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ISBN : 2264068280
Éditeur : 10-18 (2016)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 210 notes)
Résumé :
Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c'était la seule chose qu'ils prenaient
au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraime... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
isabelleisapure30 mars 2016
  • Livres 5.00/5
Chez les Goolrick, il y a « le paraître », il faut briller en société, être connu et respecté et surtout incarner la famille idéale. le quotidien n'est qu'une succession de mondanités, de cocktails, de soirées, de thés, de barbecues et de fêtes chez les uns et les autres... Une vie publique douce et heureuse, insouciante...
Et puis, il y a « l'être », l'envers du décor, nettement moins avenant. L'alcool, l'ennui, les déceptions professionnelles, les non-dits, le silence, l'absence d'amour et le mensonge emplissent le quotidien... Et surtout, un terrible secret, si lourd et douloureux qu'il a marqué à vie l'auteur.
«Je n'ai jamais raconté cette histoire aux gens que je connais et que j'essaie d'aimer. Je ne l'ai pas racontée à ma famille. J'ai peur de la raconter aujourd'hui.»
Robert Goolrick s'attaque à ses vieux démons. Il tente de panser des blessures jamais cicatrisées et nous livre une lecture éprouvante et poignante, dont il est impossible de sortir indemne.
« Féroces » est un livre magnifiquement terrible.
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palamede
palamede20 janvier 2016
  • Livres 3.00/5
« Je donnerais tout, n'importe quoi, pour être l'homme à qui cela n'est pas arrivé. Je ne peux m'y résoudre. J'ai essayé toute ma vie, et je ne peux m'y faire. » Robert Goolrick écrit cela à la fin du récit de l'événement qui a brisé sa vie alors qu'il n'était qu'un jeune enfant. Un traumatisme provoqué par un adulte, celui qui aurait dû le protéger contre toutes les agressions, son père.
Une histoire d'une famille du sud des Etats-Unis, d'enfants brillants et de parents beaux et mondains qui noyaient dans l'alcool leur mal être. Des parents qui ont piétiné l'enfance de leur fils de quatre ans presque négligemment, un soir où, une fois de plus, ils avaient trop bu. Une souffrance insurmontable et un secret inavouable que nous confient Robert Goolrick et qui nous bouleversent.
Commenter    J’apprécie          390
KRISS45
KRISS4505 avril 2015
  • Livres 4.00/5
Féroces ou le récit autobiographique et tragique d'une enfance massacrée.
Dans la famille Goolrick, les parents, qui ont trois enfants, sont beaux, intelligents, sociables, pas misérables même si les fins de mois sont parfois un peu difficiles. Leur problème c'est l'alcoolisme dont il faut rechercher la cause dans les failles béantes de leur vie privée, leurs déceptions, le regret des rêves inaccomplis. Les conséquences sur les relations familiales sont profondément destructrices et l'auteur ne parviendra jamais à les surmonter.
Sa confession est brutale, sans concession, son mal-être insoutenable ; les souffrances qu'il s'inflige bouleversantes.
Tout au long de ma lecture, j'ai l'impression d'être installée dans le fauteuil du psychanalyste et de suivre une séance particulièrement choquante par ses révélations détaillées au plus pécis.
Un texte intense et douloureux sur la souffrance morale, à déconseiller aux plus fragiles, suggéré par ladybug pour compléter la liste sur les familles toxiques et certainement un des plus violents.
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litolff
litolff05 juin 2013
  • Livres 3.00/5
L'itinéraire atroce d'une enfant fracassée.
Dans le sud conservateur des Etats Unis dans les années 50, ce qui compte c'est l'image qu'on renvoie aux autres et l'image que renvoie la famille du narrateur est celle d'une famille heureuse, brillante et originale.
En Virginie, de cocktail en dîner, de dîner en soirée, les femmes exhibent leurs dernières robes, leur dernière paire de gants, discutent de recettes, de domestiques pendant que leurs maris concoctent les derniers cocktails à la mode et que d'adorables enfants servent les sandwiches au concombre.
