais toujours remarquablement écrit. Goolrick n'a pas son pareil pour donner vie à ses personnages et les rendre attachants. Un roman superbe et très poignant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Annette55, le 04 février 2015

    Annette55
    Un des plus beaux romans de début d'année!
    L'histoire d'une communauté digne et paisible, des femmes et des hommes ordinaires, bons et conciliants mais tous dominés par la peur du péché! Tous hantés par la crainte insupportable de Dieu et des prêches tonitruants, vengeurs, inflexibles de ces révérends respectés et craints!
    Nous sommes à Brownsburg en Virginie, en 1948! Petite ville calme où l'on ne verrouillait jamais sa porte! Des blancs et des noirs y vivaient: chacun avait son église, sa religion,ses fidéles, il ne s'y passait presque rien.....au cours de cet été, débarque un homme ouvert et doux chargé de deux valises, dans l'une quelques affaires et des couteaux de boucher- c'est son métier- dans l'autre une importante somme d'argent. Son nom est Charlie Beale dit "Beebo",il tombe amoureux de cette région dont les paysages sont décrits avec fougue , sensualitê et réalisme.....il tombe aussi amoureux de la femme d'un autre, une femme à la beauté parfaite, qu'il va aimer du plus profond de lui même, à qui il va offrir bien plus que sa personne, son corps, son âme, lui offrir la liberté !
    Quand la passion chasse la raison, oú l'amour interdit est dangereux et destructeur , comment parvient- on à s'abandonner autant? À se délester de tout pour l'être aimé?
    A en oublier la bienséance, et le regard de Sam, le petit garçon .....voyeur de scénes qu'il ne comprend pas....., à s'oublier soi - même juste pour vivre cet amour?
    Une intrigue amère, toute en tension, comme sur un fil, comment Charlie est entré dans la vie de Brownsburg,?comment en est - il sorti par la petite porte?la fulgurance de son passage ajoute à cette fresque splendide sur fond d'amour et d'amitiés et descriptions minutieuses .....les habitants l'acceptent , s'attachent à lui mais lorsque le scandale éclate.....la Peur du Jugement de Dieu est la plus forte ....ces gens au cœur simple sont dépassés par la force de l'amour de Charlie envers Sylvan, la femme aimée, envers Sam, le petit garçon de ses amis Will le boucher et sa femme Alma, l'institutrice....
    Les dernières pages de ce roman sont marquantes, violentes et bouleversantes à l'image d'une montée en puissance ressentie dés les premières pages....l'écriture est absolument magnifique, une plume débordante d'humanité qui nous transporte dans cette histoire émouvante et triste ....un récit rude, vibrant, fort, déroulé comme les images d'un film, constamment sous tension! Jusqu'au drame final que le lecteur redoute depuis le début! Qui nous laisse sans voix!
    Une œuvre remarquable , une tragédie en marche....j'avais lu " Une femme simple et honnête" du même auteur , cette fois encore, je n'ai pas été déçue!

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    • Livres 3.00/5
    Par zaphod, le 01 janvier 2015

    zaphod
    (Garder l'Encre - 3)

    Pat-le-Flamand, comme tous les grands lecteurs, possède un esprit plus rêveur que viveur. Il est beaucoup plus a l'aise dans la fiction que dans sa propre vie.
    Même s'il a été autrefois un lecteur éclectique, de nos jours, on le voit le plus souvent se délecter de romans érotiques à deux sous. Il lui servent de source d'inspiration pour son grand projet, que je dévoilerai plus bas.
    Il apprécie aussi la science fiction et la fantasy, pour autant qu'il y ait suffisamment de sexe.

    Pat-le-Flamand n'est pas ma référence principale en matière de lectures. En général, je fais plus confiance à Zoé, nous avons des goûts plus proches. Mais j'aime bien regarder les gens quand ils lisent. le langage corporel en dit beaucoup sur le ressenti du lecteur. Il n'y a pas longtemps, j'ai observé Pat plongé dans la lecture de Goolrick. Il était complètement immobile, respirait à peine, avait les yeux brillants, et surtout, fait très significatif, il a laissé son Irish Coffee (c'était encore un temps de merde, pas de chance pour Zoé) refroidir dans son verre. J'ai voulu savoir s'il avait abandonné son obsession des romans érotiques à deux sous.

