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ISBN : 2234064961
Éditeur : Stock (2012)

Note moyenne : 2.87/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Deux frères, Alexandre et Yann, aiment la même femme, Maria, rencontrée au milieu des années 1960 alors qu’ils sont tous les trois étudiants. Pendant plus de quarante ans, elle sera le pivot de leur vie et la spectatrice intime de cette histoire d’amour qui va se dérouler essentiellement à Paris, noyau politique, littéraire et artistique d’une France en mutation.
Alexandre, l’aîné, deviendra professeur de lettres, Yann, le cadet, après un passage à l’École No... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
06 septembre 2012
  • 5/ 5
"C'est ma femme, ma femme, tu sais ça? Personne ne ma la volera.Elle est à moi." crache Alexandre, macho possessif, à son frère Yann, amoureux transi venant de passer à l'acte avec Maria, "visage de madone et corps voluptueux" qu'ils désirent tous deux depuis la Sorbonne.Mais qui des deux a trahi le premier?
Dans L'homme qui aimait ma femme, Simonetta Greggio revisite le mythe de Dante Alighieri dans La divine comédie (repris par Jacques Tournier dans Francesca de Rimini) où deux frères, pris dans l' étau de leur rivalité de toujours, aiment la même femme et se déchirent jusqu'à la mort.
Mais Maria dans ce roman aime les deux, son mari Alexandre et son amant occasionnel Yann, fait le mauvais choix ou peut-être bien se laisse porter par les flots passionnels des deux autres, femme bafouée et désirable tout à la fois.Quarante ans d'histoire, de politique et de culture (beaucoup-trop- de citations littéraires,psychologiques et philosophiques) servent de toile de fond à ces vies où l'amour surnage entre les coups durs du destin.
Simonetta Greggio brosse ici deux portraits forts d'hommes:
Yann, le cadet, l' hypersensible muré dans sa souffrance jusqu'à en être insensible, le brillant avocat d'affaires aux prestigieuses études, le paranoïaque....
Alexandre, le don Juan qui "emballe les filles", l'infidèle, le protecteur,l'égoïste,le professeur de lettres de 3° cycle susceptible de s'autodétruire et de détruire si on lui vole son butin.
Car c'est un peu ça qu'elle est Maria pour lui, un butin,un enjeu.
Simonetta Greggio (avec toujours une vision cruelle de l'amour comme dans son recueil de nouvelles L'odeur du figuier) conjugue le verbe aimer à tous les temps et étudie les diverses facettes de l'amour: adultérin,conjugal, fraternel (Maria a aussi une soeur Bébé),platonique (l'auteur fait intervenir une certaine Allis "discrète et renfermée" qui prend la parole), charnel,fou,fatal,possessif, à sens unique....laissant la part belle aux hommes qui prennent et jettent à leur gré...à moins que certaines ne se rebiffent ....puis pardonnent!
Malgré une fin amorale, qui m'a choquée, ce roman, très fouillé psychologiquement, est excellent et bien écrit.
Il annonce une rentrée littéraire qui démarre sur les chapeaux de roues!
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missmolko1
13 octobre 2014
  • 2/ 5
Simonetta Greggio est une auteur que j'aime beaucoup et c'est donc avec beaucoup d'impatience que j'attendais de lire ce livre. L'ayant enfin entre les mains, je me suis précipitée et je ressors de cette lecture malheureusement déçue.
J'ai trouvé la narration trop brouillonne, le ton un peu trop familier parfois et les chapitres trop courts, ce qui fait que l'on page d'un personnage a un autre sans profondeur. C'est dommage car les deux frères sont intéressants car très différents mais ils sont pas mon goûts pas assez décrit, ils manquent de profondeur.
Sinon l'intrigue est vraiment originale et les années 60-70 des bien décrites. C'est un vrai voyage dans le temps, avec de nombreuses références de films, d'auteurs....
Pas le meilleur livre de Simonetta Greggio en tout cas ce n'est pas celui que je conseillerai pour découvrir l'auteur.
Commenter  J’apprécie          290
zabeth55
20 septembre 2016
  • 3/ 5
Alexandre et Yann sont deux frères. Ils sont amoureux de la même femme, Maria. Mais c'est Alexandre qui l'épouse.
Des années 60 aux années 2000, on suit leur parcours.
Bien que très proches, ils ont des aspirations bien différentes.
