> Suzanne Kabok (Éditeur scientifique)
> Benjamin Lacombe (Illustrateur)

ISBN : 2745942212
Éditeur : Milan Jeunesse (2010)


Note moyenne : 4.62/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
« Miroir, miroir joli, qui est la plus belle dans tout le pays ? Ô ma reine, vous êtes très belle mais Blanche Neige est mille fois plus belle que vous.»À ces mots, la reine devint verte de jalousie. Désormais elle avait des haut-le-coeur dès qu'elle apercevait Blanche-... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 22 avril 2012

    nekomusume
    Le livre de Benjamin Lacombe est magnifique tant du point de vue des illustrations que de la qualité : le papier, la couverture, les couleurs, le satiné… tout contribue à en faire une édition magnifique, limite luxueuse. le texte, quant à lui, est celui des frères Grimm, bien plus porteur de sens que les adaptations successives que l'on peut connaitre, notamment celle de Disney qui fait référence chez les enfants. Il faut dire qu'il est moins dur que le conte original : Toute la première partie est passée rapidement sous forme d'un livre feuilleté lentement… en anglais, donc inaccessible aux enfants. La « conception » de Blanche-Neige dans l'esprit de sa mère, le décès de celle-ci et le remariage du roi sont donc des évènements devenus secondaires. Et pourtant les trois couleurs caractéristiques de Blanche-Neige, typiques des canons de beauté de l'époque, sont pourtant incontournables, de même que la mort de la mère douce et aimante sans laquelle l'apparition de la marâtre jalouse et cruelle n'est pas justifiée. Alors que dans le film elle apparait jeune fille, Blanche-Neige devient l'objet de la haine de sa belle-mère alors qu'elle n'est âgée que de sept ans, c'est d'ailleurs à ce moment que débute réellement le film, par la scène du miroir au moment de l'annonce fatidique. le prince charmant est d'ailleurs également présenté à ce moment dans une scène mémorable de chant qui n'est pas sans rappeler Roméo et Juliette avec sa scène du balcon.
    Lorsque Blanche-Neige arrive dans la maisonnette des nains, contrairement au film, celle-ci est particulièrement propre et bien tenue, les nains lui proposeront de continuer à tenir le ménage, en échange de leur hospitalité et d'une relative protection, ceci car elle ne peur sortir de la maison ni les accompagner travailler à la mine. Cela ressemble moins à un découpage misogyne des rôles que dans la version Disney.
    Blanche-Neige, malgré les mises en garde répétées des nains sera mise à mal par la reine trois fois d'affilée : déguisée tour à tour en marchande ou en paysanne, celle-ci tente de l'étouffer à l'aide d'un ruban de corsage, de la tuer avec un peigne empoisonné puis, enfin, avec une pomme empoisonnée dans sa moitié rouge uniquement puisque prévoyant la méfiance de la jeune fille elle a prévu de partager la pomme avec celle-ci. La grosse différence avec le dessin animé, outre qu'il n'y ait qu'une seule tentative de meurtre réussi, réside dans le fait que la reine se transforme par magie en vieille femme effrayante, prépare la pomme empoisonnée entièrement, la présente à Blanche-Neige comme une pomme capable d'exaucer les vœux, mais surtout elle sait qu'il n'y a qu'un seul remède : « un premier baiser d'amour », ce qu'elle pense impossible puisqu'elle croit que les nains enterreront Blanche-Neige vivante. de plus, les nains prévenus qu'il se passe quelque chose d'inhabituel, pourchasseront la sorcière jusqu'à ce qu'elle fasse une chute fatale dans un ravin.
    Les frères Grimm n'ont pas utilisé la légitime défense comme moyen de punir la reine. Au contraire, le prince qui découvre Blanche-Neige décide d'emmener son corps (assez angoissant non d'aimer une personne morte au premier coup d'œil au point de vouloir conserver son corps ? et pour en faire quoi d'ailleurs ? brrrr !). Ce n'est qu'une maladresse d'un serviteur qui permettra au morceau de pomme coincé dans la gorge de Blanche-Neige d'être expulsé et ainsi à la demoiselle de revenir à la vie (Heimlich n'était pas encore passé par là !). le prince la demande alors en mariage et c'est lors de ce mariage que l'horrible bonne femme sera mise à mort devant tous les invités grâce à des chaussures chauffées au rouge, attirail faisant parti de la panoplie du parfait chasseur de sorcière de la Prusse de l'époque.
    C'est donc une histoire de mort que celle de Blanche-Neige, mort de sa mère biologique en la mettant au monde, tentative de meurtre commandité puis trois autres réalisées par la marâtre sur Blanche-Neige puis mort dans d'affreuses torture de la sorcière. Il était bien entendu impossible de mettre en scène autant de décès dans un film destiné aux enfants même si il s'agit d'un conte classique. En effet, lire ou entendre la succession de morts n'aurait certainement pas eu le même impact que de les voir en image.
    De même, il n'est pas question d'amour dans le conte, la demande en mariage du prince n'est basé que sur une attirance physique puisqu'ils ne se sont jamais rencontrés, et l'acceptation de Blanche-Neige peut être motivée par différentes raisons : attirance physique pour elle aussi, retrouver son rang, obtenir une protection plus fiable que celle des nains, être en position de se venger de sa belle-mère.
    Bref, le conte est très fort, très dur et le long métrage très édulcoré, toutefois comme Bettelheim, je pense qu'il faut lire les véritables versions des Contes aux enfants même si ceux-ci nous semblent cruels. Les enfants sont près à accepter cette cruauté puisqu'elle permet à Blanche-Neige d'accéder à une vie meilleure par sa rencontre et son mariage avec le prince et de punir la méchante reine.
    Blanche-Neige reste particulièrement naïve dans les deux versions puisqu'elle « se fait avoir » trois fois par la reine ou bien croit à la possibilité d'une pomme capable de réaliser les vœux. Toutefois dans l'histoire originelle, elle est âgée de sept ans seulement ce qui permet d'accepter le fait qu'elle ouvre la porte systématiquement, tandis que dans le film c'est l'amour et la possibilité de réaliser son vœux qui l'incite à mordre la pomme.

