13ème livre de M
Gouiran sur 15.
Ce n'est pas le meilleur. Il n'y a pas de critique sociale et ne se trouve ainsi dans ce livre aucun de ces chapitres que je préfère chez cet auteur : ceux où il nous dévoile un pan d'un passé qu'on s'efforce d'oublier.
Le talent de cet auteur me semble d'ailleurs être d'introduire ces fameux chapitres en douceur, sans accroc, et de les faire admettre comme ingrédients nécessaires de l'histoire alors qu'ils en sont manifestement le commencement et la fin.
"Les Martiens", comme "Le théorème" manque ainsi de corps. Certaines pages sont néanmoins belles, d'autres font penser à
San Antonio ("ni des lèvres ni des dents") ou Izzo, comme si
Gouiran avait senti son manque de profondeur et compensé par ces quelques clins d'oeil qui font plaisir mais ne remplacent pas.