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ISBN : 2812601620
Éditeur : Editions du Rouergue (2010)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tous ses camarades ont la télévision. Pas lui. A cause de sa mère et de son oncle qui jurent que "la télé est un poison qui rend con". Il est le seul de son école et de son quartier à ne pas connaître "Goldorak" et "Dallas". Alors, il va au cinéma. Il y voit un rat blan... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 08 décembre 2011

    canel
    Pauvre Guillaume ! En plein coeur des années 70, alors que la cour de récré bruisse du récit des aventures de Starsky et Hutch, de Tom Sawyer, puis de Dallas, il n'ya pas de télé chez lui. Sa mère s'y oppose, et l'oncle communiste renchérit. Ersatz proposé : la lecture... ça ne prend pas. Mais le cinéma, si. La maman cinéphile emmène Guillaume voir les mêmes films qu'elle, sans restriction. Il les décrypte avec ses yeux d'enfants, apprend à s'en satisfaire, puis, mieux : à aimer.
    Nostalgique, ce témoignage ? Oui, mais davantage sur le mode 'mon enfance fut heureuse' que 'c'était mieux avant'. Madeleine de Proust, plein d'humour aux accents de 'Petit Nicolas', ce livre a en plus le mérite de donner envie de (re)voir les grands classiques du cinéma, et de les faire découvrir à ses enfants/ados...
    Je pense que ce délicieux petit ouvrage réjouira davantage les adultes nés dans les années 60-70 que les adolescents actuels qui rencontreront peu d'échos sur les émissions et films évoqués.
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    • Livres 5.00/5
    Par dibou, le 01 avril 2012

    dibou
    Enfant, Guillaume Gueraud n'avait pas la télé. Sa mère pense que la télé « rend les yeux carrés » et son oncle soutient que la télé « c'est un poison qui rend con » . Alors quand on a huit ans et que les camarades d'école racontent sans cesse les dernières aventures de Goldorak, Laura Ingalls et Zorro, la télé ça donne envie… Guillaume se rebelle : il veut la télévision ! Sa mère ne cède pas mais lui propose une alternative : pas de petit écran à la maison, mais à la place des sorties au cinéma. Elle l'emmène voir des films pas adapté à un jeune de son âge, comment comprendre et ne pas s'ennuyer devant Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais ou devant Allemagne année zéro de Rossellini quand on a huit ans ? Pourtant très vite Guillaume se passionne pour le cinéma, il y va tous les mercredis après midi et comprend que le cinéma lui apporte bien que plus que la télévision. Il rit, pleure, apprend la vie à travers des films tels que : la Strada, le Voleur de bicyclette, les Désaxés, E .T, l'Exorciste etc.
    Le nouveau roman de Guillaume Gueraud ne se lit pas : il se dévore! Très court, un chapitre par film, ceux qui ont marqué son enfance ou adolescence, avec à chaque fin de chapitre des extraits du film en question (citations, répliques). Sans la télé est donc autobiographique, on entre dans la vie de l'auteur et c'est avec plaisir que l'on suit les épisodes marquants de sa vie.
    Les références filmographiques donnent envie de voir ou revoir ces œuvres, car « le cinéma fabrique des souvenirs, alors que la télévision fabrique de l'ennui (Jean Luc Godard)…
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    • Livres 5.00/5
    Par Lencreuse, le 01 janvier 2011

