> Françoise Casaril (Traducteur)
> Guy Casaril (Traducteur)

ISBN : 2020321262
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 149 notes) Ajouter à mes livres
En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : "Il nous faut, il nous faut..." Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A coeur ouvert. Sur ce, Jeff... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 15 mai 2012

    Chouchane
    La question du sens de la vie hante nos existences, « pourquoi sommes-nous là et pourquoi allons-nous mourir ? ». Pour Jeff Winston ces questions vont prendre une puissance peu commune. En effet, il meurt d'une crise cardiaque à la deuxième ligne du roman, il a 43 ans et nous sommes en 1988. Mais il va aussitôt renaître dans sa propre vie, 25 ans auparavant. Puis au terme de ces 25 années de vie en plus, il va mourir de nouveau à 43 ans et cela… en boucle tout en conservant l'exact souvenir de ses vies antérieures et en sachant désormais à quel moment de sa vie il passerait d'une vie à un « Replay ». Nous avons tous dit un jour « si j'avais su ! » en pensant que nous aurions pu ainsi changer le cours des choses, il se trouve que Jeff sait et qu'il va pouvoir tester cela sur plusieurs vies successives ! Que va –t-il faire de ce bagage de savoir , de cette puissance inouïe que constitue cette forme particulière de prescience ? Va-t-il revenir sur ses erreurs, changer le cours des choses, influencer la marche du monde. Je n'en dirai pas plus sur l'histoire qui si elle est facile à suivre, reste pourtant complexe. Sans plonger dans la philosophie, ce roman fait de suspens et de clins d'œil à l'histoire ne passe pourtant pas à côté des questions existentielles, peut-on contrôler sa vie, exercer son libre-arbitre, changer sa destinée…Étrangement, et c'est tout le talent de Grimwood, cette histoire fantastique est crédible, tout paraît plausible et possible. Grimwood est mort, en 2003, d'une crise cardiaque il avait 59 ans, on ne peut s'empêcher de penser qu'il est peut-être en train de faire lui aussi un Replay.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Isa70, le 18 mai 2012

    Isa70
    Et si l'on remontait le temps ... c'est ce qui arrive à Jeff : il meurt d'une crise cardiaque en 1988 et se réveille à l'âge de 18 ans en 1963 ... Son premier réflexe est de s'enrichir grâce aux paris sportifs dont il connait les résultats et à des investissements financiers ... ça c'est son premier "Replay", car il va en enchaîner plusieurs ... je n'en dirais pas plus ... Chacun de ses Replays sera différent ... et on ne s'ennuie pas, il n'y a aucune répétition. Je pense qu'une culture américaine des années 60/70 un peu poussée permet de mieux apprécier ce roman. Je suis sûrement passée à côté de beaucoup de choses. C'est une lecture que je conseille ...
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Hell_Gring_Goth, le 03 mai 2011

