> Marie-Hélène Sabard (Traducteur)

ISBN : 2221112075
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Considéré comme le dernier des grands explorateurs victoriens, Perey Harrison Fawcett était de ceux qui s'aventuraient dans des contrées inconnues avec pour seules armes une machette, une boussole et une ferveur quasi mystique. Ce colonel passionné d'aventures avait déj... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 11 mai 2010

    Folfaerie
    Voilà un livre qui m'a réellement passionnée. J'avoue que je me suis réjouie de faire ce voyage en Amazonie, confortablement installée dans mon fauteuil... Que nous sommes loin des descriptions romantiques des voyages d'exploration que je lisais dans les romans de Conan Doyle, Haggard ou Rice Burroughs !

    Le journaliste américain, David Grann, a décidé de tenter d'élucider le mystère de la disparition d'un fameux explorateur anglais, star à son époque, et qui ne revint jamais de sa quête dans la forêt amazonienne.
    Depuis des années, Percy Harrison Fawcett était obsédé par l'idée de trouver les traces d'une antique cité, baptisée cité Z, perdue au coeur de la jungle d'Amazonie. Il y consacra l'essentiel de sa vie, partant avec des expéditions différentes, se basant sur des témoignages anciens, des manuscrits.
    Il partait pour de longs mois, et nul ne savait jamais s'il reviendrait de ses dangereuses expéditions. Longtemps, la chance l'accompagna. Même s'il endurait la faim, il semblait d'une étonnante résisitance et était peu sensible aux maladies tropicales. Son passé militaire et cette santé de fer faisaient de Fawcett un homme plutôt dur, intolérant et sourd aux faiblesses d'autrui. Ses compagnons se divisaient en deux catégories : on l'admirait ou on le détestait !
    Malgré la charge d'une famille, Fawcett avait constamment la bougeotte, et vivait dans l'unique but de faire une découverte extraordinaire.
    Soutenu par la société royale de géographie, cet amateur enthousiaste et rigoureux fit de nombreuses découvertes cartographiques qui lui valurent le respect et l'admiration. Mais son obsession pour Z finit par occulter tout le reste...

    Pour peu que l'on soit familier avec les oeuvres citées plus haut, on imagine sans peine la figure héroïque de Percy Fawcett, coiffé de son Stetson, fier et inébranlable, un Indiana Jones de l'ère victorienne. le voici se frayant un chemin dans la jungle à coups de machette, bravant toutes sortes de dangers pour trouver enfin les ruines d'une cité grandiose... Quel homme n'a jamais été tenté de retrouver les traces de l'El Dorado ?
    Oui mais voilà, l'exploration à la fin du XIXème et au début du XXème n'a rien de romantique. Les forêts sont denses et impénétrables, le gibier s'y fait rare alors que les insectes sont légion. Les malheureux explorateurs se font piquer, sucer le sang, attaquer par des myriades d'insectes qui véhiculent des maladies plus horribles les unes que les autres. La faim est terrible et rend fou. Ceux qui parviennent à garder leur raison et qui ont la chance de tenir sur leurs jambes doivent encore compter avec les tribus hostiles qui attendent les blancs de pied ferme : une fléchette empoisonnée et terminée l'aventure !
    Il faut dire qu'on les comprend : l'histoire des indigènes d'Amérique du sud se résume à une succession de massacres, de spoliations, on les réduit en esclavage, on leur transmet des maladies... bref, une horreur qui a débuté avec l'arrivée des Conquistadors et qui a perduré jusqu'à l'époque de Fawcett (et encore aujourd'hui d'ailleurs).
    Mais cet homme particulièrement dur et volontaire avait deux immenses qualités : il était bon avec les animaux et comprenait et respectait les tribus Amérindiennes. C'était loin d'être le cas pour tous les autres...

