> Céline Schwaller (Traducteur)

ISBN : 2864243539
Éditeur : Editions Métailié (2000)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Non, ce n'est pas une erreur d'impression ! Lorsque vous lisez la table des matières de ce volumineux roman, il s'ouvre bien sur... le livre trois et se poursuit par le livre un ! Et dès les premières lignes, vous êtes bien propulsé da... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 11 juin 2008

    sentinelle
    le roman Lanark d'Alasdair Gray est un roman condensé aux facettes multiples : on y parle de société, de bureaucratie, de nature humaine, de difficulté relationnelle, de mort, de l'art, de Dieu, des femmes…
    Il m'est difficile de choisir certains passages intéressants parmi d'autres tant ceux-ci foisonnent au fil des pages.
    Nous retrouvons également beaucoup de références à de multiples auteurs tels que Kafka (notamment "Le Château" pour les absurdités administratives et le non-sens et "La métamorphose" pour la transformation en dragons de certains personnages), de références psychanalytiques et philosophiques. La liste des références serait trop longue à énumérer mais sachez que l'auteur a eu la gentillesse de nous les livrer dans l'Epilogue !
    Mais voilà, comme vous avez pu le remarquer, j'ai souvent utilisé les termes « beaucoup », « multiples », « nombreux », « foisonnant » et « condensé ». Ce roman, considéré comme un chef-d'œuvre par beaucoup, m'a paru… très long. J'étais pressée d'en finir, de passer à autre chose, je pense que je commençais tout doucement à m'ennuyer tout simplement. Il aurait peut-être gagné en légèreté, à trop vouloir étreindre de sujets, on finit par s'y noyer… mais cela n'engage que moi, je ne voudrais pas froisser les inconditionnels ;-)
    Malgré ces critiques, ce roman demeure une expérience assez unique et originale dans son genre : ambitieux, étonnant, imprevisible et déconcertant, non dénué d'humour.
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  • Par delitterys, le 27 septembre 2011

    delitterys
    Le livre s'ouvre sur une superbe gravure dans un style rappelant celui de William Blake : un arbre de vie et de mort, au tronc formé d'un couple s'allaitant aux mamelles d'un dragon porteur d'étranges univers, un visage aux yeux morts et une silhouette de créateur s'auto- créant, dessinée avec la précision d'une planche d'anatomie.
    Passé cette porte infernale, le lecteur s'enfonce dans un livre aux curieuses subdivisions (les livres s'étirant dans une sorte de désordre organisé, III-I-II-IV, chaque partie étant introduite par des gravures programmatiques) où il suivra, tour à tour, un amnésique errant dans un monde privé de lumière où les malades se transforment en dragon et un jeune artiste asthmatique atteint d'eczéma, aux amours puérils déçus et à l'art désespéré et fou. Charge à lui de trouver comment les livres relieront entre eux ces deux figures tragiques – à moins que l'auteur, en Créateur divin et narquois, décide d'intervenir lui-même dans son texte pour expliquer au lecteur et futur critique de quoi il retourne.
    Je suis un peu embarrassée par cette lecture : l'ouverture était plus que prometteuse et fascinante, toute de non- sense carrollien, mais peu à peu le livre se boursoufle et s'essouffle...
    La suite de la critique sur mon blog :

    Lien : http://www.delitteris.com/index.php/au-fil-des-pages/lanark/
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 11 juin 2008

    « La chaleur produite par un corps devrait circuler facilement à travers, inonder ses pores, son pénis, son anus, ses yeux, ses lèvres, ses membres et le bout de ses doigts par le biais d'actes de générosité et instinct de conservation.
    Mais beaucoup de gens redoutent le froid et tentent de garder plus de chaleur qu'ils n'en donnent, ils empêchent la chaleur de s'évacuer par un organe ou un membre, et la chaleur ainsi arrêtée transforme la surface en une cuirasse dure et isolante.
    Quelle partie de vous s'est-elle transformée en dragon ? »


    « - Vous voyez, les femmes sont différentes de nous. Elles sont composées à soixante-quinze pour cent d’eau. On lit ça dans Pavlov. […]

    - Les hommes aussi sont faits principalement d’eau.

    - Oui, mais à soixante-dix pour cent seulement. Ce sont les cinq pour cent de plus qui font la différence. Les femmes ont des idées et des sentiments comme nous, mais elles ont également des marées, des marées qui n’arrêtent pas de faire flotter les morceaux d’être humain qu’elles ont à l’intérieur d’elles, et de les rapprocher puis de les séparer à nouveau. Elles sont gouvernées par la gravité lunaire ; on lit ça dans Newton. Comment est-ce qu’elle peuvent suivre les conceptions ordinaires du savoir-vivre alors qu’elles sont gouvernées par la lune ? »
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