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ISBN : 226002016X
Éditeur : Julliard (2012)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Didrie est une adolescente de treize ans qui va mal. Elle sèche le lycée et préfère traîner avec une bande de garçons de son âge qui passent leur temps à se saouler et à surfer de façon compulsive sur des sites pornos. Bien qu?elle déteste cette atmosphère, Didrie s?enl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Sando, le 13 novembre 2012

    Sando
    Didrie a 13 ans et plutôt que de passer ses journées en cours, elle sèche avec ses potes, traîne chez les uns et les autres et occupe son temps en buvant. Toujours plus, des alcools toujours plus forts… L'alcool, c'est sa porte de sortie pour fuir un monde qui la dégoûte, dans lequel tous les hommes sont des pervers, des obsédés sexuels, des salauds… Alors elle se défonce pour oublier, pour s'évader et repousse ses limites pour quelques heures d'ivresse. Mais l'alcool bousille tout : le cerveau, la perception, le rapport aux autres.
    Alors, pour se sentir exister, Didrie raconte à ses potes que son père est un pédophile, un pervers qui abuse d'elle et de sa petite sœur. Les ados s'enflamment et décident de traquer les pédophiles sur le net, sous le pseudo de Sex Toy… Commence alors une longue descente aux enfers pour Didrie qui perd complètement le contrôle de la situation…
    Dans son nouveau roman, Jean-Marie Gourio dresse le portrait d'une jeunesse dépravée, en mal de sensations fortes, qui se détruit pour se sentir exister. L'écriture est familière, voire vulgaire, trash, sale. La violence du texte est telle qu'elle empêche tout plaisir à la lecture. Au contraire, l'avancée du lecteur est pénible, parfois insoutenable. Cette jeunesse mutilée, complètement déconnectée de la réalité et anesthésiée par l'alcool fait peur à voir car elle est capable des pires horreurs. Les délires provoqués par l'alcool sont sans limites et la frontière entre réalité et fantasme est parfois difficile à déceler. Impossible de savoir si l'héroïne a vraiment été abusée par son père, ou si elle invente tout à cause de l'emprise de l'alcool. le lecteur ne sait jamais ce qui est réel où ce qui ne l'est pas… En conclusion, j'ai trouvé ce roman malsain, difficile à lire et à apprécier…
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  • Par chlochette, le 08 juillet 2013

    chlochette
    Un livre coup de poing, c'est le moins qu'on puisse dire... Difficile de savoir que penser d'un livre qui vous passe dessus comme un train lancé à pleine vitesse, le train délirant d'une jeunesse en perte de repères : alcool, violence, pornographie sont littéralement leur quotidien. Didrie, treize ans, voit des loups, des prédateurs sexuels partout, refuse de devenir une femme pour ne pas devenir à son tour la victime de ce porno permanent. Elle se raccroche à sa petite sœur, à Frankie et aux champs de blés. Binge-drinking aidant, la situation va déraper jusqu'à l'insoutenable.
    L'écriture elle aussi frôle l'insupportable pour le lecteur. Néanmoins, on sent que c'est une dénonciation sociale à travers ce vocabulaire outrancier, à travers ces phrases qui ne reprennent pas leur souffle entre deux gueules de bois. le livre veut sans doute dénoncer une jeunesse en plein naufrage dans une société dérangée, et il n'épargne pas le lecteur au passage.
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    • Livres 3.00/5
    Par Biname, le 07 août 2012

    Biname
    Une véritable descente aux enfers. Difficile de décrire autrement ce roman. Il faut aussi tenir bon dans la lecture. Soyons claire je ne savais pas qu'il était possible d'utiliser autant de fois par page les mots: pute, sucer, baiser et tout le reste de la collection aussi. Dans un écriture vive ou les phrases sont très courtes, je me dis que ces mots ont été trop voir même excessivement utilisés. Je n'ai pas eu la nausée en lisant ce livre mais je m'y suis en fait ennuyée à lire à longueur de temps ce florilège de vulgarité.
    L'histoire quant à elle part en vrille comme tous les personnages qui la composent. La folie, les mensonges, le fait d'être tout le temps déconnecté de la réalité va pousser ces jeunes à faire l'impensable. Il ne sera jamais possible dans ce roman de dire stop, de voir une porte de secours. La dégringolade se fait à toutes les pages et ne s'arrêtera pas. Aucune rédemption, ce livre est noir.
    Je ne sais pas si nous devons y voir une critique sociale ou si ce roman est juste là pour être une grande gueule.
    Je mettrai du côté de la critique sociale.
    Donc même si la forme pourrait être étouffante pour certains et ennuyeuse pour d'autres ce roman a un petit quelque chose tout de même.
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  • Par lagriotteanice, le 12 août 2012

