> Laurent Bury (Traducteur)

ISBN : 2081229498
Éditeur : Flammarion


Note moyenne : 2.75/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
'Orgueil et préjugés et zombies', c'est la rencontre délirante entre le roman culte de Jane Austen et... des milliers de morts-vivants. Le résultat : un livre qui pour les trois quarts est du pur Jane Austen, le récit des intrigues matrimoniales qui animent le petit vil... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par LiliGalipette, le 02 mai 2010

    LiliGalipette
    "Seth Grahame-Smith est un écrivain et scénariste américain qui ne s'est jamais remis de la lecture de Jane Austen."
    Quoi de neuf dans le chef-d'oeuvre de Jane Austen? Les cinq filles Bennet ont toujours leur petit caractère, Mrs Bennet cherche toujours à les marier et les préjugés vont toujours bon train dans la petite société qu'elles fréquentent. Tout est pour le mieux, ou presque. Depuis quelques générations, Dieu a fermé les portes de l'Enfer, et les zombies sortent de terre pour se repaître de cervelles et contaminer les vivants. Les occupations des jeunes filles de bonne famille sont alors un peu différentes. Au lieu de s'exercer au point de croix ou au piano, elles passent des heures dans le dojo familial, où elles s'entraînent au combat et affutent leurs armes. Les soeurs Bennet sont le Pentagramme de la Mort et défendent la région des attaques des zombies.
    "C'est une vérité universellement reconnue qu'un zombie ayant dévoré un certain nombre de cerveaux est nécessairement à la recherche d'autres cerveaux." (p. 7) La première phrase du roman est habilement réécrite. Mais pour le reste du texte, il n'y a pas beaucoup à dire. La traduction des deux versions est l'oeuvre du même homme, Laurent Bury. Seth Grahame-Smith a conservé le texte de Jane Austen et s'est contenté d'insérer de temps en temps des évènements horrifiques.
    Mais l'horreur est traitée sur le mode de la dérision. Les cadavres ambulants en décomposition sont ridicules, les massacres sont hilarants, les combats sont improbables. On sent tout le passé de scénariste de l'auteur. Il y a du Tarantino là-dessous, des références aux mauvais films de zombies ou aux films de sabre asiatiques.
    Le roman de Jane Austen est réputé pour la représentation d'un univers extrêmement féminin et féminisé, où tout tourne autour de la jeune fille à marier. La réécriture de Seth Grahame-Smith injecte un peu de testostérone dans ce monde saturé d'oestrogène. Dans les salons, on ne joue pas au whist, mais à Caveau et Cercueil, un jeu de cartes assez macabre. La dentelle et les rubans ont fait place aux fusils Brown Bess et sabres Katana. Les gouvernantes sont remplacées par des maîtres du temple Shaolin et des guerriers ninjas. le salon de lecture où les femmes se retrouvent est devenu un dojo où les filles s'exercent à la position de la Grue, de la Blanchisseuse enivrée, des Griffes du Léopard ou du Paysan balayé par le vent. Une dispute entre femmes où les mots faisaient mouche tourne au combat au sabre où le sang coule. Les priorités ont changé: "L'unique objectif de Mr Bennet était de maintenir ses filles en vie. Celui de Mrs Bennet était de les marier." (p. 9) Mr Bennet gagne un peu de crédibilité dans cette version. Il n'est plus ce bonhomme reclus dans sa bibliothèque. Il a à coeur de préserver sa famille. Il faut dire que le principal sujet de conversation a changé, et qu'il peut enfin se rendre utile!
    Étrange rencontre que celle de l'univers anglais et du monde asiatique. Des références typiquement britanniques sont renversées. À l'heure du thé, on boit plutôt du jus de bambou noir. Les jardins anglais deviennent des jardins zen avec des bassins où nagent des carpes koï. La réécriture est amusante, mais après quelques pages, je suis vite revenue au texte original.
    Les premières de couverture de deux livres ont été habilement travaillées. La réécriture présente les mêmes portraits que ceux exposés sur l'original. Mais ils ont subi des avaries. On croirait voir toute la famille de Dorian Gray après des années de vicissitude. La tapisserie rose est fânée, dégradée par l'humidité et la poussière.


