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ISBN : 2253053554
Éditeur : Le Livre de Poche (1990)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Qui saura, entre homme et femme, inventer une passion qui ne s'use pas? Qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes?

Tel est, au fond, le secret de ces deux êtres que tout sépare, mais que d'intenses ferveurs rapprochent. Lui, c'est un marin breton, elle est une intellectuelle parisienne. Ils ne se ressemblent guère, un monde d'usages ou de convenances aurait dû les rendre étrangers l'un à l'autre... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
20 août 2016
  • 5/ 5
« Il fait grand vent, Madame... » Quelle triste idée d'aimer un cormoran.
Mais quel plouc ce péquenot ! A chaque fois qu'on vient passer un mois de vacances l'été dans notre maison de famille avec mes parents, lui et sa ribambelle de frères et soeurs se moquent de nous les parisiens « têtes de chien ». Et mon prénom évidemment, avec les brillantes idées de maman, n'aide pas : George sans S ce qui devint pour les bretons du cru « George Sanzès ». « Nous nous étions toisés comme les représentants de deux espèces inconciliables. »
On a grandi. Comme ça, chacun derrière sa barrière. le temps est venu de penser au mariage. C'est sa soeur qui a choisit cette solution pour s'éloigner de la ferme et des frères, marins-pêcheurs. Elle voulait voir au long-cours. Elle m'a choisi comme demoiselle d'honneur. Je suis revenue au village pour la fête et vérifier si son frère avait changé. Je ne voulais pas le revoir sans savoir comment nous avions grandi après une baignade nocturne que nous avions partagée deux années plus tôt (en tout bien tout honneur à cette époque nous étions timorés).
A la fin de la fête nous nous sommes retrouvés seuls, dans une petite cabane et plus rien n'a compté. On ne se connaissaient pas. Seuls nos corps semblaient se connaître et se reconnaître « le corps sait ce qu'il veut au moins, il est imperméable aux raisonnements, il est implacable, le corps. » Et ça a commencé. Pour des années. Des années et même des décennies, de manière discontinue. On s'est vus peut-être quinze fois ...en trente ans. Une semaine en moyenne à chaque fois, autant dire que c'était des enfilades de retrouvailles et de déchirures. Vous y croyez à une histoire pareille ? Moi oui.
« Dites-moi que si je veux garder cet amour-là, il faut accepter de le perdre. » Je n'ai pas voulu l'épouser car je sentais que nos mondes étaient incompatibles et que je ne pourrais le supporter. « Celui qui parle le langage de la raison est celui qui aime le moins. Gauvain savait déjà cette vérité-là. » Que j'ai aimé le voir, voir son corps, faire l'amour avec lui. Même si « faire l'amour » est bien fade à côté de se que je vivais, « la recherche de ce frisson mystérieux qui ne se fonde sur rien que puissent traduire les mots humains. »
Dans ma tête la vielle duègne s'ingéniait à me dire que ce n'était qu'un plan cul. Oui forcément. Mais un plan cul qui ne faiblit pas malgré le temps et la distance qui nous séparaient, vous ne pensez pas que cela porte un autre nom ? Plus de trente ans à s'aimer sans que jamais les corps se lassent, j'ai bien une idée mais George tu ne vas pas l'aimer mon idée. Gauvain était plus honnête avec lui-même, il le disait « tu es un peu ma femme, après tout. »
« Ils ont leurs mots de passe tout de même ; ce stock d'allusions, de plaisanteries, de complicités, de souvenirs de jeunesse aussi, sans lesquels un amour n'est qu'une aventure sexuelle. »
Il va lui demander d'écrire leur histoire « il faut expliquer comment ça peut arriver, une histoire pareille. » Et elle de répondre « il n'y a rien de plus impossible à raconter qu'une histoire d'amour.» « Cette rage de comprendre le sexe comme on comprend les mathématiques ! le sexe n'a d'autres sens que lui-même. »
Alors je te le dis moi aussi « Même quand je te déteste, je t'aime. Tu comprends ça, toi ? » « Cette union que nous vivons, c'est aussi puissant qu'une communion mystique. C'est comme un décret de la nature qu'on accepterait. Et c'est rare de les entendre, les décrets de la nature. »
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fanfanouche24
26 février 2014
J'ai lu plusieurs textes de Benoîte Groult... mais celui-ci je ne le connaissais pas... Je vais m'empresser de le lire, après en avoir vu l'adaptation théatrâle ce soir, 25 février 2014, avec Josiane Pinson et Serge Riaboukine. Deux acteurs fort convaincants...et mise en scène de Jean-Luc Tardieu, au Petit Montparnasse, rue de la Gaieté...
Un très beau moment de théâtre et la découverte d'un texte audacieux, publié en 1988, qui parle de désir, de sexualité, mais aussi d'une histoire d'amour peu banale entre un marin breton et une intellectuelle parisienne. le texte est tour à tour cru, direct, plein de drôlerie, mais aussi poétique, sensible...
A ne pas manquer...|jusqu'à début mars] surtout lorque l'on apprend que l'actrice, Josiane Pinson, s'est battue deux années pour faire aboutir le projet...
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Madame_lit
07 octobre 2015
  • 5/ 5
Chère lectrice, cher lecteur,
Depuis plusieurs années, je me pose des questions par rapport à mes choix de romans préférés. Qu'est-ce qui fait en sorte qu'un roman me plait plus qu'un autre? Pourquoi l'histoire présentée dans Les Vaisseaux du coeur de Benoîte Groulx me bouleverse-t-elle? Je crois que tout simplement, la narratrice, dans ce récit, a réussi à parler avec intelligence à mon coeur, d'amour, de sensualité, d'affirmation de soi, de complicité. Mais encore, pour réussir à dialoguer avec un coeur, qu'est-ce que l'écrivain ou l'écrivaine doit faire? le processus de lecture est un acte assez complexe. Lors de mes études au cycle supérieur, j'ai analysé l'effet-personnage adolescent à partir de la théorie présentée par Vincent Jouve dans son essai L'effet-personnage dans le roman. En passant, je n'aurais jamais pensé que j'allais à nouveau consulter cet ouvrage ou encore que j'allais le citer. Ce dernier mentionne dans sa partie concernant «le personnage comme prétexte» :

