ISBN : 2266133314
Éditeur : Pocket (2003)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Ida, née en France de parents juifs polonais, a quatorze ans quand elle est déportée à Auschwitz, le 13 février 1944. Dix-sept mois plus tard, elle est libérée. Elle n’en tire pas gloire. Elle parle plutôt de chance. La chance d’avoir été protégée par une infirmière pol... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Miaka, le 08 avril 2010

    Miaka
    La Shoah tout le monde connait. On connait tous l'Histoire générale. Mais comment connaître toutes les petites! Il y en a tellement... Toutes méritent d'être entendues et racontées, car elles sont des témoignages précieux, les voix de ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir s'en sortir.
    Ida avait 14 ans lorsqu'on est venu l'arrêter dans le petit village où elle était réfugiée. 14 ans et pourtant une volonté de fer et, ce qu'elle appelle « un enchainement de chance » l'ont sauvé.
    La plupart des témoignages se concentrent principalement sur l'expérience des camps et se terminent lors de la libération. Ce n'est pas le cas ici. Dans un devoir de raconter et de faire comprendre aux nouvelles générations, Ida nous parle aussi de l'après. Parce que la vie n'est pas devenue rose le jour de la libération de son camp. Parce que la galère a creusée son trou pendant plusieurs années. Nous avons la chance de pouvoir en apprendre beaucoup sur le parcours après guerre de la jeune femme, tout ce qui manque à la plupart des témoignages pour être pleinement instructifs.
    « Ma libération, mon retour à l'humanité perdue, ça aura été cela: des draps propres en zone russe, des hommes enfin « normaux » qu'on aurait envie d'embrasser, une bouffée de tabac blond qui fait tourner la tête, et la France aperçue, là, entre deux nuages, sous les ailes d'un Dakota. » - p100
    Malheureusement, on ne peut pas dire que le témoignage d'Ida soit 100% « satisfaisant ». Si on en apprend beaucoup sur l'après, la rescapée parle trop vite de son expérience du camp. On aurait aimé en savoir un peu plus, même si toutes les histoires se ressemblent et que l'on sait déjà tout, ou presque de la barbarie des allemands, des kapos et de certains prisonniers. Néanmoins, beaucoup de détails que l'on ne trouve pas dans les manuels d'Histoire sont expliqués ici, ce qui rend le récit indispensable à l'étude de la Seconde Guerre Mondiale.
    « Je ne connaissais pas l'OSE, l'œuvre de secours aux enfants, qui a sauvé beaucoup d'enfants juifs pendant l'Occupation et qui a pris en charge les orphelins, à la Libération. Je n'ai pas été orientée, comme ma copine du kommando des patates, que l'OSE a dirigée vers des études d'assistante sociale. Je suis passée à côté des possibilités qui s'offraient. Oui, la déportation n'a pas seulement mis les vies en péril: elle nous a privées de nos chances. » - p112
    Il faut dire aussi que J'ai pas pleuré se lit vite, très vite, achevé en a peine 3-4 heures. Une lecture rapide, qui est, tout comme Anne Frank et les enfants de la shoah, le seul vrai défaut du livre.
    Bien qu'il soit classé dans la collection Jeunesse de Pocket, J'ai pas pleuré est un récit pour tous, parce qu'il est important de se souvenir, pour ne pas oublier. Parce qu'oublier, c'est « tuer une deuxième fois nos compagnons » comme le dit Ida. Préservez la mémoire collective, lisez ce livre et parlez-en autour de vous.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 20 mars 2011

    Lali
    Ida Grinspan et Bertrand Poirot-Delpech se sont rencontrés à Auschwitz en 1988. Elle n'y avait pas mis les pieds depuis 43 ans. Depuis, elle y est retournée plus d'une vingtaine de fois, accompagnant des groupes de jeunes à qui elle relatait son histoire, celle d'une adolescente de 14 ans arrachée à un village du Poitou parce qu'elle était née juive et à qui on a tout enlevé de sa vie d'avant, son sac, ses vêtements, ses boucles d'oreilles. Une adolescente qui a mis des jours à comprendre que la fumée là-bas, ce n'était pas celle d'une usine mais d'un crématoire. Une adolescente qui n'a pas pleuré devant l'ennemi, face à la souffrance et aux humiliations. Une adolescente qui a survécu et qui, en 2002, a senti le besoin de raconter.
    Et c'est ce quelle fait, page après page, sa voix s'entremêlant à celle de Bertrand Poirot-Delpech. Et c'est ce qui m'a agacé dans ce récit : les interventions de celui-ci et le chevauchement des extraits où Ida raconte alors qu'il ajoute des remarques. J'aurais préféré un récit plus linéaire où Ida Grinspan aurait pris toute la place.
    Il n'en reste pas moins qu'il est des moments qu'elle raconte qui sont bouleversants. le fait que ce soit des gendarmes français qui l'aient inculpée et pas des Allemands. La solidarité entre les prisonnières. Celles qui ont été là pour elle et à qui elle doit la vie. Et le fait qu'elle considère Auschwitz comme le lieu de sépulture de ses parents.
    Non pas un récit parmi tant d'autres. Mais un autre cri. Et la fierté de n'avoir pas pleuré.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=39636
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    • Livres 5.00/5
    Par sevsev, le 09 juin 2011

    sevsev
    Ida Grinspan déporté à 14 ans nous livre ici un récit boulversant. Elle nous raconte la honte, l'humiliation, la peur, la faim, le froid qu'elle a subi pendant la Seconde Guerre mondiale. Je pense que nous qui n'avons pas vécu cette horreur ne pouvons pas en parler. Lisez ce livre et vous jugerez vous-même le courage d'Ida. Ce livre rempli d'émotion ne vous laissera pas et ne pourra pas vous laisser indifférent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Joana, le 05 avril 2011

    Joana
    J'ai adoré ce roman que j'ai lu l'année dernière je crois. C'est un magnifique témoignage.
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  • Par isa67, le 31 mars 2011

    isa67
    Un livre touchant,vrai ,une histoire parmi l'Histoire qu'il ne faut pas oublier!
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par sevsev, le 09 juin 2011

    Au retour, je pensais souvent au camp, mais uniquement quand j'étais seule. Les gens ne voulaient pas en entendre parler!
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  • Par sevsev, le 09 juin 2011

    On croyait ferme qu'après la Shoah aucun génocide ne serait plus possible, envisagé. Déception totale!
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