    La lecture est amusante, mais pas vraiment édifiante. L'oeuvre de Jane Austen n'y gagne rien, si ce n'est davantage d'éclat quand on la compare à sa cadette.
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    • Livres 2.00/5
    Par e-Miliko, le 27 février 2011

    e-Miliko
    Ce livre est un OVNI (un OLNI?), un gros délire, une blague. Il reprend le fameux "Orgueil et préjugés" de Jane Austen, et reprendre est bien le terme approprié puisque des paragraphes entiers sont identiques, tout en situant l'histoire dans une Angleterre infestée de zombies. Une demoiselle réellement accomplie doit donc, en plus de toutes ses autres qualités et compétences, être une redoutable tueuse de monstres mangeurs de cervelles...
    Le résultat vaut surtout pour l'humour absurde qui résulte de ce point de départ. Si l'on a lu l'original, on s'amuse des décalages.
    Néanmoins, même si l'on accepte le procédé, le roman n'est pas extraordinaire. L'impact de la présence des zombies reste la plupart du temps anecdotique, les combats contre les morts-vivants ne sont guère trépidants. Il y a souvent des incohérences, entre le texte conservé de Jane Austen et les modifications à la sauce zombie, mais aussi au sein même des ajouts.
    Amusant donc, sans plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par Katsuura, le 18 mai 2012

    Katsuura
    Pastiche hilarant d'"Orgueil et préjugés" de Jane Austen, l'auteur plonge toute la bonne société de Longbourn et des environs dans une lutte sans merci contre des zombies. La trame originelle de l'oeuvre de Jane Austen est entrecoupée de scènes de combats contre des revenants. Epidémie inexpliquée, maîtrise des techniques shaolin, ce roman est complètement décalé et hilarant.
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  • Par Lunasirius, le 12 mars 2011

    Lunasirius
    Avec cette reprise de l'œuvre de Jane Austen, ce n'est pas un petit défi dans lequel se lance l'auteur. Ai-je été convaincue par ce remake pour le moins original ? Difficile à dire. D'une part la lecture ne m'a pas franchement déçue, d'un autre côté elle ne m'a pas tellement emballée non plus. Avis plutôt mitigé donc.
    En abordant, ce livre je m'étais préparée à ne pas accorder trop d'importance aux changements par rapport à l'œuvre originale. C'est donc par ce côté pleinement humoristique et décalé que j'envisageais l'histoire. C'est peut-être cette préparation qui finalement m'a fait regretter que le côté zombie ne soit pas davantage exploité ! En effet, j'ai été surprise de ne pas trouver tant de changements que cela dans l'œuvre. La majeure partie du roman est une reprise de l'histoire originale, mot pour mot. Si bien que quelquefois on croirait pendant quelques pages lire l'œuvre originale. Quelques petites phrases, quelques petits détails seulement ont été changés. Les leçons de piano sont remplacées par l'art du combat asiatique par exemple. Et puis, quelques scènes de combat viennent parsemer le roman, parfois un peu gore : Lizzie [...]..
    Ainsi le caractère des personnages n'a pas été profondément modifié, seule quelques petits ajouts, en accord avec l'histoire, ont été exécutés.
    Les grandes libertés (vis-à-vis des codes de sensibilité de l'époque) prises dans ces quelques ajouts m'ont laissée une impression mi-figue mi-raisin. A la fois amusée par ce côté complètement décalé, qui frise parfois le ridicule, je suis restée en même temps incrédule, justement à cause de ce décalage entre l'histoire des zombies et l'Angleterre du XIXe.
    Sans véritablement me séduire, j'ai finalement lu ce livre sans trop de mal.
    Petit détail qui m'a tout de même laissée un poil dubitative. le mélange Orgueil et préjugés original et Orgueil et préjugés version zombie crée parfois quelques incohérences. Par exemple, quand Charlotte Lucas [...] C'est peut-être une des raisons qui a fait que j'aurais aimé parfois (à mon grand étonnement) que l'auteur prenne un peu plus de liberté avec l'histoire originale.
    Ainsi, ce fut une lecture en demi-teinte. D'un côté, je n'ai pas vraiment été déçue. L'histoire reste originale et osée : insérer des zombies dans un classique, il fallait le faire. de l'autre, je n'ai pas non plus été franchement convaincue.

