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ISBN : 2021159981
Éditeur : Editions du Seuil (2014)


Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

" Avant que la peste n'arrive à Avignon, je croyais ma mère immortelle. Dieu la garde, je ne me souviens pas de son visage éteint [...]. En vérité, nous soupçonnons parfois notre mémoire d'enchanter faussement le passé,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 22 septembre 2011

    latina
    A tous ceux qui perdent espoir, à tous ceux qui se demandent comment vivre, à tous ceux qui cherchent le soleil...ce livre est pour eux ! Positif, enchanteur, poétique, il aide à vivre ! Quel bien cela fait de se remplir l'âme de ce roman !

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Citations et extraits

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  • Par latina, le 22 septembre 2011

    Alors l'être prit dans les siennes les mains de mon frère d'errance, les posa sur ses genoux, et les tenant serrées il le regarda, nous regarda aussi, Angèle et moi. Il voulut balbutier quelque chose, il s'appliqua, gémit à peine, mais il n'y avait rien dans son souffle qu'un désir éperdu de parler, et dans ses yeux son désarroi de ne point y parvenir. Ses lèvres tremblèrent, il parut un instant au bord des larmes. Bernard bravement lui sourit. Alors il s'apaisa, sourit aussi, se pencha en avant et se mit à lui caresser la joue comme un père aurait fait à son petit enfant, puis il se tourna vers ma soeur, fit de même avec elle et me caressa aussi le visage.
    Sainte Vierge, de ma vie on ne m'avait fait aussi simple et bonne tendresse. En cet être, étaient une grandeur rieuse, une innocence d'aube, un bonheur de soleil et la pure amitié des êtres qui n'ont rien, même pas la grâce de se tenir debout sur la terre des hommes.
    Et comme je me perdais dans sa lumière, je vis offert le fond limpide de son âme, de la mienne aussi et de toutes les âmes du monde, car en toutes les âmes du monde est cette tranquillité de lac que rien au monde ne saurait troubler, ni même atteindre, sauf le reflet du songe que l'on appelle Dieu.
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  • Par latina, le 22 septembre 2011

    Bernard Faidit et Angèle étaient encore, ce jour-là, dans cette sorte d'ignorance où sont les arbres. Leurs feuillages se croyaient étrangers, tandis que leurs racines se mêlaient et s'embrassaient en secret. Ils s'étaient jadis rencontrés mais ne savaient pas où. Ils se reconnaissaient mais n'osaient l'avouer. Et certes ils pourraient se séparer ce soir même sans que leur reste rien qu'un étonnement, une lueur touchante aussitôt vue, aussitôt perdue dans la fuite du temps. Mais, s'il est vrai que nous pousse sur les mêmes chemins un désir plus constant que nos vies passagères, leur éloignement ne durerait guère. Ni le diable, ni moi, ni personne en ce monde, assurément, ne pourraient empêcher qu'ils reviennent un jour l'un vers l'autre.
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  • Par latina, le 22 septembre 2011

    J'aime les temps mélancoliques, le vent, les arbres défeuillés, le savoir des vieux jours de l'an, l'humble noblesse de la terre soumise aux nuages passants.
    Sur ce haut de cascade où m'apparut Anselme, régnait cette grisaille qui de toujours plut à mon coeur. La brise, le torrent, les nuages, la lisière du bois au fond du pré neigeux, tout alentour m'accueillit comme au retour d'un long voyage. La mémoire, parfois, se joue des certitudes raisonnables. Ne nous dit-elle pas, au détour d'un chemin, connaître intimement tel être ou tel pays que l'on sait pourtant étrangers?
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  • Par latina, le 22 septembre 2011

    Quand nous désertent le désir de vivre et la force d'aimer, le monde nous apparaît inhabité. Nous ne percevons plus du vent que sa course sans but, du ciel que sa lumière aveugle, de l'espace que son impassible démesure. Sans doute, s'il en est ainsi, c'est que ces lieux où vont nos vies ne sont rien d'autre que les reflets exacts de nos âmes.
    Nous sentons-nous vigoureux et sensibles à l'amour? Tout, dehors, nous semble vivant. Le doute nous vient-il, le souci, la fatigue? L'air s'affadit, les couleurs se ternissent, tout nous paraît aller sans plaisir au néant.
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  • Par latina, le 22 septembre 2011

    "(...)Le coffre s'entrouvrit"
    - Je connais ces sortes de contes. Topn homme a trouvé un trésor caché là par quelque brigand.
    Il me répondit :
    - Un trésor? Comment savoir? Sais-tu ce que le coffre contient? Il ne sera pas ouvert avant ta dernière heure. N'as-tu donc rien compris? Dans ses flancs sont mille chemins, des haltes d'auberges, des battements de coeur, des amours, des rencontres, des froidures d'hiver, des parfums de printemps, tout le temps que Dieu t'a donné, la vie qui veut être vécue, ta vie, ton seul trésor.
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Videos de Henri Gougaud

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Vidéo de Henri Gougaud

L'enfant de la neige - Henri Gougaud .
XIIIe siècle. Nous sommes en Languedoc dans la bonne ville de Pamiers. L'Inquisition rôde encore sur cette région cathare. Jaufré, un enfant abandonné devenu troubadour, revient au pays. Il y retrouve sa nourrice Thomette, son demi frère Alexis, le père abbé Aymar qui l'a élevé, le luthier qui l'a initié à la musique, le bibliothécaire du monastère et tout un petit peuple haut en couleurs. Jaufré découvrira l'amour et un mystérieux manuscrit hérétique dans les combles de l'église. Se dévoileront alors peu à peu les énigmes douloureuses qui hantent les ruines récentes du château fort, les caves du monastère et l'esprit des gens. Henri Gougaud, un de nos plus grands conteurs, nous offre un exceptionnel roman initiatique, lumineux et envoûtant qui nous plonge au coeur du Moyen Age, cette période emplie de ténèbres et d'espérance, mais qui nous parle aussi de nous-mêmes, aujourd'hui. Ecrite dans une langue superbe, une histoire surprenante et pleine de rebondissements, où l'enfer côtoie le ciel, où l'amour sauve tout.








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