> Martine Thomas (Traducteur)
> Ramón Chao (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2755500190
Éditeur : 1001 Nuits (2007)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Le 29 décembre 1951, lorsqu'il monte sur le siège arrière de la Norton 500 de son ami Alberto Granado, Ernesto Guevara va bientôt avoir vingt-quatre ans. Leur traversée aventureuse de l'Amérique latine se révélera être un véritable voyage initiatique même si, au départ,... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par Pasdel, le 12 avril 2012

    Pasdel
    Je ne saurais trop quoi dire sur ces carnets de voyage. Un sentiment mitigé m'envahit, je m'attendais à autre chose, plus de récit de voyage, plus de réflexions, plus d'interrogations, je ne sais pas exactement. Indéniablement Ernesto Guevara possède une belle plume, imprégnée des auteurs classique, mais la partie lyrique reste superficielle et s'efface pour un style plus concis, moins dans la périphrase.
    La première partie du voyage est très rapide, fait au moyen de la Poderosa II, et se caractérise par de très courts séjours jusqu'au moment fatidique.
    Dès lors, les deux voyageurs mettront plus de temps, côtoieront plus facilement l'habitant et au cours de ces rencontres, on sent la transformation de Guevara, non pas radicale, mais à doses homéopathiques, l'homme d'action est en train de naître, de prendre conscience du monde dans lequel il évolue désormais, loin de son argentine péroniste et de son milieu.
    Ces carnets ne sont pas une base de réflexion politique et ne permettent pas de se fonder une opinion sur ce personnage mythique que sera le Che, personnage adulé ou critiqué suivant le profil que l'on veut bien voir idéaliste ou bourreau aux ordres de Castro, à vous de choisir, mais c'est une autre histoire….


    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-voyages-a-motocycle..
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    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 avril 2012

    nastasiabuergo
    Voici le journal de voyage du Che, et même, comment le Che est devenu Che. C'est une manière de "Sur la route" de Kerouac à la sauce sud américaine. Au départ, notre Ernesto favori n'est encore qu'un jeune étudiant en médecine, fils de bonne famille, désireux de découvrir le monde. Avec son compagnon, le biochimiste Alberto Granado, ils s'embarquent sur une moto improbable. de péripéties de baroudage en chutes et de chutes en péripéties cocasses, ils atteignent le Chili en traversant la majestueuse Cordillère des Andes, la colonne vertébrale des Amériques. C'est alors qu'ils découvrent le pouvoir secret du "CHE!", interjection typiquement argentine, et qui, lorsqu'ils l'emploient ailleurs, est une porte d'entrée admirable, à la fois pour raconter leur périple, mais aussi, pour gagner le bienveillance des gens (qui les appellent alors petit Che, Alberto, et grand Che, Ernesto). On y découvre alors un visage inattendu du futur révolutionnaire, parfois drôle et roublard. On comprend aussi, à mesure de l'avancement du voyage, que l'événement marquant du voyage va être la rupture définitive de leur monture, la moto, qui va les obliger, notamment à partir du nord désertique du Chili, puis surtout au Pérou, à voyager au contact des populations locales, à les écouter, à compatir à leurs misères, en somme à ne plus évoluer en qualité de touristes, mais en observateurs des réalités et dysfonctionnements sociaux. le virage dans la vision du Che est amorcé et nous en sommes les témoins, par l'évolution du style et des centres d'intérêt de l'auteur (beaucoup moins de descriptions de paysages, beaucoup plus de constats sociaux et une évocation de plus en plus engagée) dans ce carnet de voyage au cours des découvertes et de l'avancée du chemin parcouru jusqu'au Venezuela en passant par les léproseries et la forêt équatoriale. Ernesto Guevara prend peu à peu conscience d'une appartenance pan-américaine, véhiculée en premier lieu par la langue espagnole, mais pas seulement. le futur médecin bourgeois est devenu engagé politique et idéologique. Un voyage initiatique réellement captivant de mon point de vue, mais ce n'est que mon point de vue, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 2.00/5
    Par feanora, le 17 janvier 2012

    feanora
    Au cours de ce périple, alors qu'il devait être médecin, Ernesto Guevarra va rencontrer la misère profonde des peuples dans les pays traversés en Amérique latine.
    Premier pas vers son engagement révolutionnaire?
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 11 avril 2012

