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> Jean-Daniel Brèque (Traducteur)

ISBN : 2841725111
Éditeur : L'Atalante (2010)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quentin Coldwater est comme tous les adolescents : mélancolique, incompris, prisonnier d’un monde désespérément barbant. Et voilà que sa vie est transformée du jour au lendemain quand il est recruté par Brakebills, une école conçue pour former les magiciens tels que lui... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nibinbaliel, le 10 janvier 2011

    Nibinbaliel
    Il y a peu de temps, j'ai participé à une formation sur la littérature de Fantasy. Bien que je n'ai pas eu le temps de lire toute la liste proposée pour cette formation (inscrite tardivement, j'ai eu la liste tardivement), je me suis efforcée de piocher dedans.
    Côté jeunesse j'ai donc lu La Quête d'Ewilan : D'un monde à l'autre, premier tome d'une longue série de Pierre Bottero. Je n'ai pas aimé; peut-être trop jeune pour moi... vite lu mais pas accroché. Par contre la liste adulte m'a paru plus alléchante.
    Je me suis donc plongée dans l'ouvrage de Lev Grossman, Les magiciens. C'est un livre que j'avais déjà repéré en librairie à sa sortie. Parce que les couvertures de l'Atalante sont belles et m'attirent; ici, un groupe de beaux adolescents, l'air "cool", en chemise-jean et sac au dos, des sorts magiques au bout des doigts. le décor qui les englobe est le cadran d'une grosse horloge un peu particulière, aux multiples aiguilles.
    Certaines des collègues présentes à la formation n'ont pas aimé ce livre, expliquant qu'il ne s'y passe rien, que les protagonistes ne font que boire et faire l'amour. Je ne dirais pas ça.
    L'histoire?
    Quentin, Q, un adolescent à l'intelligence au-dessus de la moyenne, mais quelque peu solitaire et asocial, se défini lui-même comme un nerd. Il vient d'une famille modeste et banale, vivant à Brooklyn et fréquente les autres "grosses têtes" de son école. Mais Quentin rêve d'ailleurs et de magie. La magie, il en fait un peu : quelques tours de passe passe et de cartes; il est même très habile pour ce genre d'exercice. L'ailleurs il le trouve dans une série de romans qu'il lit depuis tout petit et qu'il connaît par cœur : Les Chroniques de Fillory.
    Quentin s'apprête à passer un entretien pour une prestigieuse école mais lorsqu'il arrive chez le vieux recruteur, celui-ci est mort. Une drôle d'infirmière lui donne une enveloppe. Lorsque dehors il l'ouvre, il découvre un dernier volume des Chroniques de Fillory, une suite non parue. Mais il y trouve aussi un papier qui s'envole avant d'avoir pu le lire. Quentin lui court après et tel Lucie Pevensie qui passe dans l'Armoire et se retrouve à Narnia, Quentin se retrouve par enchantement sur le domaine d'une école de magie. Sa vie bascule alors et il va découvrir un monde caché au sein du notre, cet ailleurs dont il a toujours rêvé. Il sera admis à Brakebills, l'école de magie; il y passe un certain temps, subit quelques rudes et moins rudes épreuves, se lie d'amitié et d'amour avant de découvrir que Fillory, son pays tant espéré existe bel et bien. Avec ses nouveaux amis magiciens il vivra balancé entre les deux mondes avant de vivre une sombre aventure et d'atteindre son rêve d'ailleurs.
    Ce qui caractérise Quentin, et peut-être un peu certains de ces camarades, c'est son désenchantement : il va d'espérance en désillusion, blasé, jamais heureux de son sort mais courant sans cesse après un bonheur dont il ignore exactement ce qu'il est. Si à chaque découverte (le manuscrit donné par l'infirmière, Brakebills et la magie, Fillory, etc.) il commence par être euphorique, son émerveillement fait rapidement place à une déception sans limite; il ne trouve pas sa place en quelque monde que ce soit et semble attendre un miracle, quelque chose de transcendant qui ne vient pas. En substance, il ne se passe effectivement pas grand chose sur une bonne partie de l'ouvrage. le lecteur commence à raisonner un peu comme le personnage : la magie, et alors? Des monstres, et alors? Je me suis sentie prise par l'intime du personnage, dans son désenchantement incessant, le voyant s'enfoncer dans le marasme gris et banal du quotidien, un peu plus à chaque déception. Pour qu'enfin, au bout de quelques mois, une rédemption, il semble enfin trouver sa place.
    J'ai vu dans cet ouvrage une vision originale du monde. L'auteur semble nous dire que malgré les déceptions, si l'on s'accroche à nos rêves, à cette part d'enfance et si on travaille suffisamment pour ça, même en croyant être au plus bas et avoir perdus ces rêves, ils finissent par se réaliser. Ce livre couleur d'ennui est comme un message d'espoir; la lumière, la couleur y surgit au tout derniers instants, alors que l'on s'attend à une nouvelle catastrophe.
    C'est aussi un livre avec de l'humour et de nombreuses références à la littérature de Fantasy (Narnia, Harry Potter, etc.)
    Pour conclure, je vous invite à visiter les sites internet de l'auteur : celui de l'école de magie de Brakebills et celui de Christopher Plover, l'auteur des Chroniques de Fillory... Quentin vous dirait "dommage que cette école et ces livres ne soient que virtuels"... mais qui sait ?

