> Maximilien Stadler (Traducteur)
> Lucile Clauss (Traducteur)

ISBN : 2268069583
Éditeur : Le Serpent à plumes (2010)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Siri est psychiatre dans un cabinet. Elle soigne des patients atteints de diverses pathologies. Elle-même se remet difficilement de la mort apparemment accidentelle de son mari. Un jour, elle découvre le corps d'une de ses patientes dans une mare en face de chez elle, p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sassenach, le 13 décembre 2010

    sassenach
    Siri est psychothérapeute à Stockholm. Avec sa meilleure amie Aina, et un collègue Sven, ils ont fondé leur propre cabinet et les patients de Siri ne sont pas très nombreux depuis que celle-ci est devenue brusquement veuve il y a quelques mois. La jeune femme souffre aussi d'une peur du noir depuis de nombreuses années, ce qui paraît ironique car Siri se doit d'aider ses patients à dominer leurs peurs et leurs obsessions. Mais cette peur de l'obscurité va presque paraître secondaire quand Siri va découvrir qu'un inconnu l'observe et est prêt à prendre le contrôle de la vie de la jeune femme …
    Me voilà encore avec un polar suédois, cette fois-ci écrit par deux soeurs dont une est psychiatre, ce qui peut expliquer le métier de leur héroïne et les détails narrés lors des rencontres avec des patients. Mais c'est peut-être justement cette partie du livre qui m'a paru un peu longue et trop détaillée, surtout dans le contexte général. Je comprends que le fait de faire apparaître, au cours de l'histoire, les personnages en thérapie chez Siri augmente le nombre de suspects, surtout que ces patients sont loin d'être bien équilibrés mais les chapitres de compte-rendus des séances m'ont souvent paru casser le rythme de l'ensemble. Sinon, côté suspense, il est bien mené et l'atmosphère rendue est plutôt lourde comme il se doit pour ce genre de roman. La fin n'est pas forcément évidente et c'est donc assez réussi de ce côté-là (disons que je me suis douté de certaines choses mais que je n'avais pas tous les tenants et aboutissants). Je n'ai pas trouvé Siri très sympathique mais il est quand même facile d'avoir de l'empathie pour ce qui lui arrive et la psychologie de tous les personnages est bien décrite (ce qui paraît logique vu le métier d'une des auteures). Finalement, malgré quelques défauts (mais c'est quand même un premier roman), c'est un livre qui se lit facilement et qui est efficace comme il se doit !
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 23 juin 2011

    canel
    Psychologue de profession, Siri partage un cabinet avec deux associés : sa meilleure amie Aina, et Sven, incorrigible dragueur de vingt ans leur aîné. Trentenaire meurtrie par son récent veuvage, Siri vit toujours dans la grande maison isolée en bord de mer et de forêt choisie par son défunt mari. L'alcool l'aide souvent à surmonter sa peur du noir et de la solitude. La vie de la jeune femme devient encore plus angoissante lorsqu'elle se sent menacée par des lettres anonymes et des événements inquiétants autour d'elle…
    Voilà un roman suédois qui ne ressemble pas à ses compatriotes. Pas de noms de lieux ou de personnages à gogo, pas d'hémoglobine - ou si peu. Ici, l'équipe policière est reléguée au second plan, la vedette est donnée à la psychologue Siri. Son malaise croissant, ses relations avec ses associés et ses consultations avec ses patients sont au centre de l'intrigue. le style simple et fluide, les chapitres courts et aérés donnent à la lecture un rythme vif extrêmement agréable. L'une des auteurs étant elle-même psychiatre, on ne peut qu'accorder du crédit au déroulement des entretiens entre patients et thérapeute, et ce "certificat d'authenticité" rend le roman encore plus intéressant. L'intrigue peut rappeler d'autres thrillers connus, mais peu importe, puisque le suspense, l'angoisse et le plaisir sont là.
    Un très bon moment au fil de ces pages - vivement le prochain roman de ces deux soeurs !
    PS : Pour bien flipper, rien ne vaut une maison près de la mer, en lisière de forêt, sans volets ni rideaux opaques… et bien sûr avec quelqu'un qui guette dehors quand il fait nuit...

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    • Livres 1.00/5
    Par annesuc, le 07 août 2010

    annesuc
    En attaquant "Ca aurait pu être le paradis" des soeurs Grebe et Traff je m'attendais à un talent équivalent à Mons Kallentoft, ces 2 livres étant publiés aux éditions du Serpent à Plumes. Oh! déception! Ça aurait pu... être bien: l'intrigue est intéressante: une psychiatre, Siri Bergman, se voit poursuivie, traquée par un homme, sans nom, sans visage. Ses amis et collègues qui l'entourent ont tous quelque chose de suspect, mais pas plus que ça. Les sœurs Grebe et Traff n'ont pas été assez loin dans le sentiment de peur, d'effroi que peut susciter le fait d'être sans cesse suivi. Siri se dépatouille aussi avec le deuil qui l'a frappée quelques mois plus tôt avec la mort de son mari, Stefan. Ca aurait pu... être un bon livre... car le domaine de la psychologie comportementale y est bien décrit, plein de références documentées. Les entretiens de Siri avec ses patient(s) sont retranscrits. D'ailleurs, Siri est la narratrice de l'histoire.
    Dans le genre psychiatre persécuté et ambiance glauque, je vous recommande plutôt: "L'étrange cas du Dr Nesse" de Luiz-Alfredo Garcia-Roza...
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    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 01 juin 2011