    L'avenir appartient au peuple qui, pas à pas ou d'un seul coup, va conquérir le pouvoir, ici et partout sur la terre. »
    « L'ennui c'est qu'il doit se civiliser, et cela ne peut se faire qu'après avoir pris le pouvoir, pas avant. Il ne se civilisera qu'en reconnaissant le prix de ses propres erreurs, qui seront très graves et coûteront beaucoup de vies innocentes. Peut-être d'ailleurs qu'elles ne seront pas si innocentes que cela, car elles auront commis l'énorme péché contra natura qui consiste à manquer de capacité d'adaptation. Toutes ces victimes, tous ces inadaptés, vous et moi par exemple, mourront en maudissant le pouvoir qu'ils ont contribué à établir au prix de sacrifices parfois immenses. Car la révolution, sous sa forme impersonnelle, leur ôtera la vie et se servira de leur souvenir comme exemple et comme instrument de domestication de la jeunesse montante.
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    Citation de qualité ? (18 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 10 avril 2012

    Avec une patience de détectives, nous sommes allés enquêter dans les petits escaliers sales et dans les trous, nous avons bavardé avec les mendiants qui pullulent : nous avons ausculté les bas-fonds de la ville, les miasmes qui nous attirent. Nos narines dilatées captaient la misère avec un zèle sadique.
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  • Par Pasdel, le 09 avril 2012

    La moto soufflait, lassée par une longue route sans accident et nous, fatigués, nous soufflions aussi. La conduite sur une route couverte de gravats avait cessé d'être un agréable passe-temps pour se transformer en une besogne ingrate.
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  • Par Olaf, le 27 mars 2011

    Bon... je me dois de remercier autrement que par un geste conventionnel le toast que nous porte le Dr Bresciani. Dans les conditions précaires où nous voyageons, le seul recours qu'il nous reste pour exprimer notre affection est la parole, et c'est en la prenant que je tiens à exprimer mes remerciements et ceux de mon compagnon de voyage, à tout le personnel de la colonie qui, sans nous connaître ou presque, nous a donné cette merveilleuse preuve d'affection que signifie pour nous l'honneur de fêter notre anniversaire, comme si c'était la fête de l'un d'entre vous. Mais il y a plus : dans quelques jours nous quitterons le territoire péru- vien et ces mots prennent donc un autre sens, celui d'un au revoir, dans lequel je voudrais mettre toute mon ardeur pour exprimer notre reconnaissance envers le peuple de ce pays tout entier, qui n'a pas cessé de nous combler de cadeaux depuis notre arrivée à Tacna.Je voudrais insister sur un autre point, un peu en marge du sujet de ce toast : bien que les frontières de nos personnalités nous empêchent d'être le porte-parole de cette cause, nous croyons, beaucoup plus fermement qu'avant, grâce à notre voyage, que la division de l'Amérique en nationalités incertaines et illusoires est complètement fictive. Nous formons une seule race métisse qui, du Mexique au détroit de Magellan, présente des simi- litudes ethnographiques notables. C'est pourquoi, essayant d'échapper à tout provincialisme exigu, je porte un toast au Pérou et à l'Amérique unie.
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  • Par Olaf, le 20 mars 2011

    Pendant que nous attendions, Fuser prépara le maté et, comme toujours, le parfum de l'infusion combiné à la beauté du paysage me donna envie de récapituler tout ce que nous avions vu depuis que nous étions entrés au Chili : la beauté des ...Andes, les petites fermes serties dans l'écrin doré des champs de blé, les vergers remplis à profusion de pommes et de poires. Contrastant avec tout cela, les huasos opprimés, aux vêtements misérables - inévitable poncho et chapeau effiloché à larges bords -, montant des petits chevaux aussi faméliques que les cavaliers eux-mêmes et cherchant dans la boisson une échappatoire à leur misére.
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