> Marie de Prémonville (Traducteur)

ISBN : 2843375797
Éditeur : Editions Anne Carrière (2010)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les homme... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (17)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Meilleur livre lu depuis le début de l'année ! Livre terrible, terrifiant, fascinant, indescriptible, qui m'a vampirisée pendant 3 jours. J'ai adoré et en même temps je ne pourrai jamais le relire maintenant que je connais la dose de cauchemars qu'il contient.
    J'ai jeté un oeil aux avis anglos et ceux qui n'ont pas aimé avancent de mauvaises raisons :
    1. Quand un livre vous laisse avec plus de questions que de réponses, pour moi c'est positif (cela dit, en l'occurrence, il me semble que l'auteur ne laisse pas franchement de questions en suspens)
    2. Une lectrice indique ne mettre que 3 étoiles car selon elle une personne normale ne peut pas dire qu'elle a aimé le livre, confondant en cela le livre en lui-même et son histoire (oui, l'histoire est d'une certaine façon atroce mais ce n'est pas cela que j'acclame quand je mets 5 étoiles mais bien la façon dont l'auteur a mené son affaire).
    3. une autre pointe que la lecture du livre revient à être témoin d'un accident (et, sous-entendu, à aimer ça), etc. )Je crois que beaucoup confondent l'histoire brute, du message du livre. Je ne suis pas attirée par le morbide, loin de là, et je ne me régale pas des vies ravagées mais je sais apprécier un livre, ce qu'il tente de nous communiquer et, en l'espèce, je crois que l'on peut dire qu'écrire ce bouquin a été une sorte de catharsis pour Goolrick et qu'il fait passer de façon extrêmement aiguë (et donc dérangeante) le regard qu'il porte sur sa vie et, par voie de conséquence, sur sa famille.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 06 novembre 2010

    caro64
    Plonger dans les pages de ce livre, c'est plonger au coeur des secrets de la famille Goolrick, c'est féroce certes, férocement acide, férocement noir, et férocement poignant…
    Au fil des pages , au fil des anecdotes, le vernis de cette famille américaine vivant en Virginie dans les années 50-60, s'écaille. La façade un peu lisse, sociale, amicale des parents se fissure peu à peu et laisse apparaître les zones d'ombres; "il ne faut jamais parler de la famille à l'extérieur" dit la mère, et celui qui ose enfreindre la loi maternelle se trouve à jamais exclu de l'amour maternel, exclu de l'amour paternel.
    Alors même si les situations, les personnages , les comportements sont éloignés de ce que chacun peut vivre, a vécu, ou aura à vivre, il n' en reste pas moins que les scènes , les sentiments si justement décrits par Robert Goolrick font écho férocement !
    Certes, vous l'aurez compris par vous-mêmes, ce n'est pas le roman de la rentrée littéraire qui vous arrachera le plus de fous rires. Les différents heurts et malheurs qui semblent s'abattre frénétiquement sur Robert Goolrick ont de quoi bousculer le lecteur, mais jamais il ne le plombe. Car ce qui domine en filigrane, c'est ce message d'espoir qui nous enseigne que, malgré tout, on est toujours maître dans notre propre maison, toujours responsable de nos choix et de les assumer ou pas.
    Voilà un roman tout à fait magnifique, profondément bouleversant, émouvant ! A lire, tout simplement.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par odie, le 26 novembre 2011

    odie
    "Féroces" est une lumineuse promenade vers des fanges inacceptables.Je ne voulais pas etre confronté au véritable sujet du livre,c'est avec colère que je l'ai achevé.
    Les jours heureux sont évoqués avec une triste quoique très diffuse terreur,les heures terribles avec compassion,un tendre humour et une écoeurante résilience;je l'ai dit,de cette lecture il me reste des colères.
    Pourtant,depuis deux jours,je le ressasse,il me hante, car c'est un beau roman une belle et forte écriture;il faut néanmoins avoir l'esprit paisible pour en sortir sans révolte ni nausées.
    Je n'ai pas cette sagesse et c'est le talent de l'auteur que de parvenir à m'accrocher à cette grinçante ballade qui semble n'avoir ni queue ni tete,et qui,en fait ,est la somme de toutes les colères,de tous les "pourquoi",d'un Mal Aimé.Lui qui jette ses souvenirs pour mieux les pardonner pour les blanchir , les insensibiliser,résonne en chacun de nous;mal aimé de quelqu'un,forcément,vous serez touchés,vous serez dérangés,vous ne voudrez peut etre pas pardonner.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Mia, le 08 décembre 2010

