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Jean-Daniel Brèque (Traducteur)
ISBN : 2841725111
Éditeur : L'Atalante (2010)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Quentin Coldwater est comme tous les adolescents : mélancolique, incompris, prisonnier d’un monde désespérément barbant. Et voilà que sa vie est transformée du jour au lendemain quand il est recruté par Brakebills, une école conçue pour former les magiciens tels que lui. De quoi lui faire oublier Brooklyn et même les Chroniques de Fillory, les romans de fantasy où il se réfugiait pour tromper son ennui.

Imaginez Harry Potter écrit pour un public adult... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
C-Liner
22 mars 2015
  • 1/ 5
Commençons par la fin : je n'ai pas réussi à achever ma lecture. Arrivé à plus de 60% du bouquin (soit plus de 300pages) je cherche encore la porte d'entrée : j'ai l'impression de m'être fait balader, de saut de puce en circonvolutions sans jamais rentrer dans l'histoire d'où une note désastreuse pour ce livre.
Pourtant les critiques m'avaient fortement donné envie. Comme beaucoup, entendre parler d'un « Harry Potter pour adultes » m'avait fait saliver… mais cette salive ne s'est révélée qu'eau de boudin !
Alors Ok pour le parallèle avec le sorcier à binocle mais un peu plus de nuances auraient été bienvenues :
un jeune qui grandit parmi les non magiciens, élevé par des parents, qui certes ne sont pas morts, mais qui l'ignorent royalement.
une école d'initiés à laquelle on n'accède que sur invitation et qui est dissimulée aux yeux des non magiciens
une répartition par disciplines magiques selon ses compétences (physique, naturels, pyrotechniques) avec un lieu de vie pour chacun
un sport « national » : ici la barbouze au lieu du quidditch
Bref… c'est un peu trop en miroir pour moi. Ca m'a limite mise en colère : l'impression que Lev grossman ne s'était quand meme pas trop foulé pour créer son univers.
Pour ce qui est du « pour adulte » alors là franchement non ! Il ne suffit pas de donner quelques années supplémentaires à son personnage, de le sexualiser à coup de mots grossiers et de le faire picoler toutes les 4 pages pour rendre quoi que ce soit plus « adulte »
Pour finir sur la forme, je vous avouerais que Lev Grossman m'a profondément fait ch*** .
Son livre oscille entre structure de phrases dignes d'un enfant de CM2 (je vous invite à compter le nombre de fois où l'auteur commence ses phrases par « un jour »… voire même ses débuts de chapitres... bof bof bof quand même) et métaphores pompeuses qui diluent et alourdissent le propos inutilement.
Sans parler de l'emploi ponctuel de mots tout droits sortis du petit robert, comme pour dire « si si, je suis un écrivain, regardez j'ai lu le dictionnaire ».
Par exemple :
« un jour, il monta en haut de la tour d'horloge et passa l'après midi à regarder l'énorme balancier rouillé osciller de droite à gauche, suivant le mouvement complexe des rouages massifs qui tournaient et s'entrainaient les uns les autres, poursuivant leur syllogisme mécanique jusqu'à ce que l'éclat du couchant inonde le cadran et lui en montre une image inversée »
En résumé : il passa l'apres midi planqué dans la tour à s'abrutir du mouvement de balancier… mais j'imagine que 6 lignes pour le dire c'est mieux !
Une autre ? Ne boudons pas le plaisir…
« Au bout du compte, il passa 5 jours chez ses parents et, l'espace d'un instant, alors qu'il montait les marches du perron et humait une senteur qui lui était familière, un mélange de graillon et de térébenthine, de tapis d'orient et de poussière, alors qu'il retrouvait le sourire dentu et exaspéré de sa mère, la bonne humeur un peu forcée de son père, il redevint celui qu'il était naguère en leur présence et éprouva l'attraction gravitationnelle du petit garçon qu'il serait pour toujours dans les tréfonds de son âme »
AU SECOUUUUURRRRRSSSS !!!!!
10 lignes ! 10 lignes pompeuses pour dire qu'il se sentit comme un petit garçon en passant la porte de chez ses parents ! mais AU SECOURS !
Je m'aperçois que j'ai largement développé la forme grotesque du livre, mais, bien que ne voulant pas faire une critique à rallonge, il me faut dire quelques mots du fond, de l'histoire.
