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ISBN : 2253053554
Éditeur : Le Livre de Poche (1990)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 105 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui saura, entre homme et femme, inventer une passion qui ne s'use pas ? Qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes ?

Tel est, au fond, le secret de ces deux êtres que tout sépare, mais que d'intense... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ballad, le 30 octobre 2011

    ballad
    « J'avais dix-huit ans quand Gauvain m'est entré dans le cœur pour la vie, sans que nous le sachions, ni lui, ni moi. Oui, cela a commencé par le cœur ou ce que je prenais pour le cœur à cette époque et qui n'était encore que la peau. »
    Nous sommes en 1948. C'est le coup de foudre. Deux jeunes gens venant d'un milieu différent tombent follement amoureux l'un de l'autre. Un mariage charnel s'accomplit. Gauvain, marin breton et George, future historienne, venant de Paris – unissent leurs corps et leurs âmes pour la vie. Gauvain est amoureux fou et désirerait que leur union s'officialise mais George, plus raisonnable et moins passionnée que Gauvain, refuse. Elle ne veut pas de sacrifices, d'un côté comme de l'autre. « Je voulais qu'il garde son métier, son accent, sa force et ses incompétences. Savais-je seulement si je l'aimerais déguisé en employé ou même en charpentier de marine, dépouillé du reflet des vagues dans ses yeux ? Et s'il s'aimerait encore lui-même ? » Plus tard, mariés chacun de leur côté, ils se retrouvent, et c'est une longue série de séjours d'amants sous les tropiques, au Canada et en France.
    Benoîte Groult n'y va pas par quatre chemin en employant une écriture directe,
    notamment quant aux préjugés de George vis-à-vis de Gauvain et aux scènes d'amour érotico-sensuelles, et celles-ci sont nombreuses car le thème de la passion charnelle est tout de même le thème principal. Ce roman constitue une réflexion importante sur le gouffre existant entre classes sociales, si difficile à surmonter, à la simplicité et au naturel impossibles à rejoindre d'un milieu à l'autre. J'ai trouvé cette lecture très émouvante et d'une grande cohérence.
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  • Par fanfanouche24, le 26 février 2014

    fanfanouche24
    J'ai lu plusieurs textes de Benoîte Groult... mais celui-ci je ne le connaissais pas... Je vais m'empresser de le lire, après en avoir vu l'adaptation théatrâle ce soir, 25 février 2014, avec Josiane Pinson et Serge Riaboukine. Deux acteurs fort convaincants...et mise en scène de Jean-Luc Tardieu, au Petit Montparnasse, rue de la Gaieté...
    Un très beau moment de théâtre et la découverte d'un texte audacieux, publié en 1988, qui parle de désir, de sexualité, mais aussi d'une histoire d'amour peu banale entre un marin breton et une intellectuelle parisienne. Le texte est tour à tour cru, direct, plein de drôlerie, mais aussi poétique, sensible...
    A ne pas manquer...|jusqu'à début mars] surtout lorque l'on apprend que l'actrice, Josiane Pinson, s'est battue deux années pour faire aboutir le projet...
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    • Livres 5.00/5
    Par lailasamburu, le 24 novembre 2012

    lailasamburu
    Histoire émouvante d'un amour fort, qui résiste au temps, malgré les différences de chacun dues au milieu social, à l'éducation reçue. Erotique certes à certaines pages mais sans aucune vulgarité ; et si cet amour a commencé par une attraction physique seulement, il est clair que beaucoup de sentiments sont venus s'incruster au fil des années et maintiennent cette relation stable et solide.
    L'écriture de l'auteure est superbe, rendant tout en nuances tout ce qui l'a marquée au long de ces années.
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  • Par ManouParis, le 22 décembre 2012

    ManouParis
    Dans Les vaisseaux du coeur, nous faisons la connaissance de George et Gauvain, deux êtres que tout oppose. George et sa famille, qui vivent à Paris, vont chaque année en vacances à Raguenès, en Bretagne. Elle grandit tout près de Gauvain, fils de paysans pauvres. Mais leurs différences les font se cotoyer dans un perpétuel affrontement. Jusqu'à un fameux bal, en 1948, où George et Gauvain vont succomber l'un à l'autre, et à partir de ce jour, vivre une passion charnelle qui durera toujours....
    Je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman.. En cause, l'histoire elle-même (car Benoite Groult sait écrire, il ne s'agit donc pas du style). Cette sorte de rencontre à la Roméo et Juliette, ces différences exaltées au rang de l'impossible qui n'empêchent finalement pas l'amour, j''ai trouvé ça assez tarte... L'historienne parisienne et le marin breton, elle qui cotoie des gens cultivés, élégants, quand lui est un pur produit de la "France profonde", c'est assez manichéen. de plus, entre eux deux il s'agit et il s'agira toujours d'un amour contrarié puisque nos héros vont faire leur vie séparemment. Gauvain se mariera, aura quatre enfants; et George connaitra trois longues relations, dont deux qui aboutiront à un mariage, et aura aussi un fils.
    Malgré les années qui passent, leurs retrouvailles seront perpétuelles, de 18 à 50 ans, aux quatre coins du monde. Assez peu probable, et surtout assez alambiqué. Toute la narration de leurs rapports sexuels aussi, ça ne m'a en aucun cas choquée (elle appelle un chat un chat, et alors?!) mais je n'ai pas été exaltée plus que cela par ses descriptions. Ne s'agit-il pas plus ou moins toujours de la même chose? Je me suis donc un peu ennuyée, ayant l'impression de relire sans cesse la même scène, la seule différence étant l'âge des protagonistes et le lieu. Par contre, j'ai reconnu des émotions que j'ai pu ressentir, que tout être humain ayant connu le désir charnel a déjà ressenti. Et j'ai été émue, en tant que femme, et en tant qu'amoureuse, parce que bien sûr, c'est merveilleux de faire l'amour avec un homme, avec son homme. de le regarder avec les yeux du désir au début, puis de l'amour ensuite, et de connaitre parfaitement son corps. Mais fallait-il une histoire aussi bancale pour transmettre ces émotions au lecteur?
    Donc oui, si certains passages ne m'ont pas laissée indifférente, j'ai trouvé globalement que la façon de raconter cette histoire était datée, avait mal vieillie (le roman a été publié en 1988). Peut-être sommes-nous trop exposés aux images pornographiques, à la vulgarité, pour apprécier un livre comme celui-ci, en 2012? Ou est-ce simplement moi qui ai du mal avec les histoires d'amour compliquées? Je n'exclue aucune de ces deux idées...