    - Dis-donc, Pat, tu as l'air passionné par ton livre. Aurais-tu abandonné ton obsession des romans érotiques à deux sous?

    - Non, Zaph, tu devrais savoir que toutes les grandes histoires sont des histoires d'amour, en fin de compte. Et que toutes les histoires d'amour sont des histoires de sexe. Même Les Misérables, que tu viens de terminer, c'est une histoire de sexe en réalité. le coeur du livre, c'est entre Cosette et Marius, et non entre Valjean et Javert qu'il faut le chercher. Mais voilà, en littérature, plus les préliminaires sont longs, plus on considère ça comme de l'art. Et Hugo est un immense artiste! Moi, de plus en plus, les préliminaires m'ennuient, mais bon, de temps en temps, un peu d'art ne fait pas de mal.

    J'aime bien les raisonnements foireux, et donc, j'ai eu envie de lire Goolrick moi aussi, et en fin de compte, cette lecture n'a fait que renforcer mon opinion sur les raisonnements foireux. Rien de tel que de lire un livre pour la mauvaise raison.

    Pour en dire un peu plus sur lui, Pat-le-Flamand est titulaire d'un master en chimie, acquis (il est vrai en neuf années au lieu des cinq normales) probablement plus par lassitude des professeurs que par ses propres mérites.
    Au départ, s'il s'est orienté vers la chimie, c'est moins par vocation que dans l'espoir de pouvoir confectionner dans sa cave des substances hallucinogènes de son cru. A-t-il manqué de prudence, ou pêché par impatience, le fait est qu'il s'est lancé dans une première (et dernière) tentative dès la fin de son premier semestre d'études. Il se serait produit une sorte de réaction de combustion de ses comprimés maison au contact des enzymes de sa salive, si bien qu'il s'est retrouvé pendant deux semaines aux soins intensifs, a frôlé la mort, et s'en est sorti définitivement privé du sens du goût. Après cette aventure, puisqu'il y était, il a quand-même continué ses études de chimie, mais sans son bel enthousiasme initial.

    Forcément, trouver un emploi ne fut pas simple pour lui.
    Après de nombreux échecs, il s'est un jour présenté dans une petite fabrique de moutarde artisanale de la région.
    Ils recherchaient un chimiste pour effectuer les contrôles de qualité sur la chaîne de production.
    Durant l'entretien d'embauche, la directrice, jusque là pas très impressionnée par sa prestation, lui posa la traditionnelle question bateau: "Il y a beaucoup de jeunes chimistes compétents sur le marché. Pourquoi devrais-je vous engager vous plutôt qu'un autre?"
    C'était exactement ce que Pat-le-Flamand attendait.
    Au lieu de répondre, il a sorti de son sac un grand pot de moutarde extra-forte à l'ancienne, produit phare de la petite fabrique, et une cuillère à soupe, a ouvert le pot et s'est mis à en avaler de grandes cuillerées d'un air ravi jusqu'à ce que le pot soit vide. Son oesophage ravagé lui permettait cet exploit: il ne goûtait absolument rien. La directrice n'avait jamais rien vu de tel et l'embaucha sur le champ, l'oeil humide d'émotion.

    Pour Pat-le-Flamand, qui cherchait un boulot depuis des mois, et était proche du désespoir, ce fut un déclic. Il tomba follement amoureux de la directrice.
    Seulement, il n'est pas sûr que cet amour soit réciproque. D'une part, il n'ose pas déclarer sa flamme, mais en même temps, il guette le moindre signe qui pourrait dévoiler les sentiments réels de la directrice.
    Il faut dire que Pat-le-Flamand n'a pas le profil d'un grand séducteur. Je ne suis pas très bon en descriptions physiques, mais si vous imaginez un John Lennon en plus laid, en plus chétif et en moins propre-sur-lui, vous n'êtes pas loin du compte.
    Cependant, il a remonté son labo clandestin, mais cette fois, ce n'est plus dans le but de produire des substances illicites, mais bien de créer de nouvelles recettes de moutarde.
    Régulièrement, il entre plein d'espoir dans le bureau de la directrice, une éprouvette à la main.

