le roman
Lanark d'
Alasdair Gray est un roman condensé aux facettes multiples : on y parle de société, de bureaucratie, de nature humaine, de difficulté relationnelle, de mort, de l'art, de Dieu, des femmes…
Il m'est difficile de choisir certains passages intéressants parmi d'autres tant ceux-ci foisonnent au fil des pages.
Nous retrouvons également beaucoup de références à de multiples auteurs tels que
Kafka (notamment "
Le Château" pour les absurdités administratives et le non-sens et "
La métamorphose" pour la transformation en dragons de certains personnages), de références psychanalytiques et philosophiques. La liste des références serait trop longue à énumérer mais sachez que l'auteur a eu la gentillesse de nous les livrer dans l'Epilogue !
Mais voilà, comme vous avez pu le remarquer, j'ai souvent utilisé les termes « beaucoup », « multiples », « nombreux », « foisonnant » et « condensé ». Ce roman, considéré comme un chef-d'œuvre par beaucoup, m'a paru… très long. J'étais pressée d'en finir, de passer à autre chose, je pense que je commençais tout doucement à m'ennuyer tout simplement. Il aurait peut-être gagné en légèreté, à trop vouloir étreindre de sujets, on finit par s'y noyer… mais cela n'engage que moi, je ne voudrais pas froisser les inconditionnels ;-)
Malgré ces critiques, ce roman demeure une expérience assez unique et originale dans son genre : ambitieux, étonnant, imprevisible et déconcertant, non dénué d'humour.