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Critiques sur Les vrais durs meurent aussi (4)


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  • Par Ori le 31/07/2009


    Les vrais durs meurent aussi de Maurice Gouiran, Editions Jigal
    A l'Estaque, près de Marseille, de drôles d'événements se produisent, des anciens légionnaires sont assassinés sur fond de vengeance de guerre d'Algérie. Clo, ex journaliste, mène l'enquête. Son ami, le vieux Biscotin, est jusqu'au cou dans les ennuis, le "Pollack", lui aussi ancien légionnaire, se sentant menacés, lui a confié des documents secrets et voilà que le vieux Biscottin est attaqué par des "chinetoques"! Que vient faire l'Indochine dans cette histoire, et la seconde guerre mondiale qui s'en mêle!
    Voilà un polar qui sent bon mon chez moi, cela se passe à Marseille, je me suis retrouvée sur les lieux que je connais bien, le Centre Bourse, la rue Saint Fé, l'Estaque... avec le langage bien typique de la provence "degun", "le pastaga", "le ouaille", et bizarrement autant je n'aimais pas mon chez moi quand j'y habitais, autant là, j'étais tout émue de m'y retrouver, un peu comme quand je lisais du Pagnol. L'atmosphère de ma ville est si bien rendue, que ce polar est vite devenu un coup de coeur.
    Et puis, l'histoire évoque la grande "Histoire", et surtout ma période préférée la seconde guerre mondiale et l'Indochine, nous perdant pour mon plus grand bonheur dans les méandres secrets de ces événements.
    C'est aussi un polar qui veut rendre hommage aux rapatriés d'Indochine parce qu'il n'y a pas eu seulement ceux d'Algérie, à ces femmes indochinoises épousées dans la chaleur de Saigon et ramenées dans une terre qui ne voulait pas d'eux.

    Un grand merci aux éditions Jigal pour cette découverte, ce fut vraiment une excellente surprise. Par contre j'ai un peu de mal avec la couverture du roman que je ne trouve pas très parlante.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par pbazile le 20/04/2009


    11ème livre que je lis de MG.
    Celui-ci a du mal a démarer, je trouve, mais monte en puissance et finit plutôt bien.
    On y retrouve ce que personnellement j'aime chez Gouiran, un montage subtil entre une aventure actuelle, avec des personnages attachants, et des histoires du passé.
    Je connaissais la plupart des sujets traités ici, mais la recherche documentaire de Gouiran m'épate à chaque fois.
    Et j'oublie la construction un peu mécanique de ses livres qui au début de celui-ci, avait finit par m'agacer. Je l'ai oubliée peu à peu grâce à la force de l'histoire.
    Que demander de plus?

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Giwago le 24/12/2008


    Ce livre est critiqué dans le cadre de l'opération Masse Critique du site Babelio.com.
    Je suis très mitigé au sujet de ce livre. J'ai failli le lâcher au bout de quelques pages, tant le langage marseillais me gênait, à l'entendre c'est très agréable mais à le lire c'est beaucoup plus difficile, manquait un glossaire en fin de livre. Je me suis aussi dit au début du livre que ce n'était qu'un vulgaire roman de gare : on lit, on jette.
    Plus j'avançais dans la lecture, plus je révisais mon jugement. Certes, je n'en ferais pas un de mes meilleurs livres de l'année, mais en grattant un peu la superficialité marseillaise qui sert de vernis à l'action du livre, on trouve un certain fond à ce roman. L'auteur y traite du lien qui se crée entre les hommes à la guerre, souvent un lien indéfectible, mais aussi de l'attitude plus que cavalière à l'encontre des réfugiés d'Indochine qui ont été parqués dans ce qui ressemble beaucoup à un camp de concentration (même si personne ne voudra jamais accepter cette appellation tant elle est chargée de sens), ces réfugiés étant, selon l'auteur, encore moins bien traités que les Harkis.
    Au final, c'est un livre qui se laisse livre malgré ses défauts…