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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 15 mars 2012

    Deuzenn
    Tout le monde pense connaître le conte de Blanche-Neige, avec ses sept nains et sa pomme. Raté! Cette version, qui reprend le conte original collecté par les frères Grimm au XIXème siècle, est l'occasion de redécouvrir un classique qui regorge de surprises...
    Blanche-Neige est une petite fille de sept ans jalousée par sa belle-mère à cause de sa grande beauté. Celle-ci tente de la faire tuer mais Blanche-Neige trouve refuge auprès de sept nains dans la forêt. Folle de rage, sa belle-mère se déguise en essaye trois fois de la faire disparaître; la troisième sera la bonne puisque Blanche-Neige croque dans la pomme empoisonnée.
    Restée belle même dans la mort, Blanche-Neige repose dans un cercueil de verre. Un Prince passant par là en tombe fou amoureux. Lui seul parviendra à la faire revenir d'entre les morts...en lui faisant recracher le morceau de pomme resté coincé dans sa gorge!
    Même si ce conte prête le flanc à de nombreuses critiques (notamment sur le machisme ambiant), Blanche-Neige reste une histoire emblématique et intemporelle, le conte par excellence sur le passage à l'âge adulte: à travers la symbolique du sang et le rapport à la mère, c'est la jeune fille qui devient femme.
    Cette version vaut en particulier pour les superbes illustrations de Benjamin Lacombe. Cet album est, à mon avis, l'un de ses plus réussis. L'ambiance a quelque chose de figé dans le temps, de doux en même temps que cruel. Une interprétation effrayante et délicate du conte des frères Grimm pour une édition à posséder absolument!
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 15 mai 2012

    brigittelascombe
    Blanche Neige, version 2010 avec les illustrations délicates, douces et raffinées, de Benjamin Lacombe (dessinateur diplômé des Arts décoratifs) est un ouvrage pour enfants de toutes beauté.C'est un monde onirique empreint de souvenirs d'enfance, une régression dans le temps qui se fait pas à pas, page après page. Mais c'est aussi celui de Grimm, inoubliable!
    Et pourtant cette Blanche Neige (à la peau blanche comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang, aux cheveux noirs comme l'ébène) la plus belle de tout le royaume (au grand dam de sa marâtre, la méchante reine qui décide de la faire tuer, puis de l'empoisonner, telle le serpent tentateur, avec une pomme rouge à souhait) qui triomphe de tout, se fait aimer de tous (des nains protecteurs jusqu'au prince) a-t-elle une vie enviable? Elle, qui, disait Françoise Dolto (à la vision toute féministe et psychanalytique) "est quelqu'un qui bosse du matin au soir".
    Qu'importe! Les enfants s'y projettent, surtout lorsqu'ils sont impuissants, en rivalité leur méchantes mamans ou par peur de l'abandon.
    Alors vive les Contes de fées intemporels qui développent l'imaginaire!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 mai 2012

    brigittelascombe
    La nouvelle version de Blanche Neige, qui vient de paraître aux Editions du Père Castor, suit fidèlement le conte des frères Grimm. On retrouve Blanche Neige, haïe par sa marâtre, graciée par le chasseur sommé de la tuer, hébergée par les nains, empoisonnée par la vilaine reine et réveillée par le baiser du prince charmant.
    Par contre ce Blanche Neige, là, est illustré par Mayelen Goust "à la japonaise", ce que j'ai trouvé particulièrement original. le coup de pinceau est fin, délicat et élégant, les personnages raffinés. Blanche Neige a un petit côté geisha (aux longs cheveux d'ébène dénoués) et les sept nains, semblables à des lutins (septuplés) au chapeau pointu veillent leur princesse endormie comme des flammes rouges. Les couleurs ressortent sur certains fonds noirs ce qu'on n'a pas l'habitude de rencontrer dans les livres d'enfants, ce qui modernise ce conte.
    La méchante reine, du style anorexique, droite comme un I à de quoi angoisser les lecteurs de tous poils!
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par MissG, le 23 janvier 2012