C'est simple : je ne sais pas de quoi parle le livre !
on survole tout, ne développe rien… Je vous met au défit de dessiner brakebills, ou de me raconter ce qu'on y apprend précisément, à quoi ressemble un cours, qui sont les autres élèves de cette école ormis les physiques…
Quand à l'intrigue… quelle intrigue ?
A chaque fois que je me suis dit « ah voilà, il va se passer quelque chose »… non… rien… on vide le bébé avec l'eau du bain !
Le livre « les magiciens » est apparu dans une enveloppe mystérieuse… puis plus rien
Le fauve est apparu… puis plus rien malgré la mort d'une élève...
Julia est réapparue… puis plus rien malgré sa déchéance….
on apprend que le frère d'Alice est devenu un niffin… plus plus rien…
On leur incruste un démon sous la peau… puis plus rien…
Quand donc j'ai lâché « les magiciens », à plus de 60% du livre je le répète, Je ne savais toujours pas quelle était la spécialité de Quentin (et pour tout dire, maintenant je m'en fous), je ne sais même pas ce qu'il est vraiment capable de faire... les physiques avaient quitté cette école qui finalement ne les forment à rien, ne foutaient rien de leur vie, buvaient, se droguaient et baisaient comme des kangourou (mais là encore, n'est pas american psycho qui veut !)
C'est TRES TRES rare que je ne finisse pas un livre. habituellement, même quand ça part mal; je m'accroche, me disant toujours qu'il faut laisser sa chance au produit, que ça va venir… mais là c'est pas venu. Jai le sentiment qu'on s'est royalement foutu de ma gu***.
On m'a appâté avec un outrageux mensonge, on m'a fait des promesses non tenues…
Bref : je ne recommanderais la lecture de « les magiciens » à personne… sauf peut être à une personne que je n'aime pas ! :p
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Arakasi
04 juillet 2016
  • 4/ 5
Quentin a dix-sept ans, un gros cerveau, une certaine tendance à la rumination et, comme tous les jeunes gens de son âge, il se fait chier à mort. Ces deux seules passions dans la vie sont l'illusionnisme et « Les chroniques de Fillory », des romans de fantasy qu'il adorait étant enfant. Pas des passe-temps très matures, il faut l'admettre, et qui n'aident guère à attirer les filles. Sa vie change du jour au lendemain quand il se retrouve à passer un examen pour rentrer dans la prestigieuse et très secrète école de Brakebills. Pourquoi secrète ? Car Brakebills est dédiée au plus étrange de tous les enseignements, la magie, la vraie de vraie ! Et Quentin fait partie de la petite élite des magiciens potentiels capables d'y entrer. Bien entendu, Quentin ne se tient plus de joie et voit dans sa nouvelle vie l'opportunité de devenir enfin quelqu'un, de s'arracher à la médiocrité de sa condition de petit étudiant neurasthénique et – pourquoi pas ? – d'accéder à cette chose mystérieuse et insaisissable que l'on appelle le bonheur. Mais la réalité est cruelle pour les rêves adolescents et la magie se révèle un labeur dur et ingrat. Quant à la destinée héroïque tant espérée par Quentin, elle pourrait prendre un tour plus amer que tout ce que le jeune homme aurait pu imaginer…
J'ai lu « Les Magiciens » de Lev Grossman un peu par hasard, après avoir épluché les dernières critiques d'une amie. J'avais besoin d'une lecture facile et peu prise de tête. Bon, je me suis un peu trompée sur la marchandise, car « Les Magiciens » s'est révélé plus ambitieux que je ne le pensais et pas seulement un sous-Poudlard honnêtement divertissant. Contrairement aux aventures du petit sorcier binoclard, la trilogie de Lev Grossman s'adresse clairement à un public adulte avec son lot de thématiques plus matures et un point de vue sur la jeunesse beaucoup plus acide. Les personnages principaux du roman ont de dix-sept à vingt ans : il faut comprendre par là qu'ils baisent, fument, boivent, se droguent et sont en général d'un égocentrisme ahurissant. Globalement agaçants donc mais de façon réaliste, si on accepte le fait que la plupart des adolescents sont des petits cons. La partie du roman consacrée aux études de Quentin est plutôt intéressante, mais le livre gagne surtout en intérêt quand les jeunes gens quittent le cocon de Brakebills pour affronter le vaste monde, forcément décevant après les merveilleuses promesses de l'école. Faut dire que des études de magie, ça ne permet pas d'embrasser un grand nombre de carrières professionnelles… Et pourquoi se donner la peine de bosser quand on peut tordre la réalité à sa volonté ?