Et même si on n'a pas d'argent, ce qui est le cas chez les Goolrick, on fait comme si et surtout on n'en parle pas. Et on boit, on s'ennuie et on boit, on s'angoisse devant les factures et on boit…
Dans une ambiance vénéneuse et faussement joyeuse, les enfants Goolrick s'en sortent comme ils peuvent au milieu de ces adultes indifférents, paumés, ratés.
Robert Goolrick est devenu un adulte solitaire et blessé qui a passé de nombreux mois en hopital psychiatrique, il a enterré sa mère, morte alcoolique, et il vient d'enterrer son père, imbibé lui aussi. Par petites touches, il dévoile peu à peu les pans de sa vie d'enfant et d'adulte jusqu'au secret épouvantable qui, lorsqu'il avait 4 ans, a conditionné le reste de son existence.
D'une plume incisive, tout à tour sarcastique et crue, Goolrick dépeint une relation familiale impossible et cruelle. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, il projette un éclairage violent sur sa famille empêtrée dans le mensonge, les faux-semblants, l'alcool et la cruauté. Peut-on pardonner à ses parents ?
Il ne s'agit pas d'une énième autobiographie misérabiliste, mais d'un remarquable travail d'écrivain, cependant, je ne tournerai pas autour du pot, ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains.
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Ikebukuro
Ikebukuro16 mai 2012
  • Livres 5.00/5
Je suis toujours un peu méfiante des autobiographies car je me demande jusqu'à quel point celles-ci peut être édulcorées, romancées, magnifiées, selon la personnalité de l'auteur. Je suis donc rentrée dans ce livre avec quelques réticences au départ mais les critiques m'avaient tellement emballées que je me suis lancée et bien m'en a pris. Quel choc ! L'histoire bouleversante de ce petit garçon puis de cet homme qui n'aura de cesse dans la vie de rechercher le moindre signe d'amour de ses parents. Des parents pourtant en dessous de tout qui ne vivent que pour le paraître et les cocktails et finiront alcooliques, mondains déchus et parents inconséquents et monstrueux.
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur et son parti-pris pour aborder le récit de sa vie. Nous passons constamment du rire aux larmes et l'ambiance du livre m'a vraiment rappellé celle des comédies à l'italienne qui oscille entre tragique et comique. J'ai retrouvé à travers ce livre tout ce qui m'avait plu et ému dans le film d'Ettore Scola "Nous nous sommes tant aimés" où sous couvert de farce et de ridicule, on ressent encore plus profondément le désarroi et la profonde tristesse des personnages qui ont le sentiment d'avoir raté leur vie. Ici aussi, la lucidité de l'auteur sur ses échecs et ses failles, sur sa souffrance face au désamour et sur ses traumatismes d'enfant transparaît de manière flagrante à travers ses lignes.
Ses personnages ne sont pas des caricatures, c'est tout le contraire, ils nous démontrent comment des gens ordinaires au départ peuvent basculer insidieusement dans la perversité et le désir de détruire. Un geste monstrueux n'est en réalité qu'un accident voire un "incident" de parcours mais ce geste distillera la peur et surtout mettra les parents de l'auteur en face d'un miroir où ils verront le reflet de leur déchéance. L'auteur devient alors une sorte de catalyseur de leurs échecs, de leur médiocrité et il les mettra en face de leur propre réalité. C'est cette image d'eux-mêmes que l'auteur leur renvoie qu'ils ne lui pardonneront jamais.
C'est un récit poignant et dur malgré des passages drôles et caustiques qui sont comme des petits moments de respiration dans l'histoire. Mais ces petites parenthèses plus légères ne masquent pas la profonde souffrance de l'auteur et n'effacent pas le traumatisme de sa vie. J'ai été bouleversée par ce cri silencieux qui traverse le livre de part en part, un cri d'une puissance sombre et féroce qui prend le lecteur aux tripes et ne le lâche plus jusqu'à la dernière ligne de ce livre.
