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ISBN : 2253053554
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1990)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 174 notes)
Résumé :
Qui saura, entre homme et femme, inventer une passion qui ne s'use pas? Qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes?

Tel est, au fond, le secret de ces deux êtres que tout sépare, mais que d'intenses ferveurs rapprochent. Lui, c'est un marin breton, elle est une intellectuelle parisienne. Ils ne se ressemblent guère, un monde d'usages ou de convenances aurait dû les rendre étrangers l'un à l'autre... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
11 décembre 2016
★★★★★
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Heureuse que ma 600ème critique s'écrive ainsi sur une note positive. Lecture que j'ai eu envie de faire après avoir apprécié la critique d'Ambages !
C'est un roman dont je suis sortie envoûtée, remuée, secouée, bouleversée. Une auteure qui sait parler de la femme, de l'homme, des clivages sociaux et éducatifs, avec une émouvante intemporalité, une juste sensibilité.
Un récit sur l'alchimie physique, sur le trouble des sens, sur les mystères du plaisir sexuel, féminin comme masculin. Mais également, une histoire d'amour passionnelle, atypique, sincère, douloureuse et magnifique. Irrésistible attirance entre deux êtres opposés, entre séparations et retrouvailles, actes manqués et déceptions, en perpétuelle recherche d'eux-mêmes. Deux âmes qui se reconnaissent par et "dans" le corps de l'autre, comme un port d'attache salvateur, faute d'y engager / sacrifier leurs rêves, leur avenir, leur personne...
Une très belle plume, sensible, réaliste, humoristique parfois, qui décrit l'inconstance de la vie et les contradictions de l'amour. Enfin, jamais vulgaire, extrêmement sensuelle (plus qu'érotique), cette évocation de la sexualité comme le don le plus glorieux, l'abandon le plus absolu !!
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palamede
13 février 2017
★★★★★
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Je ne sais pourquoi j'ai longtemps confondue Benoîte Groult avec Françoise Giroud. J'imagine que ce qui les a réunies dans mon esprit c'est leur profil de grandes amoureuses, féministes par dessus le marché. De quoi me plaire, moi qui apprécie les femmes libres qui parlent d'amour sans chichis.
Bon mais là l'histoire est un peu cliché, la parisienne intellectuelle et féministe qui tombe dans les bras du rude marin pêcheur ça sent le déjà vu. J'ai lu une autre variante récemment qui m'a un tantinet agacée : l'ex-paysan qui s'éprend d'une styliste parisienne. Rien à faire, le choc des cultures, je trouve ça passablement ennuyeux.
Non mais pas ici, Gauvin aime George (sans s comme George Sand) et vice versa. Leur amour dure malgré des temps sans se voir, surmonte les obstacles de toute une vie. C'est intense, physique. Et c'est surtout tellement bien écrit, décrit, que cette presque vieille dame (Benoîte Groult a 68 ans quand elle publie les Vaisseaux) nous donne une vraie leçon d'amour.
Car Benoîte trouve les mots justes de la passion physique, du transport amoureux, de celui qu'elle définit comme : " cet extrême plaisir qui recule les limites de la vie et met au monde en nous des corps que nous n'imaginions pas. " Non sans humour et voluptueusement, elle nous embarque dans les tréfonds humains, ceux du désir dont souvent on ne sait ou n'ose parler.
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1967fleurs
17 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
Combien j'ai aimé cette lecture …
Je me suis reçue une pluie d'étoiles, merci vous avez appuyé sur la bonne touche Benoîte…
C'est tout de même un peu son histoire qu'elle nous partage dans ce livre, car pour écrire de cette façon, aller aussi loin, il y a une part de vécu…
Oui, il est question de sexe….bah oui j'le dis…. mais c'est surtout une magnifique histoire d'amour….
Socialement, intellectuellement, tout les sépare….elle est parisienne, prof, écrivain, lui breton, marin pêcheur, mais pourtant pas avec un cerveau de bulot….(je l'écris….pour éviter le cliché… !)