    Mia
    "Féroces", l'adjectif ne fait assurément pas référence au style de Goolrick, sa confession est surlignée de plaies encore suintantes et de cicatrices à vif et nuls cynisme ni drôlerie n'y trouvent leur place. "Féroces" sont bel et bien les parents de ce petit garçon qui le dévoreront comme une bête cruelle.
    Le livre s'ouvre sur une scène qui semble au 1er abord banale : Goolrick nous raconte que son père avait oublié des ordures dans le coffre de sa voiture pendant 6 semaines et que lorsque Goolrick avait ouvert la voiture, il avait failli suffoquer et avait fini par emporter les poubelles à la décharge. Au final, cette anecdote est une parfaite mise en abîme de la démarche de nettoyage intérieur d'un auteur qui s'attaque à son roman autobiographique.
    Le récit de Goolrick est sombre et laisse entrevoir combien certaines blessures ne trouvent aucune rémission. "Je croyais que le fait de raconter serait une expiation; mais cela ne changea strictement rien. Cela ne fit pas la moindre différence" écrit-il. Si l'auteur fait le courageux choix de faire face à l'intolérable, il n'en reste pas moins que l'innommable et le lot de sentiments dévastés qu'il suscite ne saurait être assumé comme un choix personnel dicté par une seule volonté. La difficulté n'est pas d'assumer ses propres choix mais plutôt ceux que les autres ont posés pour nous à un moment ou l'autre.
    Le dernier chapitre est un vibrant portrait des forces à l'œuvre dans l'humain, avec ses faces lumineuses et crépusculaires, Goolrick s'y projette ni victimisé ni tout à fait résilient, juste lui-même et ce qu'il en reste, bouleversant…
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par christelle54, le 13 février 2011

    christelle54
    Ce livre est un coup de poing à l'estomac. Ce "roman" puisqu'il semblerait qu'il soit en partie autobiographique, nous dit ce qu'est le traumatisme, et pas n'importe lequel, puisque le secret de cette famille en apparence parfaite est décrit au deux tiers du livre. On y arrive grâce à une construction parfaitement maîtrisée, qui met peu en peu en place les fissures de cette famille américaine de années 50. C'est un livre que l'on n'oublie pas, qui posent des questions primordiales sur l'enfance meurtrie et l'impossibilité de se remettre vraiment de ce que l'on y a rencontré. C'est un grand livre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (19)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Je raconte cette histoire parce que je ne veux pas que l’on pense que j’ai foutu ma vie en l’air, consciencieusement, simplement parce que j’étais de mauvaise humeur.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Même au cœur de la nuit terrifiante, la vie tend vers la grâce et jamais cette grâce ne nous abandonne.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par caro64, le 04 novembre 2010

    J'avais pensé que les démons reposeraient enfin. Je pensais que la rage et la haine que les hommes du Sud peuvent ressentir à l'égard de leur père, cette rage et cette haine si anciennes et si atroces qu'elles ne peuvent se décrire, je pensais que tout ce poids s'envolerait de mes épaules et que je serais libre.
    Je ne l'ai pas été. Pas un jour. Pas une foutue heure.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par silmaril, le 04 août 2011

    Ce que j'achetai ce jour-là ne changea strictement rien, et j'ai passé ma vie entière à en parcourir, des kilomètres à pied, à chercher une chose ou une autre, la chose qui ferait la différence entre ce que j'étais et ce que je voudrais être. [...] Quelque chose qui viendrait apaiser la terrible beauté et l'inconsolable tristesse de la vie. Je ne l'ai jamais trouvé. Je ne cesserai jamais de le chercher.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par anyuka, le 18 février 2011

    On a tendance à vouloir aimer sa famille. En fait, on a même tendance à le faire.Même si l'on choisit de couper les liens avec tout ce qui avait été pour nous "chez nous", pour redéfinir l'espace dans lequel on vit, les émotions qui nous paraissent le plus naturelles, notre manière d'aimer, on reste hanté par un sentiment persistant de deuil et d'admiration à l'égard des êtres que l'on a connus en premier et le mieux. Même si on ne leur adresse plus jamais la parole, ils demeurent nos premiers et nos plus purs amours. Il y a, pour chacun de nous, une époque où ils signifiaient tout.
    Parfois, cette époque dure toute notre vie. Elle est aussi éternelle que notre souffle. Elle ne s'altère ni ne meurt.
    Parfois, elle prend fin à un âge très précoce. On n'y peut rien. Il arrive des choses.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Féroces par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Robert
Goolrick(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (70)

> voir plus

Quiz