    Lien : http://cultureconfiture2.com

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul le 30/05/2011


    En cette fin de juillet caniculaire, c'est l'hécatombe chez les légionnaires. Quatre décès sont enregistrés chez les képis blancs en retraite, mais le soleil n'y est pour rien. Ils ont été retrouvés avec le sourire kabyle et les choses de la vie dans la bouche. Biscottin, l'ami de Clovis l'ancien grand reporter, est inquiet. Son voisin, le Polack, a disparu après lui avoir remis une reproduction de la Madone à l'enfant de Botticelli, ainsi qu'une boîte à chaussures emplie de documents. Rapidement le tueur de légionnaires est mis sous les verrous. Il s'agit d'un Algérien, Mourad Boualem, qui aurait agi par vengeance. La police est discrète sur ses motivations mais Clovis apprend que sa mère aurait été violée dans les années cinquante par des soldats. Parmi les documents du Polack, des lettres. Celles qu'il a reçu durant des années de Lé, sa femme, lui donnant des nouvelles de leur fils Marcel, appelé aussi Trunq, et d'autres missives qu'il a rédigées mais jamais envoyées. Clovis est tout content de retrouver Alexandra qui rentre au bercail. Elle exerce un métier qui touche à la finance à Paris et couche avec un avocat, mais pour l'heure elle revient, ce qui n'empêche pas Clovis entre deux galipettes de s'intéresser à cette affaire. le Polack le contacte. Il pensait que le tueur étant arrêté, il pourrait réapparaître mais les ennuis continuent. Sa maison a été visitée et deux trois trucs le turlupinent. Rendez-vous est pris le soir près d'un yacht sur les quais. Clovis s'y rend mais il est assommé et il se réveille à l'hôpital. le bateau a été incendié et une victime a été découverte. Probablement le Polack, mais Clovis garde l'info pour lui. Même s'il a un contact à l'Evêché il ne désire pas galvauder ses informations. Il décide donc d'aller fouiner du côté de Sainte-Livrade, dans le Lot-et-Garonne. Un camp dans lequel ont été parqués plus de mille ressortissants Vietnamiens, après Diên Biên Phu. Lé est décédée l'année précédente, mais Marcel y réside toujours. Hans, l'ami du Pollack a été assassiné, et Tham, sa veuve, ne sait pas grand chose. Ses deux garçons, Ai Quôc et Quy, bricolent du côté de Toulouse. Roger, natif du Tonkin, leur explique l'origine du camp et comment ont été, et le sont toujours, traités les ressortissants Vietnamiens qui vivent dans ce village, méprisés par la population locale. Il a été compagnon d'armes du Polack, alias Wilhelm, et de Hans. Il avait assisté en 1955 à une algarade entre deux légionnaires qui voulaient faire avouer où Wilhelm avait caché quelque chose. Quoi, il ne sait pas mais il sait que Klaus, le sergent-chef qui avait défendu l'agressé vit au village de Puyloubier, dans une maison de retraite allouée aux légionnaires. Quant à Trunq il montre un chagrin et une affection à retardement envers son père, qu'il n'avait jamais revu depuis sa naissance, soit plus de cinquante ans auparavant. de retour à Marseille, aidé d'Alexandra, Clovis dépiaute plus en profondeur la boîte qui contient outre les lettres des photos, des documents, une brochure sur l'Autriche, et autres babioles.
    Si le fil conducteur réside en la résurgence du mythe d'un trésor de guerre nazi, enfoui quelque part en Autriche ou autre pays accueillant, le propos principal de Maurice Gouiran tourne autour d'un fait méconnu car honteux. L'état a longtemps mis sous silence le camp, le ghetto pourrait-on dire, des déracinés Vietnamiens, des Indochinois à l'époque, des femmes qui mariées avec des militaires, ont été parquées avec leur famille, père mère et enfants. Les oubliés, les délaissés de ce conflit qui était entamé la seconde guerre mondiale à peine terminée et qui sera suivi par la guerre d'Algérie. Ce sont également les tortures, pratiquées par les belligérants des deux côtés, qui sont dénoncées. L'auteur refuse, par l'intermédiaire de ses personnages, d'accepter le principe du œil pour œil, dent pour dent. Et ne se voile pas la face comme le désireraient certains historiens, ou pseudo historiens, qui rejettent toutes les fautes sur un seul camp. Un roman qui au delà de l'histoire donne à réfléchir.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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