    Lien : http://manoulivres.canalblog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par Madraykin, le 06 décembre 2013

    Madraykin
    La lecture des Vaisseaux du coeur me faisait très envie au départ, et cependant ce roman m'a assez déçue. Les personnages de Gauvain et George semblaient pour moi à la fois un peu fades et en même temps trop caricaturés. George, issue d'un milieu assez aisé, est une femme cultivée, avec un bon poste dans l'enseignement, tandis que Gauvain, plus pauvre, semble être un homme assez rustre, pas très intelligent et intéressé uniquement par son métier de pêcheur. Leurs personnalités sont donc très opposées et l'amour ne se retrouve que grâce à l'attraction des corps, les deux personnages lorsqu'ils se rencontrent ne semblent rien partager d'enchanteur hormis leurs relations sexuelles. Je n'ai donc trouvé ni attrait ni charme à cette relation assez dépourvue de sentiments bien que l'auteur essaie vainement, grâce à une écriture parfois un peu inspirée, de nous convaincre qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. La passion à la fois exagérée et sans saveur pour moi est vite devenue monotone et sans poésie, de plus le roman n'évoluant qu'au travers des multiples rendez-vous que les personnages se donnent au cours de leur vie devient assez répétitif.
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Critiques presse (1)


  • LaPresse , le 11 février 2013
    Le récit improbable (et pourtant authentique) d'une histoire d'amour entre une intellectuelle féministe parisienne et un marin breton traditionnaliste [...] Le livre le plus poétique de l'auteure.
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par ballad, le 30 octobre 2011

    « Car le plus dur dans le malheur, ce n’est pas tellement d’être malheureux, c’est de se trouver privé de son minimum vital d’insouciance, de ce recours au rire ou, mieux encore, au fou rire salutaire qui fait sauter vos circuits et vous laisse pantelant, exhalant un de ces soupirs qui délivrent des pires tensions. Le malheur est désespérément sérieux. »

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  • Par ballad, le 30 octobre 2011

    « Ici, les salons de coiffure, tout comme les américains d’ailleurs, tiendraient plutôt de la laverie automatique, lessivage, essorage, séchage en dix-huit minutes, que de ces refuges voluptueux que sont les instituts de beauté en France. Les bacs ont une forme de guillotine à l’envers et vous scient la nuque, on vous étrangle au moyen d’une collerette en plastique rigide autour du cou au lieu d’une moelleuse serviette et les shampouineuses vous étrillent comme des palefrenières avant de vous livrer à un artiste inspiré… mais pas par votre tête pour peu que vous ayez dépassé quarante ans ! »
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  • Par elematt44, le 23 août 2012

    J'avais le privilège de pouvoir regarder sans angoisse les premiers signes du mal sur mon corps, parce que quelqu'un l'aimait. Je tapotais mon ventre un peu bouffi et moins musclé sans trop d'écoeurement parce que quelqu'un l'aimait. Je contemplais avec résignation le ramollissement progressif de mes bras parce que quelqu'un m'aimait. Mon rictus, mes pattes-d'oie qui se creusaient... Tiens, c'est bien ennuyeux mais quelqu'un m'aime. Aucune dégradation ne pouvait m'abattre aussi longtemps que Gauvain me désirerait.
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  • Par Endea54, le 15 février 2010

    Et ces simples mots me bouleversent. Il m'a tout offert et ne m'a jamais rien demandé et il a besoin que je lui dise oui, là,tout de suite. Sa détresse, si rarement visible, m'émeut. Il me semble en continuant d'aimer Gauvain que j'obéis à un sentiment très pur, car seul un amour authentique peut expliquer que les obstacles ne nous découragent jamais.

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  • Par tamara29, le 23 octobre 2012

    Le bel âge après tout, c'est celui où l'on sait à quels rêves on tient le plus ; celui où l'on peut encore en réaliser quelques-uns.

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Videos de Benoîte Groult

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Vidéo de Benoîte Groult

Annie Butor - Comment voulez-vous que j'oublie... Madeleine et Léo Ferré, 1950-1973 .
À l'occasion du Festival International Etonnants Voyageurs 2013, Annie Butor vous présente son ouvrage "Comment voulez-vous que j'oublie... Madeleine et Léo Ferré, 1950-1973" aux éditions Phébus. Préface de Benoîte Groult. http://www.mollat.com/livres/annie-butor-comment-voulez-vous-que-oublie-madeleine-leo-ferre-1950-1973-9782752909459.html Notes de Musique : "Pirates Of The Coast" by Black Bones (http://www.myspace.com/blackbonescom)








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