Ce livre est basé sur la vie de Brikhouti Devi, épouse népalaise du roi du Tibet Songtsen Gampo (v.609-613 - 650), sorte de roi éclairé qui introduisit l'écriture et le bouddhisme au Tibet. Les faits relatés sont inspirés de ce que l'on connaît de cette période, et le roman fait appel autant aux sources historiques qu'aux légendes, la frontière entre les deux étant bien floue puisque certains mettent en doute l'existence même de Brikhouti Devi.
Si le livre est intéressant d'un point de vue historique (je comprends mieux l'importance des démons dans le panthéon du bouddhisme tibétain), les personnages n'ont guère de relief et la reine narratrice parle trop de “vraie foi”, et se prend trop pour une sainte aux idées pures (même si ses actes ne le sont pas toujours). Cela ressemble trop à une image d'Epinal d'un martyr chrétien à Rome ou à une histoire biaisée de la conversion des Amériques pour que le personnage ne m'énerve pas.
Dommage, car j'attendais beaucoup de cet auteur, dont le précédent roman historique, «
Le jardin des mensonges », qui retrace la vie du fantasque VIème
Dalai Lama (1683-1706), est absolument magique, dépaysant et agréable à lire ! Je préfère donc rester sur le souvenir de ma précédente lecture de cet auteur et recommande chaudement
Le jardin des mensonges (et bien moins chaudement
La reine népalaise).