> Jacqueline Carnaud (Traducteur)
> Jacqueline Lahana (Traducteur)

ISBN : 2070339211
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Au cours d'un même week-end, deux assassinats endeuillent la prestigieuse Université hébraïque de Jérusalem. Un jeune assistant de littérature est empoisonné, puis c'est le directeur du département de littérature, poète respecté et couvert d'honneurs, qui est retrouvé d... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

  • Par moustafette, le 15 avril 2012

    moustafette
    Petite leçon de poésie pour les nuls !
    Je m'interrogeais sur le pourquoi de mon peu d'appétence au genre poétique (à quelques exceptions près).
    Je ne pense pas que les quelques lignes ci-dessous vont y changer grand chose, car lorsque l'on parle de poésie, on parle avant tout de sensibilité, mais j'ai trouvé intéressant ce petit rappel purement théorique.
    Extrait :
    Klein mordit dans une tranche de pain et continua :
    - Comprendre un poème suppose un effort d'interprétation que les spécialistes désignent sous le nom d'herméneutique. Un bon poème est celui qui permet au lecteur, au fur et à mesure qu'il pénètre plus profondément dans le texte, d'en découvrir les significations cachées, de les déchiffrer et de les tisser ensemble. Cela implique, de la part de l'auteur, la mise en oeuvre d'un certain nombre de procédés fondamentaux qui ne sont pas propres à la littérature, mais appartiennent à toutes les formes d'art. le premier est la symbolisation, autrement dit, l'utilisation d'une idée ou d'une image qui en recoupe une autre, lui est contiguë ou l'englobe. Vous prendrez un café ? (...)
    Le second procédé est la condensation : toute oeuvre d'art renferme plusieurs idées, plusieurs expériences universelles qu'elle subsume sous une seule vision. Naturellement, symbolisation et condensation sont deux phénomènes étroitement liés. (...)
    Le troisième procédé est le déplacement, le transfert de la charge émotive d'une image sur une autre. Par là, l'artiste accède à l'universel. (...)
    Comme vous le voyez, ces trois procédés sont présents dans toute métaphore. L'art consiste à les entrelacer et à trouver entre eux le juste équilibre. Une métaphore, un symbole ne doivent pas être trop éloignés de l'objet qu'ils sont censés représenter. (...)
    Toutefois, une métaphore doit être originale, inattendue ; elle doit aussi nous inciter à considérer sous un nouveau jour les choses qui nous sont familières. Après tout, les thèmes abordés par les artistes sont toujours les mêmes. Vous êtes-vous déjà demandé de quoi traite une oeuvre d'art ? de l'amour, de la mort, du sens de la vie, du combat de l'homme contre son destin, contre la société, de ses rapports avec la nature, avec Dieu.(...) La force de l'art réside dans sa capacité à exprimer, chaque fois de manière différente, les préoccupations communes à toute l'humanité. Ce que je vous disais du symbole et de la métaphore vaut aussi pour les analogies, la structure morphologique, la syntaxe, les rimes, le rythme, bref pour tout ce qui entre dans la composition d'un poème. Avoir du talent en poésie, c'est atteindre cet équilibre si rare entre le particulier et l'universel, le caché et le manifeste, le symbole et l'objet symbolique.
    Comme quoi on peut se cultiver en lisant des polars !
    Cet intermède pédagogique, qui je l'espère n'a pas été trop rébarbatif, a rafraîchi ma mémoire de bachelière littéraire, une piqûre de rappel ne fait pas de mal.
    Je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec l'utilisation de la métaphore en thérapie, domaine où je suis, du moins je l'espère pour mes patients, plus calée qu'en poésie.
    Et je crois que c'est ça qui m'énerve dans le fait d'être un peu hermétique à Shakespeare, Racine et autres pointures classiques, c'est que les plus célèbres théoriciens de la psychanalyse y ont beaucoup puisé de leur savoir. Mais bon, je vais pas faire un caca nerveux, j'aime pas, j'aime pas, na !
    Ce cours vous a été offert par Batya Gour, sorte de P.D. James israélienne, et est extrait de "Meurtre à l'université" (Editions Folio)
    Cette auteur est décédée en 2005, et les éditions Gallimard ont ENFIN décidé d'éditer en poche les enquêtes du commissaire Michaël Ohayon.
    J'aime particulièrement ses romans car ils nous permettent d'aborder Israël sous un autre angle que celui récurrent du conflit israélo-palestinien ou religieux. Les intrigues se situent à chaque fois dans un milieu différent et se centrent sur un thème particulier. On retrouve aussi avec plaisir Michaël Ohayon, flic divorcé, cultivé, fumeur, mais ni alcoolique, ni trop désabusé, ni dépressif chronique (oui, oui, il y en a !).

    Dans l'ordre de parution :
    * Le meurtre du samedi matin (un crime psychanalytique)
    * Meurtre à l'université (voir ci-dessus)
    * Meurtre au kibboutz (passionnant huis-clos)
    * Meurtre sur la route de Bethléem (sur fond d'Intifada)
    * Meurtre au philharmonique (dans ma pal)
    * Meurtre en direct (dans le milieu des médias, pas encore en poche)


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/08/15/index.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vdujardin, le 24 février 2009

    vdujardin
    L'histoire : le livre s'ouvre par un étrange séminaire de poésie à l'université hébraïque de Jérusalem. Ido Doudaï, étudiant en thèse qui rentre d'un mois d'études aux États-Unis, " tue le père ", c'est-à-dire critique violemment son directeur de thèse, Tirosh, et un poète soviétique mort en camp, qu'il avait fait connaître, Ferber. le problème, c'est que pendant le week-end suivant, Doudaï meurt au cours d'un stage de plongée (l'air de sa bouteille a été replacé par du monoxyde d'azote), et Tirosh est retrouvé la tête explosée à coup de statuette dans son bureau. Quand en plus, on apprend que Tirosh était un coureur de jupon et avait trompé Doudaï avec sa jeune épouse pendant son absence, que lors de son stage, Doudaï avait rencontré un autre professeur de l'université en congé d'un an aux États-Unis et rentré à Jérusalem pendant le même week-end, le commissaire Michaël Ohayon ne manque pas de pistes...
    Mon avis : un polar bien ficelé. Avec cependant une absente de marque : la Palestine... Il n'y a guère qu'un balayeur arabe, un soupçon d'attentat parce que Tirosh était militant de La Paix maintenant...

    Lien : http://vdujardin.over-blog.com/article-26416433.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Meurtre à l'université : Une enquête du commissaire Michaël Ohayon par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (15)

> voir plus

Quiz