> Alain Gnaedig (Traducteur)

ISBN : 207074891X
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Un historien de l'art parvient à un tournant de son existance quand Astrid, son épouse, part soudain, après dix-huit ans de vie commune. Cet événement déclenche alors un flot de souvenirs et de réflexions prenant la forme d'un "récit complexe où le temps et les lieux se... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 02 avril 2011

    kathy
    "Je suis les fils à rebours pour trouver la logique du motif, mais les noeuds se défont entre mes doigts de sorte qu'il ne me reste que des fils lâches, rien de simple et précis, je les renoue en hésitant, parce que je sais que je n'aboutirai qu'à un seul récit parmi les nombreux que j'aurais pu tramer avec les mêmes fils."
    Un matin, Astrid n'est plus là. Elle ne reviendra pas. Seuls ses relevés de carte bancaire indiquent qu'elle (re)fait un voyage qu'ils avaient accompli en amoureux, sept ans plus tôt. Son mari, le narrateur de cette histoire, va devoir mener seul cette enquête en profondeur qui vise, non seulement à trouver une explication à ce départ soudain, mais aussi à tenter de s'immiscer dans les interstices d'une histoire d'amour qui ne fut jamais lisse, où deux personnalités se sont bizarrement trouvées vingt ans auparavant et peut-être jamais réellement rencontrées.
    Entre passé et présent, Grøndahl met à jour la face secrète de ses personnages au gré de ce roman ample, habité, d'une beauté irréductible.(lalibrairie.com)



    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Telerama , le 09 novembre 2011
    Le Danois Jens Christian Grondahl décrit sans effusion le silence, l'absence, composant un roman mélancolique et feutré où la tristesse s'impose lentement.
    Lire la critique sur le site : Telerama

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathy, le 03 avril 2011

    Qu'est-ce que le bonheur? ... Devais-je partir, convaincu que je devais quiter Astrid pour me sauver de la perspective infinie et étouffante des répétitions... Pourtant, il me restait toujours la tendresse que j'éprouvais pour Astrid, cette tendresse silencieuse et tâtonnante que j'avais ressentie quelques semaines plus tard quend je la serrais contre moi, un soir, à Lisbonne. C'était cette tendresse, la manière dont sa bouche et sa peau invitaient mes lèvres et mes mains, c'était cette intimité ancienne qui resurgissait rien que par le fait de respirer côte à côte tandis que la nuit tombait. C'était une tendresse qui s'instaurait d'elle-même, indépendamment de ce que je pensais d'elle et de nous en ce moment. Mes mains connaissaient le moindre recoin de son corps, la moindre saillie, comme si, au fil des ans, son corps et mes mains, ses mains et mon corps s'étaient façonnés mutuellement. Mes caresses étaient plus des constats, impénétrables mais indiscutables, que des questions qui attendaient des réponses. Quand nous faisions l'amour, le pourquoi important peu. Je ne savais pas ce qu'elle savait, et je ne savais plus ce qui m'avait remué au fil des ans, de mon hésitation continuelle et étourdissante entre doute et supplications, entre questions sans réponse et espoirs fanés. Peut-être avait-elle découvert, tout comme moi, que les chemins et les visages ne signifient rien en soi, ces chemins qui se ramifient vers l'inconnu, ces visages qui se présentent avec leurs regards inconnus dans lesquels on peut être n'importe qui. Sans doute avait-elle dû également admettre en premier lieu que le chemin que l'on emprunte importe peu, de même que la personne qui l'emprunte en même temps, parce que l'amour se moque de qui l'on aime, du moment qu'il puisse s'écouler librement dans le voie que l'on a choisie, dans les yeux que l'on regarde fixement tout en se déplaçant. Sans doute avait-elle également compris que l'on n'a pas son histoire servie sur un plateau, qu'l faut la raconter soi-même et que l'on ne connaît pas l'histoire tant qu'elle n'est pas racontée, que l'on ne peut jamais savoir à l'avance l'importance qu'elle revêt, qu'il faut la dire un jour à la fois, un pas à la fois, et cela qu'on la raconte en hésitant avec fermeté, en toute confiance ou rongé par le doute. Elle avait donc hésité, elle s'était donc arrêtée pour se demander si elle n'avait pas fait fausse route, si elle ne s'était pas laissé emporter à travers les ramifications fortuites des ans dans les bras de l'homme qui ne convenait pas, entraînée par le désir aveugle et débordant de son amour, maintenant qu'elle lui avait frayé un chemin de ses pas prudents. Et un matin, elle avait cependant fait sa valise et attendu que je me réveille, sur le seuil de la chambre, le manteau déjà enfilé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par kathy, le 02 avril 2011

    «Tout en brodant mon histoire, je me rends compte à quel point une vie reste pleine d'ombres et de silences. Comment prend-elle forme? Pourquoi a-t-elle pris cette direction-là, cette direction décisive?»

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Silence en octobre par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (5)

> voir plus

Quiz