Des thématiques intéressantes donc autour du mal-être, de l'ennui, de la dépression et de la recherche du bonheur, doublées d'une façon très originale d'aborder le monde de la magie. Dommage que le récit souffre de quelques longueurs et d'une fin en queue-de-poisson un peu décevante. A la réflexion, peut-être suit-elle la logique de fuite en avant qui sous-entend tout le roman, mais c'est quand même agaçant de constater que, arrivé au terme du récit, le personnage principal n'ait pas évolué d'un iota et s'obstine à commettre les mêmes erreurs. Une bonne découverte tout de même dont je lirai rapidement la suite.
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jainas
21 mai 2016
  • 4/ 5
Il y a quelques années j'ai lu "The boy who lived Forever", le très bon article de Lev Grossman sur l'écriture transformative et la fanfiction dans le Times (http://content.time.com/time/arts/article/0,8599,2081784,00.html pour les curieux), et depuis j'ai eu envie de découvrir ses écrits en tant qu'auteur.
C'est à présent fait et la filiation des Magiciens avec deux œuvres majeurs de la fantasy pour jeunes adultes est effectivement indéniable ; et pourtant Grossman a réussi à transformer ce terreau en un roman de tout à fait différent, plus adulte, plus sombre, à la fois subtilement critique des clichés du genre tout en leur rendant hommage. Ça n'a pas été le coup de cœur absolu, mais c'est un roman intelligent, qui laisse beaucoup à ruminer et interpréter.
Mais reprenons depuis le début.
Décrire le pitch des Magiciens comme "Harry Potter se rend compte que Narnia est réel" serait facile, mais grandement réducteur...
Quentin est un jeune homme brillant, introverti et bosseur acharné, lecteur avide de la série littéraire des Chroniques de Fillory... Et quand au lieu d'un examen d'entrée pour Priceton il se retrouve à passer celui pour la mystérieuse école de de magie de Brakebills, c'est une révélation incroyable : la magie existe, et lui, Quentin, a le potentiel de devenir magicien ! Mais le chemin sera ardu, et le destin auquel cet apprentissage le destine bien moins glorieux que ce qu'il espérait.
La première partie du roman relate sa scolarité, avec un système de magie relativement bien construit et assez intéressant, nécessitant des études théoriques très poussées et relativement arides. J'ai trouvé que l'auteur dose assez bien l'équilibre du récit entre cette formation, l'aspect social, les relations de Quentin tisse (ou non) avec ses condisciples, Alice, Eliot... mais aussi les péripéties principales et les évènement marquants de ces cinq années d'enseignement...
La grande différence des Magiciens avec ses illustres prédécesseurs réside dans l'accent mis sur la vie intérieur de Quentin, imparfait et faillible, et qui va de grands espoirs en désillusions à la recherche d'un bonheur qui lui échappe toujours et dont il ne sait d'ailleurs trop à quoi il ressemble. Car la magie n'est pas la panacée qu'il espérait...
A noter aussi que les protagonistes sont de jeunes adultes, et que sexualité, alcool et autres vices de la vie adulte sont donc des figurants du récit... Mais également un mal-être plus subtil déjà sensible durant leurs études et qui ne se fait que grandissant à leur sortie de Brakebills, né du manque de direction et de leur grands pouvoirs qui au final les laissent désœuvrés... du moins jusqu'à ce que la découverte d'un accès à l'univers de Fillrory vienne changer leur vie.
Il est vite évident pour le lecteur que la manière dont ils se saisissent de cette opportunité d'aventure et d'émerveillement comme d'une bouée de secours et montent leur expédition est profondément immature et ne peut que mal tourner...

Au final j'ai presque été déçue par la chute des Magiciens. Bien que le roman présente un anti-héros héros faillible et nuancée (et occasionnellement antipathique), un univers intrigant et plus sombre qu'il n'y parait ainsi que de très belles scènes de bravoure, j'en suis ressortie avec l'impression qu'il manquait quelque chose, que l'auteur à loupé la morale de son histoire malgré une fin assez logique : il met en place plein de pistes de réflexion sur la recherche du bonheur, sur la magie... et au final ne les suit pas vraiment jusqu'au bout. On n'a pas l'impression que Quentin ait tiré les bonnes leçons de ses expériences...
Un bouquin dont je recommande la lecture aux amateurs du genre, mais qui m'a laissé malgré tout un peu ambivalente... Mais peut-être que l'évolution continue dans le second tome ! Je vous dirais quand je l'aurai fini.