“Pour cette dernière instance, le personnage n'est ni une marionnette, ni une personne, mais un support permettant de vivre imaginairement les désirs barrés par la vie sociale. Si le personnage peut ainsi apparaître comme médiateur entre l'imaginaire et l'auteur et les attentes du lecteur, c'est qu'il existe des invariants fantasmatiques préexistants à l'acte de lecture. Il est légitime de penser que les mécanismes psychiques à l'oeuvre dans la création ne sont pas sensiblement différents de ceux qui déterminent la réception : créée pour combler le désir de l'artiste, l'oeuvre comble également notre propre désir. (p. 150)”
Dans ce roman, je peux, grâce au personnage de George «vivre imaginairement les désirs barrés par la vie sociale». Je crois également que je m'associe beaucoup à elle car c'est une passionnée, elle possède une force de caractère, elle apparaît indépendante, elle est intelligente, elle a une bonne culture et elle a fait des choix en fonction de sa carrière. En plus, ce récit est autobiographique; il impose donc un rapport privilégié entre l'auteur/le narrateur/ le lecteur. Ainsi, il comble un besoin entre les parties. Besoin pour l'écrivaine d'immortaliser une passion hors du commun et besoin pour le lecteur de vivre par procuration cette dernière afin de combler, peut-être, un vide émotionnel. D'ailleurs, Gauvain demandera à George d'écrire leur histoire. Mais encore, au début du récit, la narratrice me fait participer à ce dernier en m'octroyant le rôle de témoin. À la première phrase, elle pose la question suivante et me rend complice de son adultère et de son histoire : « D'abord, comment vais-je l'appeler pour que sa femme ne sache jamais?» et de poursuivre :