    lagriotteanice
    SCIE, SEXE AND JEUNES
    Didrie est une jeune paumée de 13 ans. Elle traîne en picolant avec des mecs de son âge qui s'enfilent des litres d'alcools en tous genres fournis chez le kébab du coin et passent leur temps à mater des films pornos sur Internet. “Je ne sais même pas pourquoi je passe ma vie à me bourrer avec eux” dit-elle.
    Sa mère s'occupe d'autistes “pas étonnant qu'elle soit mariée à mon père (…) sûr qu'elle m'aimerait mieux si j'étais une adolescente autiste“. Son père “c'est vraiment un suicidé pas encore mort de chez France Télécom“. Didrie est amoureuse de Frankie et elle quitte de temps en temps son univers sordido-fantasmagorique pour aller se promener en moto avec lui. “Avec Frankie, j'étais bien, je risquais rien. Trois ans d'écart, c'était presque mon père. C'était mon premier amour. (…) Les filles du lycée elles sucent, et le temps d'avaler, c'est déjà fini l'histoire. Trente-quatre jours qu'on est amoureux tous les deux (…) on est des vieux fiancés”.
    Elle zone, elle sèche les cours, se prend des cuites monumentales et surtout, elle voit du sexe partout, sur tous les murs de la ville, les abribus, dans les toilettes, partout. “Partout où je regarde, c'est que des bites avec des gouttes qui giclent et des chattes sur les murs du lycée“. Chez tout le monde, avec tout le monde, sur tout le monde. Ses profs, les passants, sa petite soeur et même son père.
    A force de fantasmer et de perdre pied avec la réalité, elle devient la victime et l'instigatrice d'un drame effroyable.
    AGE TENDRE ET GUEULE DE BOIS
    Dès les premières pages on se sent brinquebalés par les phrases hachées et les flopées de mots qui s'entrechoquent, dans la tête de Didrie et au bout de la plume de Gourio. C'est violent, c'est cru comme des journées sans fin rythmées par les degrés d'alcool. On est embarqués dans un délire d'ado esseulée, laissée pour compte par des adultes dépassés et démissionnaires. Seulement voilà, à force de nous taper dessus, la rengaine nous saoule, on finit avec une scie dans la tête, comme Didrie. Et pour tout dire, c'est pas vraiment agréable. Ça laisse un goût amer dans la bouche et ça donne pas envie de recommencer. Comme une vraie gueule de bois.
    LIRE LA SUITE SUR http://lagriotteanice.wordpress.com/2012/08/12/scie-sexe-and-jeunes/

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    • Livres 3.00/5
    Par Themahyperlibrairie, le 07 août 2012

    Themahyperlibrairie
    Une chute sans fin dans une histoire qui laisse place à la vulgarité dans un mélange de drogue, alcool et sexe e tout ceci vécu par de jeunes âgés entre 13 et 15 ans.
    Ce roman nous emporte dans une folie de violence, il n'y aura pas un avenir pour ces jeunes alcoolisé au plus haut point. Une folie extrême qui les mènera à la pire chose qu'ils pouvaient faire. On reste sans voix en lisant ce roman. Je ne dirai pas non plus que j'ai été choquée mais il est clair que nous ne lisons pas ce genre d'histoire tous les jours.
    Les phrases sont courtes, le style est très vif. Bien vite, nous plongeons avec les personnages, nous ne distinguons plus la réalité, tout devient floue.
    J'ai apprécié ce roman et j'ose croire que le roman ne sera pas là juste pour faire des vagues, qu'il porteur d'idées plus fortes que simplement de la vulgarité.
    Béné
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Citations et extraits

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  • Par rkhettaoui, le 25 mars 2013

    Lui et moi, on était inséparables. On était une seule personne. Un seul animal. Je sais où on va aller, Didrie. J'ai demandé, où. Frankie m'a dit qu'on allait se cacher dans le pays où y'avait le plus de vent. J'ai pas demandé ce que c'était comme pays ce pays plein de vent. Avec Frankie, tous les pays m'allaient. J'ai enroulé mes bras sur son ventre. On a quitté le bled au moment où la cloche sonnait huit heures pour une putain de cavale vers le pays du vent.
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  • Par rkhettaoui, le 25 mars 2013

    Les autistes, ça regarde personne, ça écoute personne, ça parle à personne, on sait jamais à quoi ça pense, ça rit pas, ils se balancent pour pas qu'on approche, c'est ça les autistes, j'aurais préféré être ça.

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  • Par rkhettaoui, le 25 mars 2013

    Je voudrais disparaître comme si j'étais jamais venue sur la terre. Quand l'eau s'évapore au soleil. Je voudrais disparaître sans laisser de traces comme si j'étais une goutte d'eau au soleil.

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  • Par rkhettaoui, le 25 mars 2013

    Dommage que je sois née là où je suis née. J'aurais fait une petite paysanne, pleine de bouses aux pieds, qui picole du pinard dans la grange et qui dort dans le foin. Je ferais la sieste au soleil sur le tas de fumier. Ça m'aurait pas gênée de tuer les canards pour les vendre sur les marchés. Je foutrais des coups de fusil aux voisins qui m'emmerdent.

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  • Par rkhettaoui, le 25 mars 2013

    J'ai fait dans le fossé, accroupie dans les herbes comme une petite bestiole. Je me suis torchée avec des feuilles mouillées. Je pleurais et je riais en même temps comme une débile tellement j'avais froid au cul. Ça m'aurait plu d'être une bête dans les bois la nuit. De ne plus vivre avec les gens plus jamais.De vivre que avec les animaux.

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Vidéo de Jean-Marie Gourio


BREVES DE COMPTOIR - Bande Annonce
Découvrez le premier teaser du film Jean-Michel Ribes "Brèves de comptoir" adaptée de l'œuvre de Jean-Marie Gourio parue aux Editions Robert Laffont. En salles le 24 septembre 2014.








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