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Citations & extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
Sophie_BazarSophie_Bazar18 février 2011
On a tendance à vouloir aimer sa famille. En fait, on a même tendance à le faire.Même si l'on choisit de couper les liens avec tout ce qui avait été pour nous "chez nous", pour redéfinir l'espace dans lequel on vit, les émotions qui nous paraissent le plus naturelles, notre manière d'aimer, on reste hanté par un sentiment persistant de deuil et d'admiration à l'égard des êtres que l'on a connus en premier et le mieux. Même si on ne leur adresse plus jamais la parole, ils demeurent nos premiers et nos plus purs amours. Il y a, pour chacun de nous, une époque où ils signifiaient tout.
Parfois, cette époque dure toute notre vie. Elle est aussi éternelle que notre souffle. Elle ne s'altère ni ne meurt.
Parfois, elle prend fin à un âge très précoce. On n'y peut rien. Il arrive des choses.
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silmarilsilmaril04 août 2011
Ce que j'achetai ce jour-là ne changea strictement rien, et j'ai passé ma vie entière à en parcourir, des kilomètres à pied, à chercher une chose ou une autre, la chose qui ferait la différence entre ce que j'étais et ce que je voudrais être. [...] Quelque chose qui viendrait apaiser la terrible beauté et l'inconsolable tristesse de la vie. Je ne l'ai jamais trouvé. Je ne cesserai jamais de le chercher.
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claraetlesmotsclaraetlesmots17 avril 2012
J'ai continué. J'ai fait semblant d'être un enfant. Je savais que je jouais la comédie, que je n'étais pas la personne que je montrais. Je bâtissais sans malice une fiction, afin de pouvoir apparaître tel que les autres enfants : poli, avenant et drôle. je savais que je n'étais rien de tout cela. Je sentais bien que je copiais ce visage souriant, que je n'étais qu'une imitation. J'étais un tricheur, une contrefaçon.
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odieodie26 novembre 2011
Lorsqu'on ne reçoit pas d'amour de ceux qui sont censés nous aimer,on ne cesse jamais de le rechercher,ensuite,comme un amputé à qui sa jambe coupée manque toujours,comme l'ancien fumeur qui tend encore la main vers son paquet après le déjeuner,quinze ans plus tard.Celà peut paraitre banal.C'est pourtant vrai.
On cherche cet amour dans les objets que l'on achète sans en avoir le besoin ou l'envie.On le cherche dans des visages que l'on ne désire pas.
{...}
On le cherche,c'est une certitude.Et on ne le trouve jamais.On n'en trouve jamais la moindre trace.

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StockardStockard29 octobre 2015
Je voulais mourir depuis que j’avais douze ans.
Je ne me sentais pas en sécurité. Je ne me sentais pas appelé à durer. Ma vie était une fiction que j’avais créée, comme un extraterrestre qui débarquerait sur la Terre pour essayer de se faire passer pour humain. L’affection de mes amis ne signifiait rien pour moi, puisqu’elle s’adressait, telle qu’ils la concevaient, à quelqu’un qui n’existait pas. Il n’y avait personne à l’autre bout.
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Videos de Robert Goolrick (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Goolrick
Robert Goolrick - La chute des princes .Robert Goolrick vous présente son ouvrage "La chute des princes" aux éditions Anne Carrière. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville. Remerciements au Château Haut-Bailly pour son accueil et pour la visite des stèles de Li Chevalier. Robert Goolrick est filmé devant un tableau de Jeannette Leroy. http://www.mollat.com/livres/goolrick-robert-chute-des-princes-9782843377372.html Notes de musique : Chris Zabriskie/I Am a Man Who Will Fight for Your Honor/07 I Am a Man Who Will Fight for Your Honor. Free Music Archive.
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