“Il serait flatteur et plus facile pour expliquer cet amour d'évoquer une complicité d'idées ou de cultures, une amitié d'enfance, un talent rare chez l'un d'eux, une émouvante infirmité…, mais il faut bien reconnaître la vérité toute nue : ces deux-là étaient faits pour s'ignorer, voire se mépriser, et seul le langage inarticulé de l'amour leur a permis de communiquer […]. (p.14).”
En ce sens, la narratrice, George, intellectuelle parisienne, et Gauvain, marin breton, vont vivre une histoire marquée par le sceau de la chair, mais qui, au fil du temps, va se transformer en amour. Ces deux êtres que tout oppose (classes sociales, études, intérêts) vont s'aimer durant plus de trente ans loin l'un de l'autre, en volant des jours ici et là à la vie. Ils vont réussir à se retrouver un peu partout aux quatre coins de la planète pour donner libre cours à leurs sentiments, à leur passion. Par ailleurs, ma pulsion de voyeurisme est doublement sollicitée. Ainsi, l'objet de voyeurisme se retrouve dans les scènes érotiques décrites par la narratrice dans des chambres et par le fait que cette relation semble interdite (convention, état matrimonial, etc.). le premier chapitre débute ainsi :

“J'avais dix-huit ans quand Gauvain m'est entré dans le coeur pour la vie, sans que nous ne le sachions, ni lui, ni moi. Oui, cela a commencé par le coeur ou ce que je prenais pour le coeur à cette époque et qui n'était encore que la peau. (p. 19).”
Dans ce voyage de la vie, les deux protagonistes empruntent différents chemins, pour en arriver à l'amour. La narratrice, dès le premier chapitre, présente sa relation avec Gauvain comme étant mythique :

“Quels mots d'ailleurs auraient pu rendre compte du sentiment qui nous envahissait et qui était, à l'évidence, totalement incongru et absurde? le sentiment que nos corps et que nos âmes- car ce n'était pas nos cerveaux- aspiraient à se joindre, sans souci de tout ce qui pouvait nous séparer en ce bas monde. (p. 27).”
Elle fait référence bien sûr à Platon et au concept de l'âme soeur. Comment ne pas être séduite? Deux âmes soeurs si différentes… qui se retrouvent, qui se perdent…Car Gauvain propose au tout début de l'histoire le mariage à George et il lui dit qu'il est prêt à suivre des cours, à rompre ses fiançailles et à l'épouser. Cette dernière refuse car elle a trop de préjugés et elle ne souhaite pas qu'il fasse partie de son cercle social. Elle ne se voit pas vivre à ses côtés. Elle dira :

“Je ressentis un frisson de délaissement et maudis notre incapacité à vivre selon nos coeurs, la mienne sûrement, celle de Gauvain, qu'il aurait découverte plus tard. (p. 59)”
George choisit alors d'écouter sa raison. Ensuite, les deux vont se marier à d'autres et avoir des enfants. Toutefois, George divorcera de son époux. Ils se revoient treize ans plus tard, par hasard, à Dakar. Ils retrouvent le langage du corps et du coeur. Ils passeront par la suite un séjour aux Seychelles :

“Il était une fois dans un archipel de l'océan Indien, par le plus grand des hasards- ou était-ce la plus impérieuse des nécessités?- un marin et une historienne que rien ne prédisposait à se retrouver ensemble, l'un et l'autre habités par un désir si physique qu'ils n'osaient le nommer amour; l'un et l'autre incrédules devant cette attirance et s'attendant chaque matin à retrouver raison; l'un et l'autre enfin s'interrogeant sur ce qui leur advenait, comme vous ou moi, comme tous ceux qui ont buté un jour sur ce mystère lancinant dont seuls les poètes ont su sonder les profondeurs, sans pour autant supprimer la question. (p. 85)”
Comme vous le remarquerez, dans cet extrait, le lecteur, par conséquent moi, est directement interpellé par l'emploi du vous. Aussi, ils ont dix jours à eux et George lui avoue qu'elle aime son intelligence amoureuse. Ils repartiront après avoir donné libre cours à toute la frénésie sexuelle dont ils sont capables afin de se rassasier l'un de l'autre. Par la suite, ils se donnent des nouvelles par le biais d'appels téléphoniques, de lettres. Ainsi, Gauvain écrit à George à la fin d'une missive de lui garder une place dans son coeur. Gauvain et George se verront en Floride, en France, au Québec. Ils se retrouvent à Montréal, ils ont cinquante ans. Gauvain dira à celle qu'il appelle malgré tout sa femme :

