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ISBN : 1021004308
Éditeur : Tallandier (02/01/2014)
Résumé :
« Le combat n’est pas un phénomène “normal”, c’est un événement extraordinaire et les individus qui y participent ne le font pas de manière “moyenne”. La proximité de la mort et la peur qu’elle induit déforment les individus et leur comportement. La répartition des rôles y obéit à une loi de puissance où, entre l’écrasement et la sublimation, beaucoup font peu et peu font beaucoup. »

Le baptême du feu, c’est le « dépucelage de l’horreur », selon le mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
17 janvier 2014
★★★★★
★★★★★
Ce livre est la continuation et une compilation du type d'études sur la psychologie du combattant initié il y a bien longtemps (sous le second empire) par Ardant du Picq , et poursuivis par d'autres, notamment par Marshal aux Etats-Unis..
Pour qui n'est pas familier de ce type de travaux, attendez vous à une surprise totale (pour ceux qui le sont un peu, comme moi, il en reste bien assez). La réalité est très loin, à la fois des représentations populaires, littéraires et cinématographiques, et, très souvent, des dogmes militaires. Ce livre présente en un espace relativement court une synthèse complète, bien écrite, organisée thématiquement, émaillée d'exemples qui vont de la première guerre mondiale à l'opération Serval au Mali, mais sont plus volontiers puisés dans les conflits des 25 dernières années où l'armée française a été engagée (Yougoslavie et Afghanistan surtout).
L'enjeu de ce livre, c'est de bien comprendre les facteurs qui permettront de favoriser au maximum les conditions permettant au combattant d'être "efficace". En filigrane, on lit un message adressé aux pouvoirs publics sur les conditions qui permettent de conserver une armée performante.
Un livre qui mériterait d'être lu par tous ceux qui s'intéressent à la guerre !
Note : pour ceux qui avaient lu l'étude de Michel Goya disponible en pdf, ce livre l'inclut et l'étoffe grandement.
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Birhacheim
18 février 2014
★★★★★
★★★★★
Michel Goya fait certainement partie de ces auteurs pour lesquels j'ai eu envie de partager mes lectures sur le web.
Quand on a la lecture comme passion première, avant même ma passion pour l'Histoire, on ressent un plaisir parfois jubilatoire à découvrir de nouveaux auteurs, de nouvelles approches. Si je devais retracer ces moments forts de lecteur, j'associerais bien volontiers des auteurs comme Jacques Benoist-Méchin, Henry Lachouque, John Keegan, Victor D. Hanson, René Grousset, Tom Clancy ou JRR Tolkien… et certainement récemment Jean-Christophe Notin et le colonel Michel Goya. Qu'ont en commun ces auteurs ? La capacité à me faire comprendre ou ressentir des faits historiques ou autres ! Et si à cette capacité s'ajoute un talent d'écriture, c'est tant mieux !
Revenons-en au colonel Michel Goya.
Je l'ai découvert via son ouvrage consacré à la guerre américaine en Irak (Irak: les armées du chaos). J'avais déjà bien apprécié sa méthode d'analyse, son recours aux exemples pris pour nous faire entrer dans la réalité de la guerre, son recours systématique aux autres disciplines dans une vision résolument trans-disciplinaire, rare chez les militaires… et chez les historiens. J'ai lu plus tardivement son “La chair et l'acier” consacré à l'évolution de l'armée française au feu de la première guerre mondiale. Ouvrage le plus abouti et pour cause: il était la résultante de son travail de doctorant pour sa thèse en Histoire. Bref, nous avons donc en Michel Goya à la fois un chercheur mais aussi un acteur possédant une expérience réelle de la “res militaris” et du combat d'infanterie. Faut-il également rappeler que sa carrière est indissociable de son arme d'appartenance: l'infanterie de marine ?
Mais venons en à “Sous le feu: la mort comme hypothèse de travail”.
Les lecteurs réguliers de son blog, “La voie de l'épée” y retrouveront des thèmes majeurs de ses interventions sur le combat et sur l'homme pris dans “la bulle de violence” que constitue le combat.
Michel Goya nous plonge d'emblée dans sa réalité à Sarajevo en 1995 lors d'un assaut d'une position serbe. Les comportements de la troupe, des sous-officiers et officiers sont décortiqués pour poser dramatiquement le sujet.
Suivent des chapitres assez courts sur les faits saillants comme l'environnement spécifique du combat, les réactions physiques, les pensées du combattant sous le feu, le fait de donner la mort, la décision dans l'action, la motivation à combattre, le rôle du groupe, l'armement, la préparation au combat, …
Comme évoqué plus haut, l'analyse s'appuie régulièrement sur les témoignages de combattants essentiellement de la première guerre mondiale jusqu'aux conflits actuels, en passant régulièrement des conflits de haute intensité jusqu'à la guerre asymétrique. de plus, pour appuyer son point de vue, le colonel Goya fait appel fréquemment à des disciplines peu courantes dans des ouvrages d'histoire militaire: sociologie, psychologie, sciences, management,… En fait, l'auteur reste toujours dans l'action, dans le mouvement même pour une démarche qui se veut construction intellectuelle. C'est parfois surprenant mais toujours vivifiant ! Sa volonté est permanente de faire le pont entre le vécu et le savoir.
Je ne peux m'empêcher de citer une partie de sa courte conclusion: “Devenir combattant, c'est se porter volontaire pour pénétrer dans des bulles de violence. C'est accepter la transformation que cela induit avec le risque d'y être détruit ou mutilé dans son corps ou dans son âme. C'est accepter aussi la métamorphose préalable qui sera nécessaire pour évoluer dans un tel monde sans y être broyé à coup sûr. L'homme qui survit et résiste au combat est donc un homme différent à la sortie du tunnel”. On a bien là l'essentiel de “Sous le feu”.
