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> Antony Beevor (Éditeur scientifique)
> Luba Vinogradova (Éditeur scientifique)
> Catherine Astroff (Traducteur)
> Jacques Guiod (Traducteur)

ISBN : 2253122491
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La « Grande Guerre patriotique » - celle qui débuta en URSS en 1941 par une déroute et se termina, quatre ans plus tard, au prix de sacrifices inouïs, le drapeau rouge flottant sur le toit du Reichstag..., Vassili Grossman l’a vue de près. Correspondant de guerre pour K... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par seblac, le 29 novembre 2013

    seblac
    Ces Carnets de guerre de Vassili Grossman rassemblent des textes choisis par Antony Beevor et Luba Vinogradova. le grand problème de ce livre réside dans ce choix justement. Les extraits sont formidables, ils permettent de saisir la pensée immédiate de l'auteur de Vie et Destin notamment ses doutes, ses interrogations voire sa révolte.
    Mais que renferment les textes mis de coté? Quels critères ont été choisis pour les écarter? Choix des auteurs? Choix de la famille de Grossman? Contraintes éditoriales? Tout cela est flou et interroge. Il est en tout cas très dommage de ne pas avoir choisi de publier l'intégralité de ces textes. Grossman ne méritait pas de nouveau ce traitement...
    Correspondant de guerre, Grossman fut un des écrivains sinon l'écrivain qui a suivi au plus près les terribles combats de l'armée rouge. Plus qu'aucun autre il était parvenu à gagner la confiance des soldats. C'est peut être ce qui l'a sauvé d'ailleurs. Ces carnets renferment toutes sortes d'observations faites sur le terrain au gré des affectations de Grossman. Dans ces notes l'auteur prend des risques énormes, il dit, parfois, la vérité toute crue sans se soucier du politiquement correct. Si le NKVD était tombé sur ces carnets, Grossman aurait été probablement liquidé.
    Ces écrits forcent aissi l'admiration par leur lucidité, leur sincérité et leur fulgurance. On y retrouve aussi des matériaux familiers quand on a lu "Pour une juste cause", "Vie et Destin" et d'autres écrits. On a l'impression de parvenir aux fondations de l'œuvre.
    Et puis arrive Treblinka...terrible. Tout simplement terrible. Probablement l'un des points de basculement dans la vie d'écrivain de Grossman.
    Au final, la lecture de l'ouvrage est passionnante. Mais reste cette aussi cette frustration de n'avoir lu qu'une partie de ces carnets. Vraiment Vassili Grossman ne méritait pas cela. Quand le destin s'acharne....
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    • Livres 4.00/5
    Par Jcequejelis, le 22 septembre 2013

    Jcequejelis
    Malheureusement ce livre ne donne pas le texte brut des notes de Grossman. Il ne nous est pas possible de nous faire notre opinion puisque nous devons passer par les choix effectués par Beevor et Vinogradova, à l'antisoviétisme bien développé, qui nous imposent la leur. Ce sont quand même les nazis qui sont les bourreaux et les envahisseurs. Bref à ces deux "auteurs" on ne demandait rien, à moins, qu'ils veuillent faire dire au texte ce qu'ils ont en tête (leur introduction parle d'un conflit nazi-soviétique !!!). Bref, je ne saurais trop conseiller à un lecteur de trouver les textes de Grossman non expurgés et dans toute leur authenticité.
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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 01 février 2011

    ay_guadalquivir
    Dans ses Carnets de guerre, Grossmann expose par petites touches son expérience de la guerre, alors qu'il était journaliste pour l'armée rouge. Au-delà du témoignage historique passionnant, ces textes, parfois fragmentaires, éclairent l'inspiration de Vie et destin, mais déjà expriment les doutes de Grossmann sur la question juive et la réalité du régime soviétique. Plus qu'une narration militaire, il s'agit du récit d'une expérience humaine - ces soldats héroïques de la grande guerre patriotique. Mais l'idéal se fissure peu à peu.
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    • Livres 3.00/5
    Par benne, le 10 août 2011

    benne
    Le travail journalistique, même patriotique, est remarquable. le plus gros choc (un de plus violents de ma vie en terme de lecture) reste la description du fonctionnement de Treblinka. C'est très dur à lire, très dur. Tellement l'horreur y est atteinte.
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Citations et extraits

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  • Par Jcequejelis, le 19 février 2012

    Un gamin de Berditchev : ” On m'a appelé Mitia Ostaptchouk. Mais je suis Khaïm Roïtman. Je suis de Berditchev. Maintenant j'ai treize ans. Les Allemands ont tué mon père, ils ont tué ma mère. J'avais un petit frère, Boria. Un allemand l'a tué avec son pistolet-mitrailleur, il l'a tué sous mes yeux… C'était bizarre, la terre bougeait !