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doyoulikefrogs
24 septembre 2016
  • 4/ 5
Hormis le fait que la quatrième de couverture signale que le livre est un Harry Potter pour adultes, je ne peux être d'accord que sur un fait, oui il y a une école de magie, mais le rapprochement s'arrête là. Tout d'abord, la manière dont la magie est dépeinte et tout à fait différente et innovante. L'auteur prend un malin plaisir et ça se voit, à torturer des classiques de la littérature fantastique comme Harry Potter (avec la parodie du Quidditch et le jeu de la bourbasse, etc.) ou encore Alice au Pays des Merveilles ou Narnia et le monde de Fillory.
Vous retrouvez tous ces élements enchanteurs mais en plus glacial et désenchanté. Car le monde de Quentin, le héros, est terriblement cruel, la vie humaine est entre "déchéance et dépression", et la plupart des magiciens sont des loqueteux qui ont raté leur vie. Quentin entreprend un voyage initiatique dans un univers qui lui échappe mais auquel il appartient désormais. La magie est un moyen de sortir de la misère du monde mais la tentation est vive det tomber du côté des forces du mal, évidemment. Mais dans le livre de Lev Grossman, la frontière entre le Bien et le Mal est ténue et presque invisible, ce qui rend le roman intéressant car finalement, qu'est-ce que la mauvaise ou la bonne magie?
Si vous aviez regardé la série télé adaptée du roman, et que vous aviez aimé, alors vous allez être forcément déçus, le roman, premier tome de Lev Grossman, ne se déroule pas entièrement à l'école de magie, mais de chapitre en chapitre, on passe de la première année, à la cinquième, ce qui à l'évidence, est plus rapide que pour notre héros favori, Harry Potter. La fin du roman est extrrêmement surprenante, je ne pouvais pas décrocher de l'histoire, le suspense tient au fait d'une part, que j'ai adoré les personnages, très attachants, même si Quentin reste un garçon passif, et d'autre part, parce que j'ai adoré les détours que prend le roman, se voulant plus cru et plus critique face à notre société actuelle.
La fin est triste, excitante, grisante, dramatique. Certains pourront être déçus.
Pas moi.
J'ai adoré. Je veux la suite!

Note : 4.5/5
Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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Stephiboux
10 janvier 2011
  • 4/ 5
Il y a peu de temps, j'ai participé à une formation sur la littérature de Fantasy. Bien que je n'ai pas eu le temps de lire toute la liste proposée pour cette formation (inscrite tardivement, j'ai eu la liste tardivement), je me suis efforcée de piocher dedans.
Côté jeunesse j'ai donc lu La Quête d'Ewilan : D'un monde à l'autre, premier tome d'une longue série de Pierre Bottero. Je n'ai pas aimé; peut-être trop jeune pour moi... vite lu mais pas accroché. Par contre la liste adulte m'a paru plus alléchante.
Je me suis donc plongée dans l'ouvrage de Lev Grossman, Les Magiciens. C'est un livre que j'avais déjà repéré en librairie à sa sortie. Parce que les couvertures de l'Atalante sont belles et m'attirent; ici, un groupe de beaux adolescents, l'air "cool", en chemise-jean et sac au dos, des sorts magiques au bout des doigts. le décor qui les englobe est le cadran d'une grosse horloge un peu particulière, aux multiples aiguilles.
Certaines des collègues présentes à la formation n'ont pas aimé ce livre, expliquant qu'il ne s'y passe rien, que les protagonistes ne font que boire et faire l'amour. Je ne dirais pas ça.
L'histoire?
Quentin, Q, un adolescent à l'intelligence au-dessus de la moyenne, mais quelque peu solitaire et asocial, se défini lui-même comme un nerd. Il vient d'une famille modeste et banale, vivant à Brooklyn et fréquente les autres "grosses têtes" de son école. Mais Quentin rêve d'ailleurs et de magie. La magie, il en fait un peu : quelques tours de passe passe et de cartes; il est même très habile pour ce genre d'exercice. L'ailleurs il le trouve dans une série de romans qu'il lit depuis tout petit et qu'il connaît par coeur : Les Chroniques de Fillory.
