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Critiques sur Nos étoiles contraires (1081)


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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan le 16/06/2013


    Une couverture loin d'être enthousiasmante .
    L'avis du Time Magazine proclamant ce bouquin comme meilleur roman 2012 , meilleur que Fantômette contre Satanix ? Ça me ferait mal !
    Et ça m'a fait mal...

    Hazel et Augustus . Deux gamins touchés par le cancer . L'une apparaît condamnée alors que l'autre semble en rémission . le sujet sentait bon le méchant bourdon et la mélancolie .
    Tout faux ! Si le vert est la couleur de l'espérance , le récit de Green l'est tout autant , forcément .
    Un récit sur la maladie , l'amour , la mort .
    Présenté comme cela , rien d'affriolant à priori et pourtant...
    Pourtant , difficile de ne pas succomber à la justesse de ton et l'humour cynique qui transpirent de ce récit à chaque page .
    Pourtant , difficile de ne pas se prendre d'affection pour ces deux créatures célestes au charisme fou - Isaac , je ne t'oublie pas – appelées à devenir étoiles filantes avant l'heure .
    Pourtant , difficile de ne pas s'émouvoir pour ces deux guerriers magnifiques s'arc-boutant , tels deux roseaux jumeaux , afin de ne jamais rompre et continuer le combat plutôt que rendre les armes .
    Pourtant , qu'elle est belle cette histoire d'amour , cette leçon de vie , même si...

    Nos Etoiles Contraires : un bien joli bouquin qui fait du bien .
    http://www.youtube.com/watch?v=c3Sc2H07sgM

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    • Livres 4.00/5
    Par Hugo le 07/07/2013


    Je pense que l'on connait tous quelqu'un victime du cancer, pour ma part un bon paquet : amis, famille, collègues. Des fois l'issue est favorable, des fois il faut sortir les mouchoirs. La mort c'est moche et le cancer est souvent l'introduction à cette triste fatalité : une sorte de loterie naturelle qui déterminera si oui ou non tu vas crever, si oui ou non tu vas morfler, et si oui ou non tu peux gagner.

    Quoi qu'il arrive tu vas en chier, moralement et physiquement, le cancer est une saloperie qui fait beaucoup pleurer.

    Mais quel est notre rapport face à la maladie et face à la mort ?

    Choupette qui se trouve être ma compagne me pose souvent cette question existentielle :

    Tu fais quoi si je meure demain ? (choupette a une relation bizarre avec la mort)

    Moi : euhhhhhhh ?????? Ah si ouais : Je m'inscris sur mettic, yeahhhhhhhh, pour me serrer plein de petites minettes chaudasses et bonnasses… trop de la boulette atomique.

    Choupette : pas question que tu trempes ton petit machin dans quelqu'un d'autre, à part "Monica Bellucci" parce que même moi je veux me la faire...

    Choupette n'a pas du tout le compas dans l'oeil, c'est évident, c'est comme dans les manifestions : d'après les organisateurs ils étaient 1 million, d'après la police 10 mille, et moi je crois que les organisateurs ont souvent raison, par contre elle a le sens de l'humour et des affaires :

    enfin bref je l'ai autorisé avec "Colin Farrell"

    Un jour John GREEN (l'auteur du roman), écrit une histoire sur deux cancéreux de 16 et 17 ans qui vont s'aimer, gerber, et beaucoup souffrir…. hummmm, ça me laisse rêveur rien que le pitch et les 135 critiques me mettent l'eau à la bouche, je sens que je vais bien me marrer, l'auteur a l'air d'avoir un sens de l'humour original… et j'aime ça.

    L'histoire est simplement magnifique, d'une grande justesse, l'auteur aborde la mort, la souffrance, la maladie et la vie avec un romantisme déroutant, jamais maladroit, toujours avec cet humour juvénile, ni trop peu ni pas assez, il dose ce roman à la perfection, c'est HUMAIN et c'est BEAU.

    Par contre tu devrais normalement beaucoup chialer ta petite maman.

    Moi à choupette : et si moi je meure ?

    Choupette : Je ne m'en remettrais jamais...

    Moi : Rooooooooo viens me faire un "ti câlin..."

    Choupette : P'tain mais pourquoi tu me touches le sein, tu m'énervesssssssssss...

    Moi : ????? Bah tu voulais un "ti câlin" !

    On est tous différents face à la mort, moi je garde mon humour en toute circonstance et ce même avec des gens malades (expérience), je sais encore faire des blagues entre deux sanglots, mais comme je suis pudique, je ferme les portes :

    Ouf mon honneur de mâle est sauf !

