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ISBN : 2253159646
Éditeur : Le Livre de Poche (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.12/5 (sur 1202 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 14 octobre 2009

    caro64
    J'ai lu ce livre de 750 pages en 3 jours, sans l'ombre d'un ennui. Bien au contraire ! Jamais entendu parler de l'auteur, Jean-Michel Guenassia, avant cette rentrée littéraire ! Normal, c'est son premier roman et quel roman ?!
    Michel Marini, le pivot de ce récit, va fréquenter Le club des incorrigibles optimistes d'octobre 1959 à juin 1964. Cela bouleversera sa vie.
    En 1959, Michel est un petit parisien de 12 ans plus passionné par la lecture et le baby-foot que par ses études. Son temps libre, il le passe principalement au Balto, troquet tenu par d'authentiques Auvergnats à Denfert-Rocherau. Michel est un garçon curieux et si les parties de baby-foot ne souffrent pas d'amateurisme, cela ne l'empêche pas de prêter une oreille attentive aux discussions enflammées de ses ainés, jeunes gens fortement engagés politiquement, tels son frère, Franck et son ami Pierre qui partiront pour la guerre d'Algérie, déterminés à tout révolutionner, quitte pour cela à devancer l'appel. En attendant, de fortes amitiés se créent. Michel découvre le rock'n roll, les dissenssions politiques et littéraires et Le club des incorrigibles optimistes. C'est un club d'échec dans l'arrière-salle du Balto où parfois Sartre et Kessel se joignent aux autres membres. "C'étaient quasiment tous des gens des pays de l'Est. Des Hongrois, des Polonais, des Roumains, des Allemands de l'est, des Yougoslaves, des Tchécoslovaques, des Russes, pardon, des soviétiques reprenaient certains. Il y avait même un Chinois et un Grec." Tous avaient quitté leur famille et leur pays dans des "conditions dramatiques et rocambolesques". Mais de cela, ils n'en parlaient jamais et il faudra du temps à Michel pour rassembler les pièces du puzzle de leurs vies.
    Ce roman est d'abord un roman sur la trahison. Tous les personnages (ou presque) ont trahi un proche ou leurs idées. En face, bien sûr, il y a le pardon. Mais la trahison est-elle pardonnable ? C'est la question que va vite se poser Michel. Mais ce n'est pas le seul souci du jeune homme qui découvre que vivre, c'est apprendre à perdre et que la psychologie humaine est particulièrement complexe. Heureusement pour lui, Michel a des antidotes à tous les maux : la littérature, la photographie et la cinémathèque de la rue d'Ulm. Et puis, il y a l'Amour...
    Jusqu'en 1964, petits et grands événements ne laisseront aucun répit à ces destinées peu ordinaires, composant un livre si dense qu'il est difficile de le résumer.
    Avec un rythme impeccable, une documentation sans failles, du rire, des larmes, cet ouvrage est captivant, on ne peut plus le lâcher une fois commencé... Sa construction est parfaite, très élaborée. Jean-Michel Guenassia écrit plusieurs romans dans un roman, plusuieurs histoires qui se dévorent sans qu'on se sente égaré.
    Il y a aussi la question que l'on se pose forcément : Joseph Kessel et Jean-Paul Sartre fréquentaient-ils le même bistrot et aidaient-ils les réfugiés politiques ?
    Je vous conseille fortement cette lecture qui laisse "échec et mat" et qui se lit comme on boit une vodka : d'un coup !
    Bref, un livre formidable ! Il sonne si vrai qu'on en oublie parfois que c'est un roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 12 juillet 2013

    Lorraine47
    Je referme ce compagnon de route de quelques semaines avec un léger parfum de nostalgie.
    Ce livre mêle la petite histoire à la grande avec élégance et émotion.
    Le Paris des années soixante, son café de la Place Denfert Rochereau, symbole du foisonnement intellectuel nous est dépeint à travers le regard d'un adolescent, Michel, qui s'ouvre à la vie et à la politique.
    Je pense à "Une vie française" de Jean-Paul Dubois ou au film "Skylab"de Julie Delpy qui nous décrit de façon humoristique les vacances d'une famille française à la fin des années 70, et nous livrent avec grâce le doux témoignage d'un temps révolu: celui de l'enfance, la nôtre, celle de nos parents dont nous sommes si friands.
    Le cercle des incorrigibles optimistes a le merveilleux pouvoir de réveiller l'enfant, l'adolescent qui sommeillent en chacun de nous.
    Je rejoins donc le cercle très large de ceux qui ont été profondément touchés par ce beau roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 12 avril 2013