    Lien : http://livrenivre.blogspot.com/2011/03/orgueil-et-prejuges-et-zombie..
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    • Livres 4.00/5
    Par Pitchoubinou, le 31 mai 2010

    Pitchoubinou
    "Orgueil et préjugés" à la sauce Zombies ! Voilà une curiosité qui mérite le détour. Je suis plutôt fan de Jane Austen et je me demandais bien ce que ce mélange pouvait donner. A vrai dire, je ne suis pas déçue, loin de là. Je me suis complètement laissée emporter, sans arrières-pensées (audace, scandale, trahison envers Jane Austen, quelle importance !). Ce roman est un super divertissement, qui fera peut-être découvrir Jane Austen aux amateurs de zombies ! Même si je pense qu'on n'en apprécie totalement l'humour que si on a lu l'original. Alors, certes, on y perd le côté social, voire même féministe des romans de Jane Austen, puisque les soeurs Bennett ne sont plus des femmes fragiles et dépendantes, mais de véritables guerrières imbattables et réputées. Mais on y gagne en humour et en décalage. Et moi j'ai hâte de découvrir les prochains dès qu'ils seront traduits !
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Augustin Trapenard pour le Magazine Littéraire

    Panique à Pemberley ! Voilà qu'en plus de ses mots assassins, Elizabeth Bennet a la dague facile. Après Le Journal de Bridget Jones et Coup de foudre à Bollywood, on savait Orgueil et ... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Pitchoubinou, le 31 mai 2010

    Alors qu'ils repartaient vers la maison, Elizabeth et Darcy virent dans un potager, à dix yards de la route, un troupeau d'innommables. Ils étaient une petite douzaine, qui rampaient à quatre pattes, mordant dans des têtes de choux-fleurs qu'ils prenaient pour des cervelles. Délaissant ce spectacle fort divertissant, Elizabeth et Darcy passèrent d'abord leur chemin car les zombies ne les avaient pas aperçus. Pourtant, ils échangèrent bientôt un regard et un sourire, car ils avaient compris qu'ils tenaient là leur première occasion de combattre côte à côte.
    Et ils en profitèrent.
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  • Par Erzuli_Capote, le 01 avril 2012

    "Ils voyagèrent aussi vite que possible jusqu'au village de Lowe, où venait de se produire une escarmouche entre l'armée du roi et une horde venue du sud. La route y était jonchée de corps (humains et zombies) qu'elle devenait presque infranchissable. Comme il était dangereux de toucher les cadavres, le cocher fut forcé d'attacher au cou des chevaux, à l'aide de lanières de cuir, un triangle de fer qui formait devant eux comme une charrue, afin d'écarter les corps du passage.
    Résolue à ne pas se laisser retarder, Elizabeth s'assit à côté du cocher avec son Brown Bess, prête à répondre par des coups de feu au moindre signe de péril."
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  • Par Erzuli_Capote, le 01 avril 2012

    "Cette lettre fit de la peine à Elizabeth, mais elle reprit courage en songeant que Jane ne se laisserait plus abuser, et qu'elle retrouverait désormais son ardeur au combat. Il n'y avait maintenant plus aucun espoir du côté de Bingley. Elle ne souhaitait pas même qu'il renouvelât ses attentions. Plus elle y réfléchissait, plus il baissait dans son estime: pour le punir, et peut-être pour aider Jane, elle espérait sérieusement qu'il épouserait bientôt la soeur de Mr Darcy puisque, d'après Wickham, celle-ci lui ferait amèrement regretter celle qu'il avait dédaignée."
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  • Par Erzuli_Capote, le 01 avril 2012

    "Quant à Elizabeth, elle ne pouvait songer à toute cette affaire sans fondre en larmes, car elle seule connaissait la sinistre vérité. Elle envisagea de chausser ses bottes Tabi et de se glisser dans la chambre de son amie à la faveur de la nuit, pour mettre charitablement fin à ses souffrances en lui assenant le Baiser de la panthère. Mais elle avait donné sa parole, et ce serment était sacré. Elle ne s'opposerait pas à la transformation de Charlotte."
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Le trailer d'Orgueil et préjugés et zombies, par Jane Austen et Seth Grahame-Smith, aux éditions Flammarion.








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