ISBN : 2895021775
Éditeur : L'Instant même (2008)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Comment expliquer la fascination qu’exerçait autrefois le castrat, le musico des Italiens ? Nostalgie de l’androgynie mythique, de cette condition initiale où l’humain est un être avant que d’être homme ou femme ? Ivresse des hauteurs où la voix atteint la plénitude ? V... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Hans-Jurgen Greif.
    Weber est un ancien élève de la Signora, professeure de paino et d'art lyrique. Peu avant sa mort, elle lui confie son dernier élève, un jeune chanteur à la voix unique, venue de l'Italie baroque. Weber rencontre Orfeo. Ce dernier, après un terrible accident de jeunesse, a perdu tout ce qui faisait de lui un homme. La Signora a découvert son amour et son don pour le chant, et l'a formé comme on formait les primo uomo en Italie, ces hommes aux voix d'anges. Mais Orfeo est un être inadapté. Il n'a connu que la Signora, ne sait rien de la vie et des relations humaines. Alors que tous s'émeuvent à l'entendre chanter, il reste froid.
    C'est un livre excellent, qui pêche néanmoins par sa longueur. Et pourtant, il n'est pas épais, mais il me semble que certains passages auraient pu être évités. le texte est mélodieux, très musical. Mais pour les néophytes, comme moi, en musique et chant lyrique, il y a bien des subtilités qui se perdent.
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    "Weber adorait cet oiseau, un vieux mâle qui, au fil des ans, avait perfectionné ses roulades. [...] Une voix prodigieuse, unique peut-être. Au chalet, en plein mois de juillet, tous les soirs deux ou trois merles se donnaient la réplique. Mais celui-ci dans la cour avait quelque chose en plus, l'écouter demeurait un plaisir physique. Les arias de son répertoire ne se ressemblaient que superficiellement."
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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    "Le legato était parfait, la mise de voix sur "cor", un inquiétant la bémol3, juste assez longue pour faire comprendre le tourment de Sextus. L'aria enchaîna avec le portamento di voce, où le chanteur lie une note à l'autre, sans reprendre son souffle." (p. 64)
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