ISBN : 2818013348
Éditeur : P.O.L. (2011)


Note moyenne : 3.34/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Il semble qu'aujourd'hui le développement durable soit la seule idéologie qu'il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l'école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique... Le Pape... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 06 septembre 2011

    Seraphita
    Iegor Gran a voulu ici s'emparer du marteau nietzschéen pour s'attaquer à la déconstruction d'une idole des temps modernes : l'« écologie » qui tend à envahir la planète dans le but de la rendre durable.
    L'auteur de cet essai sait dire avec un cynisme jubilatoire et une ironie mordante combien les discours écologisants ambiants deviennent au final bien absurde. Cet extrait, issu d'une note de bas de page (l'auteur en est friand et ironise parfois à propos de ce penchant), le montre bien. Iegor Gran cite un passage de l'incontournable « 365 gestes pour sauver la planète » (Editions La Martinière, 2005). Ce livre, en forme de calendrier, offre un conseil écolo pour chaque jour de l'année. Au 7e jour, voici le conseil qui est prodigué, tel que le rapporte Iegor Gran :
    « Economisez l'eau de la chasse d'eau. En plaçant une brique dans le réservoir des W.-C., vous réduirez le volume évacué à chaque utilisation et pouvez épargner jusqu'à 4000 litres d'eau par an. » [sous-note : l'ONG brésilienne SOS Forêt atlantique milite pour inciter à faire pipi sous la douche (ou dans son bain – xixi no banho) : si toute la famille s'y met, on pourrait économiser 12 litres d'eau par jour et par foyer. Il est curieux que les chiottes soient le premier endroit auquel on pense pour réduire nos gaspillages et mettre en œuvre le fameux « on s'y met tous ». Une psychanalyse à 3 francs nous donnerait sûrement une explication.]
    NBP 2., p. 42.
    Voilà un humour caustique particulièrement régénérant ! L'absurdité peut venir aussi d'opportunistes marchands du temple que stigmatise l'auteur. Dans une note de bas de page (encore une), voici ce qu'il rapporte :
    Le comble du commerce écolo ne se trouve pas à Versailles mais à West Footscay (Australie), siège de Caskets Direct [« Direct Cercueil »], une entreprise de services funéraires en ligne. Sur leur page de présentation, on se pince et on lit ceci :
    « Pour chaque cercueil produit, nous achetons des crédits carbone chez Positive Climate [un dealer de compensation]. Nous compensons ainsi aussi bien la fabrication que le transport. Dans notre offre, nous avons un cercueil durable en pin australien, issu de plantations 100% responsables, et nous utilisons des colles et des laques respectueuses de l'environnement. Nous pensons qu'un produit réellement durable doit être fait localement, à partir de matériaux locaux. La durabilité est un processus global, et nous sommes fiers de proposer un cercueil véritablement durable à nos clients. »
    NBP 1, p. 166-167.
    Iegor Gran questionne également avec brio et ironie mordante les discours catastrophistes ambiants, les replaçant dans une perspective historique : de tous temps, les sectes et gourous de tout poil prédisent la fin du monde, les scientifiques, hommes politiques (et autres) s'alarment des dérèglements climatiques. Face à cette angoisse existentielle, l'auteur préfère rire, même si ce rire est mal perçu :
    Nulle trace d'humour chez les prophètes. Il n'y a pas de quoi rire, madame ! On vous annonce l'Apocalypse et la disparition de l'île de Ré – et vous riez ?… N'avez-vous donc aucune stature morale ?… […] Votre rire est un crime car il empêche la mobilisation des consciences. Il dilue l'attention. Il peut contaminer les autres.
    p. 52.
    « L'écologie en bas de chez moi » vise donc à dénoncer un extrême : les discours écologisants ambiants qui mènent à des absurdités. Mais l'auteur a tendance, au final, à développer un discours lui-même extrême, dénué de prudence, de nuances. Au fil des pages, le ton univoque (sur le mode d'une ironie caustique) peut lasser (cette autofiction, selon les mots de l'auteur, s'étend sur 189 pages aux éditions P.O.L). Par ailleurs, l'auteur me semble avoir tendance à comparer un peu trop hâtivement des univers bien différents (celui du discours écologique, de la sphère politique, religieuse ou sectaire).
    Le final me semble excellent. En une phrase, Iegor Gran sait dire, à mon sens, l'extrême d'un discours écologisant, en terme de vision globale de l'homme. Ainsi qu'il le souligne, p. 181 :
    le b.a.-ba de l'humanisme, c'est de voir en chaque être humain une richesse pour le monde et non une bouche à nourrir, un tube qui produit du CO2, un ver intestinal de la nature.
    p. 181.
    Iegor Gran nous invite donc à rire pour contrer une nouvelle forme de prosélytisme que peut amener une nouvelle idole, au sens de Nietzsche. le rire occasionné par certains passages s'avère jubilatoire et libérateur. Mais le propos de l'auteur me semble par trop extrême, à son tour, et écrit dans un ton un peu trop univoque.
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    • Livres 4.00/5
    Par emeralda, le 26 octobre 2011