    isajulia
    Paris, 1980, la foule encombre les alentours du cimetière Montparnasse ou l'on y enterre un écrivain. Dans le marasme, Michel Marini, le vague à l'âme, les souvenirs remontent. Cet écrivain il l'a connu, dans un autre temps, une autre vie. Se détachant de la foule, un homme, lui est bien vivant, il n'est autre que Pavel Cibulka. Quinze ans qu'ils ne se sont pas vus, l'émotion de se retrouver leur fait remonter la passé à la surface. Pour Michel commence le récit d'une tranche de sa vie : l'adolescence.
    1959, Michel Marini a douze ans. Photographe amateur, accroc à la lecture et pro du baby-foot, il passe ses fins d'après-midi au Balto, bistrot auvergnat situé sur l'avenue Denfert-Rochereau. Intrigué par Des Hommes qui rentrent et sortent d'une salle à l'arrière du bougnat, curieux de savoir qui ils sont, il va infiltrer en douceur "Le club des incorrigibles optimistes". Au fur et à mesure, il fera la connaissance de Wermer, Igor, Leonid, Tomasz, Imré, Tibor, Sasha et d'autres... Tous immigrés d'Europe de l'Est, ils ont quitté leurs pays, leurs carrières, leurs familles et leurs convictions pour sauver leurs vies. Ils ne sont plus rien, des apatrides qui se retrouvent tout les jours dans cette arrière-salle pour jouer aux échecs. Intégrer ce club changera à jamais la vie du petit Michel, il y croisera même Kessel et Sartre.
    Sur un fond de musique rock et de guerre d'Algérie, Michel apprendra, jusqu'en 1964, la loi de la jungle dans la triste école de la vie. Il fera face à la trahison et connaîtra le chagrin, il subira des coups durs mais comme le lui diront Igor et Sasha "Tu est vivant, ne te plains pas, pour toi tout est possible". Car oui, tout est possible, même dans les heures les plus noires.Ces leçons feront peut être de lui, un incorrigible optimiste...
    Je viens de le refermer et là je me dis : Waouh!
    J'étais tombée amoureuse de la plume de Jean-Michel Guenassia avec "La vie rêvée d'Ernesto G." et cette lecture du Club des incorrigibles optimistes ne fait que renforcer mon adoration. Ce livre n'est pas seulement un roman, c'est une fresque vivante, une période d'adolescence qui ne se lit pas, qui se vit. Sans conteste l'auteur nous entraîne dans son histoire grâce à son merveilleux talent de conteur. Je n'ai pas vu défiler les pages, je l'ai lu avec parcimonie car je sais qu'il va falloir s'armer de patience pour lire le prochain et c'est avec une touche d'égoisme que j'ai fait traîner, une fois de plus, j'aurai désiré garder ces personnages rien que pour moi, en savoir encore et encore. L'on s'attache très vite aux protagonistes, leur histoire est touchante et on ne peut s'empêcher de les aimer, de plus, on a l'opportunité de déambuler dans le Paris de l'ancien temps, celui de l'insouciance malgré les épreuves, ou les emmerdes portent l'auréole et projettent un halo lumineux autour d'elles. C'est une vraie joie de déambuler entre ces destins qui s'entrecroisent pour le pire comme le meilleur.
    Bref, un vrai coup de foudre littéraire. A lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 01 juin 2011