    A lire derrière une porte...

    A plus les copains

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53 le 12/06/2013


    Hazel Grace Lancaster est une jeune fille de 16 ans... en pleine fleur de l'âge pourrait-on croire... et pourtant, elle est atteinte d'un cancer de la thyroïde, diagnostiqué alors qu'elle n'avait que 13 ans. Les métastases ont migré vers les poumons et elle ne peut plus respirer qu'avec l'aide de sa bonbonne à oxygène qu'elle traine inlassablement avec elle. Elle ne va plus à l'école, sa vie sociale se désagrège et ses seules occupations sont la lecture et les réunions de cancéreux auxquelles elle se rend chaque semaine, essentiellement pour faire plaisir à sa maman. Patrick, qui mène ces réunions, est un ancien cancéreux qui s'en est sorti et leur inflige sa bonne parole. Il y a aussi Isaac, jeune homme qui souffre d'un cancer de l'oeil et à qui risque bien de devenir aveugle. Et il y a Augustus, meilleur ami d'Isaac, venu le soutenir lors d'une séance. Ses beaux yeux bleus attirent aussitôt Hazel. Atteint lui-même d'un ostéosarcome, il est amputé d'une jambe. Entre eux deux, le courant passe aussitôt. Mais, Hazel se considère comme une grenade qui va tout détruire sur son passage et craint ainsi de faire du mal à tous les gens qui l'entourent. Elle, en sursis, ne guérira jamais de son cancer et lui, en rémission, va certainement vivre. Voilà nos deux étoiles contraires qui vont faire un bout de chemin ensemble, dans leur combat contre la maladie...

    Ce roman est certes un roman sur la maladie, le cancer, les déceptions et la mort mais pas que... car, il y a aussi l'amour, l'amitié, les premières expériences amoureuses et les questionnements sur l'existence elle-même. Sans être larmoyant ni caricatural, ce livre est surtout une ode à l'amour et la vie. Les émotions, riches et profondes, sont palpables à chaque page. La plume de John Green est tout simplement magnifique. Mêlant à la fois les joies et les peines, l'humour et les larmes, la tendresse et la violence, il a su nous bouleverser et nous toucher du début à la fin. Il nous livre ici un roman fort, fantastique, intelligent, poignant et sensible qui sublime l'âme humaine, ses sentiments et ses émois.

    Nos étoiles contraires... brillant!

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    • Livres 5.00/5
    Par darkmoon le 13/02/2014


    Une pure gifle émotionnelle !

    Ce livre est merveilleux, atroce, sublime, horrible. J'étais sceptique au début concernant cette histoire de cancer qui me semblait bien terne, mais ce roman est plein d'espoir. Malgré la tournure dramatique des événements, on referme le livre avec l'envie de profiter de la vie. Suite à cette lecture, on relativise, on se rend compte de notre chance inouïe.

    « Je crois qu'on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste, et Augustus et moi avons choisi la manière drôle. »
    Bien que le sujet du livre soit extrêmement triste, j'ai adoré l'humour qui se dégage de ce roman. Il m'a tour à tour, émue, touchée, amusée. Les personnages sont juste extraordinaires. Et pourtant, ils sont loin d'être parfaits. Auguste et Hazel m'ont fait tellement rire, avec leur ironie décalée, leurs envolées Shakespeariennes et surtout l'autodérision face à leur maladie. J'ai également beaucoup aimé Isaac. Ces trois êtres ont mis de l'amour, de la beauté et du rire dans leur existence rongée par la maladie.

    Nos étoiles contraires n'est pas un simple livre sur le cancer, c'est avant tout un livre sur l'amour: l'amour entre deux êtres, l'amour de parents envers leur enfant, l'amour entre deux amis. Et l'amour de ces deux étoiles pour la vie.

    Nos étoiles contraires est un livre déroutant. Tantôt drôle tantôt triste, il nous fait passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j'ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l'instant d'après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C'est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l'écriture. La plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. John Green nous dévoile ici tout son talent d'écrivain par ses textes philosophiques que l'on lit à travers Augustus, mais aussi Peter. Ces répliques superbes qui ponctuent le livre, ces répliques pleines de métaphores, de sous-entendus.... Dignes des plus grands. Dès les premières pages, j'ai été conquise par l'écriture, très directe et franche.

    Et pour finir je partage avec vous cette très belle phrase d'Hazel qui je suis sûre marquera la lecture de chacun : "Tu m'as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j'en suis heureuse."

