> Dominique Rist (Traducteur)
> Simone Lamblin (Traducteur)

ISBN : 2253052353
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.11/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
Londres, en l'an 1021. Orphelin Rob J. Cole, neuf ans, est recueilli par un barbier-chirurgien et devient son apprenti. Ensemble, ils sillonnent l'Angleterre. C'est une époque où l'on brûle les sorcières, où la vie est dure et la mort vite venue...
Mais Rob n'a q... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Kittiwake, le 17 décembre 2011

    Kittiwake
    Ce roman historique siècle nous convie à un périple de l'Angleterre à la Perse, au début du XIè siècle. le jeune Rob Cole se retrouve dès les premières pages orphelin, recueilli par un chirurgien barbier ambulant qui l'initie à diverses activités, de la jonglerie à la vente de remèdes miracles, en passant par le traitement de pathologies traumatiques qui relevaient à l'époque de la compétence des barbiers. Outre le fait que l'enfant a découvert fortuitement lors du décès de ses parents qu'il a un don pour percevoir l'imminence du trépas, l'apprentissage lui donne le goût de la médecine et le souhait de comprendre les maladies. C'est ainsi que nous l'accompagnerons lors de ce long voyage semé d'embuches, au cours duquel il croisera l'amour, jusqu'en Perse. Rob se serait contenté de toucher l'ourlet de ce grand médecin qu'était Avicenne (Ibn Sina). Il aura l'opportunité, moyennant une imposture religieuse, d'être choisi pour étudier à Ispahan auprès du grand maître.
    De lecture facile (hormis peut-être la difficulté de la situation politique et militaire à l'origine de conflits armés en Perse, lorsqu'on est pas féru d'histoire médiévale au Moyen-Orient)
    le roman est passionnant comme chronique sociale mettant en évidence la précarité ambiante au sein de l'Angleterre médiévale, la difficulté de survivre pour les plus démunis, la prégnance de la chasse aux sorcières (tout événement non expliqué peut être taxé de sorcellerie et couter la vie à son supposé responsable, et de nombreux phénomènes sont mystérieux étant donné les connaissances scientifiques de l'époque).
    L'auteur retrace une période importante de l'histoire de la médecine, à travers l'évocation de cet érudit que fut Avicenne. Il est intéressant de noter également comment la religion a pu constituer un obstacle à l'évolution des connaissances, en particulier du fait de l'interdiction de disséquer les corps. Amusant aussi la constatation de l'existence de Diafoirus avant l'heure pleins de certitudes, sceptiques vis à vis d'assertions dérangeant l'ordre établi
    J'ai toujours du mal à quitter sans regret les personnages de ces longs romans. c'est pourquoi les notes en fin de livres m'ont procuré un grand bonheur lorsque j'ai découvert
    que ce roman était le premier d'une trilogie qui me permettra de retrouver les descendants de Rob Cole....


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/12/le-medecin-dispahan.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 07 mai 2012

    Philippe67
    L'histoire d'un enfant dont les parents meurent successivement, dans l'Angleterre du moyen age. Il est pris comme apprenti par un barbier chirurgien et découvre une certaine médecine mais veux aller plus loin et apprendre la "vrai" médecine avec le plus grand médecin de l'époque : Avicenne.
    Une belle histoire bien documentée sur cette époque une sorte de voyage initiatique avec plein de difficultés à surmonter, l'amour la gloire etc.
    Un pur voyage dans le temps et dans l'espace.
    Je vous le conseille vivement si vous aimez ce genre d'histoire.Moi j'ai vraiment beaucoup aimé.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 06 mai 2012

    Marple
    Les aventures de Rob J Cole ne me laisseront probablement pas un souvenir impérissable... mais elles m'ont fait passer un excellent moment de lecture et découvrir un tas de choses sur la médecine, les religions, la vie en Perse au XIè siècle...
    Le roman retrace le destin et la vocation de Rob J Cole. Son enfance d'orphelin aux côtés d'un barbier-chirurgien. Sa formation à la médecine à Ispahan, obtenue avec ruse et courage. Sa découverte de l'amour et de l'amitié. Sa participation aux grands et petits événements de Perse. Ses voyages. Sa vie quotidienne. Ses recherches. Et tant d'autres choses encore...
    Il n'y a pas de temps mort dans ce roman, péripéties et anecdotes s'enchainent naturellement, c'est très fluide. Alors j'ai lu vite, pour connaître la suite. Mais c'était presque trop facile à lire, ou trop léger, pour me marquer profondément/durablement, sauf peut-être l'histoire d'amitié entre Karim, Mirdim et Jesse.
    Bref, pas le roman de l'année pour moi, mais un récit divertissant et sympathique.
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    • Livres 5.00/5
    Par palnunine, le 24 novembre 2010

    palnunine
    Vraiment adoré, et tellement de découvertes sur la pratique de la médecine en orient et en Europe au Moyen âge. J'ai aimé aussi l'écriture, le contenu documenté. Et on s'attache au personnage, premier maillon d'une longue lignée de médecin... dont on retrouve la descendance dans d'autres romans de Noah Gordon, d'autres époques avec d'autres pratiques médicales.
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    • Livres 5.00/5
    Par cannelle124, le 23 juin 2008

    cannelle124
    beaucou aimé ce voyage initiatique et cette decouverte des fondements de la médecine orientale et occidentale
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Citations et extraits

