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ISBN : 2234064961
Éditeur : Stock (2012)


Note moyenne : 2.95/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Deux frères, Alexandre et Yann, aiment la même femme, Maria, rencontrée au milieu des années 1960 alors qu’ils sont tous les trois étudiants. Pendant plus de quarante ans, elle sera le pivot de leur vie et la spectatrice intime de cette histoire d’amour qui va se déroul... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 septembre 2012

    brigittelascombe
    "C'est ma femme, ma femme, tu sais ça? Personne ne ma la volera.Elle est à moi." crache Alexandre, macho possessif, à son frère Yann, amoureux transi venant de passer à l'acte avec Maria, "visage de madone et corps voluptueux" qu'ils désirent tous deux depuis la Sorbonne.Mais qui des deux a trahi le premier?
    Dans L'homme qui aimait ma femme, Simonetta Greggio revisite le mythe de Dante Alighieri dans La Divine Comédie (repris par Jacques Tournier dans Francesca de Rimini) où deux frères, pris dans l' étau de leur rivalité de toujours, aiment la même femme et se déchirent jusqu'à la mort.
    Mais Maria dans ce roman aime les deux, son mari Alexandre et son amant occasionnel Yann, fait le mauvais choix ou peut-être bien se laisse porter par les flots passionnels des deux autres, femme bafouée et désirable tout à la fois.Quarante ans d'histoire, de politique et de culture (beaucoup-trop- de citations littéraires,psychologiques et philosophiques) servent de toile de fond à ces vies où l'amour surnage entre les coups durs du destin.
    Simonetta Greggio brosse ici deux portraits forts d'hommes:
    Yann, le cadet, l' hypersensible muré dans sa souffrance jusqu'à en être insensible, le brillant avocat d'affaires aux prestigieuses études, le paranoïaque....
    Alexandre, le don Juan qui "emballe les filles", l'infidèle, le protecteur,l'égoïste,le professeur de lettres de 3° cycle susceptible de s'autodétruire et de détruire si on lui vole son butin.
    Car c'est un peu ça qu'elle est Maria pour lui, un butin,un enjeu.
    Simonetta Greggio (avec toujours une vision cruelle de l'amour comme dans son recueil de nouvelles L'odeur du figuier) conjugue le verbe aimer à tous les temps et étudie les diverses facettes de l'amour: adultérin,conjugal, fraternel (Maria a aussi une soeur Bébé),platonique (l'auteur fait intervenir une certaine Allis "discrète et renfermée" qui prend la parole), charnel,fou,fatal,possessif, à sens unique....laissant la part belle aux hommes qui prennent et jettent à leur gré...à moins que certaines ne se rebiffent ....puis pardonnent!
    Malgré une fin amorale, qui m'a choquée, ce roman, très fouillé psychologiquement, est excellent et bien écrit.
    Il annonce une rentrée littéraire qui démarre sur les chapeaux de roues!
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    • Livres 1.00/5
    Par Tomisika, le 04 avril 2013

