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ISBN : 2867445957
Éditeur : P.O.L. (1999)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Insouciants amis bacheliers ! Vous qui batifolez dans l'hydromel de votre vie bien huilée, laissez-moi vous conter ma descente aux Enfers, c'est comme du plomb qu'on m'aurait fait couler dans la gorge, et je vous avoue franchement : c'était bien fait pour moi. J'avais perdu mon Baccalauréat ! Ne prenez pas la vie pour un placebo, mes frères ! Soyez vigilants. Votre Baccalauréat peut disparaître comme le mien, il n'y a pas de raison que je sois le seul crucifié. Alor... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
AlexChab
AlexChab07 février 2015
  • Livres 1.00/5
Alors là ! Je ne reviens toujours pas des pages de ce non-livre que l'auteur présente comme un manuel de survie. Je me suis donc lancé dans l'aventure – oui, lire cette prose pitoyable relève de l'épopée homérique – dans cette optique. J'ai rapidement changé mon fusil d'épaule en tentant différents degrés d'une lecture qui se serait voulue humoristique. Mais au soixante-quinzième degré de l'humour le plus torturé, j'ai jeté les armes aux pieds De César et lui ai volontiers rendu ce qui lui appartient !
Certains auteurs (beaucoup ? mais non, mais non…) aiment expliquer avec quel plaisir ils utilisent leur névroses et autres troubles psycho-pathologiques comme mouture de base littéraire. Ce procédé nous a offert de délicieux moments d'une grâce littéraire sans limites et parfois nous amène à repousser toujours plus loin les limites de la nullité artistique et de la futilité de l'esprit humain. Ainsi cet auteur nous offre un journal. Oui un journal mais qui se veut un pamphlet. Celui d'un homme obsédé. Par quoi ? Sexe ? Drogue ? Alcool ? Lecteurs conformistes que vous êtes ! Que nenni : notre homme est obsédé par les formulaires administratifs ! Cela existe, certains à l'esprit plus tordu que les autres auraient pu s'en douter. de là à imaginer qu'un excentrique aurait l'idée d'en faire un livre ni drôle ni utile, ni profond ni superficiel, ni analytique ni véritablement descriptif, il n'y a qu'un pas, celui-là même qui sépare encore la Terre du dernier satellite de Pluton.
Le pas a été franchi avec ce livre, premier roman de l'auteur. Et ne riez pas : il en a écrit d'autres ! Il a même reçu un prix d'humour noir par la suite pour un opus pour lequel… non c'est décidé, je n'ai pas la force de m'y replonger !
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BVIALLET
BVIALLET08 avril 2012
  • Livres 2.00/5
L'auteur , heureux fonctionnaire à l'Institut , vient d'obtenir une promotion quand une acariâtre secrétaire aux Relations Humaines lui réclame original ou copie de son baccalauréat . Malheureusement , il l'a perdu . S'ensuit une longue descente aux enfers pour notre héros . Il perd sa place , se retrouve couvert de dettes , sa femme le quitte . Il ne trouve plus aucun intérêt à la vie . Son aventure fait la une des journaux et finit par le rendre célèbre . Et voilà que son diplôme réapparait dans une vente aux enchères où sa côte atteint des sommets et suscite même l'apparition de faux . du coup l'auteur s'improvise expert es- baccalauréat et commence à remonter la pente . Cette intrigue est assez simplette , convenue tout en étant parfaitement invraisemblable . Il faut donc prendre ce livre comme une fable qui monte crescendo dans l'absurde jusqu'au retournement final qu'il ne faut surtout pas dévoiler , mais qui illustre parfaitement le dérisoire de toute l'entreprise .
Importance démesurée du diplôme , de la "peau d'âne" , jugement de la valeur des êtres sur ce qu'ils ont et non sur ce qu'ils sont , cruauté du monde moderne pour qui l'individu n'est pas grand chose , importance exagérée de l'Ecrit ... les sujets de réflexion induits par ce livre sont multiples et variés .
Dommage que le style ( du registré parlé) soit assez approximatif et plutôt lourd .
On n'arrive pas à s'attacher aux personnages qui ne sont que des esquisses ou des caricatures placées dans des situations convenues . de plus tout sert à l'auteur pour étaler son obsession sexuelle , même les situations les plus scabreuses : sa mère , la fille de sa compagne et même les personnes agées , tout le monde y passe . Désolé de ne pas avoir apprécié ce genre d'humour (?) . En fait , une fois le livre refermé , il ne reste pas grand chose , à part une sorte de déception sur ce qu'aurait pu faire un grand auteur avec un tel sujet .