    emeralda
    L'ironie, le ton plein de sarcasme de l'auteur sur un sujet tellement actuel, à la mode oserai-je même dire, ne se fait pas languir.
    Dès les premières phrases tout le monde en prend pour son grade et les premières victimes seront les voisins. En même temps qui n'a jamais eu envie de maudire un peu ce compagnon de palier non choisi, mais plutôt subi et qui est parfois envahissant, d'autre fois agaçant, sans gène, pas discret, bruyant même etc… Et l'écologie évoquée dès le titre ne tardera point. Elle va être centrale et ne sera pas épargnée via ses "gourous".
    Ensuite, on rentre dans le plus personnel, ciblé. Les noms tombent comme des mouches. C'est sanglant ! On est dans le règlement de compte pas prémédité, mais bien orchestré.
    Tout cela est bien entendu à ne pas prendre au pied de la lettre, même si on sent qu'il y a bien un fond de vérité dans tout ce bazar. L'auteur aime la polémique, il n'en fait pas mystère et il n'a pas la vocation d'un mouton de Panurge et se méfie comme de la peste des effets de mode, du bien pensant et de tout ce que l'on veut lui imposer par le biais la société au nom du politiquement correct.
    Car oui l'auteur a choisi son camp, celui du siège de l'avocat du diable.
    L'écologie et tout son marketing, son matraquage de bonnes intentions, son formatage et même son côté sectarisme va être battu en brèche par Iegor Gran tel un chevalier isolé, mais qui ne se laisse pas démonter, qui cherchera presque sans relâche des arguments pour justifier sa prise de position.
    Il usera et abusera des notes en bas de page au point de se moquer de lui-même (et oui, il ne s'épargne non plus), mais à chaque fois, il citera ses sources, les développera et argumentera encore.
    Force est de constater que tout n'est absolument pas idiot et même l'écologiste que je suis en train de devenir et même de renforcer au fil des années apprend des choses. Comme quoi, il est toujours bon de diversifier ses sources, même avec un roman/essai qui comporte une base autobiographique et qui se veut aussi provocateur.
    Le doute est souvent salutaire pour ne pas aller trop loin, pour ne pas se mettre des oeillères et oublier ce qui fait la vie réelle. Il ne faut pas prendre pour parole d'Evangile tout ce que l'on nous dit dans les médias. Je ne vais pas vous l'apprendre. Tout comme, il faut également garder un oeil critique pour tout ce que l'on peut lire ici ou là. "L'écologie en bas de chez moi" est une vision assez personnelle et provocatrice qui mérite que l'on s'y attarde, mais là encore, forgez-vous votre propre opinion. Personne n'a la science infuse, personne n'a jamais totalement raison ou tort, car la vie est teintée de nuances de gris, mais rarement de blanc éclatant ou de noir profond.
    Le ton est assez exalté. On sent bien la fougue de l'auteur, sa détermination à nous prouver que l'on fonce tête baissée vers une illusion de plus, une chimère ? Peut-être pas vraiment, mais du moins les méthodes ne sont pas toujours les plus recommandables, tout n'est pas baigné de bonnes intentions. Bref, à nous aussi de réfléchir un peu avant de mettre les pied dans cette "secte" qu'est l'écologie. On ne doit pas tout prendre pour argent comptant encore une fois et parfois même un peu de bon sens serait plus écologique que tout ce miroir aux alouettes que l'on nous présente partout. En ce sens, je suis assez d'accord. On veut nous vendre trop souvent une "bonne conscience" écologique alors que par d'autres méthodes bien plus simples, on pourrait faire mieux encore.