A travers leurs ivresses, cet amour irrépressible qu'elle éprouve pour cet homme, elle nous parle de l'amour charnel et de son plaisir, cet inconnu, l'abandon que l'autre fait surgir en vous…. Telles des vagues qui vont et viennent il est aussi question d'attente, d'incertitudes, de tourments….que provoquent ces mouvements du coeur et du corps…
J'ai aimé Georges, cette femme décomplexée, affranchie qui assume complètement sa sexualité, son désir, révélant à Gauvain sa pleine virilité, ses sentiments. Il y a une qualité chez cet homme que j'ai beaucoup appréciée, c'est son profond respect….
C'est érotique, sensuel, certains pourraient être choqués, trouver cela indécent, bah pas moi !
Puis c'est aussi la vie… nooon ?
Une plume poétique, réaliste, juste, intemporelle.

Merci Benoîte pour cette écriture « avangardiste », audacieuse, pour la femme de votre époque, j'ai adoooré…..bah oui… j'assume !
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Iboo
19 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
Pas d'envolées lyriques, le soir sur la lande brumeuse, entre une oiselle soupirante et un beau ténébreux torturé. Non, rien de tout ça.
"Les vaisseaux du coeur" c'est une histoire d'amour entre deux êtres dans lesquels on se reconnaît. Deux êtres qui n'auront cesse de s'étonner d'avoir pu accepter avec autant de tendresse ces différences sociales et culturelles qui leur auraient été intolérables chez d'autres. Deux êtres ancrés dans la réalité de leurs vies, de leurs responsabilités, de leurs engagements. Deux êtres qui ne se sont autorisés que des parenthèses sans jamais éclabousser le monde avec leur passion.
Deux êtres qui se sont aimés follement mais avec conscience, d'un amour vrai qui a défié le temps et ses vicissitudes.
Une histoire d'amour sans trémolos, aussi simple que magnifique.
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Ambages
20 août 2016
★★★★★
★★★★★
« Il fait grand vent, Madame... » Quelle triste idée d'aimer un cormoran.
Mais quel plouc ce péquenot ! A chaque fois qu'on vient passer un mois de vacances l'été dans notre maison de famille avec mes parents, lui et sa ribambelle de frères et soeurs se moquent de nous les parisiens « têtes de chien ». Et mon prénom évidemment, avec les brillantes idées de maman, n'aide pas : George sans S ce qui devint pour les bretons du cru « George Sanzès ». « Nous nous étions toisés comme les représentants de deux espèces inconciliables. »
On a grandi. Comme ça, chacun derrière sa barrière. le temps est venu de penser au mariage. C'est sa soeur qui a choisi cette solution pour s'éloigner de la ferme et des frères, marins-pêcheurs. Elle voulait voir au long-cours. Elle m'a choisi comme demoiselle d'honneur. Je suis revenue au village pour la fête et vérifier si son frère avait changé. Je ne voulais pas le revoir sans savoir comment nous avions grandi après une baignade nocturne que nous avions partagée deux années plus tôt (en tout bien tout honneur à cette époque nous étions timorés).
A la fin de la fête nous nous sommes retrouvés seuls, dans une petite cabane et plus rien n'a compté. On ne se connaissaient pas. Seuls nos corps semblaient se connaître et se reconnaître « le corps sait ce qu'il veut au moins, il est imperméable aux raisonnements, il est implacable, le corps. » Et ça a commencé. Pour des années. Des années et même des décennies, de manière discontinue. On s'est vus peut-être quinze fois ...en trente ans. Une semaine en moyenne à chaque fois, autant dire que c'était des enfilades de retrouvailles et de déchirures. Vous y croyez à une histoire pareille ? Moi oui.