    Tomisika
    Deux frères aiment chacun à leur façon la même femme : Maria. Alexandre est volage et ne conçoit pas sa vie sans conquêtes féminines. Il épouse Maria et continue de collectionner les aventures féminines. Yann lui aussi aime Maria. Il essaie de l'oublier avec d'autres femmes lors de rencontres fortuites, d'une histoire d'amour « ersatz » à celle de Maria et se jette corps et âme dans ses projets professionnels. On suivra ainsi la vie des deux frères dès leurs années universitaires tout en les acompagnant les années suivantes durant lesquelles leurs chemins de vie s'entrecroisent sans cesse.
    L'histoire aurait pu être intéressante car elle pose la question de l'amour. Un thème universel dont la définition reste sans réelle réponse. Mais en fin de compte chacun y inscrit ce qu'il veut, ce qu'il peut, ce qu'il désire et y trouve peut-être ce qu'il en attend. Malheureusement la lecture de ce romant est difficile car on navigue entre un cours de philosophie tellement il y a des citations et des références à des philosophes. Cela affaibli le récit. de plus de temps à autre transparaît le vécu personnel de l'auteur. Finalement on s'y perd et le romant perd tout intérêt pour le lecteur qui s'essouffle. Pourtant on poursuit la lecture jusqu'au bout. Ce n'est pas un livre que l'on retiendra.
    Dommage car Simonetta GREGGIO m'avait agréablement surprise avec « Etoiles » et « Les mains nues », livres grâce auxquels j'avais totalement adhéré à l'écriture et surtout à l'univers de l'auteur.
    « L'homme qui aimait ma femme » est un roman qui peut être lu sans problème par ceux qui ont été étudiants dans les années 1960. Ils y s'y retrouveront cette atmosphère d'insouciance, de désinvolture, cette soif à vouloir refaire le monde entretenue par les écrits des philosophes et surtout la liberté sexuelle et celle de penser qui étaient les leur en ce temps-là. Peut-être se reconnaîtront-ils dans les personnages du roman et dans leur vie qui y sont relatés. Qui sait ?
    En ce qui me concerne et cet avis est juste le mien, je suis déçue de ce roman. Trop d'intellectualisme errode la qualité. Je suis d'autant plus déçue que l'auteur Simonetta Greggio est une référence pour moi.

    Lien : http://lechateaudegaby.wordpress.com/2013/02/25/lhomme-qui-aimait-ma..
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    • Livres 1.00/5
    Par mfgaultier, le 29 juillet 2013

    mfgaultier
    Décevant – mais pas déplaisant – tel est mon sentiment sur ce livre, qui ne laissera pas de souvenir marquant dans mon petit panthéon livresque. Comment ce livre a-t-il atterri dans mes lectures ? Ayant entendu l'auteur disserter sur l'amour dans l'émission la grande librairie, j'ai pensé que son livre avait l'air d'être intéressant. François Busnel, enthousiaste et brillant, comme toujours, le présentait comme un remake de Jules et Jim d'Henri-Pierre Roché (fichtre !) et cela avait bien sur attiré mon attention, moi qui ai lu il y a fort longtemps les Deux Anglaises et le continent. Et puis la photo de Simonetta Greggio sur la couverture est engageante : joli sourire avenant et regard qui se porte sur quelque chose qui semble l'amuser, son livre peut-être ? Alors quand j'ai aperçu son livre à la bibliothèque, je n'ai pu résister à la tentation. J'ai donc débuté ma lecture de L'homme qui aimait ma femme, tout en lui faisant des infidélités, avec le récit de vie le Second souffle de Philippe Pozzo di Borgo. En revenant vers lui, j'ai décidé de l'achever (le livre), pour pouvoir en faire cette chronique. La voici (ouf, quelle longue introduction, peut-être pour camoufler le peu de chose à dire…).
    L'homme qui aimait ma femme présente un trio de personnages jeunes, beaux et prometteurs mais qui vont à leur perte. Deux frères, Alexandre et Yann vont aimer la même femme, Maria, au cours des années 60. Alexandre va finalement épouser Maria, tout en la trompant éperdument, tandis que Yann s'enfuit…
    Sur ce canevas plutôt mince, l'auteur brode de petits chapitres sur les élans de jeunesse, les études de ses personnages, leurs émois amoureux et leurs pulsions de vie. Parallèlement, elle insère d'autres pages sur les amours de quelques personnages connus : Jung, Henri-Pierre Roché… L'auteure convoque aussi en toile de fonds des intellectuels qui vont marquer ces années des trente glorieuses, Lacan, Levinas, Derrida notamment, dont Yann et Alexandre lisent les textes. Et puis elle convoque aussi des écrivains comme Laclos, dont les liaisons dangereuses figurent en arrière plan du roman, Saint Augustin… Ces intermèdes distrayants éloignent un peu de l'intrigue et n'apportent pas grand chose. J'ai eu de temps en temps l'impression de remplissage plus que de nécessité vitale.
    Au niveau de la narration, les personnages prennent la parole à tour de rôle, procédé intéressant mais je me perdais parfois entre les différentes voix. D'autant plus que l'une d'entre elles, Ellis, prend le dessus sur les autres (surtout sur la fin) en se positionnant comme la narratrice de l'histoire. On devine que derrière Ellis, se cache l'auteure, qui après avoir laissé ses personnages s'exprimer (et comme aucun ne tenait fermement la bride de l'histoire) se décide tout de même à orchestrer l'ensemble. J'aurais souhaité pour ma part une vision un peu plus marquée, des petites bulles de fiction un peu plus éclatantes, comme le moment où elle retrouve Alexandre, complètement sonné après le départ mystérieux de Maria. Et d'autres passages m'ont laissé perplexe. Comme celui où la narratrice laisse entendre que Yann est retrouvé mort dans un canot. Or un peu plus tard on le découvre bien vivant, cet épisode n'étant pas davantage évoqué.
    Au final, ce roman se laisse lire mais franchement, ce n'est pas le nirvana ! L'ensemble manque d'homogénéité, de consistance. Les personnages sont falots. Dans les remerciements, Simonetta avoue s'être servie dans le vaste puits de l'internet pour nourrir quelques passages, notamment ceux qui concernent les personnages réels qu'elle évoque. Cette franchise est louable mais je ne peux m'empêcher de penser que ces « emprunts » rajoutent à l'impression de désordre que renvoie le roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par isabelleisapure, le 22 juin 2013