On peut donc aisément faire un détour ...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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kequilia
kequilia24 février 2015
le sujet de ce livre m'a attiré me disant que cela pouvait être drôle.
mais là où l'auteur va, je ne le suis pas du tout, ça part dans du grand n'importe quoi.
le personnage part dans des dérives qui n'apportent rien au propos.
j'ai essayé de le lire jusqu'au bout mais je n'y suis pas arrivée.
Dommage!
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Serge079
Serge07905 avril 2013
  • Livres 3.00/5
C'est très drôle, j'aime le style et la langue, la trame est originale, mais les passages sur la vie sexuelle du narrateur me semblent de trop, ils arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, sans forcément que cela apporte quelque chose à l'intrigue.
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Noelie
Noelie26 février 2013
  • Livres 4.00/5
Une lecture jouissive, pour un texte qui, sous couvert de n'aborder le destin de son personnage principal que sous un angle restreint (un simple papier perdu et tout bascule), dessine avec justesse nos sociétés modernes.
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui20 août 2014
Sans Baccalauréat ma déconvenue était totale, je n’avais pas le droit d’occuper mes fonctions actuelles, là-dessus les textes étaient formels. Je cite : sans papier dûment visé par le Ministère, personne ne peut se prévaloir du titre de bachelier. Voilà qui était clair, je n’avais pas le papier, je n’étais donc pas bachelier, j’étais un usurpateur, mes diplômes ultérieurs dont j’étais si fier ne valaient pas un pet de cheval, ma candidature à l’institut d’il y a vingt ans était truquée, tout entier j’étais entaché de fautes de procédure, il fallait se débarrasser de moi en bouchées doubles, me lyncher avant que les collègues allemands, anglais, italiens ne viennent à apprendre quel genre de triste individu exerce dans la paléontologie française, j’étais une honte, je compromettais mon pays aux yeux de la communauté internationale.
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rkhettaouirkhettaoui20 août 2014
Dans la vie on a tous un joker. Certains ont une Robert & Sons, et ils ne sont pas à plaindre croyez-moi, d’autres ont du talent pour le rangement, moi j’avais Françoise que j’aimais sérieusement, par concupiscence. C’est que les formes de Françoise étaient un défi à la géométrie d’Euclide, c’étaient des proportions qui auraient rendu jaloux un nombre d’or, demandez à Marko si j’embellis. J’admets certes qu’elle a un peu vieilli, le cou notamment s’est ridé en crevasses, le mollet s’est durci et fait saillie ce qui n’est pas forcément esthétique, que voulez-vous le temps est l’ennemi des pin-up comme il est l’ennemi du rangement, les femmes et les papiers jaunissent au soleil, il y a rien à faire, la mémoire est notre seul moyen de faire face, dans ma mémoire elle restera pour la nuit des temps ma caille du premier jour.
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rkhettaouirkhettaoui20 août 2014
L’ennui voyez-vous c’est que les paroles s’évaporent mais l’écriture reste dans le dur, le basalte n’est rien à côté d’une feuille de papier, l’écriture est un tatouage que vous porterez à jamais. Vous pourrez jouer à l’acrobate tant que vous voudrez, jamais vous ne gommerez ce qui a été publié, votre cuir sera fleurdelisé. Alors quand vous écrivez, la bride qui tient votre vie tant bien que mal se relâche peu à peu, vous glissez imperceptiblement vers l’inconnu, encore un pas et il sera trop tard. Les feuilles que vous produisez vous attendront au tournant.
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rkhettaouirkhettaoui20 août 2014
C’est que le repentir n’annule pas la faute, hélas ! il peut juste colmater, quant à la fissure elle reste à jamais. La porcelaine s’est brisée.
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rkhettaouirkhettaoui20 août 2014
Dieu soit loué ! Il est vrai que le rangement est un plaisir avant d’être une contrainte. Mais hélas ! même les choses que l’on fait avec entrain peuvent être mal faites. L’amour que vous mettez dans le rangement ne vous garantit pas l’immunité même s’il diminue les risques de catastrophe. De nos jours, l’amour seul ne suffit plus, il faut un état d’esprit multiforme, mélange de passion et de rigueur, et j’ajouterai : d’humilité, c’est le seul moyen de combattre la routine.
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