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Carine Chichereau (Traducteur)
ISBN : 2259210651
Éditeur : Plon (14/01/2010)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Dans l’ombre de ses héroïnes, la conteuse veille à nous prendre au piège, au hasard des époques et des lieux, de la petite ville pas si tranquille de Templeton au huis clos angoissant d’une ferme française sous l’Occupation.

Et l’on traverse ce livre comme on explore une maison inconnue, où chaque pièce recèle un nouveau mystère, chaque histoire une autre demeure.

Quelques pages déroulent parfois une vie entière, retraçant les occasions... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
SagnesSy
05 novembre 2015
  • 2/ 5
J'avais été séduite par Les monstres de Templeton, je le suis beaucoup moins par les neuf histoires étranges que développe dans ce recueil Lauren Groff.
On retrouve Templeton dans la première nouvelle, et on a l'impression de retrouver de vieux amis, à travers l'histoire de Lollie. 17 ans, grosse, elle vit avec sa petite soeur hyperactive et sa mère, est championne de natation. A travers toute la présentation de son univers on s'attend à quelque chose, à souffrir, à être surpris, je ne sais pas, quelque chose se met en place, et on a une vraie espérance, une attente. Qui est plutôt déçue, en fait, parce qu'il est assez difficile de comprendre pourquoi la découverte d'un bordel mettrait tellement une ville en émoi. Et puis parce qu'on laisse tomber Lollie, surtout.
C'est sans doute ce qu'a voulu Lauren Groff, désarçonner son lecteur, le mettre sur une piste et puis barrer à droite toute, le balader. Et insérer pas mal d'étrangetés, qui laissent une impression de gêne aux entournures, qui ne coulent pas véritablement, selon mon ressenti. "Fugue", en l'espèce, qui donne son titre (mais au pluriel) au recueil, est l'archétype de tout ce que je n'aime pas dans une histoire, le côté fouillis, je mélange plein de trucs qui vont se rejoindre, vous allez voir, mais je ne vais au bout de rien, bon, j'ai lu distraitement.
Par contre j'ai beaucoup aimé "Le partage des eaux", la seule histoire à mon sens qui tienne ses promesses, qui possède sa propre grâce un peu floue et qui partage sa petite musique avec le lecteur. "Cette histoire n'a ni fin ni limite" : c'est bien dommage que toutes ne lui ressemblent pas.
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kathel
10 octobre 2010
  • 3/ 5
Je suis un peu mitigée après lecture de ce recueil de nouvelles que je me faisais une joie de découvrir. Depuis le temps que j'ai noté Les monstres de Templeton et pas encore trouvé le moyen de l'acquérir ou de l'emprunter, j'ai imaginé que des histoires courtes seraient un bon moyen de faire connaissance avec cette jeune auteur américaine. J'ai pensé à Lorrie Moore dès les premières pages, ce qui n'est pas très étonnant, quand j'ai su ensuite que Lauren Groff avait côtoyé Lorrie Moore à l'université, en tant qu'élève, j'imagine. Comme elle, son Amérique est celle d'une « middle class » plutôt provinciale, un peu plus décalée en ce qui concerne Lauren Groff. C'est justement là où je n'ai pas adhéré totalement : trop de glauque, de bizarre, de tordu m'ont fait passer à côté des premières histoires, pour ne commencer à m'y intéresser enfin que vers la fin du livre. Après avoir lu plusieurs nouvelles, leur traits communs ont commencé à éveiller mon intérêt…
Le thème de l'eau qui revient très souvent a fini par m'intriguer : piscines, lacs, rivières ont une importance non négligeable, à tel point qu'un titre plus aquatique aurait été préférable à ce « Fugues » un peu passe-partout. le contexte temporel m'a surpris, certains textes prennent place dans les années 20, un autre pendant la deuxième guerre mondiale, je m'attendais à des décors plus contemporains. le corps humain tient aussi beaucoup de place dans ces textes, corps obèse, malade, malingre, battu, brûlé, corps de sportif, quel qu'il soit, il s'impose et impose sa loi. Les rapports humains sont curieux chez Lauren Groff, et donnent l'impression que famille, amour, amitié n'y sont que des synonymes de rapports de forces, et que malgré tout, chacun reste toujours seul. Ce qui est loin d'être faux, d'ailleurs, mais, là, c'est de tout temps et partout, d'où une certaine impression d'étouffement. Seuls l'art, la littérature ou le sport peuvent aider à s'en sortir un peu parfois, permettant à une ou deux nouvelles de terminer sur une note plus optimiste. Une phrase dite par un des personnage pourrait résumer l'état d'esprit de ces textes, dans ce qu'ils ont de plus positif : « Je ne suis qu'un être humain, dit-il, je fais de mon mieux. »
Lien : http://lettres-expres.over-b..