Variations sur l'amour et ses formes variées.
C'est très bien écrit, mais alors, que Simonetta Greggio aime à nous embrouiller. Rien de linéaire dans cette narration. On ne sait jamais qui parle, quand ça se passe. Il faut s'accrocher, mais ça en vaut la peine.
Se mêlent à cette histoire d'amour tourmentée des considérations sociologiques, politiques et philosophiques sur les années traversées.
Un roman riche et intense.
Par contre, je ne trouve pas le titre représentatif de l'histoire.
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mfgaultier
29 juillet 2013
  • 1/ 5
Décevant – mais pas déplaisant – tel est mon sentiment sur ce livre, qui ne laissera pas de souvenir marquant dans mon petit panthéon livresque. Comment ce livre a-t-il atterri dans mes lectures ? Ayant entendu l'auteur disserter sur l'amour dans l'émission la grande librairie, j'ai pensé que son livre avait l'air d'être intéressant. François Busnel, enthousiaste et brillant, comme toujours, le présentait comme un remake de Jules et Jim d'Henri-Pierre Roché (fichtre !) et cela avait bien sur attiré mon attention, moi qui ai lu il y a fort longtemps les Deux anglaises et le continent. Et puis la photo de Simonetta Greggio sur la couverture est engageante : joli sourire avenant et regard qui se porte sur quelque chose qui semble l'amuser, son livre peut-être ? Alors quand j'ai aperçu son livre à la bibliothèque, je n'ai pu résister à la tentation. J'ai donc débuté ma lecture de l'homme qui aimait ma femme, tout en lui faisant des infidélités, avec le récit de vie le Second souffle de Philippe Pozzo di Borgo. En revenant vers lui, j'ai décidé de l'achever (le livre), pour pouvoir en faire cette chronique. La voici (ouf, quelle longue introduction, peut-être pour camoufler le peu de chose à dire…).
L'homme qui aimait ma femme présente un trio de personnages jeunes, beaux et prometteurs mais qui vont à leur perte. Deux frères, Alexandre et Yann vont aimer la même femme, Maria, au cours des années 60. Alexandre va finalement épouser Maria, tout en la trompant éperdument, tandis que Yann s'enfuit…
Sur ce canevas plutôt mince, l'auteur brode de petits chapitres sur les élans de jeunesse, les études de ses personnages, leurs émois amoureux et leurs pulsions de vie. Parallèlement, elle insère d'autres pages sur les amours de quelques personnages connus : Jung, Henri-Pierre Roché… L'auteure convoque aussi en toile de fonds des intellectuels qui vont marquer ces années des trente glorieuses, Lacan, Levinas, Derrida notamment, dont Yann et Alexandre lisent les textes. Et puis elle convoque aussi des écrivains comme Laclos, dont les liaisons dangereuses figurent en arrière plan du roman, Saint Augustin… Ces intermèdes distrayants éloignent un peu de l'intrigue et n'apportent pas grand chose. J'ai eu de temps en temps l'impression de remplissage plus que de nécessité vitale.
Au niveau de la narration, les personnages prennent la parole à tour de rôle, procédé intéressant mais je me perdais parfois entre les différentes voix. D'autant plus que l'une d'entre elles, Ellis, prend le dessus sur les autres (surtout sur la fin) en se positionnant comme la narratrice de l'histoire. On devine que derrière Ellis, se cache l'auteure, qui après avoir laissé ses personnages s'exprimer (et comme aucun ne tenait fermement la bride de l'histoire) se décide tout de même à orchestrer l'ensemble. J'aurais souhaité pour ma part une vision un peu plus marquée, des petites bulles de fiction un peu plus éclatantes, comme le moment où elle retrouve Alexandre, complètement sonné après le départ mystérieux de Maria. Et d'autres passages m'ont laissé perplexe. Comme celui où la narratrice laisse entendre que Yann est retrouvé mort dans un canot. Or un peu plus tard on le découvre bien vivant, cet épisode n'étant pas davantage évoqué.
Au final, ce roman se laisse lire mais franchement, ce n'est pas le nirvana ! L'ensemble manque d'homogénéité, de consistance. Les personnages sont falots. Dans les remerciements, Simonetta avoue s'être servie dans le vaste puits de l'internet pour nourrir quelques passages, notamment ceux qui concernent les personnages réels qu'elle évoque. Cette franchise est louable mais je ne peux m'empêcher de penser que ces « emprunts » rajoutent à l'impression de désordre que renvoie le roman.