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  • Par Crunches le 03/01/2013


    Impossible de se voiler la face. Avec un tel résumé, on ne peut pas franchement s'attendre à une happy end. Au contraire, on se doute bien que ce livre risque de nous faire pleurer. En fait, on ne peut avoir peur que d'une chose : qu'il tombe dans le mélo. Mais d'un autre côté, on nous souligne tout de suite l'humour des deux protagonistes et leur projet plein de vie. Donc normalement, ça devrait aller.

    J'ai commencé ce livre à peine je l'ai eu. Je ne m'attendais pas à recevoir une telle claque. Oui, ce livre est bon, très bon même. Une vraie perle. Non seulement il relate le quotidien d'Hazel, une adolescente atteinte d'un cancer incurable, mais il nous fait également part de ses espoirs, ses déceptions, ses rêves, ses attentes. Oui, car nous, on pourrait réduire Hazel à son cancer. Penser qu'il n'y a rien d'autre qui puisse la définir, rien à part ses douleurs lancinantes à la tête et dans la poitrine, sa bouteille d'oxygène, l'attention constante de sa mère, son groupe de soutien et ses séjours à l'hôpital. Mais Hazel est tellement plus. Hazel est une adolescente à la fois comme les autres et à la fois très différente. Elle qui a mûrit plus vite que les autres pour éviter d'être blessée ou pour éviter de les blesser est à la recherche de la même chose qu'un autre adolescent. Elle cherche à savoir qui elle est, elle veut réaliser ses rêves.
    Et ne croyez pas que ses rêves, ses espoirs ne sont qu'en lien avec son cancer. Au contraire, on se rend très vite compte que même si le cancer d'Hazel l'empêche de faire beaucoup de chose, elle a beaucoup d'énergie et de volonté.

    D'un autre côté, Hazel ne vit pas au pays des Bisounours. Elle sait très bien que sa maladie est incurable et que son espérance de vie est limitée. Elle sait qu'elle mourra probablement avant ses parents. Elle est très réaliste à ce sujet et on sent qu'elle s'est longuement questionnée avant de trouver les réponses qui lui conviennent.
    Au détour d'une réunion d'un groupe de soutien, Hazel fait la connaissance d'Augustus. Un garçon un peu plus âgé qu'elle qui est en voie de RC (rémission complète), il est "sur la pente ascendante". Hazel est intriguée par ce garçon qui n'a pas peur de l'aborder, de l'inviter chez lui. le courant passe bien entre eux, mais c'est un livre qui va les réunir. Plus précisément un projet qui va être tiré de ce livre. Eux qui ont la même vision sur leur maladie, qui ne veulent pas être réduit à leur cancer respectif, eux qui veulent profiter de leurs vies tant qu'ils peuvent encore ont décidé de partir en voyage à la rencontre d'un auteur.
    Dans la préparation de ce voyage, on voyage entre deux Hazel : Hazel la cancéreuse qui assiste à des "réunion cancer", Hazel qui doit aller en soins intensifs en toute urgence mais aussi Hazel qui va faire du shopping, Hazel qui va au ciné, Hazel qui a des rendez-vous dans des sous sols pour jouer à des jeux vidéos, Hazel qui remonte le moral à ses amis... On ne cesse de voyager de l'une à l'autre et de s'émerveiller devant cette jeune fille. Oui, elle est forte et déterminée et c'est elle qui porte ce roman.
    Grâce à elle on va rencontrer des personnages touchants, qui ont chacun leur propre histoire, leur propre combat. Qu'ils soient parents, amis, proches, atteints ou non d'un cancer, on vit à travers eux. Entre Patrick le rescapé, Isaac le futur aveugle, Karin l'amie sur qui on peut compter tous jouent un rôle dans cette histoire bouleversante.
    Inutile de vous dire qu'on est loin du mélo, mais en même temps ce livre est très réaliste. C'est un roman très juste, très vrai.

    Aux côtés d'Hazel et de Gus, j'ai espéré, j'ai souffert, j'ai ri, je me suis questionnée, j'ai pleuré, j'ai aimé, j'ai été déçue... en somme j'ai vécu.

    Nos étoiles contraires est un roman magnifique qui ne peut que nous aider à grandir, quel que soit notre âge.


    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.fr/2012/12/nos-etoiles-contraires.html

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    • Livres 3.00/5
    Par Marple le 02/03/2014


    Ce livre devrait être lu par tous. Pourtant, au risque de passer pour une horrible sans coeur ou une insipide donneuse de leçons, je dois avouer qu'il n'a pas fait naître chez moi d'enthousiasme débordant...