    Hell_Gring_Goth
    Lente balade douce-amère entre les années 60 et 80.
    Jeff Winston, 43 ans, sans envergure, pas forcément heureux (ni totalement triste d'ailleurs) meurt d'une crise cardiaque. (Chouette début pour un bouquin !).
    Et le voilà qui se réveille à 18 ans dans une réplique exacte de son passé, mais avec le souvenir de sa vie antérieure.
    Maintenant qu'une nouvelle vie s'ouvre devant lui, et sachant la vie maussade qui l'attend s'il réitère les mêmes actions, que va-t-il décider ? (Que feriez-vous à sa place ?)
    A partir de cette idée d'un retour dans son passé, pas forcément follement originale puisqu'elle a déjà été exploitée à de maintes reprises au cinéma voire en série TV : Day Break, L'Effet Papillon, Un Jour San Fin...
    Ken Grimwood nous raconte de façon agréable et attachante, les (mes)aventures de son héros (du futur ou revenu dans le passé) et nous livre une réflexion (légère) sur la vie, nos attentes dans la vie, la recherche du bonheur, nos choix, la perte d'êtres chers, etc.
    Pas à proprement parler un livre philosophique, pas non plus un roman de SF (quoique), pas une tranche de vie banale, pas totalement une romance, ce Replay est un ovni littéraire à la frontière des genres et d'une lecture fort réjouissante.
    Et lorsqu'on commence a mettre son nez dedans, on a envie d'y REPLonger direct.
    A noter, pour relativiser mon propos sur l'originalité du livre, que l'histoire date de 1986, alors que Un Jour Sans Fin est de 1993, l''Effet Papillon de 2004 et Day Break de 2006.
    Donc même si le thème est nettement moins original aujourd'hui, il l'était nettement plus dans les années 80 à la sortie du roman.
    Un très beau roman qui malgré son côté fantastique aborde les relations humaines sous un angle plutôt réaliste.
    Les différents "épisodes" qui émaillent le roman se succèdent merveilleusement bien tout en ménageant une part de surprises qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.
    Le roman a été étonnamment récompensé par le World Fantasy Award en 1988.
    Le plus étonnant n'est pas tant que ce roman ait été récompensé, mais plutôt la catégorie "Fantasy" dans laquelle il l'a été.
    On est ici bien loin des fées et/ou des elfes à la Tolkien, mais finalement, pourquoi pas !
    Après tout, le merveilleux peut se manifester n'importe où, même au coin de la rue ;).
    C'est en tous les cas l'expérience "vécue" par Jeff, qu'il partage avec le lecteur.
    La vie EST merveilleuse :).
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    • Livres 5.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Ce roman raconte l'histoire d'un certain Jeff Winston et débute par sa mort en 1988. Mais il se réveille... en 1963. Il prend conscience qu'il est vivant, dans sa peau de garçon de 18 ans, mais avec son âme d'homme de 40 ans. Cette « réincarnation » est tout d'abord un choc, puis il se rend compte des opportunités qui s'offrent à lui : il peut revivre sa vie. le Replay va plus loin que la réincarnation, car ses souvenirs sont intacts. Il va donc chambouller son passé et se servir de son « don » de voyance pour gagner des paris, etc...Cette seconde chance sera une vie d'opulence, où l'argent va couler à flot. Mais un certain jour de 1988, il est à nouveau terrassé par une crise cardiaque. Il se réveille à nouveau, 25 ans plus tôt (et même 50 ans si on compte les années de sa seconde vie) dans son jeune corps.Replay met en scène cet homme qui a l'occasion de revivre plusieurs fois sa vie. le lecteur peut rechercher les raisons de cette opportunité, mais il n'y en a pas. L'auteur nous invite à nous plonger dans l'idée de « qu'allons-nous faire si nous avions droit à revivre notre vie ». Et le lecteur se prend au jeu d'imaginer revivre sa vie, à travers les Replay de Jeff Winston. Nous partageons ses joies et ses désespoirs, ses dilemmes etc...Je vous invite à lire ce livre, car il vous tient en haleine jusqu'au bout.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    C'est l'histoire d'un américain moyen, Jeff Winston, la quarantaine, qui dès les premières pages du roman… meurt d'un arrêt cardiaque ! Pour renaître aussitôt des années plus tôt, dans sa peau d'étudiant, en conservant tous les souvenirs de sa vie précédente. Une fois le premier moment de stupeur passé, Jeff va-t-il pouvoir influencer les événements et améliorer sa vie, grâce à l'expérience acquise et à sa connaissance des faits à venir ?
    Le cycle se répétant plusieurs fois, ce roman rappelle un film célèbre (Un jour sans fin) où le héros recommençait inexorablement la même journée à la même heure. Les variantes d'univers s'enchaînent ici comme autant de brouillons d'un monde idéal qu'il convient de maîtriser.
    Ce roman est plus qu'une belle histoire flirtant avec les voyages dans le temps et les univers parallèles de la science-fiction, il renouvelle et modernise le conte philosophique. En s'identifiant au héros, chacun est amené à s'interroger sur le destin, le libre arbitre, l'influence des choix personnels, la prise de risque, la facilité et la difficulté, la grossièreté et l'élégance, le partage du pouvoir et de la connaissance, l'équilibre entre vie privée et vie publique, la recherche du bonheur, voire même la définition du mieux et du bien.
    Le premier « Replay » est conforme au modèle américain et au culte du dollar. Devenir riche est un objectif en soi, légitimé par l'existence des paris sportifs et de la bourse. le fait que les dés soient pipés n'effleure même pas la conscience du héros qui profite simplement de sa situation, le délit d'initié n'existe pas. Par la suite, cette ficelle sera toujours exploitée dans les différentes vies, mais le comportement de Jeff deviendra plus moral. Tirant les leçons des expériences successives, améliorant ses rencontres, Jeff adaptera ses objectifs en fonction d'une véritable réflexion sur son aptitude au bonheur et sa capacité à changer le monde.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Chouchane, le 15 mai 2012

    Une terre comme celle-là exigeait des soins, et les produits naturels qu'elle donnait en retour avaient beaucoup plus de valeur que toutes les pièces d'or du monde. Tel était le contrat, le marché avantageux conclu entre l'homme et la terre dix mille année auparavant, en Mésopotamie. Abandonner la bonne terre, croyait Jeff, c'était rompre un lien ancien et presque sacré.
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  • Par Chouchane, le 15 mai 2012

    Ils s'étaient laissés prendre au luxe trompeur qui consiste à se concentrer sur des options futures ; exactement comme Lydia Randall, dans l'aveuglement plein d'espoir de sa jeunesse, avait supposé que les choix de la vie resteraient toujours à sa disposition. "Nous avons tellement de temps" (..) "La prochaine fois... la prochaine fois" (..) il n'y aurait plus de prochaine fois. Il n'existait que cette fois, cet unique temps bien défini dont Jeff ne pouvait connaître ni la direction ni l'aboutissement. Il n'en gaspillerait pas un seul instant. N'en tiendrait pas un seul instant pour acquis.
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  • Par x-Kah-mi, le 15 décembre 2010

    Une seule chose comptait : le quart de siècle (à peu près) qu’il lui restait à vivre. Il le vivrait comme il le déciderait et dans son propre intérêt. Rien ne passerait avant cela : ni le travail, ni les amitiés, ni les relations avec des femmes. Ces choses-là faisaient partie de sa vie, en étaient des composantes précieuses, mais elles ne la définissaient pas, ne devaient pas la diriger. Sa vie dépendait de lui et de lui seul.
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    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par x-Kah-mi, le 15 décembre 2010

    Il lui fallait de nouveau affronter le vide que cause une perte infinie, mais cette fois d’une façon plus complexe. Cette fois, il savait qu’il n’avait pas le droit de s’effondrer sous le poids de l’insupportable. Il n’y avait plus de pont à détruire ; il devait apprendre à aller de l’avant et à construire, malgré le supplice de savoir que certaines choses ne seraient plus jamais.
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  • Par x-Kah-mi, le 15 décembre 2010

    Il se trouvait entre les griffes de forces capables de détruire une montagne, puis de la reconstituer et de la détruire de nouveau, une fois, deux fois, sans fin, comme un enfant jouant dans le sable. A quoi bon essayer de comprendre une chose pareille ? Même s’il avait pu la comprendre, ne serait-ce que d’une façon fragmentaire, quel cerveau humain aurait pu accepter ce savoir et conserver son équilibre ?
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