ISBN : 2070385035
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.63/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
Dans ce premier tome d'une trilogie autobiographique consacrée au sida, Hervé Guibert raconte son existence depuis qu'il a été contaminé par le virus, les progrès insidieux de la maladie, le cruel espoir et la déception causés par les promesses d'un ami, Bill, de lui sa... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Kroustik, le 26 janvier 2012

    Kroustik
    Hervé Guibert était un touche à tout talentueux. Celui-ci est sans doute son meilleur livre, en partie autobiographique puisqu'il décrit l'existence d'un homme se sachant atteint du Sida et à qui un ami fait croire qu'il détiendra bientôt le remède à la maladie.
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  • Par meelly, le 11 juin 2011

    meelly
    Un livre superbe que j'ai lu il y à une quinzaine d'année, le parcours d'un homme, ses turpitudes, sa maladie...
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    • Livres 4.00/5
    Par Madimado, le 27 juillet 2011

    Madimado
    Un roman surprenant qui mérite qu'on s'intéresse au projet porté par l'auteur autant qu'au résultat. Magnifique.

    Lien : http://madimado.com/2011/07/23/herve-guibert-a-lami-qui-ne-ma-pas-sa..
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    (...) toutefois je restais le plus hésitant sur cette démarche, non que je n'avais pas une confiance absolue en Bill, que je craignais de voir bouleversé par un nouveau pacte avec le sort cet état progressif, plutôt apaisant en définitive, de mort inéluctable. Jules, à un moment où il ne croyait pas que nous étions infectés, m'avait dit que le sida était une maladie merveilleuse. Et c'est vrai que je découvrais quelque chose de suave et d'ébloui dans son atrocité, c'était certes une maladie inexorable, mais elle n'était pas foudroyante, c'était une maladie à paliers, un très long escalier qui menait assurément à la mort mais dont chaque marche représentait un apprentissage sans pareil, c'était une maladie qui donnait le temps de mourir, et qui donnait à la mort le temps de vivre, le temps de découvrir le temps et de découvrir enfin la vie, c'était en quelque sorte une géniale invention moderne que nous avait transmis ces singes verts d'Afrique. Et le malheur, une fois qu'on était plongé dedans, était beaucoup plus vivable que son pressentiment, beaucoup moins cruel en définitive que ce qu'on aurait cru. Si la vie n'était que le pressentiment de la mort, en nous torturant sans relâche quant à l'incertitude de son échéance, le sida, en fixant un terme certifié à notre vie, six ans de séropositivité, plus deux ans dans le meilleur des cas avec l'AZT ou quelques mois sans, faisait de nous des hommes pleinement conscients de leur vie, nous délivrait de notre ignorance. Si Bill, avec son vaccin, remettait en cause ma condamnation, il me replongerait dans mon état d'ignorance antérieur. Le sida m'avait permis de faire un bond formidable dans ma vie.
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  • Par valetudinaire, le 21 septembre 2011

    Ce livre qui raconte ma fatigue me la fait oublier, et en même temps chaque phrase arrachée à mon cerveau, menacé par l'intrusion du virus dès que la petite ceinture lymphatique aura cédé, ne me donne que davantage envie de fermer les paupières.
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  • Par Eipoca, le 16 août 2011

    Je ressentis, debout devant ma boîte aux lettres, comme un appel d'air vital, un sentiment d'évasion, un élargissement de la perspective générale; le plus douloureux dans les phases de conscience de la maladie mortelle est sans doute la privation du lointain, de tous les lointains possibles, comme une cécité inéluctable dans la progression et le rétrécissement simultanés du temps.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par valetudinaire, le 21 septembre 2011

    [...] j'entreprends un nouveau livre pour avoir un compagnon, un interlocuteur, quelqu'un avec qui manger et dormir, auprès duquel rêver et cauchemarder, le seul ami présentement tenable.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)






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