    Lencreuse
    Petit livre ô combien jubilatoire, Sans la télé n'est pas un roman mais une sorte d'Autobiographie version cinémascope. Jeune garçon élevé en banlieue bordelaise, Guillaume Guéraud se sent décalé dans la cour de récré quand tous ses petits camarades évoquent la voix vibrante le dernier épisode de « Goldorak », de « La Petite Maison dans la Prairie » ou même de « Dallas ». Oui mais voilà, chez Guillaume, il n'y a pas la télé. Il a beau supplier sa mère qui lui répond que « la télé ça donne les yeux carrés » ou son oncle qui rétorque que « c'est un poison qui rend con ». Et lorsqu'il chante à tue-tête le générique de Tom sawyer sans en avoir jamais vu un seul épisode, sa maman lui offre tout sourire un gros bouquin de Mark Twain. Mais lui, c'est la télé qu'il veut. Pour faire taire ses demandes incessantes et aussi, il faut bien l'avouer, pour des raisons d'organisation, sa mère l'emmène au cinéma. Et c'est dans les salles obscures que le jeune Guillaume se prend de passion pour le septième art. Les films ne sont pas de son âge, qu'importe, ils lui procurent une émotion telle qu'il se rend au cinéma une à deux fois par semaine des années durant. C'est devant les films qu'il éprouve ses premières vraies émotions : angoisse, peur, désir, etc. Et c'est aussi là qu'il va comprendre que la télé ne donne qu'une vision étriquée du rêve, des films et peut-être même de la vie.
    Parue en collection DoAdo, je ne suis pas certaine que Sans la télé parle vraiment à nos enfants. Mais à nous, la génération née dans les années 70 certainement, notamment par ses références télévisuelles. Et aux amoureux du cinéma assurément car c'est bien d'amour dont il est ici question, d'un amour inconditionnel et contagieux qui,donne envie de se faire de longues soirées DVD pour découvrir ou redécouvrir la filmographie citée par Guillaume Guéraud (avec en bonus, pour chacun, une bonne raison de les voir). Idéalement, j'aurais envie d'une petite salle de ciné qui rediffuserait tous ces films !

    Lien : http://lencreuse.over-blog.com/article-sans-la-tele-63797302.html
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    • Livres 3.00/5
    Par maylibel, le 26 décembre 2012

    maylibel
    Petit garçon grandissant dans la France des années 1980, Guillaume est le seul élève de son école à ne pas avoir de télévision à la maison. Il se ressent comme « anomalie », jusqu'à ce que sa mère lui fasse découvrir le cinéma…
    Petit livre par le format, mais très fort et assez juste. Dans Sans la télé, Guillaume Guéraud revient sur ses années d'enfance en se concentrant sur un aspect : sa découverte du cinéma, chaque chapitre devenant prétexte à évoquer un film ou un acteur. Entre autobiographie et roman d'apprentissage, il nous fait ainsi partager ses amours cinématographiques tout en dressant le portrait d'une famille qui persiste à ne pas avoir la télévision à une époque où celle-ci devient l'un des principaux médias. Il ne peut que toucher les personnes se trouvant dans la même situation, mais également tout lecteur intéressé par une véritable déclaration d'amour au cinéma, qu'il ait ou non connu les années 1980.
    Seul bémol : le style de l'auteur, qui joue beaucoup sur l'oralité (comme si ce texte était destiné à être écouté plutôt que lu), peut gêner la lecture par moments. Mais Sans la télé reste un sympathique roman jeunesse, à découvrir dès 12 ans, et ce que vous ayez ou non la télévision.
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    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 18 février 2011

    Deuzenn
    Tom Sawyer, Goldorak, la famille Ingalls... Pendant que ses camarades de classe se délectent des programmes TV jusque dans la cour de l'école, Guillaume se morfond. Sa mère refuse d'acheter un poste de télévision. Après une énième crise de caprices, elle trouve un compromis: elle l'emmènera au cinéma.
    C'est une grande déclaration d'amour au 7ème art que signe Guillaume Guéraud. Chaque chapitre aborde un film culte, La Strada, Il était une fois dans l'Ouest, La Belle et la Bête, etc et se clôt par un bonus, qu'il s'agisse de quelques répliques saisies au vol ou d'une filmographie d'acteur. On se retrouve à partager le même enthousiasme devant ces pépites du grand écran présentées avec bonheur.
    Mais au-delà du cinéma se tient un petit garçon, qui va grandir, mûrir grâce à ces rendez-vous fabuleux dans les salles obscures. Un chapitre, Un film, Un bonus mais aussi Une tranche de vie, car c'est, surtout, un roman d'apprentissage, autobiographique.
    Ou comment le cinéma permet de se construire.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 07 décembre 2011