Comme épilogue, l'auteur nous replonge sur le terrain, une journée ordinaire en Kapisa. Juste une manière de dire que le combat continue encore et encore.
En fait, quand on referme le livre, on a envie d'émettre ue seule critique: chaque chapitre mériterait des approfondissements plus complets, bref quasiment une centaine de pages chacun… le colonel Goya ouvre ainsi de nombreuses pistes pour lui même mais aussi pour d'autres de ses pairs, militaires et/ou chercheurs universitaires. Bref, il propose des bâtons de relai à saisir avec enthousiasme.
Bref, vous l'aurez compris, je vous incite vraiment à lire les ouvrages de colonel Michel Goya et tout particulièrement ce “Sous le feu” !
Lien : http://www.bir-hacheim.com/s..
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Topper67
11 février 2016
★★★★★
★★★★★
La psychologie du soldat sous le feu : voilà un sujet passionnant. Ancien militaire dans les troupes de marine (à l'instar du colonel Goya) ce livre permet de mettre des mots sur ce qu'on ne sait parfois pas exprimer. Il permet de prendre de la distance avec le vécu et de voir que la panique est une chose normale (ce qui n'est pas si évident que cela à comprendre).
Que vous soyez soldat, passionné d'histoire ou simple curieux, ruez-vous sur ce bouquin : il est synthétique, clair et vous apprendra beaucoup de choses. Il tentera de vous expliquer les mécanismes du combattant dans un état de stress intense, il vous montrera que les militaires sont loin d'être des foudres de guerre assoiffés de sang, que les héros sont rares et qu'une fois que le feu adverse se déclenche, il ne reste que des hommes qui tentent de gérer au mieux une situation que rien ne peut préparer à affronter.
Appuyée sur de nombreux exemples, notamment tirés des opex récentes de l'armée française, la lecture de cet essai est des plus enrichissantes.
Merci mon colonel !
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SCOman
08 avril 2014
★★★★★
★★★★★
Michel Goya, ancien officier d'active de l'armée française, directeur du bureau Recherche au Centre de doctrine d'emploi des forces de l'armée de terre et collaborateur permanent de la revue Guerres & Histoire, livre avec Sous le feu une analyse extrêmement fine de la place du soldat au milieu des combats. Comme le rappelle l'auteur, « l'étude du comportement au combat est devenue après-guerre un monopole des Anglo-Saxons, depuis les observations réalisées sur les troupes américaines et allemandes durant la Seconde Guerre mondiale par Morris Janowitz et Edward Shils, S.L.A. Marshall et Samuel Stouffer, ou plus tard par des auteurs comme Charles Moskos, Dave Grossman, Richard Holmes ou John Keegan » (p. 19-20). le sous-titre plus qu'évocateur de l'ouvrage, La mort comme hypothèse de travail, ne laisse aucun doute sur les dangers qui contraignent de manière permanente le militaire à l'échelon tactique. Très documenté, s'appuyant sur de nombreuses enquêtes et études préexistantes, illustrant son propos de nombreux exemples et citations pertinents, Michel Goya resserre sa focale sur la psychologie individuelle du combattant et la complexité du traitement en temps réel de la menace. Il faudra ainsi distinguer l'homme face à la guerre, isolé dans sa compréhension toute personnelle du conflit dans lequel il s'engage, du soldat au sein de son unité, réceptacle des pressions – non violentes ou violentes – de ses frères d'armes. Parcourant un siècle de guerres, du premier embrasement mondial aux interventions en Afghanistan et Irak, il dresse ici un (...)
Lien : http://leslecturesdares.over..
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Jul_ser
28 juin 2014
★★★★★
★★★★★
En écrivant un livre sur le combattant face à la guerre, Michel Goya sait de quoi il parle : il a lui-même connu des conflits armés et il est historien. Il participe aussi à l'excellente revue 'Guerre et Histoire'.
Sous le feu expose parfaitement les différents états d'esprit des soldats durant un combat. C'en est troublant. Michel Goya arrive à démonter le mythe Rambo, du guerrier sans peur. Au coeur du combat, ne reste que des humains ordinaires qui essayent de faire un métier extraordinaire.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CaropegoCaropego18 juin 2014
Combattre, c'est d'abord pénétrer dans un monde qui ne mesure guère plus de quelques centaines de mètres de large et un moment qui ne dure le plus souvent que quelques heures. Ce monde nouveau est une brèche dans l'espace habituel de nos perceptions. C'est un endroit sur-réel où, par tous ses sens, il faudra absorber en quelques minutes les émotions de plusieurs années de vie moyenne.
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WalktapusWalktapus16 janvier 2014
Comme un objet à très forte gravité qui déforme les lois de la physique, la proximité de la mort et la peur qu’elle induit déforment les individus et étirent leur comportement vers les extrêmes.
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WalktapusWalktapus12 janvier 2014
Il est difficile de savoir ce qui de la peur de mourir ou de la peur de tuer a le plus d’influence sur le comportement général de la troupe au combat, tant ces sentiments sont entremêlés.
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WalktapusWalktapus13 janvier 2014
S’engager dans un combat, c’est participer à un concert disharmonique dont il faut apprécier chaque morceau en expert sous peine de disparaître.
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CaropegoCaropego20 juin 2014
Le succès est le père du succès et il est obtenu par des hommes. Leur proposer uniquement le risque sans la possibilité de vaincre, c'est faire du bruit avant l'humiliation finale.
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