    Le sujet du cancer me touche depuis longtemps, pas dans mon corps (pour l'instant, et j'espère pour longtemps) mais par une amie d'enfance qui aurait pu s'appeler Hazel et qui est morte à 22 ans, par ma mère qui n'a plus qu'un poumon depuis presque 10 ans, par ma grand-mère avant elle, et beaucoup d'autres encore, copains, voisins ou vagues relations... Peut-être est-ce d'ailleurs parce que le cancer me touche trop que je n'ai pas réussi à croire à cette jolie histoire d'amour.

    Car, jolie, émouvante et bien-pensante, cette histoire l'est sans aucun doute. C'est juste qu'elle sonne faux par moments, en tout cas pour moi. La version anglaise que j'ai lue met en exergue un commentaire élogieux de Marian Keyes, dont les livres m'ont souvent remonté le moral mais relèvent indéniablement de la chick-litt. de fait, 'Nos étoiles contraires' m'a fait l'effet d'être un peu la chick-litt du cancer, plus joli que nature, et c'est ce qui m'a dérangée.

    Cela dit, je reconnais que j'ai été bouleversée par Hazel, son quotidien plein d'amour et de mauvaises émissions télé avec ses parents, ses angoisses quand elle a une nouvelle douleur, ses émotions lorsqu'elle rencontre Gus, son humour et sa volonté de vivre face à la maladie, son refus de n'être 'que' son cancer... Alors, je suis prête à oublier certaines invraisemblances ou scènes nunuches pour vous conseiller ce livre, en espérant qu'il change un peu les mentalités sur le cancer et les malades...

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  • Par Eve-Yeshe le 01/07/2015


    Hazel se bat depuis trois ans contre un cancer de la thyroïde qui en est au stade IV, c'est-à-dire avec des métastases partout, des poumons qui ne veulent plus fonctionner tous seuls, d'où la bombonne à Oxygène sur roulettes qui l'accompagne partout.

    Pour céder aux injonctions de sa mère qui s'inquiète car elle se renferme sur elle, Hazel se rend une dernière fois au groupe de parole auquel elle appartient mais qui ne semble plus rien lui apporter. Elle s'agite sur sa chaise en échangeant avec Isaac, victime lui d'un cancer de l'oeil et qui, non content de lui avoir piqué cet oeil, a décidé de s'étendre notamment à l'autre. C'est alors qu'elle fait la connaissance d'Augustus qui raconte avoir été opéré d'un ostéosarcome et porte une prothèse.

    Si Hazel sait qu'elle est en phase terminale d'un cancer incurable, Augustus est en rémission complète. Isaac sait qu'il va devoir être opéré pour le second oeil avec un très grand risque de devenir aveugle. Nous allons ainsi suivre ce trio d'amis que le cancer rapproche, leur façon d'aborder la vie et leurs relations avec les autres, que ce soit les parents, les amis…





    Ce que j'en pense :



    J'ai beaucoup apprécié ce livre que beaucoup de gens sur les sites littéraires, les réseaux… car cela a été un succès planétaire. il y a déjà eu plus de mille critiques...

    On voit évaluer Hazel, qui sait qu'elle ne s'en sortira pas. Elle a treize ans quand on diagnostique son cancer de la thyroïde et seize ans lorsque l'on fait sa connaissance. C'est une ado plutôt sympathique, qui est consciente de son état, essaie de vivre de façon la plus normale possible mais comment la vie peut elle être belle quand on ne peut plus respirer, qu'on se promène avec sa bouteille d'oxygène partout, quand les poumons se remplissent régulièrement de liquide et qu'il faut l'hospitaliser en urgence pour aspirer tout cela.


    Les relations avec la maladie sont décrites avec leurs mots d'adolescents, qui sont devenus adultes beaucoup trop tôt, souvent bien plus que leurs parents (le père d'Hazel pleure très souvent, et c'est elle qui le rassure et le console. Il n'accepte pas cette maladie, c'est une injustice. Il sait que sa fille va bientôt mourir mais il refuse d'en parler, comme si en niant les faits, ils ne se produiront pas. Sa mère veut absolument qu'elle profite de la vie, qu'elle sorte alors qu'elle est mieux dans ses livres. Elle est persuadée qu'Hazel est déprimée car elle est mieux seule, ses préoccupations sont tellement loin de celles des autres filles de son âge.