“-C'est pas ma vie qui compte pour moi, c'est toi dans ma vie. Tu le sais. Sans toi, je me fous de ce qui peut arriver. (p. 254)”
George tant qu'à elle lui répondra :

“Tu es vraiment sinoque! Tu crois qu'on reste trente ans à aimer un ‘'type-pas-pour-soi''? (p. 254).”
Cette histoire me touche depuis deux décennies. Je peux comprendre le fait que Benoîte Groulx ait voulu l'immortaliser. Son écriture s'avère poétique, parfois ironique. Elle écrit bien et grâce à ce récit, elle nous fait vivre par procuration des émotions qui brisent les tabous au nom de l'amour. Les classes sociales sont renversées et la dualité entre le coeur et la raison s'avère une thématique qui vient me chercher… car, j'ai eu à transiger constamment avec cette dernière.
Le titre évoque à lui seul ce voyage à travers les vaisseaux pour aboutir au pays du coeur. À cet égard, c'est en naviguant à travers différents vaisseaux que nos deux protagonistes finiront par réaliser ce que c'est que d'aimer. Mais, en même temps, George perd à tout jamais Gauvain à cause d'un problème cardiaque. Quel paradoxe! Que dire de plus sur ce roman que j'aime tant? Que j'aurais aimé vivre une telle histoire?
Je vous laisse sur ce poème qu'offre George adolescente à Gauvain après avoir passé une soirée avec lui :

“Très purs devant l'océan
Tous deux nous nous sommes assis
Tu étais timide comme un homme-enfant
Qui n'aurait pas lu Gide.
La nuit était douce comme la nuit
Mais moi froide comme la première femme.
Nous sommes restés au bord du temps
Au bord du désir et de la femme en moi
Toi homme et moi jeune fille
Raide et calme
Comme on sait parfois l'être à vingt ans.
Je reviens souvent à Raguenès
Moi qui ai lu Gide
Pour retrouver tes yeux fuyants
Et ta bouche sauvage et tremblante.
Je suis douce aujourd'hui comme la première femme
Mais les nuits sont froides comme la nuit.
Je t'embrasserais si bien ce soir pourtant
Dans le goût du sel sur nos peaux
Toi qui navigues en mer d'Irlande
Dans la violente étreinte des vagues
Bien loin de mes vingt ans
Et de la douce plage où tu me conduisis
Pour pêcher la bête fabuleuse
Qui ne s'est pas montrée.
Et toi?
Viens-tu au rendez-vous parfois
Regretter ce baiser qu'on ne s'est pas donné? (p. 31)”
J'espère avoir réussi à vous faire comprendre mon intérêt pour ce récit. Pour ce faire, j'ai abordé le fait que je peux vivre par procuration une histoire d'amour qui brise les tabous sociaux, j'ai soulevé que ma pulsion de voyeurisme était sollicitée et j'ai mentionné que je suis touchée par la thématique coeur-raison.
Si vous avez envie de plonger dans une mer de sensualité, de briser avec ces deux êtres toutes les conventions et de partir vous aussi à bord de ces vaisseaux du coeur, n'hésitez pas à lire cette histoire où la liberté d'aimer transcende toutes les pages.
Bien à vous,
Madame lit
Références :
GROULX, Benoîte. Les Vaisseaux du coeur, Paris, Bernard Grasset, 1988, 261 p.
JOUVE, Vincent. L'effet-personnage dans le roman, Paris, PUF, 1992, 271 p.

