> Yvonne Girault (Traducteur)

ISBN : 2752903324
Éditeur : Phébus (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Retirée dans un petit village de l'ouest de l'Angleterre, Zachary, déserteur de quinze ans qui ne supporte plus l'horreur de la vie à bord, tente d'oublier ses peurs - et de se faire oublier.
C'est sur la " Colline aux Gentianes ", butte surmontée d'une chapelle ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 05 juillet 2011

    kathy
    Ce livre, relate l'histoire d'une Rencontre entre Stella - jeune orpheline, née dans un autre « pays », « Ailleurs », adoptée par la famille Sprigg, auréolée d'une divine aura de bonté- et Anthony 0'Connell (dit Zachary) –midship dans la flotte anglaise, à l'époque des guerres napoléoniennes, sujet au mal de mer et objet d'humiliations, de persécutions et de châtiments de la part de l'équipage. Incapable de supporter ses conditions d'existence, il désertera.
    Il rencontre Stella, qui peu à peu lui fait oublier ses peurs, mais la vraie vie est-elle bien ici ? Est-elle sur cette Colline aux Gentianes, qui domine le port de Torquay, à l'Ouest de l'Angleterre : colline calme mais menacée ; lisière entre deux mondes : l'Ici et l'Ailleurs. L'ici, fait de calme, de joie, de bonheur, de ravissement et de bonheur avec Stella ; et l'Ailleurs, où règne tempête, tourment, tristesse, peur et désespoir ; l'Ailleurs où « la puissance du mal frappe avec toutes les armes qui lui tombent sous la main, peste, famine ou tempête, et n'épargne ni riche ni pauvre, ni jeune ni vieux ».
    Pour éviter ce chaos, Zachary doit « s'offrir volontairement » à la flotte de l'Amiral Nelson, afin d'empêcher Napoléon de débarquer en Angleterre et protéger ainsi tout ce qui lui est cher.
    Jolie histoire ; hymne à l'espoir, à la liberté, à la joie, aux plaisirs simples, à la nature, à l'amour, à la grâce (un certain mysticisme perce). Beaucoup de poésie dans la description de la nature.
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    • Livres 4.00/5
    Par Voltaire, le 05 avril 2012

    Voltaire
    Je suis à la fois ravie et anxieuse de m'attaquer à l'œuvre d'Elizabeth Goudge, car autant le dire tout de suite, elle compte parmi mes auteurs préférés, aucune année ne passant sans que je ne relise rituellement l'un de ses livres. D'où mes sentiments partagés : ravie de la faire découvrir à ceux qui n'en auraient jusque ici jamais entendu parler, anxieuse à l'idée de ne pas lui rendre suffisamment justice en expliquant quel écrivain exceptionnel elle était.
    Inexplicablement sous-estimée, ses romans sont aujourd'hui quasiment tombés dans l'oubli. Toutefois, je soupçonne que même à l'époque de leur parution, ils n'ont pas dû plaire tant que ça à ses contemporains. En effet, Elizabeth Goudge n'était pas vraiment de son temps, ce décalage chronologique expliquant peut-être la disgrâce dont elle est victime depuis lors.
    Venons-en au livre lui-même : La colline aux gentianes se déroule dans un petit village de la côte ouest de l'Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, durant les guerres napoléoniennes. Outre ce cadre, l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux, Stella et Zachary, nous emmènera ensuite en d'autres lieux et en d'autres temps, au fil des rebondissements de l'intrigue.
    J'aime chez l'auteur son habileté à décrire ses personnages avec subtilité et une grande finesse psychologique, les rendant immédiatement attachants. Comme souvent chez elle (lire La vallée qui chante), les deux héros sont un peu en marge, avec le sentiment de ne pas appartenir à ce monde, notamment la petite Stella qui se réfugie dans l'univers merveilleux de ses rêves.
    ... la suite sur mon blog !

    Lien : http://lafautearousseau.over-blog.com/article-elizabeth-goudge-la-co..
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    • Livres 5.00/5
    Par lapublivore, le 09 janvier 2011

    lapublivore
    L'intrigue se déroule durant les guerres napoléoniennes et l'action se déplace de la vallée
    reculée Devonshire, à la mer meurtrière de la guerre en Méditerranée, aux prisons et à la
    pauvreté de Londres.
    Ce livre relate l'histoire d'amour de Stella Sprigg, fille adoptive d'une famille d'exploitants
    agricoles aisés et de son aspirant Anthony O'Connell, qui grandira pour partie à ses côtés.
    Stella grandit et mûrit entourée de sa famille et d'un médecin de campagne qui a su reconnaître en elle une intelligence hors norme, et s'occupe de son éducation.
    Anthony, jeune orphelin lui aussi, à peine plus âgé qu'elle, arrive dans le Devonshire, après
    avoir déserté le bateau de son oncle. On souffre avec lui lors de sa vie de marin, mais
    pourtant, Elizabeth Goudge réussit à relater à la fois la beauté de ces navires et les conditions épouvantables de vie à bord.
    En arrivant sur la terre ferme, Anthony sera guidé par un prêtre qui a vécu les terreurs de la Révolution française. Il liera alors des liens indestructibles avec Stella, qu'il retrouvera après avoir participé à la bataille de Trafalgar sur un navire de guerre.
    Comme toujours, on se régale des descriptions lyriques, et de l'écriture très poétique de la part de l'auteur.
    Ex : l'histoire s'ouvre sur une description de Torbay, qui est si détaillée dans la topographie
    que c'est comme si nous y étions !
    La profondeur de l'histoire de chacun, et l'honnêteté saine des personnages, captive dès le début. Plus prosaïquement, Elizabeth Goudge [...]
    LA SUITE SUR MON BLOG !

