ISBN : 2290001724
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Une barrière de péage au milieu d'une autoroute désertée. Seul dans sa cabine, un " péagiste " regarde passer des automobilistes chaque jour moins nombreux. Il déjeune sur une aire de repos avec le gendarme du secteur qui a troqué son uniforme contre un costume à paille... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par muet-comme-un-carpe-diem, le 26 juillet 2009

    muet-comme-un-carpe-diem
    Pourquoi est-ce que le flux ininterrompu de voitures se réduit subrepticement comme peau de chagrin sur cette autoroute ?
    Pourquoi est-ce qu'un employé du péage, un gendarme et un cuisinier du restaurant de l'aire voisine demeurent fidèles à leur poste alors que pratiquement plus personne ne passe par ici ?
    Pourquoi est-ce qu'un jeune couple de surfers plante sa tente dans la pelouse située à proximité de ce même poste de péage ?
    Pourquoi cette femme sans un sou s'entête-t-elle à prendre l'autoroute tous les jours ?
    Pourquoi les voleurs du célèbre tableau Le Cri d'Edvar Munch l'ont-ils abandonné dans le coffre de leur voiture ?
    "La vue que [nous] propose le hasard ne varie pas beaucoup, entre l'autoroute dans un sens ou dans l'autre et la barrière de péage. Pourtant [nous avons] l'impression d'être à un point stratégique, à un pivot du monde. Il est des lieux d'apparence anodine, qui touchent secrètement un nerf vital, qui sont en vérité une cote privilégié de la vastitude."
    Fable ubuesque absurde qui provoque l'hilarité ou réflexions graves sur la condition humaine ramenée à une sorte d'acouphène lancinant ? Dans Le Cri comme dans Il est des nôtres, Laurent Graff excelle à faire surgir de la banalité l'inquiétude, l'étrangeté, le mystère. Une écriture tendue comme un fil du rasoir prêt à trancher dans le vif du réel que vous teniez pourtant à l'oeil.


    Lien : http://muet-comme-un-carpe-diem.over-blog.com/article-18008736.html
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  • Par ennapapillon, le 12 mai 2009

    ennapapillon
    C'est l'histoire d'un homme qui travaille dans une cabine de péage sur l'autoroute. Il semble vivre dans une sorte de monde parallèle, un monde en suspend : l'autoroute sur laquelle il travaille est si peu fréquentée qu'il est le seul employé du péage. [...]


    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2009/04/21/13413487.html
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    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 24 août 2010

    zazimuth
    Le narrateur est péagiste sur une autoroute et dans son récit nous comprenons qu'un cri surnaturel s'est abattu sur le monde, faisant mourir de nombreuses personnes et en épargnant d'autres...

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-15358552.html
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Citations et extraits

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  • Par zazimuth, le 24 août 2010

    Courir est un effort ambitieux, exigeant, qui requiert toute la présence du corps et une participation active ; marcher est un exercice beaucoup plus humble, élémentaire, qui se passe de muscles, qui fait du corps un moyen de transport de l'esprit. On va un peu comme à dos de chameau, perché sur ses membres, ondulant là-haut dans des souplesses vertébrales, les cheveux au vent, les yeux au loin. (p.98)
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  • Par zazimuth, le 24 août 2010

    J'aime l'humilité du camping. N'avoir pour demeure qu'une toile de tente tenue par quatre piquets, ondulant au vent, se creusant sous le poids de la pluie ; sentir toute la précarité de son abri ; dormir au contact de la terre et endurer ses imperfections ; vivre à l'étroit et en faire un univers ; ne rien posséder et avoir le monde à portée de main ; à tout moment pouvoir plier bagage et prendre la route ; trôner dans son pauvre refuge au milieu de la vastitude et se délecter de sa petitesse effrontée. (p.74)
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  • Par zazimuth, le 24 août 2010

    Cela dit, l'ennui n'a jamais été un problème pour moi : j'aime l'ennui. J'y vois une forme de vie dépouillée très suave, un climat clément pour l'âme, un hamac suspendu aux palmes du temps. L'ennui et l'autoroute s'accordent parfaitement pour inoculer une douce monotonie, comme un fil fin pénétrant le chas de l'esprit, et apaiser nos consciences tourmentées. Quand d'autres s'irritent, s'impatientent, gesticulent, moi je me laisse envahir avec délectation par la lassitude. (p.42)
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  • Par zazimuth, le 24 août 2010

    Je préfère de loin la radio. Qui n'accapare pas, mais, au contraire, permet la divagation, la rêverie. (p.54)
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