    Mais que voulez-vous, on vit dans une société consumériste avant tout, même si parfois les mentalités changent, mais cela prend du temps, beaucoup de temps et ce n'est pas toujours en profondeur car l'Homme est ainsi fait, il aime la facilité et ce qui l'arrange avant tout autre chose.
    Ce livre est le cri (du coeur) d'un homme qui ne veut pas qu'on lui dicte sa conduite. Il revendique sa liberté, celle de choisir son entrée dans le système, mais aussi ses sorties. Car rien n'est tout blanc ou tout noir dans ce bas monde (je me répète un brin), on le sait pourtant bien, mais on préfère parfois se mentir, se raccrocher à une doctrine qui nous arrange.
    Alors oui, il y a de la mauvaise foi, mais Iegor Gran nous livre aussi des chiffres, des informations qui peuvent également avoir leur importance et que pourtant, on méconnait parce qu'elle ne sont pas dans la "tendance verte" du moment.
    C'est un livre polémique, qui en a agacé plus d'un et qui continuera, qui est parfois méchant, qui se veut piquant, acerbe, mais je trouve qu'appuyer là où cela peut déranger et faire mal n'est pas une si mauvaise chose. On doit alors réfléchir sur notre engagement pour la planète, pour la nature, pour ce que l'on croit être bon pour nous (c'est global).
    Foncer et agir sans savoir réellement ce que l'on fait, pourquoi on le fait, n'a pas de sens, et j'aime donner un sens à ma vie, aussi modeste soit-il. C'est assez égoïstement que j'agis. Je pense à moi, à mes goûts, à mes enfants, à ce que je veux leur donner comme éducation, comme valeur. C'est avec ma conscience à moi que je souhaite être en paix, pas parce que cela fera plaisir à untel ou untel.
    Pour ma part, je reste une écolo à mon niveau.
    Je ne changerai pas mes positions, mais je serai encore plus vigilante. Je ne veux pas que l'on me fasse prendre des vessies pour des lanternes. Je suis bien dans ce cadre là, il me correspond bien plus.
    D'ailleurs, je ne suis pas une adepte du bio parce que c'est à la mode, c'est juste que j'ai mangé bio dés mon enfance sans savoir que c'était du bio ! Je me nourrissais "nature" avant que cela devienne un marché. Je marchais ou je prenais mon vélo pour mes trajets, ainsi que les transports en commun car c'était plus pratique, moins cher (que de prendre ma voiture) et que cela me faisait du bien de bouger un peu plus naturellement.
    Il y a tant de petits gestes dits écologiques que j'avais déjà mis en place avant de savoir qu'ils l'étaient. C'était pour moi du bon sens.
    Pourquoi jeter et acheter un autre objet quasi similaire alors que l'autre fonctionne encore très bien ? Pourquoi ne pas recycler, ne pas réutiliser, c'est tellement plus logique, non ? La consommation à tout va n'est pas bonne détoures manière pour mon porte-monnaie et pour l'environnement non plus d'ailleurs !
    Alors oui, je pratique L'écologie en bas de chez moi, mais en toute connaissance de cause et vous ?


