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> Antony Beevor (Éditeur scientifique)
> Luba Vinogradova (Éditeur scientifique)
> Catherine Astroff (Traducteur)
> Jacques Guiod (Traducteur)

ISBN : 2253122491
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La « Grande Guerre patriotique » - celle qui débuta en URSS en 1941 par une déroute et se termina, quatre ans plus tard, au prix de sacrifices inouïs, le drapeau rouge flottant sur le toit du Reichstag..., Vassili Grossman l’a vue de près. Correspondant de guerre pour K... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 01 février 2011

    ay_guadalquivir
    Dans ses Carnets de guerre, Grossmann expose par petites touches son expérience de la guerre, alors qu'il était journaliste pour l'armée rouge. Au-delà du témoignage historique passionnant, ces textes, parfois fragmentaires, éclairent l'inspiration de Vie et destin, mais déjà expriment les doutes de Grossmann sur la question juive et la réalité du régime soviétique. Plus qu'une narration militaire, il s'agit du récit d'une expérience humaine - ces soldats héroïques de la grande guerre patriotique. Mais l'idéal se fissure peu à peu.
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    • Livres 3.00/5
    Par benne, le 10 août 2011

    benne
    Le travail journalistique, même patriotique, est remarquable. le plus gros choc (un de plus violents de ma vie en terme de lecture) reste la description du fonctionnement de Treblinka. C'est très dur à lire, très dur. Tellement l'horreur y est atteinte.
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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 19 février 2012

    Un gamin de Berditchev : ” On m'a appelé Mitia Ostaptchouk. Mais je suis Khaïm Roïtman. Je suis de Berditchev. Maintenant j'ai treize ans. Les Allemands ont tué mon père, ils ont tué ma mère. J'avais un petit frère, Boria. Un allemand l'a tué avec son pistolet-mitrailleur, il l'a tué sous mes yeux… C'était bizarre, la terre bougeait !

    J'étais debout sur le bord de la fosse, j'attendais : là, ils vont tirer ! Un Allemand s'est approché de moi, il avait les yeux qui clignaient. Sur le sol, il y avait un bout de verre qui brillait. L'Allemand s'en est approché pour le ramasser, et je me suis mis à courir comme un fou. Lui me poursuit et me canarde avec son pistolet-mitrailleur, il a fait un trou dans ma casquette. J'ai couru, couru et je me suis effondré. Après, je ne me rappelle plus ce qui s'est passé. Un vieil homme m'a ramassé, Guerassim Prokofievitch Ostaptchouk. Il m'a dit : ” Désormais tu es Mitia, mon fils. “ Il avait sept enfants à lui, j'ai été le huitième.

    ” Des Allemands sont arrivés, ils étaient ivres, ils se sont mis à crier, ils avaient remarqué que j'étais un noiraud. Ils demandent à Guerassim Prokofievitch : ” Il est à qui ? ” Il dit : ” A moi. “. Ils se mettent à l'injurier, ils l'accusent de mensonge, parce que je suis noiraud. Mais lui, il leur répond tranquillement : ” C'est parce que c'est le fils de ma première femme. Elle était Tsigane. “

    ” Quand on libéré Berditchev, je suis allé en ville. J'ai retrouvé mon frère aîné Iacha. Il avait survécu aussi. Iacha est grand, il a seize ans. Au moment où les Allemands s'en allaient, Iacha, a trouvé le salaud qui a tué notre mère, et il l'a fusillé.

    p. 372
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  • Par cequejelis, le 20 février 2012

    Certains historiens ont suggéré que les Allemands, avec les croix noires de leurs véhicules, étaient perçus comme apportant une libération chrétienne à une population opprimée par l'athéisme soviétique. Nombre d'Ukrainiens ont accueilli les Allemands avec le pain et le sel de la bienvenue, et nombre de jeunes filles ukrainiennes fréquentèrent avec entrain des soldats allemands. Il est difficile de mesurer l'ampleur de ce phénomène en termes statistiques, mais il est significatif que l'Abwehr, le département de contre-espionnage de l'armée allemande, ait fait recommandation de lever une armée de un million d'Ukrainiens pour lutter contre l'Armée rouge. La chose fut fermement rejetée par Hitler, qui était horrifié à la seule idée de Slaves combattant sous l'uniforme de la Wehrmacht.
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  • Par cequejelis, le 20 février 2012

    Si nous sommes un jour vainqueurs dans cette guerre effroyable, c'est parce que nous avons de grands cœurs de cette trempe au plus profond de notre peuple, des justes à l'âme généreuse et prête à tout donner sans compter. Des vieilles comme cela sont les mères de ces fils qui, dans leur simplicité, donnent leur vie “pour leurs prochains” aussi facilement, aussi généreusement que cette vieille femme de Toula, si pauvre, nous a offert sa nourriture, sa lumière, son bois, son sel. Il peut bien n'y en avoir qu'une petite poignée sur notre terre, elles vaincront.
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  • Par cequejelis, le 20 février 2012

    Une jeune fille libérée. Galia, parlant des caractéristiques amoureuses de l'Internationale masculin des prisonniers, m'a dit : ” les Français ont des pratiques différentes ".

    p. 469

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  • Par cequejelis, le 20 février 2012

    On conduisait devant le tribunal un soldat accusé de désertion. Les Allemands tombèrent sur le groupe. Les gardes de l'escorte, jetant leurs armes, s'enfuirent à toutes jambes, le déserteur s'empara d'un fusil, tua deux allemands, et emmena le troisième au tribunal. ” Qui es-tu ? - Je viens pour passer en jugement. “.

    p. 164

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