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isabelleisapure
22 juin 2013
  • 5/ 5
Maria est belle, Maria est douce…
Mais voilà.
Deux frères, Alexandre et Yann, vont croiser son chemin.
Involontairement certes mais n'empêche, ils vont en faire un parcours chaotique.
La belle Maria tombera sous le charme d'Alexandre, séducteur invétéré de tout ce qui porte jupon, l'épousera et lui donnera deux enfants.
Tandis que Yann en romantique dépité, regardera la belle et tentera vainement de l'oublier.
Durant quarante ans, leur histoire constituera le chassé-croisé d'un trio broyé par les sentiments dont Simonetta Greggio d'une plume élégante et pudique fait un roman bouleversant.
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Les critiques presse (3)
Lexpress10 septembre 2012
Grâce à l'alternance habile des narrateurs, Simonetta Greggio aménage le suspense, chaque chapitre, riche en rebondissements, déclinant, sur fond de XXe siècle finissant, la vibrante symphonie des émotions.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress31 juillet 2012
La romancière rappelle les temps forts de quarante ans d'une certaine histoire de France, de Mai 68 à la récession d'un XXIe siècle (mal) naissant, en passant par les paillettes du néolibéralisme des années 1980
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint16 juillet 2012
Simonetta Greggio explore ici les affres amoureuses de personnages pris dans le tourbillon de la passion, conduits à la trahison et à la destruction.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe05 septembre 2012
Il y a toujours un moment où on a le choix.Parfois on se rend compte que notre vie en sera changée,mais d'autres fois on ne voit même pas à quel instant ça dérape.
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brigittelascombebrigittelascombe05 septembre 2012
Si tu veux ramasser des nanas fais philo, mon pote.Elles adorent quand vous leur parlez d'Aristote et de Socrate,ça leur donne l'impression que vous êtes un type avec une belle âme,c'est plus décent de se laisser peloter par la suite:comme si parce que vous appréciez les pitreries de Diogène et que vous avez lu le banquet,vous n'étiez qu'un pur esprit,alors qu'en fait vous êtes en train de visualiser leur minou et de chercher le plus bref chemin pour y parvenir.
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isabelleisapureisabelleisapure12 juin 2013
Il y a toujours un moment où on a le choix. Parfois on se rend compte que notre vie en sera changée, mais d'autres fois on ne voit même pas à quel instant ça dérape.
Parfois la décision semble s'imposer d'elle même, mais le plus souvent, on reste des nuits entières à balancer entre les options qui se présentent à nous.
Il arrive qu'on se dise qu'on va mettre juste un doigt dans l'engrenage et le retirer vite.
Il arrive qu'on croit avoir le temps, puis l'instant file et c'est déjà trop tard.
+ Lire la suite
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sld09sld0924 août 2016
Je les vois attablés à la terrasse d'un café du boulevard Saint-Michel en cet automne 1965. Dans mon esprit, l'image des deux frères est aussi nette que si je regardais une photo, prise cette journée de novembre dans un tendre Paris couleur sépia. Ils sont là devant des tasses vides, cigarette aux lèvres et cheveux trop longs sur le cou, des étudiants s'efforçant d'avoir l'air décontracté alors que leurs pantalons portent encore la marque du fer à repasser imprimée apr leur mère, un pli en lame de rasoir sans lequel elle serait horrifiée de les voir sortir.
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brigittelascombebrigittelascombe05 septembre 2012
L'amour est un risque,une menace,une bravade et une détresse,pour soi comme pour l'autre que l'on entraîne dans un processus dont on ne revient pas,où chaque foulée est sans retour,chaque promesse un serment que le temps nargue et détruit.
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Videos de Simonetta Greggio (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simonetta Greggio
A l'occasion de la sortie de son premier thriller, Black Messie (Stock), la journaliste et romancière Simonetta Greggio nous a accordé une interview et nous a notamment parlé de sa vision du célèbre tableau de Botticelli, le Printemps, une référence artistique au coeur de son roman.
Musique : Musique : Isolated_Kevin MacLeod (Creative commons) Source : http://incompetech.com/music/royalty-... Artiste : __url_artiste__
En savoir plus sur "Black Messie" : http://www.myboox.fr/livre/black-messie-9782234079908
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