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Critique de Altervorace


Altervorace
03 février 2012
Tout commence avec un voyage à Bali, notre héros décide d'y rencontrer un guérisseur très réputé qui aurait même soigné de hauts dirigeants. Ensuite ? Ben c'est presque tout. Nous assistons à plusieurs dialogues entre le sage et le touriste. Entre chaque entretien, le maître lui donne un ou deux exercices à effectuer. Notre disciple repartira le coeur changé et plein d'espoir.

Dés la première page, j'ai compris que je mettais les pieds dans un univers qui ne me plairait sans doute pas : une citation de Bouddha. Ok. Avant qu'une horde d'européens persuadés d'être bouddhistes ne débarque couteau entre les dents -cherchez l'erreur- je tiens à préciser que je n'ai rien contre cette religion. Je trouve seulement un peu agaçant qu'on accommode le bouddhisme à toutes les sauces. C'est comme les macarons, on nous a tellement saoulé avec ça que je ne supporte plus cette friandise pourtant excellente au départ. Bref, entre le titre et la citation, j'avais bien compris ce qu'on voulait m'expliquer : tu vois AlterVorace, ce roman n'est pas un simple roman, nan, il va t'apporter les Réponses. Ensuite j'ai plongé dans l'histoire et j'ai bien cru me noyer. Ou étouffer. Sous une tonne de clichés, de bons sentiments et de pensée positive. C'est gluant, c'est sucré, c'est écoeurant. Et mal écrit. Non seulement la philosophie du guérisseur frôle l'enfantin tellement elle est simpliste mais ses propos frisent souvent le ridicule :

« - Ils ont raison ! Quand on se voit moche, les autres nous voient moches. Je suis certain que les femmes vous trouvent trop maigre.

- Hou là...

- Les autres vous voient comme nous nous voyons nous-même. »

Oui ami lecteur. Puis la guerre c'est mal, puis quand on est méchant les autres le sont en retour... Tu veux enfoncer d'autres portes ouvertes grâce à monsieur Gounelle ? Pas de problème :

« En Occident, vous avez l'habitude de séparer le corps et l'esprit. Ici, nous pensons que les deux sont intimement liés et forment un tout cohérent. »

Nous avons droit à tout un fatras de ce genre d'idées aussi profondes que l'impact de Barbara Cartland sur le monde de la littérature. L'amour est la solution, il faut savoir s'ouvrir aux autres, la chance n'existe pas mais on doit savoir reconnaître les opportunités qui se présentent... J'arrête là de peur de devoir utiliser un sac à vomi.

Tout au long du récit monsieur Gounelle prend la main du lecteur et lui parle comme à un demeuré pour lui pointer du doigt des idées toutes faites. Après avoir refermer l'ouvrage, je me suis un peu renseignée sur l'auteur de ce pseudo-roman initiatique. Et j'ai mieux compris. Ce monsieur est formateur en PNL (Programmation Neuro-linguistique) et son roman simplifie à l'extrême les principes de cette pseudo-science. Son but est de transmettre son savoir, pas d'écrire quelque chose d'intelligent.

Pour conclure, Laurent Gounelle c'est un peu comme si Paulo Coelho avait mangé Oui-Oui et un Bisounours. Franchement, tant de pensées positives enrobées dans du sucre, ça me donne envie de hurler. Ou de tuer des bébés chats.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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