    Lien : http://imperceptiblepassagedutemps.blogspot.com/2010/12/les-magicien..
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    • Livres 4.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 09 février 2013

    PerdreUnePlume
    Cette évocation d'un HP pour adulte m'a d'abord fait lever un sourcil jusqu'à ce que je lise quelques avis positifs qui m'ont finalement décidé. Je dois dire qu'au final c'est assez juste, c'est un mixte entre HP et Narnia pour adulte...
    Les premiers chapitres nous plongent assez rapidement dans la magie, l'entrée à l'école des magiciens de Quentin est assez rapide.
    On cerne assez vite le personnage également, entre le surdoué et le geek modèle de l'anti-héros qui passe son temps à se dévaluer mais que la magie va faire évoluer (et pas que en bien !).
    La première partie nous relate donc sa formation scolaire. J'ai aimé cette idée que la magie nécessite des études difficiles et un véritable apprentissage théorique, un effort considérable même.
    Grossman mène bien sa barque et dilue ces cinq années avec intelligence, s'arrêtant uniquement sur les évènements importants ou les détails qui font sens sans s'encombrer de scènes inutiles ou de descriptions alourdissantes. C'est bien dosé et permet au lecteur de se faire une bonne idée de l'ambiance, de l'univers magique, de la formation des jeunes magiciens, de l'évolution de Quentin et des relations qu'il noue avec les autres étudiants.
    On ne s'attarde donc pas comme dans HP qui nous présente une année par tome et ce n'est pas la seule différence...
    Le récit commence alors que Quentin a déjà 17 ans (de mémoire c'est peut-être 16 hein) ce qui fait que c'est beaucoup moins enfantin et innocent. Au niveau de l'écriture aussi, c'est souvent ironique ou fait preuve d'un humour indéniablement adulte.
    De plus Grossman présente Les magiciens comme étant des êtres aptes à la magie à cause d'un mal-être qui leur fait rejeter le monde dans sa normalité.
    Non pas que nous ayons à faire à une bande d'ados puis d'adultes dépressifs, je dirai plutôt qu'ils ne trouvent pas leur place qu'ils sont en quête perpétuelle d'un quelque chose qui ne vient pas et qu'ils cèdent à l'ennui. Sexe et alcool au rendez-vous donc.
    Cet aspect devient encore plus marqué lorsque la bande sort de l'école. Confrontés au monde et laissés à eux-même, ils errent sans but et trompent l'ennui comme ils peuvent (et ils peuvent mal cela va sans dire...)
    Grossman offre donc une vision loin d'être idyllique du monde magique. Il joue du chaud et du froid avec brio.
    La dernière partie fait plus le parallèle avec Narnia, la bande s'est trouvé une quête et part à l'assaut d'un monde féerique (qui au final n'en aura que le nom ou presque).
    On en sait déjà pas mal sur la vision qu'ont les personnages de Fillory, depuis le départ Quentin fait une légère fixation sur les romans et on a le droit à pas mal d'infos et de résumés (qui entrainent des lenteurs dans le récit d'ailleurs).
    Mais là encore on est loin de l'innocence, ce monde se révèlera bien différent que celui décrit dans leurs contes pour enfants et les marquera de façon irrémédiable...
    En résumé Les magiciens offre une vision mature et somme toute assez désenchantée de la fantaisie tout en s'inspirant des désormais classiques du genre (Harry Potter, le monde de Narnia...) dont je n'ai lu aucun équivalent jusqu'à présent. Ovni du genre ?
    C'est un sacré pavé (avec quelques lenteurs malheureusement) qu'on peut découper en trois parties bien distinctes et dont l'ambiance s'assombrit au fur et à mesure.
    Un second opus doit suivre, j'ai hâte de voir ce que Grossman nous réserve.

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2013/02/09/Les-magiciens
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    • Livres 4.00/5
    Par Donyellowfish, le 01 février 2013