    J'étais debout sur le bord de la fosse, j'attendais : là, ils vont tirer ! Un Allemand s'est approché de moi, il avait les yeux qui clignaient. Sur le sol, il y avait un bout de verre qui brillait. L'Allemand s'en est approché pour le ramasser, et je me suis mis à courir comme un fou. Lui me poursuit et me canarde avec son pistolet-mitrailleur, il a fait un trou dans ma casquette. J'ai couru, couru et je me suis effondré. Après, je ne me rappelle plus ce qui s'est passé. Un vieil homme m'a ramassé, Guerassim Prokofievitch Ostaptchouk. Il m'a dit : ” Désormais tu es Mitia, mon fils. “ Il avait sept enfants à lui, j'ai été le huitième.

    ” Des Allemands sont arrivés, ils étaient ivres, ils se sont mis à crier, ils avaient remarqué que j'étais un noiraud. Ils demandent à Guerassim Prokofievitch : ” Il est à qui ? ” Il dit : ” A moi. “. Ils se mettent à l'injurier, ils l'accusent de mensonge, parce que je suis noiraud. Mais lui, il leur répond tranquillement : ” C'est parce que c'est le fils de ma première femme. Elle était Tsigane. “

    ” Quand on libéré Berditchev, je suis allé en ville. J'ai retrouvé mon frère aîné Iacha. Il avait survécu aussi. Iacha est grand, il a seize ans. Au moment où les Allemands s'en allaient, Iacha, a trouvé le salaud qui a tué notre mère, et il l'a fusillé.

    [Le Livre de Poche n° 30969 - p. 372]
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  • Par Jcequejelis, le 20 février 2012

    Certains historiens ont suggéré que les Allemands, avec les croix noires de leurs véhicules, étaient perçus comme apportant une libération chrétienne à une population opprimée par l'athéisme soviétique. Nombre d'Ukrainiens ont accueilli les Allemands avec le pain et le sel de la bienvenue, et nombre de jeunes filles ukrainiennes fréquentèrent avec entrain des soldats allemands. Il est difficile de mesurer l'ampleur de ce phénomène en termes statistiques, mais il est significatif que l'Abwehr, le département de contre-espionnage de l'armée allemande, ait fait recommandation de lever une armée de un million d'Ukrainiens pour lutter contre l'Armée rouge. La chose fut fermement rejetée par Hitler, qui était horrifié à la seule idée de Slaves combattant sous l'uniforme de la Wehrmacht.

    [Le Livre de Poche n° 30969 - p. 8] Introduction
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  • Par Jcequejelis, le 23 septembre 2013

    En janvier 1944, alors qu'il suivait que l'Armée rouge s'avançant vers l'ouest à travers l'Ukraine, Grossman atteignit enfin Berditchev. Là, toutes ses craintes au sujet de sa mère et du reste de sa famille se trouvèrent confirmées. Ils avaient été massacrés lors de l'un des premiers grands massacres de Juifs, le plus meurtrier juste avant les exécutions de masse dans le ravin de Babi Yar, aux porte de Kiev. Le massacre des Juifs de la ville dans laquelle il avait grandi lui fit se reprocher encore plus de n'avoir pas su sauver sa mère en 1941.

    [Le Livre de Poche n° 30969 - p. 22]
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  • Par Jcequejelis, le 22 septembre 2013

    Grossman étudiait tout ce qui avait trait à l'armée : la tactique, l'équipement, l'armement, et aussi le jargon militaire qui le fascinait tout particulièrement. Il travaillait tellement sur ses notes et ses articles qu'il avait très peu de loisirs pour quoi que ce soit d'autre. "Durant la guerre, écrivit-il plus tard, le seul livre que j'aie lu a été Guerre et Paix, mais deux fois. "

    [Le Livre de Poche n° 30969 - p. 16]
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  • Par Jcequejelis, le 24 septembre 2013

    Juste après que l'Armée rouge eut atteint le territoire polonais, Grossman fut l'un des premiers correspondants à entrer dans le camp de la mort de Maïdanek, près de Lublin. Il vit ensuite celui de Treblinka, au nord-est de Varsovie. Son essai, L'Enfer de Treblinka, est l'un des textes les plus importants qui aient été écrits sur l'Holocauste et il y a été fait référence devant le tribunal de Nuremberg.

    [Le Livre de Poche n° 30969 - p. 23]
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