    Ils sont tous les deux décontenancés, car c'est dur d'avoir un enfant malade, ce n'est pas dans l'ordre des choses, la mort c'est pour les personnes âgées, qui ont vécu, pour leurs enfants la vie a à peine commencé.

    Les relations entre les trois ados, sont évoquées de façon décomplexée, on parle de sexe, de premier rapport que l'on doit remettre au plus tard possible, en étant sûr d'être amoureux, que ce soit le vrai grand et unique amour de leur vie. Et, en même temps, il y a beaucoup de pudeur.

    La relation avec leurs camarades est fort bien étudiée elle-aussi, comment garder ses amis quand on est malade ? C'est une question primordiale que les gens « normaux » ne peuvent même pas imaginer : on murit trop vite avec la maladie, alors les centres d'intérêt sont à des années-lumière. certains gardent le contact de loin d'autres fuit (cf. la scène hilarante où Isaac bombarde d'oeufs la voiture de Monica

    Entre eux ils parlent chimio, médicaments qu'ils ont eu ou pas, espérance de vie… le groupe de parole les aident mais pas toujours, mais il est un lieu d'échange où peut parler de la maladie comme on veut. On les suit, dans leur intimité, même dans les toilettes où la chimio les fait vomir, parfois même avant de les atteindre, les effets secondaires des médicaments, protéger l'autre en refusant les visites quand ils sont hospitalisés alors que la solitude est lourde.

    Tout est bien décrit, bien maîtrisé, et laisser les ados parler de leur cancer en toute liberté avec leurs mots à eux, de leurs espoirs même s'ils sont limités. Ils parlent de tout, ils n'ont pas de temps à perdre et la souffrance, comme la mort, rôde pas loin d'eux. Ils sont attachants tous les trois. Ils deviennent des étoiles filantes beaucoup trop tôt.

    Il y a beaucoup de tendresse, de maturité et de réalisme dans ce livre et l'auteur ne sombre ni dans le pathos, ni dans la caricature. C'est un véritable plaisir de lecture qui ne plombe pas le moral. Il s'adresse avant tout à des adolescents mais, en tant qu'adulte j'ai passé un bon moment. Certaines phrases sont percutantes : Se prendre la tête est un effet secondaire de mourir… le truc avec la souffrance, c'est qu'elle exige d'être ressentie… On meurt au milieu de la vie, au milieu d'une phrase.

    La quatrième de couverture me plaît :on y voit des commentaires d'auteurs, de critiques littéraires, d'admirateurs…

    Un bon livre qui fait passer un bon moment, qui est rarement triste car ils réussissent à nous faire rire, à nous faire retrouver notre adolescence. Il nous fait du bien.

    Note : 8,7/10



    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2015/07/01/32299215.html

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45 le 03/04/2015


    Je crois réellement qu'il y a des moments où l'on doit lire certains livres et d'autres, durant lesquels il vaut mieux s'abstenir. Bien que j'ai acheté cet ouvrage presque aussitôt après sa parution, je ne l'ai pas lu tout de suite parce que je savais que je n'étais pas prête. Sachant en gros de quoi l'histoire traitait et sachant que j'allais rentrer en Centre de rééducation pour la pathologie qui m'affecte, j'ai préféré attendre et je sais maintenant que j'ai bien fait. Rajouter une 972 ème critique à cet ouvrage, quel intérêt ? Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'y rajouter une couche...

    L'histoire de ces deux adolescents, Hazel Grace (comme l'appelle Augustus bien que son vrai prénom soit Hazel tout court, comme elle s'entête dans un premier temps à le lui rappeler) et Augustus (dit Gus) sont deux personnages extrêmement attachants. Tous deux adolescents et tous deux atteints d'un cancer, ils savent que leur passage sur Terre sera bref mais sont cependant bien déterminés à continuer leur bataille jusqu'au bout pour, ne serait-ce que profiter les rares moments où ils sont ensemble. Je me suis beaucoup identifiée au personnage d'Hazel car, tout comme elle, l'auteur que j'idolâtre, (pour moi, il s'agit de Truman Capote et non pas Peter van Houten) a lui aussi laisser un livre inachevé et, tout comme elle, j'aurais aimé savoir comment il comptait le terminer. Cependant, je sais quel caractère il avait et qu'il était lui aussi alcoolique et je suis donc par conséquent, "ravie" qu'il soit mort (l'année de ma naissance qui plus est) car ainsi, aussi improbable soit le fait que cette rencontre ait pu avoir lieu un jour s'il était toujours en vie, je sais qu'au moins, il ne me décevra pas !
    Une histoire d'amour intense et extrêmement pure entre ces deux adolescents qui n'avaient rien demandé à la vie mais à qui tout à été pris, jusqu'au droit d'espérer...l'espoir d'une rémission, celui de ne plus souffrir, celui de ne pas être une charge pour leurs parents et tant d'autres choses encore...