    Lien : http://lapublivore.wordpress.com/2010/12/31/la-colline-aux-gentianes..
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 05 juillet 2011

    Elle marcha droit au bout de l'écurie, où gîtaient les chats qui attendaient impatiemment leur lait. Elle voyait leurs yeux luire dans la pénombre comme des émeraudes et, dès qu'elle s'approcha, ils s'élancèrent à sa rencontre, en se frottant contre elle et en ronronnant joyeusement, moustaches en bataille, queue retroussée, marche rythmée par la vibration mélodieuse de leur gorge. L'orchestre de l'église dans tout son éclat, tambour, clarinette, serpent, haubois, violon et violoncelle, attaquant avec éclat le Psaume Centième, rappelait toujours à Stella les chats, qui se précipitent au-devant de leur lait. Dans les deux cas, le corps, l'instrument et l'esprit étaient si étroitement liés que le corps était lui-même devenu musique; on ne pouvait dire où commençait l'homme et où finissait l'instrument, ce n'était plus qu'une seule et même chose.
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  • Par kathy, le 01 juillet 2011

    Stella détestait les différences de classe et trouvait injuste qu'il y eût des chats et des chiens admis dans la maison, et d'autres relégués au-dehors. Pourquoi Hodge (le chien) et Séraphine (le chat) avaient-ils le droit de dormir au logis, choyés par toute la famille, tandis que Daniel (le chien) et les autres chats n'avaient pas le droit d'y pénétrer? Daniel n'était pas responsable de son air lamentable, ni de sa débilité mentale, et les chats de gouttière auraient été aussi coquets que Séraphine, s'ils avaient joui des mêmes avantages. C'était une injustice criante, voilà tout. Dès que Daniel eut fait disparaître la dernière bouchée de son repas, Stella s'agenouilla par terre à côté de lui, tira doucement ses oreilles pendantes et caressa son front soucieux.
    -Console-toi, Daniel, murmura-t-elle, demain je t'emmènerai promener.
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  • Par kathy, le 01 juillet 2011

    Depuis que Zachary avait vu Stella, il n'éprouvait plus cette nostalgie qu'il avait au fond du coeur; elle ne lui semblait plus inexplicable : en ce bas monde, chacun a besoin de quelqu'un qui soit pour lui comme une autre main. L'on ne peut pas faire grand-chose avec une seule main; c'est avec les deux mains que l'on étreint l'or des épis et le bol de lait écumeux; avec les deux mains que l'on bâtit une maison; avec les deux mains jointes que l'on prie. Cette intuition subite l'avait illuminé au moment où, prenant la main de Stella posée sur son genou, il l'avait retournée pour appuyer sa paume sur la sienne. On ne peut à soi seul engranger les moissons de la vie ou bâtir son foyer, pas plus qu'on ne peut toujours prier seul; il en avait eu la certitude lorsqu'il avait tenu dans la sienne cette petite main.
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  • Par kathy, le 05 juillet 2011

    Tout d'abord, au lieu de chercher à vaincre ta peur, il faut l'accepter sans honte, exactement comme on accepte une infirmité congénitale, strabisme ou pied bot. Un acquiescement sincère est déjà la moitié de la victoire. Regarde ta peur en face, sans t'en laisser épouvanter. En tant que docteur, je peux t'affirmer que chaque être humain possède des réserves inconscientes de forces physiques et mentales qui se révèlent uniquement dans les moments de crise. Tu ne les découvriras qu'à la dernière minute, mais tu peux être certain qu'alors elles ne te feront pas défaut. C'est difficile à croire, mais indispensable à savoir. De plus tu dois apprendre à vivre dans un monde d'horreurs sans te laisser écraser par leur poids.
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  • Par kathy, le 05 juillet 2011

    Madame Sprigg n'avait d'autre beauté que la douceur de son sourire et la bonté de ses yeux bruns, mais autour d'elle rayonnait une divine aura de maternité, car bien souvent la femme qui a perdu son unique enfant devient pour toutes les créatures beaucoup plus mère que celle qui a porté une douzaine d'enfants. Sa vertu foncière était faite d'un exquis bon sens, d'oubli de soi et d'efficience; elle était entièrement dépourvue d'angles, au physique comme au moral. Cette vertu, comme sa maternité, était devenue avec les ans si épurée, qu'elle semblait à peine appartenir à ce monde.
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