« Dites-moi que si je veux garder cet amour-là, il faut accepter de le perdre. » Je n'ai pas voulu l'épouser car je sentais que nos mondes étaient incompatibles et que je ne pourrais le supporter. « Celui qui parle le langage de la raison est celui qui aime le moins. Gauvain savait déjà cette vérité-là. » Que j'ai aimé le voir, voir son corps, faire l'amour avec lui. Même si « faire l'amour » est bien fade à côté de se que je vivais, « la recherche de ce frisson mystérieux qui ne se fonde sur rien que puissent traduire les mots humains. »
Dans ma tête la vielle duègne s'ingéniait à me dire que ce n'était qu'un plan cul. Oui forcément. Mais un plan cul qui ne faiblit pas malgré le temps et la distance qui nous séparaient, vous ne pensez pas que cela porte un autre nom ? Plus de trente ans à s'aimer sans que jamais les corps se lassent, j'ai bien une idée mais George tu ne vas pas l'aimer mon idée. Gauvain était plus honnête avec lui-même, il le disait « tu es un peu ma femme, après tout. »
« Ils ont leurs mots de passe tout de même ; ce stock d'allusions, de plaisanteries, de complicités, de souvenirs de jeunesse aussi, sans lesquels un amour n'est qu'une aventure sexuelle. »
Il va lui demander d'écrire leur histoire « il faut expliquer comment ça peut arriver, une histoire pareille. » Et elle de répondre « il n'y a rien de plus impossible à raconter qu'une histoire d'amour.» « Cette rage de comprendre le sexe comme on comprend les mathématiques ! le sexe n'a d'autres sens que lui-même. »
Alors je te le dis moi aussi « Même quand je te déteste, je t'aime. Tu comprends ça, toi ? » « Cette union que nous vivons, c'est aussi puissant qu'une communion mystique. C'est comme un décret de la nature qu'on accepterait. Et c'est rare de les entendre, les décrets de la nature. »
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Les critiques presse (1)
LaPresse11 février 2013
Le récit improbable (et pourtant authentique) d'une histoire d'amour entre une intellectuelle féministe parisienne et un marin breton traditionnaliste [...] Le livre le plus poétique de l'auteure.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede13 février 2017
Ton amie s'appelle George, sans s ? disaient nos collègues à Sydney d'un air plein de sous-entendus, comme si j'avais choisi ce prénom moi-même dans le but de collectionner les amants, de préférence nerveux, géniaux et plus jeunes que moi, et de négliger les travaux ménagers, ce qui cadrait tout à fait avec l'opinion qu'ils [les Américains] se faisaient des Françaises.
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palamedepalamede13 février 2017
Il faut savoir être infidèle aux autres parfois pour ne pas l'être à soi-même [...].
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palamedepalamede14 février 2017
[...] celui qui parle le langage de la raison est celui qui aime le moins.
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IbooIboo08 décembre 2016
À bord, les marins-pêcheurs vivent en système communautaire et sont payés à la part, selon les résultats de chaque marée. Gauvain se montrait très fier de ne pas être un salarié.
Chez lui on privilégiait la compétence, l'honnêteté, le courage ; la santé était une qualité et la fatigue une tare apparentée à la paresse. On mesurait un travail à son utilité, jamais à la peine qu'il coûterait ni au temps qu'il y faudrait.
Chez nous, Parisiens qui flirtions avec l'avant garde artistique (mon père éditait une revue d'art moderne), l'honnêteté passait pour une vertu un peu ridicule, sauf pour une bonne. On avait toutes les indulgences pour les ratés ou les oisifs s'ils avaient de l'esprit et savaient s'habiller, et un certain attendrissement à l'égard des alcooliques mondains assorti de mépris pour les poivrots de village.
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elematt44elematt4423 août 2012
J'avais le privilège de pouvoir regarder sans angoisse les premiers signes du mal sur mon corps, parce que quelqu'un l'aimait. Je tapotais mon ventre un peu bouffi et moins musclé sans trop d'écoeurement parce que quelqu'un l'aimait. Je contemplais avec résignation le ramollissement progressif de mes bras parce que quelqu'un m'aimait. Mon rictus, mes pattes-d'oie qui se creusaient... Tiens, c'est bien ennuyeux mais quelqu'un m'aime. Aucune dégradation ne pouvait m'abattre aussi longtemps que Gauvain me désirerait.
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