> Sylvie Cohen (Traducteur)

ISBN : 2020147238
Éditeur : Editions du Seuil (1999)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
1967., Beit-haKerem, un quartier populaire de Jérusalem. L'Histoire et les canons de la guerre des Six Jours résonnent au loin mais Aharon Kleinfeld, cet adolescent qui vient de fêter sa bar mitzvah, ne peut plus les entendre. Il a déjà effectué ce repli sur lui-même qu... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par mariech, le 19 avril 2012

    mariech
    Aharon a douze ans , il habite à Jérusalem , le roman se déroule jusqu'à son quatorzième anniversaire de 1965 à 1967 .
    c'est un enfant solitaire qui ne veut pas grandir , qui refuse le monde des adultes et ' leur grammaire ' c'est-à-dire leurs règles , il se réfugie dans un monde imaginaire , sa grammaire intérieure .
    Aharon passe du statut d'enfant à celui d'adolescent un peu en retard par rapport à ses copains , il souffre de la situation car tous ses amis ont une petite amie et ils ne se comprennent plus mutuellement .
    Je n'ai pas aimé ce livre qui ne m'a paru jamais décoller mais j'ai malgré tout fait une seconde tentative avec l'auteur et cette fois ce fut une heureuse rencontre avec ' Une femme fuyant l’annonce ' qui est un petit bijou de sensibilité .
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Citations et extraits

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  • Par Petitebijou, le 16 septembre 2011

    Une fois cependant, il eut l'impression que le mécanisme se grippait : il était seul à la maison avec maman Brusquement, elle se précipita vers lui, que se passe-t-il, qu'est-ce que j'ai encore fait, le prit dans ses bras et l'embrassa si fort qu'il crut que ses os allaient se briser. Elle ne le faisait que très rarement quand il n'était pas malade. Elle lui prit le menton d'une main tremblante et attira sa tête vers elle. Voyant que ses yeux étaient remplis de larmes, il prit peur, elle ne pleurait jamais en public, elle se mordit violemment les lèvres mais ce fut plus fort qu'elle et elle éclata : nous avons assez souffert, balbutia-t-elle, Maître du monde, nous avons payé au centuple, si seulement ce que nous endurons avec mamtchu pouvait tout effacer et que les choses s'arrangent après..., effrayé par l'exaltation qu'il décelait dans sa voix, Aharon appuya son menton au creux de la main de sa mère, laquelle monologuait en réalité, elle saisit son visage entre ses doigts durs et, sans ménagement, elle le força à incliner la tête comme si c'était une pièce à conviction dans un procès ou une tractation, il aurait donné cher pour disparaître, la détresse qu'il perçait dans sa voix le troublait, et il était mal à l'aise qu'on lui eût permis à lui, un enfant, d'assister à un obscur phénomène, aux arcanes du réglement de comptes familial avec le destin.
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  • Par Petitebijou, le 16 septembre 2011

    Il se reprit à se demander ce qu'il éprouverait dans très peu de temps, dans une année et demie environ, disons à la veille de sa bar mitzvah, quand il aurait lui aussi le corps couvert de poils noirs et drus, peut-être seront-ils dorés, puisqu'il est blond, mais drus quand même, comment est-ce que ça commence, quand ça vous arrive, y a-t-il une force invisible qui les fait pousser de l'intérieur, exactement comme on presse une figue de Barbarie pour l'extraire de son écorce, avec les pouces, est-ce que ça fait mal, il se jura que, quand il serait adulte, grand et poilu, avec une peau dure et rugueuse comme son père, il se rappellerait l'enfant qu'il était maintenant, il le graverait au fond de sa mémoire, parce qu'il y a peut-être des souvenirs qui s'oublient quand on devient grand, des choses indéfinissables, mais il y a sûrement un je-ne-sais-quoi qui rend tous les adultes semblables, pas physiquement, bien sûr, ni moralement, un je-ne-sais-quoi qui existe chez tous, qui concerne tout le monde, à quoi tout le monde obéit, et quand Aharon sera comme ça, grand comme eux, il se répétera au moins une fois par jour : I am ju-mping, I am fly-ing, I a aharoning ; et, de cette façon, il se souviendra que, sous les généralités, il y a quelque part un Aharon spécial.
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