    isabelleisapure
    Maria est belle, Maria est douce…
    Mais voilà.
    Deux frères, Alexandre et Yann, vont croiser son chemin.
    Involontairement certes mais n'empêche, ils vont en faire un parcours chaotique.
    La belle Maria tombera sous le charme d'Alexandre, séducteur invétéré de tout ce qui porte jupon, l'épousera et lui donnera deux enfants.
    Tandis que Yann en romantique dépité, regardera la belle et tentera vainement de l'oublier.
    Durant quarante ans, leur histoire constituera le chassé-croisé d'un trio broyé par les sentiments dont Simonetta Greggio d'une plume élégante et pudique fait un roman bouleversant.
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    • Livres 4.00/5
    Par marcbordier, le 23 septembre 2012

    marcbordier
    Critique disponible sur mon blog www.marcbordier.com :
    Parmi les nombreuses nouveautés de la rentrée littéraire, j'ai choisi L'homme qui aimait ma femme de l'italienne Simonetta Greggio sur la foi de sa quatrième de couverture. Ce roman raconte l'histoire tragique d'un trio amoureux. Au début du récit, à l'automne 1965, deux frères, Alexandre et Yann, viennent de quitter leur mère et leur Bretagne natale pour étudier les lettres et la philosophie à Paris dans le quartier latin. le cadet, Yann, fait la rencontre de Maria, "visage de Madone et corps voluptueux", dont il tombe vite amoureux. Il la présente à Alexandre qui, grand séducteur et amateur de femmes, va s'empresser de la séduire et de la lui ravir. S'ensuit alors entre les frères une rivalité complexe qui durera jusqu'au milieu des années 2000. Durant cette période, Yann l'intellectuel introverti et contemplatif ne cessera de désirer Maria . Il trouvera une consolation pendant quelque temps en se mariant avec une autre femme, Manon, avant que la disparition tragique de cette dernière ne vienne mettre un terme à son bonheur et précipiter son exil à New York. de son côté, Alexandre épousera Maria, mais ne cessera de la tromper avec des femmes de passage. Avec le retour de Yann en France, la concurrence entre les deux frères éclatera en conflit ouvert, jusqu'à les conduire à une fin tragique (que je me garderai bien de vous révéler ici).
    Vous l'aurez compris, l'amour est le grand thème de ce roman. Il le revendique d'emblée, avec cette épigraphe tirée des Liaisons dangereuses : "Ah, croyez-moi, on n'est heureux que par l'amour." Par la suite, le récit s'inspire ouvertement de Jules et Jim, le roman d'Henri-Pierre Roché porté à l'écran par François Truffaut. de l'amour, il explore les multiples facettes : amour jaloux et transi de Yann pour Maria, charnel, superficiel et compulsif entre Alexandre et ses conquêtes adultérines, douloureux et cruel entre Maria et Alexandre, fraternel et parfois haineux entre Yann et Alexandre... Pour naviguer dans cette géographie subtile, Simonetta Greggio a habilement choisi une structure narrative composée de chapitres courts racontés chacun du point de vue d'un de ses personnages, dévoilant ainsi au lecteur leurs sentiments profonds comme s'il consultait leur journal intime. En toile de fond, c'est l'histoire sociale, économique et intellectuelle de la France des cinquante dernières années qui défile : mai 68, Althusser, Jankélévitch, les beatniks, le Mitterrandisme, le libéralisme... le lecteur est tenu en haleine jusqu'au dernier chapitre et referme le livre à regret. Assurément, L'homme qui aimait ma femme est un de meilleurs romans de cet automne.

