ISBN : 2020999056
Éditeur : Editions du Seuil
(2010)
Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes)
L'Agfa Box. Histoires de chambre noire1Ajouter à mes livres
Pour feuilleter l'album photo de sa mémoire familiale, Grass confie, une fois encore, à l'artifice d'une fable ironique bien à lui le soin de tourner les pages. II réunit ses enfants dans sa maison d'aujourd'hui et leur fait raconter, chac... > voir plus
Sans doute pas le livre de lui que j'ai préféré ; mis un certain temps à réaliser que le côté artificiel (plus affirmé que d'habitude) de cet appareil qui capte les désirs, ou le passé, ou le futur, et l'évocation des photos et du passé de la famille et surtout du père à travers des regroupements des enfants (réels ou non) de Grass, enfants de plusieurs mères, qui ont grandi ensemble ou non et qui tous parlent le Grass, en des échanges qui retracent l'évolution de ce dernier, et plaident pour lui n'était pas si gênant, et j'ai pris alors plaisir à l'onirisme qui se tisse par la grâce de cet appareil et de la vieille Mariette aux événements historiques, à la vie quotidienne, au prosaïsme parfois déjanté de la vie familiale.
Pas le livre de lui que j'ai préféré, peut être, mais livre qui m'a tout de même passablement tenue sous le charme.
Et puis un beau jour, un samedi, le capitaine danois de la milice de défense de l'île a envoyé à la frégate une chaloupe sur laquelle on avait hissé le drapeau blanc avec trois hommes à bord, dont un gros paysan d'Udby, et le gros paysan a négocié pendant je ne sais pas combien de temps avec le capitaine de la frégate anglaise, parce que le lendemain, qui était un dimanche, sa fille allait épouser le fils d'autres gros paysans de Keldby.
Exact ! La photomania ça a commencé quand le père avec son livre, celui qu'il avait en train et où il était question de chiens et d'épouvantails, mais qui était loin d'être fini, et avec lequel après il a fait pas mal de blé, si bien qu'il a pu acheter pour nous la maison de brique de Friedenau...
Ça a toujours été son point de vue, que ça soit quand il dessinait des têtes de morues tranchées, après les courses au marché de Friedenau, ou des champignons qu'on ramenait à la maison après une promenade dominicale dans les bois de Grunewald, à l'époque quand on était encore une vraie famille.
Une seconde, je me souviens maintenant exactement de ce que notre petit père a fait à manger pour ta mère et pour la mienne : c'était du turbot, cuit à la vapeur avec du fenouil. Et son livre, dont il n'avait toujours pas trouvé la fin, a tiré son nom du poisson qu'il avait fait à la vapeur...
Nous quatre, on intervient dans le livre de l'escargot. Toi, Lara, quand il cherche des chèvres avec toi sur une montagne, pour leur faire lécher du sel dans vos mains.
Et sur Pat il y a même un poème qui sonne un peu triste, non, qui sonne quelque peu soucieux.