    MissG
    Tout part du souhait d'une reine d'avoir "une petite fille qui ait la peau blanche comme cette neige, les lèvres rouges comme ce sang, les yeux et les cheveux noirs comme le montant de cette fenêtre".
    Son voeu sera exaucé mais la reine y laissera la vie, et Blanche neige grandira entourée de son père et de sa belle-mère.
    Cette même belle-mère qui ne cesse demander tous les jours à son miroir : "Miroir, [...] dis-moi que je suis la plus belle", pour le seul plaisir d'entendre le miroir lui répondre positivement.
    Mais voilà que le miroir finit par lui dire que Blanche neige est désormais plus belle qu'elle, alors elle va chercher par tous les moyens à s'en débarrasser, et autant le dire que cette femme ne manque pas d'imagination quand il s'agit de tuer sa rivale.
    Heureusement tout est bien qui finit bien grâce à sept nains qui ont recueilli Blanche neige mais surtout à un prince qui passait par là.
    Autant ce conte peut faire rêver lorsque l'on est petit, autant en le relisant avec des yeux plus matures je me rends compte d'un certain nombre de choses.
    Tout d'abord il est particulièrement machiste, à la proposition des nains : "Tu t'occuperas de la maison, tu feras la cuisine, et tu raccommoderas notre linge", Blanche neige accepte avec bonheur, voilà donc à quoi se réduit le rôle d'une femme : tenir une maisonnée et faire toutes les corvées. Rien de mieux pour conditionner les petites filles et garder encore pendant un certain temps des préjugés.
    Ensuite, il faut reconnaître que Blanche neige est présentée comme une jolie idiote.
    Malgré les mises en garde des nains, elle ne cesse d'ouvrir sa porte à sa belle-mère déguisée sous différentes formes et évidemment à chaque fois elle est sauvée de justesse par les nains.
    Elle est totalement crédule et n'écoute pas les sages conseils qui lui sont donnés.
    Elle devient aussi femme objet : sa grande beauté conduit les nains à la mettre dans un cercueil de cristal, le prince (jeune et beau) tombe amoureuse de cette "morte" et ne peut plus se passer de la voir : "Faites m'en cadeau ! Je ne peux plus vivre sans voir Blanche neige".
    Voilà la pauvre Blanche neige réduite à l'état de future décoration de château.
    Autant dire que j'ai trouvé que le statut des femmes en prenait un sacré coup avec ce conte.
    Certes, l'époque où il a été écrit n'était pas la même, mais ce sont des détails qui m'avaient échappé plus jeune.
    Heureusement, tout est bien qui finit bien, la belle-mère "fut prise d'une telle rage qu'elle tomba terrassée par sa propre jalousie", voilà une fin on ne peut plus morale.
    Elle a créé elle-même son propre malheur et sa perte en jalousant la beauté de Blanche neige.
    Par contre, je ne me souvenais plus que le réveil par le prince se faisait de façon aussi triviale (une secousse sur la route fait ressortir un morceau de pomme coincé dans la gorge de Blanche neige), preuve que j'ai été trop "Walt Disneyisée", je ne gardais comme souvenir que la fin du dessin animé.
    Malgré mon point de vue sans doute trop féministe sur ce conte, je l'ai relu avec plaisir.
    J'ai apprécié le style d'écriture, c'est fluide et ça se lit très rapidement. Et puis il y avait quelques belles illustrations, notamment celles de Walter Crane.
    Ce livre a été lu dans le cadre du challenge La face cachée des Disney

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2012/01/blanche-neige-de-jacob-et..
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Critiques presse (1)


  • Ricochet , le 25 novembre 2011
    Dessinés au crayon de couleur, les paysages de Bernadette sont riches et abondent de détails. La jeune fille au visage angélique, « au teint blanc comme la neige, aux joues rouges comme le sang et aux cheveux noirs comme l’ébène » y évolue, entourée d’une végétation foisonnante.
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 17 mai 2012

    Dame Ma reine, répondit le miroir, vous êtes ici la plus belle mais Blanche Neige sur ces monts, là bas chez les nains, est mille fois plus belle que vous.
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  • Par Deuzenn, le 30 mars 2012

    Il était une fois au coeur de l'hiver, une reine cousant à sa fenêtre. Par le cadre d'ébène, elle contemplait les flocons de neige qui voletaient dans le ciel, telles des plumes. Soudain, elle se piqua le doigt, et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. Le rouge était si beau sur la blancheur éclatante qu'elle songea :
    "Ah! Si seulement j'avais un enfant à la peau blanche comme neige, aux lèvres aussi rouges que le sang et aux cheveux noirs comme l'ébène!"
    Peu de temps après, elle mit au monde une petite fille qui avait la peau blanche comme neige, les lèvres aussi rouges que le sang et aux cheveux noirs d'ébène.
    Ainsi fut-elle nommée Blanche-Neige.
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Raiponce, film d'animation de Byron Howard et Nathan Greno, d'après le conte de Jacob et Wilhelm Grimm. Bande-annonce








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