    On me considère comme plus que bizarre. Au mieux comme une énigme. Au pire comme une putain d'anomalie.
    "Il était une fois dans l'ouest" me fournit enfin des arguments imparables pour me défendre :
    - La télévision transforme les déserts en bacs à sable et la vapeur des locomotives en fumée de cigarette !
    - On a quand même vu "Il était une fois dans l'Ouest" avant toi grâce à la télé ! se vantent les plus malins.
    - Vous avez même pas vu "Il était une fois dans l'Ouest" ! je leur balance. Ce que vous avez vu, ça s'appelle "Il était une fois dans mon salon" et, sur votre télé, l'homme à l'harmonica n'était pas plus grand que vos petites b!tes. (p. 71)
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  • Par canel, le 07 décembre 2011

    Mon grand-père m'a toujours dit de ne jamais accepter les bonbons que me tendrait un inconnu, sinon je pourrais me faire kidnapper, il a vu ça dans une émission à la télé. Tu parles, la seule personne qui m'ait tendu des bonbons, c'est sa vieille voisine. Mais, à entendre mon grand-père, on croirait que des pervers sanguinaires rôdent à tous les coins de rue.
    - Nom de Dieu ! râle-t-il. Et notre con de président a aboli la peine de mort ! (p.65)
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  • Par beroune, le 21 octobre 2010

    J'ai l'impression d'avoir gagné la bataille parce que, deux jours après, ma mère me fait une surprise :
    _ J'ai un cadeau pour toi !
    Je suis persuadé que c'est une télévision mais je ne vois rien qu'un tout petit paquet-cadeau sur la table. J'arrache le papier, pour découvrir ce qu'il y a dedans et, merde, c'est un livre. Je trouvais que le paquet avait une taille minuscule pour une télé, mais pour un livre, il est franchement énorme.
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  • Par canel, le 07 décembre 2011

    J'ai huit ans quand je vois Mon oncle d'Amérique. Mais les yeux rouges de ce rat blanc seront encore sous mon crâne quand j'aurai dix, douze, quinze, vingt, trente-sept, cinquante, soixante-quinze ans.
    Je reverrai ce rat trembler chaque fois qu'on me fera du mal. Et chaque foisque j'en ferai.
    Et je ne remercierai jamais assez ma mère de m'avoir emmené voir ce film incompréhensible pour le petit garçon que j'étais. (p. 23)
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  • Par CamilleLily, le 07 février 2011

    Entre la gauche et la droite, en politique, la différence est simple comme entre bonjour et au revoir. A droite il y a les riches qui ne veulent pas partager leur pognon, c'est-à-dire tous les riches, plus un tas de pauvres crétins qui rêvent de faire fortune. A gauche, il y a les pauvres de notre espèce, ceux qui croient à la légende de Robin des Bois, que prendre l'argent des riches pour le distribuer c'est possible.
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Sylvie Gracia - Collection doado des éditions du Rouergue .
Sylvie Gracia vous présente la collection doado des éditions du Rouergue. http://www.mollat.com/recherche/editeur/Editions%20du%20Rouergue.html Guillaume Guéraud "Cité Nique-le-Ciel" http://www.mollat.com/livres/gueraud-guillaume-cite-nique-ciel-9782841568444.html Frédérique Niobey "Sur le toit" http://www.mollat.com/livres/niobey-frederique-sur-toit-9782812605833.html Alex Cousseau "Les trois vies d'Antoine Anarchis" http://www.mollat.com/livres/cousseau-alex-les-trois-vies-antoine-anacharsis-9782812604355.html Stéphane Servant "Le coeur des louves" http://www.mollat.com/livres/servant-stephane-coeur-des-louves-9782812605581.html Ahmed Kalouaz "Je préfère qu'ils me croient mort" http://www.mollat.com/livres/kalouaz-ahmed-prefere-ils-croient-mort-9782812601958.html Sylvie Deshors "Fugueuses" http://www.mollat.com/livres/deshors-sylvie-Fugueuses-9782812605840.html Notes de Musique : 09 Búsqueda exploratoria #007 - Rue Laide Coupe - Free Music Archive








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