    Un roman extrêmement dur et pourtant, si beau ! A découvrir et à faire découvrir ! Bref, une véritable perle !

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    • Livres 4.00/5
    Par trust_me le 24/02/2013


    Nos étoiles contraires, c'est l'histoire d'Hazel et d'Augustus. Ils se rencontrent dans un groupe de soutien pour cancéreux. Elle a 16 ans et un cancer de la thyroïde dont les métastases ont migré vers les poumons. Condamnée à plus ou moins brève échéance, elle s'accroche sans se plaindre. Lui a eu une tumeur osseuse sur une jambe et a dû être amputé. Semble depuis en rémission. Pas envie de vous en dire beaucoup plus mais sachez juste qu'entre eux, le courant va tout de suite passer. Sachez aussi qu'il est question d'un livre et d'un écrivain antipathique en diable. Sachez pour finir que Nos étoiles contraires est un petit bijou.

    C'est un bijou parce que les malades que l'on rencontre sont des jeunes gens avant tout. Certes ils souffrent dans leur chair et ont plus souvent qu'à leur tour le moral dans les chaussettes. Mais ils font preuve d'une belle lucidité, d'une bonne dose d'humour et d'une délicieuse répartie. Et puis ils envisagent l'amour pour ce qu'il devrait toujours être : quelque chose de simple et de léger, une évidence face à laquelle il ne sert à rien de résister. Et c'est aussi et surtout un bijou parce que John Green n'a pas l'indécence de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu'à la fin une issue favorable est possible. Tout cela sans aucun pathos. Je pourrais ajouter que j'ai aimé ce vieux salopard de van Houten comme j'ai aimé la dignité des parents d'Hazel, leur approche « intelligente » et tellement touchante de la maladie de leur fille. En fait je crois que j'ai toute aimé, la finesse du propos, ces personnages incarnés à la psychologie tellement bien construite que je ne suis pas près de les oublier. Nombreux sont ceux avant moi à avoir qualifié ce texte de « lumineux ». Je crois que c'est tout à fait ça.

    Non, je n'ai pas pleuré en refermant ce livre. Pas même un sanglot dans la gorge. Il n'empêche. Cette magnifique histoire m'a touché, m'a secoué, m'a fait sourire, m'a profondément ému et a fendu le coeur de pierre que l'on me prête (à juste titre) depuis des années. Un livre dont il ne faut pas avoir peur malgré le terrible sujet qu'il aborde. Un livre que je n'ai pas fini de prêter, assurément.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2013/02/nos-etoiles-contraires..

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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh le 08/08/2015


    Je vais mourir… 
Et c'est peut-être pour bientôt.

    Un petit malaise ? Vous ne savez plus quoi dire? Vous avez envie d'oublier cette critique pour passer à la suivante, surtout ne pas vous arrêter, de peur que ce soit contagieux…

    Rassurez-vous, je ne souffre pas de cancer, juste de la maladie mortelle qui s'appelle la vie… 
Mais on ressent le même malaise quand on aborde un texte comme « Nos étoiles contraires ».

    Il s'agit de l'histoire d'adolescents qui vivent avec le cancer, tantôt en rémission, tantôt en état critique ou en phase terminale. Une réalité qu'on a du mal à envisager. On a envie de détourner le regard ou de s'apitoyer, mais l'esquive ou la pitié sont également douloureuses pour ceux qui ne sont pas que des malades.

    Mais la réalité c'est qu'ils vivent, tant qu'ils ne sont pas morts.

    Ils ont des jours de découragement, de colère et de révolte. Ils sont égoïstes et généreux, ils se soucient de leurs parents qu'ils font souffrir aussi.
    Ils rient, ils pleurent, ils aiment…

    Un bon roman, mais sous la cote « littérature jeunesse », car on y trouve une quête un peu puérile, lorsque l'héroïne veut absolument savoir ce qui arrive aux personnages d'un roman… (Est-ce qu'il faudrait se demander ce que Tintin a fait quand Milou est mort… a-t-il acheté un autre chien ?)

    Un bon roman, pour ne pas oublier de profiter du temps qui nous reste…

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