    litolff
    Le club des incorrigibles optimistes nous offre une plongée jubilatoire dans le Paris populaire des années 1960, et décrypte la vie sociale et politique française par les yeux de Michel Marini, jeune garçon de 12 ans amateur de rock et expert en baby-foot : ce sont ses 2 passions qui permettront à Michel de rencontrer les membres du club des incorrigibles optimistes dans son bistrot préféré de Denfert-Rochereau, le Balto. Au fil de 750 pages à l'écriture fluide, on découvre donc avec Michel que Sartre et Kessel jouaient aux échecs dans l'arrière salle avec d'étranges immigrés : Tchèques, Hongrois, Russes, Grecs, Allemands de l'Est, Roumains ou Polonais, ce sont des réfugiés politiques qui ont choisi l'exil et franchi le rideau de fer pour une existence précaire. Certains ont un passé héroïque, d'autres ont un passé plus obscur, tous sont victimes de la guerre froide, de la terreur policière et du stalinisme. Pendant ce temps, la famille et les parents de Michel sont en plein conflit (le clan très conservateur de sa mère, les Delaunay , éreinte la famille paternelle d'origine italienne, les Marini) la France s'échauffe sur la question algérienne en ignorant ce qui se passe chez Staline, les jeunes s'engagent et le parti communiste fait recette dans un Paris magnifiquement suggéré entre la place Monge, la Contrescarpe et le boulevard Raspail.
    Un roman foisonnant donc, que j'ai dévoré tambour battant sans une once de lassitude car l'auteur, avec beaucoup d'habileté entremêle l'histoire mondiale des années soixante et la vie familiale petite-bourgeoise de la famille Marini sans jamais donner l'impression de faire un cours d'histoire.
    Un superbe roman d'apprentissage aussi dans lequel un adolescent s'initiera à la marche du monde et à ses tragédies.
    Un bonheur de lecture !
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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 11 mai 2012

    meyeleb
    Un brin d'optimisme étant le bienvenu en ces temps d'hésitations entre le gris et le bleu, j'ai enfin cédé à l'appel de ce premier roman de Jean-Michel Guenassia. Il a fallu tout de même une petite centaine de pages pour que je vire au bleu. Dès qu'il a été question de cet étrange club d'arrière-salle où l'on joue aux échecs, j'ai voulu en savoir plus. Et c'est toute une époque, un fourmillement de personnages aux accents attachants, qui vous retiennent, vous emportent, vous happent véritablement! Très documenté, ce roman vous laisse pantois, sur le mince fil qui sépare réalité et fiction. Un roman politique, certes, mais aussi un roman d'éducation, où le jeune Michel s'enrichit de ses rencontres et découvre ce que la vie peut réserver à chacun.
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Critiques presse (3)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - Paris 1980, une foule s'est rassemblée au cimetière Montparnasse pour rendre un dernier hommage à celui que l'on devine être Jean- Paul Sartre. Michel, le narrateur, y retrouve Pavel, un vieux monsieur qu'il n'a pas revu depuis quinze ans. Commence alors le récit de son adolescence parisienne, de 1959 à 1964. Très jeune, il cherche à échapper à l'atmosphère familiale contraignante. Il partage son temps entre le lycée Henri IV et le café Le Balto, place Denfert-Rochereau où il devient un as du baby-foot. C'est un garçon passionné de littérature, de photographie et en admiration devant son frère aîné, Franck, et ses amis Pierre, le révolté et sa soeur Cécile. Mais sa vie bascule quand il découvre, dans l'arrière-salle du café, « le club des incorrigibles optimistes ». Ce sont des exilés des pays de l'Est qui ont fui la terreur stalinienne et les régimes communistes pour sauver leur peau, abandonnant leur famille, leurs biens et leur statut social. Chacun raconte sa vie de déclassé, contraint à la misère et aux petits boulots dans une France qui ne veut pas les intégrer. Dans ce bistrot chaleureux, tenu par un couple d'auvergnats, ils se livrent à leur passion, les échecs, tout en discutant bruyamment politique. Michel y croise Sartre et entend parler de Kessel, de Noureev. Il y découvre que, malgré leurs engueulades, ces hommes sont généreux et solidaires. Son initiation se poursuit sur fond de guerre d'Algérie, la désertion de son frère, et le divorce de ses parents, mal assortis. C'est dans ce chaos qu'il rencontre l'amour et Sacha, personnage étrange dont la mort atroce lui donne la clé de tous ces mystères.
    C'est un roman-fleuve ambitieux qui rend sensible toute une époque dans son quotidien comme dans ses enjeux politiques historiques. Cette abondance de références peut constituer un obstacle à la compréhension sauf si on se laisse emporter par les récits d'amours romanesques, des parties d'échecs mémorables, des fêtes russes à tout casser. L'auteur a su maîtriser son récit, trouver le ton juste, l'humour, pour exprimer la formidable énergie et la profonde humanité qui permet de survivre aux idéaux perdus. Colette Broutin
  • Telerama , le 07 septembre 2011
    Sans être démonstratif, Jean-Michel Guenassia dresse le portrait de la France gaulliste, invite Kessel et Sartre à sa table, glisse sans effort de la chronique familiale au récit épique et réussit un vrai roman populaire.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 06 septembre 2011
    Ce récit alerte d'une jeunesse française sur fond de guerre d'Algérie est un grand moment de lecture !
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par christinefortin, le 20 octobre 2014