Quentin s'apprête à passer un entretien pour une prestigieuse école mais lorsqu'il arrive chez le vieux recruteur, celui-ci est mort. Une drôle d'infirmière lui donne une enveloppe. Lorsque dehors il l'ouvre, il découvre un dernier volume des Chroniques de Fillory, une suite non parue. Mais il y trouve aussi un papier qui s'envole avant d'avoir pu le lire. Quentin lui court après et tel Lucie Pevensie qui passe dans l'Armoire et se retrouve à Narnia, Quentin se retrouve par enchantement sur le domaine d'une école de magie. Sa vie bascule alors et il va découvrir un monde caché au sein du notre, cet ailleurs dont il a toujours rêvé. Il sera admis à Brakebills, l'école de magie; il y passe un certain temps, subit quelques rudes et moins rudes épreuves, se lie d'amitié et d'amour avant de découvrir que Fillory, son pays tant espéré existe bel et bien. Avec ses nouveaux amis magiciens il vivra balancé entre les deux mondes avant de vivre une sombre aventure et d'atteindre son rêve d'ailleurs.
Ce qui caractérise Quentin, et peut-être un peu certains de ces camarades, c'est son désenchantement : il va d'espérance en désillusion, blasé, jamais heureux de son sort mais courant sans cesse après un bonheur dont il ignore exactement ce qu'il est. Si à chaque découverte (le manuscrit donné par l'infirmière, Brakebills et la magie, Fillory, etc.) il commence par être euphorique, son émerveillement fait rapidement place à une déception sans limite; il ne trouve pas sa place en quelque monde que ce soit et semble attendre un miracle, quelque chose de transcendant qui ne vient pas. En substance, il ne se passe effectivement pas grand chose sur une bonne partie de l'ouvrage. le lecteur commence à raisonner un peu comme le personnage : la magie, et alors? Des monstres, et alors? Je me suis sentie prise par l'intime du personnage, dans son désenchantement incessant, le voyant s'enfoncer dans le marasme gris et banal du quotidien, un peu plus à chaque déception. Pour qu'enfin, au bout de quelques mois, une rédemption, il semble enfin trouver sa place.
J'ai vu dans cet ouvrage une vision originale du monde. L'auteur semble nous dire que malgré les déceptions, si l'on s'accroche à nos rêves, à cette part d'enfance et si on travaille suffisamment pour ça, même en croyant être au plus bas et avoir perdus ces rêves, ils finissent par se réaliser. Ce livre couleur d'ennui est comme un message d'espoir; la lumière, la couleur y surgit au tout derniers instants, alors que l'on s'attend à une nouvelle catastrophe.
C'est aussi un livre avec de l'humour et de nombreuses références à la littérature de Fantasy (Narnia, Harry Potter, etc.)
Pour conclure, je vous invite à visiter les sites internet de l'auteur : celui de l'école de magie de Brakebills et celui de Christopher Plover, l'auteur des Chroniques de Fillory... Quentin vous dirait "dommage que cette école et ces livres ne soient que virtuels"... mais qui sait ?
Lien : http://imperceptiblepassaged..
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lyssleclysslec30 août 2012
A mon sens si vous êtes des magiciens, c'est parce que vous êtes malheureux. Ce qui fait la force d'un magicien, c'est sa souffrance. Le fait qu'il perçoit la différence entre le monde tel qu'il est et le monde tel que désire son coeur. Car en fin de compte, à quoi sert cette pompe dans votre torse ? Si un magicien est fort, c'est parce qu'il est blessé plus souvent qu'à son tour. Sa blessure, c'est sa force.
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malo87malo8724 janvier 2014
Prudent comme à son habitude, il expérimentait l'idée d'être heureux, trempait un pied hésitant dans le pétillement des eaux enivrantes du bonheur. Il n'était guère entraîné à cet exercice. Mais c'était vraiment drôle. Il allait apprendre la magie ! Soit il était le plus grand génie de tous les temps, soit il n'était qu'un crétin.
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FerouFerou04 août 2016
Il savait pertinemment qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir, qu'il sacrifierait jusqu'à ses êtres les plus chers, pour éviter d'être exposé à la violence. Et il n'en avait même pas honte. La honte n'était pas un facteur de l'équation. C'était avec fierté qu'il assumait sa couardise. Il était prêt à penser avec ses jambes. A se jeter à terre, les mains sur la tête, à faire le mort. Il ferait tout ce qu'il faudrait. Et avec le sourire par-dessus le marché.
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FerouFerou04 août 2016
Certains ont besoin de leur famille pour devenir ce qu'ils sont censés être. Et il n'y a aucun mal à cela. Mais il existe d'autres façons de s'accomplir
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FerouFerou04 août 2016
Le plus drôle dans l'histoire c'est que tout devient facile quand plus rien n'a d'importance.
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