Elle l'aime avec des mots, il lui parle avec des sentiments. Bientôt ces deux-là, qui n'étaient faits ni pour se rencontrer ni pour s'entendre, nourriront un drôle d'amour, faits de pages tournées et de corps caressés. Elle, c'es... > voir plus
C'est en rencontrant Mathilde et tombant amoureux d'elle que le narrateur apprivoise l'univers littéraire. Car Mathilde est bibliothécaire. C'est un peu comme si pour adopter Mathilde, le narrateur devait d'abord adopter les livres.
Si la lecture des livres provoque le ramassement du corps, l'individu tout entier se coule en lui, par la main qui devient livre ou bien le livre qui devient chair - selon les écoles - le lecteur disparaît entre les pages, il est là-bas, quand on le regarde en train de lire on sent qu'il est parti, qu'il navigue, nous laissant seuls, nous autres non-lecteurs, sur la berge des pages attendre son retour, il y a de l'absence dans cette silhouette immobile et tranquille, comme un bruit de ce qui est lu, peut-être, le corps devient silence, ce qui fait dire au lecteur: quand je lis, je ne suis plus là ! du coup on se tait...
encyclopédies sous clef. Pour qu'elles ne s'envlolent pas sous notre nez !
chaque nouvelle mensualité (30) nous rappelait à nos ambitions culturelles premières.
c'était le prix à payer pour s'eniver de la bonne odeur du cuir et du papier.
plus tard j'apprendrais que ce sont les livres les plus abîmés, les plus GRIFFONNES dans les marges qui sont les plus beaux.
Comme des jeans vieillis troués aux genoux !
Les Nouvelles Brèves de Comptoir, Bande Annonce.
Retrouvailles de Jean-Marie Gourio et Jean-Michel Ribes, pour saluer sur scène le petit peuple des bistrots qui, verre en main, dit l'immensité du monde et la petitesse de la planète. Un irrésistible opéra parlé.