    Comment lutter contre le feu qui détruit les poèmes? Je n'ai trouvé qu'une solution : les apprendre par cœur. Je les imprimais dans ma tête. Là, on ne pouvait pas les trouver, pas les enlever, pas les effacer. [...] Il n'y a que la mémoire qui soit belle. Le reste, c'est de la poussière et du vent.

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  • Par latina, le 11 octobre 2012

    J'étais un lecteur compulsif. (...) Je lisais en marchant. Il me fallait quinze minutes pour aller au lycée. C'était un quart d'heure de lecture qui s'étirait en une demi-heure ou plus. J'arrivais souvent en retard. (...)
    J'ai fini par classer les écrivains en deux catégories : ceux qui vous laissaient arriver à temps et ceux qui vous mettaient en retard. Les auteurs russes m'ont valu une ribambelle de colles. La période Tolstoï a été un mois noir. La bataille de Borodino a entraîné trois heures de colle. Quand, quelques jours plus tard, j'ai expliqué à l'appariteur que mon retard était dû au suicide d'Anna Karénine, il a cru que je me foutais de lui. J'ai aggravé mon cas en avouant que je n'avais pas compris pour quel motif elle se suicidait. J'avais été obligé de revenir en arrière par peur d'en avoir manqué la raison. Il m'a collé pour deux jeudis : un pour ce énième retard, l'autre parce que c'était une emmerdeuse qui ne méritait pas autant d'attention.
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  • Par letitbe, le 01 mai 2010

    J'ai un problème avec la logique. Je n'ai jamais compris comment on pouvait dire une chose et son contraire. Jurer qu'on aime quelqu'un et le blesser, avoir un ami et l'oublier,se dire de la même famill et s'ignorer comme des étrangers, revendiquer des grands principes et ne pas les pratiquer, affirmer qu'on croit en Dieu et agir comme s'il n'existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud.
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  • Par mep, le 19 août 2010

    C'est Staline, un matin, il se lève. Il fait très beau. Il s'adresse au soleil : Soleil, dis-moi qui est le plus beau, le plus intelligent, le plus fort? Le soleil n'hésite pas une seconde : C'est toi ô Staline, lumière de l'univers! A midi, Staline remet ça : Dis-moi Soleil, qui est le plus brillant, le plus génial, le plus remarquable homme de tous les temps? Le soleil confirme : C'est toi ô immense Staline. Avant le dîner, Staline ne peut résiter au plaisir de redemander au soleil qui est le meilleur communiste du monde. Le soleil lui répond : T'es qu'un malade, Staline, un psychopathe, un fou furieux et je t'emmerde, maintenant je suis passé à l'Ouest!
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  • Par luocine, le 24 octobre 2009

    Longtemps, j’ai vécu dans l’ignorance la plus totale de l’histoire de ma famille. Tout était parfait ou presque dans le meilleur des mondes. On ne raconte pas aux enfants ce qui s’est passé avant eux ? D’abord ils sont trop petits pour comprendre, ensuite ils sont trop grands pour écouter, puis ils n’ont plus le temps, après c’est trop tard. C’est le propre de la vie de famille. On vit côte à côte comme si on se connaissait mais on ignore tous des uns et des autres. On espère des miracles de notre consanguinité : des harmonies impossibles, des confidences absolues, des fusions viscérales. On se contente des mensonges rassurants de notre parenté.
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Apéro Littéraire, au Furet de Lille le jeudi 30 janvier à 18h en présence d'Emilie DE TURCKHEIM, Barbara CONSTANTINE et Jean-Michel GUENASSIA, avec les éditi...








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