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  • Par Olaf, le 10 avril 2011

    Rob, fasciné, parcourait la salle, touchait les livres, notant tous ces noms d'auteurs qui, pour la plupart lui étaient inconnus : Hippocrate, Dioscoride, Ardigène, Rufus d'Ephèse, l'immortel Galien, Oribase, Philagrios, Alexandre de Tralles, Paul d'Egine...
    "La madrassa possède presque cent mille livres! L'université de Bagdad en a six fois plus, ainsi qu'une école de traducteurs où les livres sont transcrits sur papier dans toutes les langues du califat oriental. Mais nous avons ce qu'ils n'ont pas, dit fièrement Karim en montrant tout un mur consacré aux oeuvres d'un seul auteur : Lui!"
    L'après-midi, Rob vit cet homme que les Persans appelaient le chef des princes. Au premier abord, Ibn Sina le déçut : son turban rouge de médecin était fané, négligemment drapé, sa tunique modeste et râpée. Petit, chauve, un nez bulbeux aux veines apparentes et des plis affaissés sous sa barbe blanche : un Arabe vieillissant. Mais Rob remarqua ses yeux bruns au regard perçant, tristes et attentifs, sérieux, étonnamment vivants. Il le sentit tout de suite : Ibn Sina voyait les choses qui restaient invisibles au commun des hommes.
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  • Par helaia, le 13 avril 2012

    « Rob J.Cole vivait ses derniers moments d’insouciance et de sécurité »… Première phrase d’une magnifique histoire d’amour que rien ne parvient à détruire. Robert J.Cole a neuf ans, dans l'Angleterre du XIe siècle, quand il découvre, au chevet de sa mère mourante, qu'il possède un étrange et terrifiant pouvoir : il peut, en tenant les mains d'une autre personne, sentir sa force vitale et donc savoir si elle va vivre ou mourir... À cette époque, les orphelins londoniens allaient à qui en voulaient bien. Ses frères et sœurs, plus petits que lui, semblaient être plus chanceux, car ils furent accueillis par des voisins. Quant au héros devenu orphelin, il est l'apprenti d'un guérisseur ambulant, qui l'éleva comme son fils et lui transmit son savoir. C’est donc avec ce barbier-chirurgien, qui décida de le prendre comme apprenti, qu’ils sillonnèrent l’Angleterre. Rob apprit beaucoup : la discipline, l’art du spectacle et le pouvoir de soulager la souffrance des autres grâce aux remèdes de ce barbier. Mais il ne fait pas bon vivre en cette période de l’histoire, époque où l’on brûle les sorcières, où la mort est vite venue. Malgré cela, Rob décida à vingt ans de partir à Ispahan, en Perse, dans la seule faculté de médecine arabe reconnue dans le monde. Mais dans cette école, on n’admet pas les chrétiens. Rob n’hésitera pourtant pas à se prétendre juif pour réaliser son rêve. Il traversa donc l’Europe et gagna l’Orient aux prix de multiples aventures. Arrivera t-il à bon port ? Comment s’y prendra t-il pour rentrer dans cette école ? Va t-il se convertir au judaïsme? Deviendra t-il médecin, vocation qui le dévore ? Connaîtra- t-il l’amour de Mary ?

    Le médecin d’ Ispahan est une histoire où seuls deux personnages sont mis en exergue. Mais la recherche historique de l’auteur est magistrale. L’Europe du Moyen Âge était brutale et ignorante. Le monde étonnant des universités arabes, la chaude sensualité des palais d’Ispahan et bien sûr la connaissance de la médecine en l’an 1000 font de ce roman historique un livre phare dans sa catégorie.
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  • Par Olaf, le 10 avril 2011

    "J'ai un don personnel, aussi fort que le tien, Jesse Ben Benjamin. Je sais reconnaître qui peut devenir médecin, et je sens en toi un besoin de guérir si puissant qu'il te brûle. Mais cela ne suffit pas; on ne fait pas un médecin avec un calaat. Heureusement, car il y a trop de médecins ignorants. Nous avons cette école pour séparer le bon grain de l'ivraie, et nous sommes particulièrement sévères avec ceux qui sont doués. Si nos épreuves sont trop dures pour toi, oublie-nous, retourne à ton métier et à tes faux médicaments. Devenir hakim, cela se mérite. Si tu le désires, tu dois t'éprouver toi-même pour l'amour du savoir, rivaliser avec les autres étudiants et les dépasser. Etudie avec la ferveur des bienheureux ou des maudits."
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  • Par Olaf, le 10 avril 2011

    "Galien nous apprend que le coeur et les artères battent au même rythme; on peut donc juger du tout à partir d'un seul élément : un pouls calme et régulier est le signe d'une bonne santé. Mais j'ai appris grâce à Ahmed qu'il peut aussi déceler l'agitation ou la paix de l'esprit. Le pouls est le messager qui ne ment jamais."
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