ISBN : 2253053554
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1990)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
" Exhortation provocante, triomphante, à la passion physique capable de balayer toutes les différences sociales, culturelles, les entraves conjugales, l'éloignement, le temps, Les Vaisseaux du cœur de Benoîte Groult est la plus fabuleuse des histoires d'amour. (Claire G... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par ballad, le 30 octobre 2011

    ballad
    « J'avais dix-huit ans quand Gauvain m'est entré dans le cœur pour la vie, sans que nous le sachions, ni lui, ni moi. Oui, cela a commencé par le cœur ou ce que je prenais pour le cœur à cette époque et qui n'était encore que la peau. »
    Nous sommes en 1948. C'est le coup de foudre. Deux jeunes gens venant d'un milieu différent tombent follement amoureux l'un de l'autre. Un mariage charnel s'accomplit. Gauvain, marin breton et George, future historienne, venant de Paris – unissent leurs corps et leurs âmes pour la vie. Gauvain est amoureux fou et désirerait que leur union s'officialise mais George, plus raisonnable et moins passionnée que Gauvain, refuse. Elle ne veut pas de sacrifices, d'un côté comme de l'autre. « Je voulais qu'il garde son métier, son accent, sa force et ses incompétences. Savais-je seulement si je l'aimerais déguisé en employé ou même en charpentier de marine, dépouillé du reflet des vagues dans ses yeux ? Et s'il s'aimerait encore lui-même ? » Plus tard, mariés chacun de leur côté, ils se retrouvent, et c'est une longue série de séjours d'amants sous les tropiques, au Canada et en France.
    Benoîte Groult n'y va pas par quatre chemin en employant une écriture directe,
    notamment quant aux préjugés de George vis-à-vis de Gauvain et aux scènes d'amour érotico-sensuelles, et celles-ci sont nombreuses car le thème de la passion charnelle est tout de même le thème principal. Ce roman constitue une réflexion importante sur le gouffre existant entre classes sociales, si difficile à surmonter, à la simplicité et au naturel impossibles à rejoindre d'un milieu à l'autre. J'ai trouvé cette lecture très émouvante et d'une grande cohérence.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par zabeth55, le 31 janvier 2012

    zabeth55
    Un livre qui m'a énormément touchée quand je l'ai lu, il y a bien longtemps.
    A relire pour savoir si l'un de nous deux a plus vieilli que l'autre ou si nous sommes toujours à l'unisson.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Mimosa, le 02 septembre 2010

    Mimosa
    Benoite Goult nous conte la passion amoureuse. Un livre délicieusement "vrai", qui m'a particulièrement touché. La sexualité y est abordée de manière assez crue, mais pas choquante du tout, comme j'ai pu le lire fréquemment.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Theoma, le 10 mai 2009

    Theoma
    Un grand coup de cœur. Une histoire d'amour rare. Une écriture audacieuse. Benoîte Groult nous plonge dans la complexité du féminin, ce qui nous empêche d'aimer sans peur. C'est sublimement érotique.
    Lui, le marin, sa mer, son pays la Bretagne, son amour Karedig. Elle, l'intellectuelle, ses préjugés, ses démons, son amour Lozerech. Écrire un commentaire sur ce livre est proche de l'imposture tant il faut le lire...

    Lien : http://www.audouchoc.com/article-30630252.html
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ballad, le 30 octobre 2011

    « Ici, les salons de coiffure, tout comme les américains d’ailleurs, tiendraient plutôt de la laverie automatique, lessivage, essorage, séchage en dix-huit minutes, que de ces refuges voluptueux que sont les instituts de beauté en France. Les bacs ont une forme de guillotine à l’envers et vous scient la nuque, on vous étrangle au moyen d’une collerette en plastique rigide autour du cou au lieu d’une moelleuse serviette et les shampouineuses vous étrillent comme des palefrenières avant de vous livrer à un artiste inspiré… mais pas par votre tête pour peu que vous ayez dépassé quarante ans ! »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par ballad, le 30 octobre 2011

    « Car le plus dur dans le malheur, ce n’est pas tellement d’être malheureux, c’est de se trouver privé de son minimum vital d’insouciance, de ce recours au rire ou, mieux encore, au fou rire salutaire qui fait sauter vos circuits et vous laisse pantelant, exhalant un de ces soupirs qui délivrent des pires tensions. Le malheur est désespérément sérieux. »
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Endea54, le 15 février 2010

    Et ces simples mots me bouleversent. Il m'a tout offert et ne m'a jamais rien demandé et il a besoin que je lui dise oui, là,tout de suite. Sa détresse, si rarement visible, m'émeut. Il me semble en continuant d'aimer Gauvain que j'obéis à un sentiment très pur, car seul un amour authentique peut expliquer que les obstacles ne nous découragent jamais.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Mimosa, le 29 août 2010

    ... un an de vie commune avec Sydney, un collègue qui enseignait la Littérature moderne, me suffit pour entrevoir le doux piège où je m'apprêtais à retomber. Car désormais, je me savais trop malléable -ou trop lâche ? - por oser tenir tête à un homme aimé et pour occuper mon territoire. Je ne connaissais que trop ma tendance à me plier au mode de vie de l'autre, par un vieux réflexe d'ailleurs, ce qu iendormait sa méfiance -, jusqu'au jour où je découvrais que ma part de vie s'était rétrécie, mes libertés amenuisées et que j'étais en passe de reconstituer le rapport de force de mon précédent mariage !
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Theoma, le 10 mai 2009

    On est de son sexe comme d'un pays

    C'est avec des « tu te souviens » que se rassurent les amants qui doutent d'eux-mêmes

    On marche rarement du même pas en même temps, dans un couple

    Celui qui parle le langage de la raison est celui qui aime le moins.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Benoîte Groult

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Benoîte Groult


Patrick Lapeyre Prix Femina
Patrick Lapeyre Prix Femina 2010 pour "La Vie est brève et le désir sans fin" paru aux éditions POL - Remise du Prix le 2 novembre 2010 à l'Hotel Crillon -Paris : Membres du Jury Femina : Diane de Margerie - Viviane Forrester - Claire Gallois - Benoîte Groult - Paula Jacques - Christine Jordis - Mona Ozouf - Danièle Sallenave - Chantal Thomas -Paule Constant - Camille Laurens - Solange Fasquelle - Prix Femina Etranger: Sofi Oksanen "Purge" éditions Stock - AFP TV








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les vaisseaux du coeur par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (78)

> voir plus

Quiz