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Pitchoubinou
30 avril 2010
  • 4/ 5
Ce recueil de nouvelles m'a beaucoup plu. L'écriture est très agréable et le ton plein de sensibilité et de douceur pour traiter de sujets pas toujours légers. Il est difficile de résumer ces nouvelles dont l'intrigue est assez ténue, c'est bien souvent une question d'ambiance. Une petite ville américaine, New-York en 1918, un mystérieux pays en proie à la guerre civile (Afrique ou Amérique du Sud, mais à quelle période ?), Buenos Aires dans les années 60, la campagne française pendant l'Occupation... Autant de lieux, d'époques qui donnent à Lauren Groff l'occasion de nous entraîner d'une histoire à l'autre, d'un mystère à l'autre. (Avril 2010)
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claraetlesmots
16 octobre 2010
  • 2/ 5
Neuf longues nouvelles dans ce recueil. Des nouvelles où sont brossés des portraits de femmes. Mon enthousiasme était à son point culminant à la lecture des trois premières.
Lucky Chow Fun met en scène une adolescente complexée dans une petite ville en Amérique. La petite vie tranquille des habitants va être bouleversée par un évènement inattendu.
L. DeBar et Aliette m'a touchée. Une histoire d'amour entre un ancien champion de natation et la jeune fille malade à qui il donne des leçons.
Avec Majorette, on est plongé dans l'Amérique de la classe moyenne. On découvre les rêves et les ambitions d'une jeune fille.
Et ensuite, ça s'est gâté… Mon enthousiasme s'est effondré très rapidement.
Je suis passée à côté des autres nouvelles. Je n'ai pas franchement compris où l'auteure voulait m'amener. Kathel fait référence pour l'écriture à Lorrie Moore, je suis d'accord avec elle. Mais ce recueil m'a fait la même impression globale que « Déroutes » de cette auteure. Un livre que j'avais abandonné car je ne m'enlisais dans ces vies. Ce sont des univers particuliers, des personnages auxquels je n'arrive pas à m'attacher… On suit des personnages et brusquement, on les quitte sans qu'il y ait une fin à l'histoire. Et je n'aime pas ce genre de nouvelles.
Lien : http://fibromaman.blogspot.c..
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vegalia
12 mai 2010
  • 4/ 5
Ces fugues sont 9 instants de vie. La femme est au centre de ce beau livre écrit avec tendresse, lucidité, humanité, et psychologie. Les personnages sont touchants et attachants du fait de leur imperfection, de leur souffrance, de leur hésitation. L'âme humaine, cette âme torturée nous est présentée sans concession, avec justesse.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
kathelkathel10 octobre 2010
Dans la mélancolie de ces après-midi, Pot pépiait jusqu’à ce que ma mère rentre à son tour de sa dure journée au lycée de Van Hornesville, où elle enseignait la biologie. Non, d’ailleurs ma mère ne rentrait pas : elle s’engouffrait telle la tornade qu’elle était, tapant des pieds pour faire tomber la neige de ses bottes, faisant s’envoler de grands nuages gelés de ses épaules. « Oh, mon Dieu, Lollie, toujours rien ? » disait-elle en ôtant son bonnet, libérant ses abondants cheveux gris.
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kathelkathel10 octobre 2010
Blythe continuait de réinventer ce qu’elle créait. Elle commença par travailler sur la nourriture, étalant sur son visage la gelée rouge sombre que confectionnait sa mère, tandis qu’elle psalmodiait ; elle fabriqua un igloo avec le meilleur ami de la ménagère, le petit pois surgelé, tout en récitant un long poème-prière ; elle mit dans sa bouche un grain de raisin à chaque nouvelle réplique d’un dialogue sur ses fils, s’étouffant presque à la fin.
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Vidéo de Lauren Groff
Payot - Marque Page - Lauren Groff - Fugues
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