    emmyne
    Un premier roman écrit à quatre mains par deux soeurs dont l'une est psychiatre.
    Il m'a rappelé par bien des aspects les romans suivant le cycle des saisons de Mons Kallentoff " Hiver " et " Eté " . Ce rappel n'est pas seulement dû au fait qu'il s'agisse de la même collection du même éditeur, ni que ce roman soit aussi estampillé polar suédois. J'y ai retrouvé l'atmosphère, le style de la trame narrative : s'intercalent au récit de très courts chapitres en italique donnant la parole au psychopathe, l'origine de cette haine meurtrière cristallisée sur une personne est à chercher dans un traumastisme du passé, l'histoire intime de l'héroïne est developpée, s'enroulant autour de l'intrigue.
    Ce n'est pourtant pas du tout le même scénario, ni la même intensité. Moins éprouvant, ce roman tient du policier psychologique. S'il est prenant, s'il y a un réel suspens, il n'est ni angoissant ni haletant, ce n'est pas un thriller. Sur six mois, il raconte comment Siri, psychiatre, fragilisée par un récent veuvage, est espionnée, harcelée et menacée par un inconnu. L'ambiance s'appesantit au fil des pages tandis que les soupçons la tourmentent, que culpabilité et paranoïa s'installent, que de mauvaises questions l'assaillent...ses patients, ses collègues...La tension ne tient pas à des effets descriptifs mais à l'utilisation permanente de la première personne. Les émotions de Siri, pas si attachante que ça justement, déjà perturbée avant le plan de destruction psychologique, affective et professionnelle de son tortionnaire, comme les séances de thérapie dans son cabinet m'ont paru réaliste et offrent à ce roman, finalement aussi classique qu'efficace - avec sa petite romance en filigrane - une dimension intéressante et prometteuse, une dimension humaine. Si l'écriture mêlée des soeurs suédoises n'a rien de particulièrement remarquable - l'exercice à quatre mains n'est pas aisé, j'en conviens - elles savent donner corps à tous leurs personnages.



    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2010/08/27/18887061.html..
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    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 01 juin 2011

    emmyne
    Un premier roman écrit à quatre mains par deux soeurs dont l'une est psychiatre.
    Il m'a rappelé par bien des aspects les romans suivant le cycle des saisons de Mons Kallentoff " Hiver " et " Eté " . Ce rappel n'est pas seulement dû au fait qu'il s'agisse de la même collection du même éditeur, ni que ce roman soit aussi estampillé polar suédois. J'y ai retrouvé l'atmosphère, le style de la trame narrative : s'intercalent au récit de très courts chapitres en italique donnant la parole au psychopathe, l'origine de cette haine meurtrière cristallisée sur une personne est à chercher dans un traumastisme du passé, l'histoire intime de l'héroïne est developpée, s'enroulant autour de l'intrigue.
    Ce n'est pourtant pas du tout le même scénario, ni la même intensité. Moins éprouvant, ce roman tient du policier psychologique. S'il est prenant, s'il y a un réel suspens, il n'est ni angoissant ni haletant, ce n'est pas un thriller. Sur six mois, il raconte comment Siri, psychiatre, fragilisée par un récent veuvage, est espionnée, harcelée et menacée par un inconnu. L'ambiance s'appesantit au fil des pages tandis que les soupçons la tourmentent, que culpabilité et paranoïa s'installent, que de mauvaises questions l'assaillent...ses patients, ses collègues...La tension ne tient pas à des effets descriptifs mais à l'utilisation permanente de la première personne. Les émotions de Siri, pas si attachante que ça justement, déjà perturbée avant le plan de destruction psychologique, affective et professionnelle de son tortionnaire, comme les séances de thérapie dans son cabinet m'ont paru réaliste et offrent à ce roman, finalement aussi classique qu'efficace - avec sa petite romance en filigrane - une dimension intéressante et prometteuse, une dimension humaine. Si l'écriture mêlée des soeurs suédoises n'a rien de particulièrement remarquable - l'exercice à quatre mains n'est pas aisé, j'en conviens - elles savent donner corps à tous leurs personnages.



    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2010/08/27/18887061.html..
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Citations et extraits

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  • Par annesuc, le 07 août 2010

    - J'ai des pensées, des images dans la tête. Et elles me font peur.
    - Est-ce-que vous pouvez décrire ces pensées?
    -C'est...difficile.
    - Racontez-moi la dernière fois que c'est arrivé.
    - Hier soir, c'était hier soir. Nous avons bu et mangé du vin. Elle, ma compagne, était fatiguée et elle est allée se coucher. Elle s'est endormie dans notre lit. Et je me suis imaginé comment je...comment je...Enfin, à quel point il me serait facile de mettre les mains autour de sa gorge... et de l'étrangler.
    [.....]
    J'appuie sur pause, et le corps de Peter se fige immédiatement dans une position bizarre, à moitié tourné ailleurs, à moitié penché en avant, le visage caché derrière ses mains. Il est désespéré, au bout du rouleau, et se sent totalement seul, et abandonné, dans cette salle verte aux tableaux impersonnels, et cette petite table, où je suis assise, la bouée de sauvetage, avec ma boîte à mouchoirs, une consolation risible.
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