    - Goûtez ça!
    - Ecoutez, Patrick, j'ai déjà goûté plusieurs de vos préparations. Elles étaient toutes horribles. Je vous demande juste de faire votre travail de contrôle sur les chaînes de production et de ne plus tenter d'expériences. Et aussi, soyez à l'heure au travail, vous êtes trop souvent en retard.
    - Mais madame, c'est vrai que je ne suis pas très ponctuel, mais la moutarde, c'est toute ma vie! Je ne pense qu'à ça. le soir dans mon lit, je pense à la moutarde. Je me réveille à l'aube avec une nouvelle idée de recette, et je fonce la préparer dans mon labo. D'où mon retard occasionnel. C'est pour le bien de la fabrique! Mais goûtez celle-ci! Je pense que c'est mon chef-d'oeuvre. S'il vous plaît!
    - ... Bon, donnez.
    - ... Alors?
    - Baaaah! C'est immonde! de l'eau, vite! (Elle avale une bouteille d'eau)... Vous vous fichez de moi? Comment osez vous? Je vous préviens, ma patience est à bout! Sortez de mon bureau!
    - Oui, madame. Merci, madame!

    Bien sûr, une partie du problème, c'est que privé du goût, c'est difficile pour Pat-le-Flamand de tester lui-même ses préparations.
    Mais malgré ces mésaventures, rien n'y fait. Il est toujours persuadé que la directrice est la femme de sa vie.
    Souvent, le vendredi soir, il nous demande conseil.

    - Elle m'a dit "Ma patience est à bout". Je crois que ça veut dire qu'elle m'aime, non? Elle est sur le point de céder, je le sens. Oh bien sûr, un reste de fierté la fait résister encore un peu. Mais le flot impétueux de ses sentiments aura bientôt raison du barrage de son indifférence. Vous pensez, un pauvre petit chimiste comme moi, et une femme comme elle, belle, intelligente, à qui tout réussit! Mais je crois qu'elle a décelé toutes les possibilités qui sont enfouies en moi. Ma dernière recette, bien sûr, elle n'était pas encore parfaite, mais je sens que j'approche du but. Je veux lui donner ça, la meilleure moutarde du monde!

    Zoé lui dit: "Si elle ne t'appelle que pour te réprimander, à mon avis, ce n'est pas bon signe."

    Mais Roger, en bon disciple d'Hemingway, lui dit: "La seule manière de le savoir, c'est d'attaquer de front. Tu rentres dans son bureau -sans moutarde note bien, et tu lui dis que tu l'aimes depuis le premier jour, qu'elle est la femme la plus sexy du monde, que tu brûles d'envie d'elle, que tu veux la prendre là tout de suite sur son bureau, et que si elle refuse, tu mourras. C'est comme ça qu'il faut parler aux femmes!"

    - Et si elle refuse?

    - Alors, tu te tues, mon vieux. Un homme n'a qu'une parole. C'est la vie.

    Pensez-vous que Pat-le-Flamand va finalement passer à l'attaque et déclarer sa flamme à sa directrice?
    Si c'est le cas, je ne manquerai pas de vous faire le récit détaillé de cet évènement.

    (A suivre, peut-être)
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Critiques presse (3)


  • Culturebox , le 01 juillet 2013
    "Arrive un vagabond", est le récit d'une passion dévastatrice entre un homme venu de nulle part et une femme fatale enfermée dans ses rêves hollywoodiens. Amour fou auquel se trouve mêlé malgré lui un enfant de 7 ans, et tragédie qui va bouleverser à jamais une petite ville tranquille de Virginie.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Bibliobs , le 06 juin 2013
    Le puritanisme, la ségrégation et la condition féminine dans l'Amérique des années 1950 constituent la trame sociale de cette tragédie. Un grand roman sur l'enfance et la perte de l'innocence.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Liberation , le 03 décembre 2012
    [L'auteur] dit que, dans ses livres, il revient à son enfance «afin d’essayer de préserver du mal l’enfant que j’étais». En même temps que la littérature l’aide à la surmonter, il lui faut chaque fois accepter la ruine du paradis de l’innocence.
    Lire la critique sur le site : Liberation