    Par ailleurs, j'ai également apprécié le regard porté aujourd'hui par le journaliste qui a été irrésistiblement attiré par cette extraordinaire épopée. De la date de la disparition de Fawcett, 1925, à aujourd'hui, un grand nombre d'aventuriers, de scientifiques et d'explorateurs se sont lancés à sa recherche pour le retrouver. Certains ont disparus, avalés par la forêt, les autres sont revenus bredouilles et en piteux état. Et au fil des années, on voit l'Amazonie changer inexorablement. Elle finit par perdre une grande partie de son mystère, à certains endroits la forêt n'existe plus, c'est tout un monde qui disparaît.
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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 15 mai 2010

    soukee

    Êtes-vous prêts à plonger en plein cœur de l'Amazonie et vivre au rythme des expéditions de Fawcett ? Ce documentaire est absolument incroyable ! Moi qui aimais bien les aventures d'Indiana Jones, aussi bien pour leur aspect archéologique (bien que fictif) que pour le côté périlleux de l'exploration, j'étais à dix mille lieues de penser à tout ce qu'impliquait une expédition dans des contrées inconnues.
    Le côté hostile de la nature ne m'avait bien sûr pas échappé, même si j'étais loin de me douter du nombre de dangers qui guettaient un explorateur, notamment avec les insectes (entre les asticots qui grandissent sous la peau, les tiques qui font infecter les plaies, les nuées de moustiques qui piquent chaque centimètre carré de peau qui dépasse...), la forêt elle-même (les marécages plein de piranhas mais aussi de poissons tout petits qui s'insèrent dans les orifices corporels et s'accrochent à la peau en vidant l'organisme de son sang....) ou encore les peuplades qui vivent reculées dans la forêt et regardent arriver avec méfiance des explorateurs.
    David Grann emmène le lecteur entre le passé et le présent, relatant avec beaucoup de précision l'étendue des recherches menées au début du XXe par divers explorateurs, dont Fawcett. le récit des expéditions du célèbre explorateur, très détaillé grâce aux multiples références que l'auteur a pu glaner au fil de ses recherches, permet au lecteur de s'immerger complétement dans le projet fou de découvrir cette mystérieuse cité. le lecteur n'attend qu'une seule chose : savoir si oui ou non Fawcett avait raison de croire en l'existence de vestiges d'une civilisation en plein cœur de l'Amazonie, et si David Grann, qui s'enfonce lui même dans cette forêt hostile près de quatre-vingts ans après, en trouvera la trace.
    Je n'ai pas pu lâcher ce livre, encore une fois, passionnée par le récit de la vie de cet homme à la volonté hors du commun et par l'engouement qu'il a su faire susciter à son égard au fil des années. David Grann a réalisé ici un travail de recherche considérable et nous donne à lire un récit extrêmement documenté, tant historiquement que scientifiquement. A lire pour en savoir plus sur cet explorateur génial autant que monomaniaque, mais aussi en apprendre un peu plus sur l'histoire de la cartographie d'une partie de l'Amérique latine et les progrès techniques de cette époque.

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/05/15/17893328.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Poulp, le 11 mai 2010

    Poulp
    Qui n'a jamais rêvé étant enfant d'être un explorateur, de partir à la conquête de territoires inconnus à la recherche d'un trésor merveilleux. Il y a encore une centaines d'années, les vrais explorateurs avaient leur place dans ce monde. Percy Harrison Fawcett était l'un d'entre eux. La cité perdue de Z est un livre qui nous rappelle ces rêves d'aventures. [...]

    Lien : http://carnet-de-liaison.over-blog.com/article-la-cite-perdue-de-z-d..
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Citations et extraits

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  • Par grisette, le 08 juillet 2010

    Le Continent perdu m'avait renseigné sur cette créature qui a l'apparence d'un cure-dent presque translucide. Plus redouté que le piranha, le candiru compte parmi les rares bestioles du monde à se nourrir exclusivement de sang. On l'appelle aussi 'poisson vampire du Brésil'. D'ordinaire, il se loge dans les branchies d'un autre poisson et lui suce le sang, mais il ne dédaigne pas non plus les orifices humains : vagins (..)
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David Grann: Occupation (en anglais)








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