Saviez-vous que, parfois, à Romanicheux-le-bas, un ange grâcieux, se croyant visible se poste sur un toît à l'écoute de la misère humaine et tente d'unir les êtres sur une même longueur d'onde?
Justine B. à l'aube de son crépuscule, a chargé l'auteur de retranscrire cette merveilleuse histoire dédiée aux femmes, car
Le Rire de l'ange souvent fripon, sait se faire entremetteur pour pousser les corps à la jouissance.
Prude "muette de la bouche mais point sourde de coeur" a su entrevoir sa figure "d'écuyer de bonne famille",son corps transparent perché sur la maison du menuisier Pico, alors que sa fille Judith "fragile comme un oeuf couvé" "touillait la soupe".
Quel remue-ménage!
Pico et Marguerite, son épouse se disputent.
Arrive sur ces entrefaites, le bûcheron Chaumet dont la maison brûle.
Puis, le docteur qui trousse la chemise de Marguerite illico.
L'ange accompagne de son rire cette comédie, un brin paillarde, puisque les couples se forment et se reforment. Justine avec Pico et Chaumet avec Lila.Bien d'autres vont accompagner les aventures des deux compères, un curé, un ermite....
Une bénédiction par ci,un corsage entrouvert par là, la tentation danse la guigue au son du violon céleste.Mais le cachot ouvre aussi ses portes lorsque la mort sévit.
Saviez vous que les anges rêvent "d'éprouver ce qu'un homme ressent lorsqu'il voit une femme nue,et la respire,et la caresse"?
Non?
Alors lisez vite
Henri Gougaud, conteur de métier, et vous saurez tout!
Un conte au langage truculent,imagé, égrillard, plein d'humour, à lire les jours de ciel gris pour chasser les nuages et sentir pousser des ailes.