Lien : https://madamelit.wordpress...
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feanora
29 novembre 2014
  • 4/ 5
Ce livre, écrit par une féministe notoire, n'a pas pris une ride.
Je continue pourtant à me demander comment une passion sexuelle peut durer quarante ans, entretenue seulement par quelques séjours ensemble.
Sont-ce les souvenirs qui continuent à l'entretenir, voire à la magnifier?
Les vaisseaux du coeur sont , pour moi, une histoire d'amour inoubliable.
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lailasamburu
24 novembre 2012
  • 5/ 5
Histoire émouvante d'un amour fort, qui résiste au temps, malgré les différences de chacun dues au milieu social, à l'éducation reçue. Erotique certes à certaines pages mais sans aucune vulgarité ; et si cet amour a commencé par une attraction physique seulement, il est clair que beaucoup de sentiments sont venus s'incruster au fil des années et maintiennent cette relation stable et solide.
L'écriture de l'auteure est superbe, rendant tout en nuances tout ce qui l'a marquée au long de ces années.
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Les critiques presse (1)
LaPresse11 février 2013
Le récit improbable (et pourtant authentique) d'une histoire d'amour entre une intellectuelle féministe parisienne et un marin breton traditionnaliste [...] Le livre le plus poétique de l'auteure.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
elematt44elematt4423 août 2012
J'avais le privilège de pouvoir regarder sans angoisse les premiers signes du mal sur mon corps, parce que quelqu'un l'aimait. Je tapotais mon ventre un peu bouffi et moins musclé sans trop d'écoeurement parce que quelqu'un l'aimait. Je contemplais avec résignation le ramollissement progressif de mes bras parce que quelqu'un m'aimait. Mon rictus, mes pattes-d'oie qui se creusaient... Tiens, c'est bien ennuyeux mais quelqu'un m'aime. Aucune dégradation ne pouvait m'abattre aussi longtemps que Gauvain me désirerait.
+ Lire la suite
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AmbagesAmbages21 août 2016
- Qu'est-ce que tu veux que j'écrive ? Ils se couchent, ils se lèvent, ils se recouchent, il la baise et rebaise, il la comble, elle le fait reluire, il lui fait des yeux de merlan frit...
- Normal pour un marin !
- Tu as tout sauf les yeux de poisson.
- Les thons ont de beaux yeux, tu sais, noirs bordés d'argent. Dans l'eau je veux dire. Tu les as jamais vus vivants, toi, tu peux pas savoir.
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Endea54Endea5415 février 2010
Et ces simples mots me bouleversent. Il m'a tout offert et ne m'a jamais rien demandé et il a besoin que je lui dise oui, là,tout de suite. Sa détresse, si rarement visible, m'émeut. Il me semble en continuant d'aimer Gauvain que j'obéis à un sentiment très pur, car seul un amour authentique peut expliquer que les obstacles ne nous découragent jamais.
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tamara29tamara2923 octobre 2012
Le bel âge après tout, c'est celui où l'on sait à quels rêves on tient le plus ; celui où l'on peut encore en réaliser quelques-uns.
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nelly76nelly7604 novembre 2016
J'ose à peine prononcer ces mots.Mais nous sommes dans l'obscurité et Gauvain ne protesté pas.Il n'a pas peur des grandes choses.Et moi je n'ai plus peur de rien avec cet homme.Je m'autorise toutes les fantaisies, je chante ou danse devant lui comme si j'étais seule.J 'arbore des tenues que j devrais cacher soigneusement à mon retour dans la vie normale.Je porte une chemise de satin mou, véritable《 Arrachez - moi ça 》 comme jamais je n'aurais songé à m'en acheter dans le civil. Oh, moyens que je réprouve ou méprise! Qu'il est doux de vous employer....et d'en tirer tant de bienfaits!
Je me suis même conduite en épouse, allant accompagner Gauvain à son bord pour la première fois, visiter sa cabine, voir où il dormait, où il cachait ses photos de moi et mes lettres.Et j'étais sur le quai le jour où le Raguenès reprit la mer, agitant la main puis le bras puis courant le long du quai à mesure que sa chère silhouette se faisait plus petite et que les hommes disponibles rassemblés sur le pont regardaient s' éloigner la terre, comme ils font dans tous les ports du monde.Et mes yeux e sont embués comme ceux de toutes les femmes du monde qui voient partir leur marin.
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Vidéo de Benoîte Groult
Le 7 mars 2013, François Busnel reçoit :
Benoîte Groult, Ainsi soit Olympe de Gouges Alix de Saint-André, Garde tes larmes pour plus tard, à propos de Françoise Giroud, Histoire d'une femme libre : un manuscrit retrouvé par Alix de Saint-André à l'IMEC et publié par cet écrivaine à titre posthume. Andreï Makine, Une femme aimée Claude Pujade-Renaud, Dans l'ombre de la lumière
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