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Citations sur Le Tambour (12)


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  • Par brigittelascombe le 21/01/2012


    Quand on a envie d'un miracle,il faut savoir attendre!

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  • Par bibliophage le 02/12/2008


    Pour ne pas faire sonner un tiroir-caisse, je me cramponnai au tambour et à partir de mon troisième anniversaire je ne grandis plus d'un doigt.

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  • Par brigittelascombe le 23/01/2012


    C'était le bonheur.Cela ne valait pas mon tambour; ce bonheur n'était qu'un ersatz; le bonheur,ça n'existe peut-être qu'en ersatz;le bonheur succède au bonheur par sédimentation:marbre,grés,grés de l'Elbe,grés du Main,grés du bain,grés du sein,du sien,du nôtre,grés de Kirchheim,bonheur de Grenzheim.

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  • Par Woland le 07/02/2012


    [...] ... Par extraordinaire, Matzerath me marqua une affection qui, pour maladroite qu'elle était, ne laissait pas d'être cordiale. Oscar, étonné, s'accommoda de ce que cet homme jusque là indifférent le prît sur ses genoux pour le cajoler, le regarder, et même, une fois, pour l'embrasser ; les larmes en vinrent aux yeux de Matzerath et il dit, plus en aparté qu'à l'adresse de Maria [sa seconde épouse] : "Impossible. On ne peut pas donner son fils. Même si tous les médecins disent la même chose. On dirait qu'ils n'ont pas d'enfants."

    Maria, assise devant la table, collant comme chaque soir des tickets d'alimentation sur des feuilles de journal, leva les yeux : "Calme-toi, Alfred. Tu fais comme si ça ne me faisait rien. Mais s'ils disent qu'aujourd'hui, on fait comme ça, alors, je ne sais plus ce qu'il faut faire."

    L'index de Matzerath montra le piano qui, depuis la mort de ma pauvre mère, restait à court de musique : "Agnès n'aurait jamais fait ou permis ça."

    Maria jeta un oeil sur le piano, haussa les épaules et ne les laissa retomber qu'en parlant : "Bien sûr, parce que c'était la mère et qu'elle espérait toujours que ça s'arrangerait. Mais tiens : il n'en est rien sorti, il est partout rejeté et ne sait ni vivre, ni mourir !"

    Je ne sais si ce fut dans le portrait de Beethoven, toujours suspendu à notre mur au-dessus du piano et toisant d'un regard sinistre le sinistre Hitler, que Matzerath puisa sa force soudaine. "Non !" cria-t-il. "Jamais !" et il abattit son poing sur la table, sur les feuilles humides, collantes se fit donner par Maria la lettre envoyée par la direction de l'établissement, la lut, relut, la re-relut, puis la déchira et en dispersa les lambeaux parmi les tickets de pain, de matière grasse, d'alimentation, les tickets pour voyageurs, les tickets pour travailleurs de force, les super-travailleurs de force et parmi les tickets pour femmes enceintes et nourrices. Si, grâce à Matzerath, Oscar ne tomba pas entre les mains de ces médecins-SS, il garda dans l'esprit et voit encore aujourd'hui, à peine a-t-il aperçu Maria, une charmante clinique implantée dans l'air salubre de la montagne ; dans cette clinique, une claire salle d'opération, moderne, accueillante ; il voit, devant la porte capitonnée, Maria timide mais au sourire confiant, me remettre à des médecins de premier ordre qui, pareillement, sourient et inspirent confiance tandis que, derrière leurs blouses blanches aseptisées, qui inspirent confiance, ils tiennent dissimulées, aseptisées, de foudroyantes seringues. ... [...]

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  • Par Woland le 07/02/2012


    [...] ... Assez longtemps, exactement jusqu'en novembre trente-huit, j'ai, embusqué avec mon tambour sous des tribunes, avec plus ou moins de succès, dispersé des manifestations, fait bégayer des orateurs, tourné des marches et des choeurs en valses et en fox-trots.

    Aujourd'hui, malade à titre privé dans un établissement ad hoc, alors que tout cela est devenu historique et qu'on le rabâche avec ardeur certes, mais à froid, j'ai pris le recul nécessaire pour apprécier mon activité de tambour. Rien n'est plus éloigné de mes intentions que de voir en moi un résistant : c'est peu de choses que six ou sept manifestations démolies, trois ou quatre rassemblements ou défilés à qui le tambour a fait perdre le pas cadencé. Le mot de résistant est devenu très à la mode. On parle d'esprit de la résistance, de milieu résistant. Il paraît même que la résistance peut se prendre par voie interne ! On appelle ça émigration intérieure. Sans parler de ces hommes d'honneur aux fermes convictions qui, pendant la guerre, pour avoir négligemment obscurci les fenêtres de leur chambre à coucher, se virent coller une amende et s'appellent maintenant résistants, hommes de la résistance.

    Jetons encore un coup d'oeil sous les tribunes d'Oscar. Est-ce qu'Oscar leur a joué du tambour, à ceux-là ? A-t-il, suivant les conseils de son maître Bebra, pris les rênes de l'action et fait danser le peuple devant la tribune ? A-t-il, un dimanche de plat unique du mois d'août mil-neuf-cent-trente-cinq, pour la première fois, et plus tard encore quelquefois, pulvérisé des manifestations brunâtres à l'aide d'un tambour qui, pour être rouge et blanc, n'en était pas pour autant polonais ?

    J'ai fait tout cela, vous devez bien l'admettre. Suis-je, moi, le pensionnaire d'un établissement psychiatrique, un résistant pour si peu ? A cette question, je dois répondre non et je vous prie, vous qui n'êtes pas internés, de ne voir en moi qu'un être un peu à part qui, pour des raisons privées, esthétiques de surcroît, prenant à coeur aussi les doctrines de son maître Bebra, rejetait la couleur et la coupe des uniformes, la cadence et la force de la musique en usage sur les tribunes, et qui, pour cette raison, ramassait un peu de protestation sur un tambour d'enfant. ...

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  • Par bibliophage le 02/12/2008 Première phrase du livre


    (incipit)
    D'accord : je suis pensionnaire d'une maison de santé. Mon infirmier m'observe, me tient à l'oeil ; car il y a dans la porte un judas, et l'oeil de mon infirmier est de ce brun qui ne peut me radiographier car j'ai, moi, les yeux bleus.

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  • Par brigittelascombe le 23/01/2012


    "L'art est réquisitoire,expression,passion!L'art,c'est le fusain noir qui s'écrase sur le papier blanc!"

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  • Par brigittelascombe le 23/01/2012


    "Comment t'appelles-tu?"
    Ca devait arriver.C'était dans l'air des circonstances.Cette question occuppe une place éminente dans la conversation des mortels.La réponse à cette question suffit à nourrir des pièces de théâtre de longueur variable, et même des opéras-voir Lohengrin.

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  • Par brigittelascombe le 21/01/2012


    Comme j'ai envié ces briques accumulateurs de chaleur et de radiations,dans leur papier journal! Encore aujourd'hui je souhaiterais demeurer comme une de ces briques sous les jupes de ma grand-mère,sans cesse échangé contre moi-même.Vous vous demanderez:Que cherche Oscar sous les jupes de sa grand-mère?Veut-il imiter son grand-père Koljaiczek et abuser de la vieille dame? Cherche-t-il l'oubli,le pays natal,le nirvana final?

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  • Par brigittelascombe le 21/01/2012


    Les mauvais livres aussi sont des livres et, pour cette raison,sacrés.

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