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 31 mars 2013

    Charlie n'avait jamais été très sensible au charme des enfants. Lorsqu'il rêvait d'un petit à lui, il pensait que c'était plus pour la continuité que pour sa compagnie. Charlie avait été un de ces gamins pour qui l'enfance est une prison dans laquelle il attendait impatiemment d'être adulte, d'être un homme, mais Sam [5 ans] commençait à le faire changer d'avis. Prisonnier de son passé d'enfant, Charlie n'avait jamais vraiment cessé d'en être un. Avec Sam, la conversation lui était naturelle, et Charlie lui racontait les endroits où il était allé et des gens qu'il avait connus, car il savait que Sam ne répéterait rien. Il lui expliquait bien que tout ce qu'il lui disait était privé, juste entre eux, en s'assurant que le petit comprenait le sens du terme. (p. 124-125)
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  • Par canel, le 25 mars 2013

    [Etats-Unis, 1948]
    Déjà à l'époque, il y avait des gens lassés de la vie à la campagne, au milieu d'objets qui avaient traversé les générations. Après la guerre, on voulait faire table rase. On aspirait au neuf, au moderne, et on sentait émerger un certain mépris pour ces existences passées dans la foi et la solitude, où pères et fils travaillaient la même terre, gravissaient les marches raides qu'avant eux leurs aïeux avaient gravies, parfois construites de leurs mains. (p. 107)
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  • Par pattypp7, le 26 décembre 2013

    Je vais vous raconter une histoire... C'est ma mère qui me l'a transmise, elle remonte à la Grande Dépression. L'ivrogne du village est assis sur les marches du tribunal. Cela se passe dans une petite ville comme les autres, comme celle-ci.
    Arrive un vagabond. Il s'arrête devant l'ivrogne et lui demande : "C'est quel genre de ville ici ?". L'ivrogne hausse les épaules et lui répond : "Oh, une ville affreuse.
    Remplie de menteurs et de tricheurs, qui ne vivent que pour être méchants". Alors le vagabond le remercie et poursuit son chemin, espérant trouver mieux ailleurs. Un peu plus tard, un autre vagabond se présente. "Quel genre de ville c'est ?" demande-t-il à son tour. Cette fois, le vieil ivrogne répond :"C'est une ville merveilleuse. Les gens y sont bons et généreux, ils accueillent les étrangers à bras ouverts et élèvent leurs enfants dans le droit chemin." Alors le vagabond décide de rester un peu, il trouve des petits boulots, puis, assez vite, un vrai travail, et les choses s'arrangent pour lui. Il finit par avoir une femme, une petite maison et des enfants à lui. Et, comme le reste de la ville, il les élève dans le droit chemin.
    .... Charlie se tourna vers elle. "cette histoire ... c'est l'histoire de la ville, de l'ivrogne ou du vagabond ,
    C'est celle d'un homme qui trouve ce qu'il s'attend à trouver.
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  • Par Pibook, le 01 mai 2014

    L'enfance est l'endroit le plus dangereux qui soit. Personne n'en sort indemne. Charlie sentait de plus en plus dans son coeur cette injonction: il ne deviendrait pas l'une des cicatrices de la vie de Sam. Il voulait aider cet enfant, et éviter à tout prix de le blesser. (p. 125)

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  • Par paroles, le 06 mars 2014

    Tout souvenir est une fiction, gardez bien ça à l'esprit. Bien sûr, il y a des événements dont on est certain qu'ils ont eu lieu, sur lesquels on peut sans hésiter mettre une date et une heure, à la minute près, mais, si on y réfléchit, ça concerne surtout ce qui arrive aux autres.

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Robert Goolrick - La chute des princes .
Robert Goolrick vous présente son ouvrage "La chute des princes" aux éditions Anne Carrière. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville. Remerciements au Château Haut-Bailly pour son accueil et pour la visite des stèles de Li Chevalier. Robert Goolrick est filmé devant un tableau de Jeannette Leroy. http://www.mollat.com/livres/goolrick-robert-chute-des-princes-9782843377372.html Notes de musique : Chris Zabriskie/I Am a Man Who Will Fight for Your Honor/07 I Am a Man Who Will Fight for Your Honor. Free Music Archive.








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