    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/10/lecologie-en-bas-de-c..
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    • Livres 2.00/5
    Par gilles3822, le 02 mars 2011

    gilles3822
    Entre le totalitarisme soviétique et le totalitarisme écologiste, je me demande lequel fait ou a fait le plus souffrir l'auteur. J'ai lu un parallèle entre les deux. Je rêve. L'amalgame me paraît pour le moins osé.
    Ce livre est juste un geste d'agacement d'un intellectuel devenu parisien par les hasards de l'Histoire. Les intégristes de tous poils me hérissent autant que lui, ils sont toujours là quand une conscience s'élève, poil à gratter ou bras armé, c'est selon. Il faut trier de manière sélective les vrais soucis écologiques des petits tracas quotidiens.
    Je ne sais quoi dire tant cet ouvrage m'a paru...inutile et je ne suis pas sûr que les arbres abattus pour imprimer cet opus n'auraient pas été plus utiles debout, contrairement à ce qu'il dit.
    Les petits agacements d'occidentaux privilégiés encombrent les rayons des librairies.
    Plus l'on regarde son nombril, plus le risque est grand de tomber dedans.
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    • Livres 4.00/5
    Par narmiz, le 15 mars 2011

    narmiz
    Etrange objet littéraire que ce petit livre d'Iegor Gran. Ca se veut une autofiction, ça reprend un billet de la rubrique "débats" de Libé, ça use et abuse des notes de bas de page (mais en toute connaissance de cause!), ça argumente sec.
    Mais c'est aussi le récit d'une amitié déçue, de relations de voisinage, des subtils échanges à l'intérieur d'un couple, des effets de la pression sociale.
    Et surtout c'est écrit de manière légère, enlevée, très drôles; certaines listes et fin de phrase sont irrésistibles, le comique de situation est très présent; les saynètes se suivent avec un rythme fou.
    Evidemment on apprécie mieux le tout si on partage un tant soit peu les thèses de l'auteur, et quand bien même, un pamphlet réussi et comique peut quand même être apprécié.
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  • Par keisha, le 02 juin 2011

    keisha
    L'immodération vers le bien, même si elle ne m'offense, m'étonne et me met en peine de la baptiser."
    Citant Montaigne [De la modération] dans une de ses nombreuses et hilarantes notes de bas de page, Iegor Gran ajoute : "il n'y avait pas de développement durable à son époque. Personne n'avait encore ce culte du geste symbolique pour la planète, cette immodération vers le bien pratiquée à dose homéopathique et imposée à toute la population."

    Dans ce récit (autofiction?) Iegor Gran s'attaque à du lourd et consensuel : écologie, développement durable, on ne rigole pas.
    Je n'ai pas l'impression qu'il soit forcément contre, il liste les arguments des deux camps, mais ce qui le fait bouillir, c'est le côté "totalitaire" et dominant de la pensée suprême, du dogme.

    Le carton d'emballage qui lui a fait déborder le conteneur, c'est l'invitation de regarder quasi obligatoirement le film Home tel jour à la télévision. Il sent l'atteinte à sa liberté et se lance dans la bataille sans s'occuper des conséquences.
    Pensant que "ceux dont les besoins élémentaires ne sont pas satisfaits ont d'autres priorités", il n'est au départ d'aucun camp, semble-t'il. Il en connaît bien les arguments, certitudes assénées, amalgames, raccourcis, bémols. Mais cela l'agace fortement de voir la récupération effrénée (y compris intéressée) de ces idées de Développement Durable, Ecologie et autres Réchauffement Climatique. le "vert" est partout!

    Bien sûr c'est souvent outré, mais à part quelques passages plus rébarbatifs - il lui faut bien énoncer les arguments qui s'opposent- , L’écologie en bas de chez moi est extrêmement facile à parcourir, l'auteur relatant des conversations avec son ex-ami Vincent et (ouille) son dentiste. de façon réjouissante, il explique par exemple que faire si par malheur on casse une ampoule fluocompacte (ça contient du mercure, ces bêtes là).

    Et attention! Sachez que, d'après l'article 2 de la Charte constitutionnelle de l'environnement (février 2005),
    "Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et l'amélioration de l'environnement".