    Lien : http://www.marcbordier.com
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Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 10 septembre 2012
    Grâce à l'alternance habile des narrateurs, Simonetta Greggio aménage le suspense, chaque chapitre, riche en rebondissements, déclinant, sur fond de XXe siècle finissant, la vibrante symphonie des émotions.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 31 juillet 2012
    La romancière rappelle les temps forts de quarante ans d'une certaine histoire de France, de Mai 68 à la récession d'un XXIe siècle (mal) naissant, en passant par les paillettes du néolibéralisme des années 1980
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LePoint , le 16 juillet 2012
    Simonetta Greggio explore ici les affres amoureuses de personnages pris dans le tourbillon de la passion, conduits à la trahison et à la destruction.
    Lire la critique sur le site : LePoint

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 05 septembre 2012

    Il y a toujours un moment où on a le choix.Parfois on se rend compte que notre vie en sera changée,mais d'autres fois on ne voit même pas à quel instant ça dérape.

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par isabelleisapure, le 12 juin 2013

    Il y a toujours un moment où on a le choix. Parfois on se rend compte que notre vie en sera changée, mais d'autres fois on ne voit même pas à quel instant ça dérape.
    Parfois la décision semble s'imposer d'elle même, mais le plus souvent, on reste des nuits entières à balancer entre les options qui se présentent à nous.
    Il arrive qu'on se dise qu'on va mettre juste un doigt dans l'engrenage et le retirer vite.
    Il arrive qu'on croit avoir le temps, puis l'instant file et c'est déjà trop tard.
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  • Par brigittelascombe, le 05 septembre 2012

    L'amour est un risque,une menace,une bravade et une détresse,pour soi comme pour l'autre que l'on entraîne dans un processus dont on ne revient pas,où chaque foulée est sans retour,chaque promesse un serment que le temps nargue et détruit.

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  • Par brigittelascombe, le 05 septembre 2012

    Si tu veux ramasser des nanas fais philo, mon pote.Elles adorent quand vous leur parlez d'Aristote et de Socrate,ça leur donne l'impression que vous êtes un type avec une belle âme,c'est plus décent de se laisser peloter par la suite:comme si parce que vous appréciez les pitreries de Diogène et que vous avez lu le banquet,vous n'étiez qu'un pur esprit,alors qu'en fait vous êtes en train de visualiser leur minou et de chercher le plus bref chemin pour y parvenir.
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  • Par cecile29, le 06 avril 2014

    De temps à autre, il éclatait en sanglots, ces sanglots rauques qui font très mal parce que les hommes n'y sont pas habitués. Je ne lui prenais pas la main, ne m'approchais même pas de lui. Intouchable parce qu'écorché vif, si meurtri que même une caresse aurait laissé un bleu.

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Rencontre ave Simonetta Greggio
Rencontre ave Simonetta Greggio à la librarie La Galerne pour la parution de "L'homme qui aimait ma femme".








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