    Donyellowfish
    Harry Potter pour adulte ?
    "Brooklyn. Quentin, dix-sept ans, est un adolescent brillant mais il ronge son frein, prisonnier d'un monde désespérément ennuyeux, en attendant d'intégrer une université de prestige. Comme il regrette le temps de son enfance où les "Chroniques de Fillory" l'entraînaient dans un univers magique où tromper son ennui!
    Mais sa vie se transforme le jour où, à sa grande stupeur, il est admis à la faculté de Brakebills, une école extrêmement élitiste et secrète qui forme des magiciens. Cinq années d'un rude et dangereux apprentissage l'y attendent. Mais le monde réel, même revu par la magie, n'apporte pas forcément le bonheur. Ce qu'il faudrait, c'est que l'univers de Fillory, celui des contes de son enfance, ne soit pas un monde imaginaire. Qui sait?..."
    Lev Grossman signe avec ce livre son premier roman de Fantasy, qualifié par le New York Times "d'un Harry Potter pour adultes."
    Chaque livre concernant magie, école de magie et sortilèges souffre inévitablement de la comparaison. Mais on est ici bien loin des personnages manichéens et bien léchés que Rowling souhaitait offrir à ses lecteurs de tout âge.
    Dés le début de la lecture, on trouve des clins d'œil de l'auteur à Harry Potter justement, et au Monde de Narnia. Mais contrairement à Poudlard, à l'école de Magie de Brakebills, on boit, on fume, les professeurs couchent avec leurs élèves, et les élèves entre eux.
    Des personnages sexués, qui font face à leurs problèmes d'adolescents, et à leurs tourments. Certains plus écorchés vifs que d'autres.
    Un livre original et agréable à lire, aussi valable pour les adolescents que pour les adultes.
    A regretter, toutefois, une intrigue un peu convenue à certains moments, et quelques descriptions ou narrations un peu brouillonnes et difficiles à imaginer.
    Un livre à lire pour les adeptes de ce genre et pour ceux qui aiment s'évader et rêver un peu. Lev Grossman propose donc un bon premier roman de Fantasy. En attendant confirmation avec son deuxième ouvrage, The Magician King, suite de ce livre. Sorti outre Atlantique fin 2011. La traduction française se fait encore attendre.
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    • Livres 3.00/5
    Par malo87, le 24 janvier 2014

    malo87
    Lev Grossman, d'une plume fluide et parfois agile, nous entraîne dans un univers magique riche et sur bien des aspects passionnant. Plus qu'une énième histoire fantastique où le personnage découvre que la magie existe, décide de l'étudier pour ensuite vivre des aventures, Les magiciens établie un lien pas si bête entre la magie et la nécessité d'un retour à l'enfance.
    L'intérêt de ce livre vient en grande partie de l'atmosphère des différents lieux où on aimerait se rendre comme l'école de Brakebills, le pays de Ni ou encore le royaume de Fillory, mais aussi des références aux littératures et autres produits culturels de SF, fantasy et fantastique, de Harry Potter en passant par Star Trek et le magicien d'Oz.
    Le principal problème du livre repose à mon avis sur les personnages, jeunes et souvent agaçants. Leurs états-d'âmes (pas nécessairement palpitants, mais bon, ce sont des ados un peu paumés) ont parfois tendance à plomber l'intrigue. Plutôt que de mettre en évidence leur personnalité au détours d'un dialogue ou d'une action, l'auteur préfère se contenter de les décrire en quelques paragraphes. Résultat : les portraits brossés n'ont pas beaucoup de cohérence avec les personnages tels qu'ils apparaissent et agissent dans le roman.
    Bref, si ce livre a des défauts, il possède aussi des qualités qui en rendent la lecture très agréable et qui donne envie de poursuivre avec le tome suivant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sugi, le 12 avril 2012

    Sugi
    Finis à l'instant et contrairement à beaucoup sur les forums j'ai beaucoup aimé ce livre. Des références à toute une génération de fantasy, à petite dose pour Harry Potter et le Seigneur des anneaux, à plus haute dose pour Narnia.
    Mis à part quelques passages sur Fillory un peu longuet à mon gout, je ne me suis pas ennuyé une seul seconde, la partie scolaire s'éclipse vite pour laisser place à une aventure des plus intéressante.
    Pour finir ok il y a du sexe dans le livre, mais pas de quoi en faire tout un plat, la première allusion ne viendra pas avant la 200e pages (sur 500), on est loin du roman érotique...
    La fin est un peu spécial, à voir ce que Mr Grossman nous réserve dans la suite que j'attend avec impatience =) (version française prévu début 2013 d'après le traducteur)
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Citations et extraits

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  • Par lysslec, le 30 août 2012

    A mon sens si vous êtes des magiciens, c'est parce que vous êtes malheureux. Ce qui fait la force d'un magicien, c'est sa souffrance. Le fait qu'il perçoit la différence entre le monde tel qu'il est et le monde tel que désire son coeur. Car en fin de compte, à quoi sert cette pompe dans votre torse ? Si un magicien est fort, c'est parce qu'il est blessé plus souvent qu'à son tour. Sa blessure, c'est sa force.
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  • Par malo87, le 24 janvier 2014

    Prudent comme à son habitude, il expérimentait l'idée d'être heureux, trempait un pied hésitant dans le pétillement des eaux enivrantes du bonheur. Il n'était guère entraîné à cet exercice. Mais c'était vraiment drôle. Il allait apprendre la magie ! Soit il était le plus grand génie de tous les temps, soit il n'était qu'un crétin.

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