    Bien sûr à la suite de cette lecture on ne va pas se mettre à changer d'attitude, vidanger sa voiture au bord des rivières, laisser ses ordures au bord des routes, etc... mais avoir l'oeil plus ouvert sur l'envahissement étonnant de la "durabilité". Moi j'aimerais bien que le matériel qu'on nous vend le soit plus, durable, pour ne pas avoir à le changer si souvent. Même s'il est récupéré et recyclé.


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-ecologie-en-ba..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 15 juin 2011
    Un ouvrage aux confins de l'auto-fiction et de l'essai impeccablement documenté. Aussi drôle que bien construit.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 08 avril 2011

    Le prurit est une affaire de riches. Ceux dont les besoins élémentaires ne sont pas satisfaits ont d'autres priorités, n'en déplaise à Vincent. Ils sont dans l'entreprenariat de la survie. Quand ce n'est pas la nourriture qui manque, c'est le travail décent. Ou la sécurité élémentaire : ne pas se faire tuer. Trouver un toit. Une éducation pour les enfants, c'est déjà un luxe. Quand on ne sait pas ce que l'on va manger dans un mois, la planète, on s'en tape comme de l'an quarante, et l'on a raison.
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  • Par Caligari, le 31 mai 2011

    L'imagination pousse à la surconsommation.
    A contrario, l'écrivain d'autofiction est un écrivain responsable. Il ne perd pas de temps à se documenter: il a tout sur place, au fond du nombril et dans son cul, il n'a qu'à se baisser pour cueillir l'inspiration. Il est autosuffisant, comme ceux qui se lavent à l'eau de pluie et font du compost pour faire pousser leurs radis, leurs courgettes. A chaque instant, l'extase qu'il ressent en se regardant dans le miroir est un moteur suffisant pour le faire avancer, vaincre le doute et la fausse pudibonderie.
    C'est au quotidien que l'on doit vaincre l'imagination.
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  • Par luocine, le 15 avril 2011

    Son papier-toilette ressemble à un journal de l’Est, il est gris et n’absorbe pas ? (Mesdames, évitez les toilettes de Vincent !) Il aime à penser que, quand il se torche le derrière, aucun arbre n’est lésé dans l’affaire.
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  • Par Kanelbulle, le 04 juin 2011

    Alors j'explique. Besson. Pinault. Tout ce que montre le film. Tout ce qu'il ne montre pas. Le ton, la forme. Le terrorisme des belles images. Le mode binaire : éléphant dans la brousse - gentil -, Chrysler building - méchant. Le tutoiement de la voix off. La guimauve. Le mépris de la culture, du talent. L'accueil des politiques. Sarkozy. Le prince Charles. La gratuité du film, mais pas celle des produits dérivés. Une opération de relations presse géante. Le greenwashing. L'opportunisme. Ce mot clé !
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  • Par Kanelbulle, le 04 juin 2011

    Les voisins, il faut les aimer. Les voisins sont toujours bienveillants, valeureux, civiques. Et je ne dis rien de leur beauté - cette force intérieure qui rayonne, ce sens du tact, cette poésie ! Mieux qu'une voyante, ils savent ce dont on a besoin. Mieux qu'un docteur, ils soignent nos égoïsmes. Ils sont vigilance. Ils sont probité.
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La chronique de Gérard Collard - L'écologie en bas de chez moi
Gérard Collard serait-il écolo? En tout cas, il a décidé aujourd'hui de vous parler du livre de Iegor Gran "L'écologie en bas de chez moi" aux éditions POL. Un livre qui s'en prend aux dictats de l'écologie... Regardez... La présentation du livre "L'écologie en bas de chez moi" par l'éditeur : Un voisin durable, c'est un voisin qui trie ses déchets et me surveille pour que j'en fasse autant. Une amitié durable, c'est une amitié où l'on ne met pas en danger l'avenir de la planète, même en paroles. On évite d'aborder les sujets qui fâchent. On gobe le discours moralisateur avec le sourire. On accepte l'opportunisme marchand en ouvrant son portefeuille. On se garde de penser sans gourou, sans nounou. On se retient. Ce livre raconte comment je ne me suis pas retenu. Vous pouvez commander "L'écologie en bas de chez moi" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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